[Twilight et ses personnages appartiennent à S Meyer]
[Jamie est un personnage qui revient parfois dans mes fics et qui sort de mon imagination]
Cette histoire commence dans la jeunesse des protagonistes, les dialogues tiennent compte de leur âge et la narration également puisqu'elle est à la première personne. (Il y aura peu de "ne" par exemple, jusqu'au time laps qui nous mènera à l'adolescence). J'ai gardé toutefois des mots et des tournures de phrases qu'une enfant de 6 ans pourrait ne pas connaître pour garder la fluidité de la lecture.
J'ai classé cette fic en M mais il n'y a ni gore ni choses explicites mais ça reste un sujet pour lecteur averti, tout de même.
Chapitre 1
Prologue
Ce fut avec appréhension que j'entrai dans la maison, tenant Mr Wamy dans mes bras. Mes parents portaient des cartons avec nos affaires dedans alors que Bella venait de sauter dans le canapé. Nos meubles étaient restés dans l'ancienne maison et des nouveaux étaient ici. Papa avait dit que c'était notre nouvelle maison mais elle avait l'air plus vieille que la notre et les meubles plus usés.
Papa avait perdu son travail, c'était pourquoi nous devions habiter dans cette nouvelle maison et cette nouvelle ville. Je ne savais pas vraiment où il l'avait perdu, son travail, mais j'espérais qu'il le retrouverait très vite pour qu'on retourne dans notre maison. Je pourrais peut-être l'aider à le chercher ? Des fois, je retrouvais les jouets que j'avais perdu.
Papa s'arrêta devant moi, il n'avait plus de carton dans les mains et me frotta les cheveux en me souriant.
« Tu ne vas pas rester dans l'entrée, mh ?
« Peut-être que tu as perdu ton travail dans ta chambre ? On devrait retourner à la maison et le chercher.
J'attendis la réponse de papa, la tête relevée pour regarder sa moustache amusante pendant qu'il riait.
« Ce n'est pas quelque-chose qu'on retrouve, mon bébé, me dit-il en s'abaissant.
Il me porta dans ses bras et, en tenant Mr Wamy par la jambe, j'entourai son cou de mes bras.
« Enfin, je vais retrouver un travail mais ce ne sera pas le même.
« C'est quoi un travail, d'abord ? Demandai-je.
« Quelque-chose qui te prend beaucoup de temps pour trop peu d'argent, souffla-t-il avec lassitude. C'est pour ça qu'il faudra bien travailler à l'école, ta sœur et toi.
« Pour ne pas avoir de travail ?
« Si, rit-il, mais un travail qui te donnera beaucoup d'argent.
« Est-ce que c'est amusant, le travail ?
« Pas vraiment, non.
Je fis une moue boudeuse qui fit sourire papa. Il déposa un bisou sur ma joue qui me piqua avec sa moustache, je frottai ma joue sur son épaule pour effacer les picotements et mis mon pouce dans ma bouche pendant qu'il nous dirigeait dans le salon.
« Bella ? Appela-t-il. Viens, je vais vous faire visiter.
Bella se leva du canapé et se tint près de nous.
« Donc ici, c'est le salon.
Je regardai la pièce, c'était plus petit que notre ancien salon. Mon regard se posa sur la télé éteinte.
« On peut re'ader les 'essins a'imés ?
« Je ne comprends pas quand tu parles avec ton pouce, bébé.
Je retirai mon pouce.
« On peut regarder les dessins animés ?
Je remis mon pouce à sa place.
« Non, pas pour le moment.
Je regardai papa un peu fâchée.
« Et ce n'est pas la peine de me faire ton méchant regard, s'amusa-t-il.
Il nous fit visiter son bureau, la cuisine puis nous montâmes à l'étage, moi toujours dans les bras de papa. Il y avait un, deux, trois... quatre portes dans le petit couloir en haut. La porte à droite de l'escalier était ouverte, c'était la salle de bain.
« La salle de bain, il y a des toilettes à l'intérieur et il y a des toilettes en bas aussi mais je préfère que vous utilisez celles d'en haut puisqu'il faut passer par la buanderie en bas et il y a des produits dangereux.
