Bonjour à tous.

Voici la traduction de la fic anglophone écrite par Saeshmea "My Master" , que j'ai décidé de traduire. C'est la première fois que je traduis une fic donc vos commentaires sont là pour m'aider à progresser.

Je reprends la traduction car j'ai égaré mes identifiants. Je vais donc publier tous els jours les chapitres déjà présents sur le site, en attendant d'arriver aux inédits dans quelques semaines.

Il y a, à ce jour 134 chapitres publiés dans la fic originale

J'espère que vous apprécierez cette fic comme moi je l'ai aimée.

Enjoy !

Introduction à la soumission

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Auteur : Saeshmea/ Traduction Calidora Black

J'hésite alors que mon doigt est posé sur la sonnette dorée d'une porte noire en bois de l'Allée des Embrumes. Peut-être que je devrais juste rentrer chez moi, je ne suis pas à ma place. Le bâtiment à l'air abandonné, aucun bruit ne vient de l'intérieur, mais je sais que je suis à la bonne adresse.

Je l'ai lu dans un article consacré à cet endroit, alors que j'étais dans la salle d'attente de Sainte Mangouste il y a quelques semaines, au milieu des magazines à disposition pour les patients et les visiteurs. Je l'ai trouvé dans la section Psychologie de Médecine Magique d'Aujourd'hui intitulé : Sexe et soumission. Ce n'est pas le genre de sujet que je regarde habituellement pour m'instruire, mais à ce moment-là, il me semblait préférable et bien plus divertissant que la section consacrée aux amputations magiques ou l'article précédent qui parlait du deuil de personnes proches.

Bien sûr, je savais que certaines personnes appréciaient ce genre de comportements sexuels, mais je dois avouer que j'ignorais totalement qu'un monde complet existait autour de cela, avec ses propres règles, et des lieux dédiés à cela. La Maison de la Soumission est l'un d'eux, et selon l'article, j'étais au bon endroit.

J'entre. Un homme torse-nu me reçoit très poliment, comme un concierge d'un grand hôtel élégant.

« Bonsoir madame, puis-je prendre votre manteau ? » Dit-il en m'aidant à quitter mon manteau d'hiver en tartan. « Merci »

Sous mon manteau, je porte une longue robe verte avec une ceinture en cuir pour marquer ma taille, un choix de vêtements très classique que j'ai fait ce matin, car je ne connaissais pas vraiment le dress-code en vigueur dans ce genre d'endroit.

« Bienvenue à La Maison de la Soumission, madame » dit une grosse femme à l'imposante chevelure rousse et bouclée qui a pris place derrière le comptoir après que le jeune homme soit parti. « Maitresse ou soumise ? »

« Je… » Je marmonne stupidement.

« Oh, je vois, ma chère » dit-elle avec une voix très douce. Elle se lève et se rapproche, ses énormes seins s'écrasant contre le comptoir « Vous êtes nouvelle ici. Ne vous inquiétez pas, vous allez rapidement trouver votre place. Les maitres portent des masques, pas les soumis » Explique-t-elle en saisissant un masque dans un tiroir « Prenez-en un, et amusez-vous bien »

Elle me tend un masque blanc que je prends, puis elle m'indique le mur à la gauche du comptoir.

Une fois de plus, j'hésite devant le sombre passage en pierre. Il n'est pas trop tard pour faire demi-tour, mais je suis si proche. Je pose une main sur la pierre, je ressens la magie et je me demande quel genre de péchés peut avoir lieu derrière elle, et si je veux vraiment y prendre part.