« D'accord, répondit Bella, mais je sais ce que je peux toucher ou pas, hein ?
« Je sais, je sais.
Il ouvrit la porte de droite. Il y avait un grand lit sans matelas disposé au milieu avec une armoire et un bureau.
« C'est la chambre de papa et maman, ici.
Papa referma la porte et ouvrit la porte suivante qui se trouvait un peu face à la porte de la salle de bain et un peu face aux escaliers. Nous vîmes une plus petite chambre avec les murs bleu clair. Il y avait un lit d'enfant dedans et une commode blanche qui avait été crayonnée avec du feutre. Je m'étonnai parce qu'il n'y avait qu'un seul lit et je me demandai où était mon lit... ou celui de Bella.
« Ce sera ta chambre, Bella.
« Mais... elle n'est pas rose, c'est une chambre de garçon.
« C'était probablement la chambre d'un garçon mais... et bien, le bleu n'est pas réservé qu'aux garçons, tu sais ? Ce n'est qu'une couleur, très jolie en plus de ça.
« Je veux une chambre rose, se renfrogna Bella.
« On pourra la repeindre, lui assura papa.
Grâce à cette promesse, Bella accepta plus facilement sa chambre. Nous sortîmes puis papa ouvrit la dernière porte, face à la porte de papa et maman, à l'autre bout du petit couloir. Maman était là, elle fouillait dans un carton pour sortir des habits à moi qu'elle rangeait dans une commode en bois, elle aussi crayonnée. Le carton était posé sur un lit d'enfant. Cette fois, les murs étaient roses et si Bella avait l'autre chambre pour elle toute seule, alors ça voulait dire...
« Ce sera ta chambre, Jamie.
Je souris en gardant mon pouce dans la bouche, contente d'avoir la chambre rose même si je ne dormais plus dans la même chambre que Bella.
« Jamie a la chambre rose, grommela Bella.
« Mais ta chambre est plus grande et deviendra rose aussi quand nous l'aurons repeinte. Et vu que nous la repeindrons, tu as le droit de dessiner sur les murs mais seulement ceux de ta chambre, d'accord ?
« C'est vrai ? S'enthousiasma-t-elle.
« C'est vrai, ma puce, affirma papa.
« Trop génial ! Souffla-t-elle.
« On peut repeindre ma chambre aussi ? Demandai-je après avoir ressortis mon pouce que j'essuyai sur mon pantalon.
« Ah, toi non plus tu n'es pas contente de la couleur ? Quelle couleur voudrais-tu ?
« Rose, répondis-je.
« Mais ta chambre est déjà rose, mon bébé.
« Mais je veux dessiner sur les murs, moi aussi.
« C'était à prévoir, rigola maman. Quelle erreur as-tu faite-là, mon chéri ?
Papa soupira.
« Bella te laissera un morceau de ses murs, tu pourras y dessiner, toi aussi.
« Nooon, se plaignit Bella.
Je me renfrognai.
« Pas de bagarre, tu as beaucoup de murs à colorier, tu peux en laisser un peu pour ta sœur.
« Pff... d'accord, céda Bella avec agacement.
« Ouiiii, murmurai-je, ravie.
Nous redescendîmes et papa nous fit entrer dans la cuisine. Il y avait une porte et il se dirigea vers elle.
« La meilleure partie de la maison, je pense que ça va vous plaire, nous expliqua-t-il. Nous n'en avions pas, dans l'autre maison.
Il ouvrit la porte et descendit les trois marches qui donnaient sur un petit jardin. Il me posa sur l'herbe et je me tournai pour regarder notre jardin.
« Nous avons un jardin, cette fois, nous révéla-t-il.
« C'est à nous ? Demandai-je.
« Bien sûr, il faut passer par notre cuisine pour y aller, me répondit Bella comme si c'était évident.
« Oui, bébé, c'est notre jardin, confirma papa.
Le jardin était entouré d'une grande haie verte, elle était plus sombre d'un côté car il y avait un mur un peu plus grand derrière elle. Je relevai la tête pour voir une maison si grosse et si grande qu'elle remplissait mon jardin d'ombre et me rendit encore plus petite. Je serai sûrement moins petite quand j'aurais 6 ans, je savais que c'était bientôt mais je ne savais pas quand exactement. Je me tournai vers papa pour lui demander.
« C'est quand que j'aurais 6 ans ?
« C'est demain, ton anniversaire, bébé.
« Combien de dodos ?
« Un seul, sourit-il. Demain veut dire qu'il n'y a qu'un seul dodo.
Demain, je serai plus grande, alors. Comme Bella mais quand même un peu moins parce que Bella avait 7 ans et demi et elle aurait 8 ans après les très grandes vacances alors que moi, mon anniversaire, c'était avant. Je ne savais pas pourquoi elle était plus grande que moi alors que mon anniversaire arrivait en premier mais maman m'avait dit qu'elle était née un an et neuf mois avant moi. Ça faisait presque deux ans, je crois. Ou trois ? Je ne savais plus bien.
« Bon anniversaire, bébé.
« Bon anniversaire, ma petite fille, me souhaita maman après papa en déposant mon gâteau trop bon au centre de la table. Il y avait des bougies avec des flammes qui dansaient dessus.
Bella était assise à côté de moi et regardait le gâteau avec envie.
« Tu comptes les bougies ? Me demanda papa.
Je pointai les bougies de mon doigt en les comptant.
« Un... deux, trois... quatre... cinq, six et sept. J'ai sept ans ?
Papa et maman rigolèrent.
« Tu en as compté une deux fois, trésor, me signala maman.
Je souris devant le regard bleu de maman.
« Six bougies parce que tu as 6 ans, précisa-t-elle.
« Tu veux souffler les bougies ? Demanda papa.
Je hochai la tête en souriant.
« Très bien, fais attention à Mr Wamy.
Je rangeai Mr Wamy contre moi tandis que papa me souleva de ma chaise pour me rapprocher des bougies et je soufflai sur les bougies à deux reprises pour toutes les éteindre. Papa me reposa pendant que maman retirait les bougies puis papa coupa des parts et nous les servit.
« Demain, vous irez à votre nouvelle école, nous apprit papa.
Je fronçai mon front.
« Vous aurez une nouvelle institutrice et de nouveaux camarades.
« C'est quoi une instutrice ?
« Ins-ti-tutrice, c'est une maîtresse.
« Pourquoi je peux pas retourner dans la classe de Marie ?
« Parce que nous avons changé de ville, nous sommes à Seattle, maintenant. C'est loin de Forks alors tu ne peux pas faire cinq heures de route avant et après l'école, ce n'est pas possible.
Je mangeai un morceau de gâteau en boudant, serrant Mr Wamy contre moi.
« Tu es grande, maintenant, Jamie, me dit papa. Il est temps que tu laisses Mr Wamy dans ton lit, la journée. Tu le retrouveras pour dormir la nuit.
« Mais... comment il va faire tout seul, sans moi ?
Je ne voulais pas que papa sache que je ne voulais pas me séparer de lui alors je rejetai la faute sur mon doudou. Papa me sourit.
« Tu le laisseras avec tes autres peluches, il ne sera donc pas tout seul.
J'envoyai mon regard méchant à papa avant de baisser la tête parce que je commençai à pleurer.
« Chéri, peut-être devrions-nous lui laisser un temps d'adaptation ? Ce n'est pas rien de se séparer de son doudou, tu sais ?
« Oui, bon, soupira-t-il. Tu pourras le récupérer en rentrant de l'école, d'accord ? C'est un bon compromis ?
« C'est quoi, com-promis ?
« C'est quand deux personnes qui ne sont pas d'accord font un pas vers l'autre pour que chacun soit un peu satisfait. Comme ça, personne n'est triste.
« Tu serais triste si je gardais Mr Wamy toute la journée, même à l'école ?
Il ouvrit la bouche deux fois avant de me répondre :
« Oui, bébé.
J'essuyai mes larmes et acceptai de laisser Mr Wamy mais seulement quand j'allais à l'école pour ne pas que papa soit triste.
J'espère que ce prologue vous aura plu et vous aura donné envie de lire la suite. Si ça vous plaît, je pense poster régulièrement.
À très vite, j'espère.