Il y a deux semaines, alors que j'étais à l'hôpital à attendre la venue du médecin et qu'il m'a finalement dit qu'il avait été impossible de sauver la jambe de Fol-œil, ce qui les avait obligés à l'amputer, lire cet article à propos de ce monde m'avait aidé à me distraire au point que lorsque le docteur était finalement venu me voir, il m'avait fallu quelques secondes pour me souvenir d'où j'étais. Ces vingt minutes ont été les premières depuis des années où j'ai pu cesser de penser à la guerre ou à quoi que ce soit de ce genre. J'ai été capable de me relaxer pour la première fois depuis que la guerre s'était achevée et j'ai même trouvé la force d'offrir un sourire de réconfort à mon ami quand je suis entrée dans sa chambre et que j'ai vu son corps mutilé.

En revenant chez moi, j'ai ressenti le besoin d'en savoir plus, j'ai trouvé peu de références dans mes livres, donc je suis allé à la bibliothèque, où j'ai emprunté un roman : Moi, sorcière soumise. Je l'ai lu d'un trait. Le langage, le style n'étaient certainement pas de la grande littérature, mais l'histoire, les scènes décrites… Je n'en avais jamais assez, il me fallait plus.

C'est à ce moment-là que je me suis souvenu du nom de cet endroit : La Maison de la Soumission. J'ai supposé qu'il devait être sur le continent, mais lorsque j'ai appris qu'il était ici, à Londres, j'en ai été extrêmement surprise.

Quand je décide enfin de passer ce mur magique, je me retrouve dans une grande salle décorée dans un très élégant style français. La première chose qui a attiré mon attention est la jeune femme brune, agenouillée sur le sol, ne portant rien d'autre qu'un collier de cuir autour du cou, avec une laisse qui était tenue fermement, par un homme assis dans un fauteuil. Il fume un cigare et porte un masque doré. Il parle d'économie avec un autre homme masqué, qui se fait masser par un jeune homme en sous-vêtements.

Je décide de mettre le masque, le blanc que la femme à l'entrée m'a donné, et de traverser la pièce. Je m'assois au bar et quand le serveur me demande ce que je veux boire, je lui demande un jus d'œillet sans glace. Je réalise que j'aurai sûrement besoin de quelque chose de plus fort et je fini par changer d'avis. Je lui demande un double whisky pur feu avant que l'homme n'ouvre la bouteille.

Une fois que j'ai mon verre, je me retourne vers le salon, pour voir ce qu'il se passe dans la pièce.

Il y a une large cheminée à ma gauche et deux femmes parlent ensemble très amicalement, l'une porte un masque, l'autre pas. Je les observe un peu et je vois la maitresse se lever et marcher vers les escaliers à l'autre bout de la pièce, suivie par sa soumise.

Alors que je les vois disparaitre, la question à laquelle j'ai été incapable de répondre me revient à l'esprit : maitresse ou soumise ?

Je continue d'observer la pièce et alors qu'elle se remplit, je comprends mieux les règles qui la régissent. Je suis impressionnée par le respect qui est clairement visible.

Il y a ceux qui sont accompagnés par leur propre soumis qui vont directement à l'étage ou qui vont boire un verre avant de monter. Et il y a ceux qui sont seuls, qui vont directement vers le bar pour commander quelque chose. S'ils portent un masque, ils vont vers les canapés et s'ils n'en portent pas, vont s'asseoir sur le côté de la pièce ou restent au bar. Les soumis ne font rien, ils sont seulement assis et attendent ce sont les maitres et les maitresses qui les regardent et qui approchent le soumis qu'ils désirent.

Je réalise soudain que j'ai toujours le verre de Whisky dans la main mais que je ne l'ai pas encore bu. Quand je m'apprête à le faire, je me rends compte que le masque me gêne, et je le retire. Je le laisse sur le bar derrière moi, et finalement je savoure ma boisson. Je vide mon verre d'un train, et je le sens me réchauffer l'estomac.

« Permettez-moi de vous offrir le prochain » Une profonde voix masculine me surprend, et je me tourne sur la gauche pour voir un homme, grand, qui porte des vêtements noirs et un masque argenté assis sur le siège à côté de moi.

Je le regarde. Il n'était pas là tout à l'heure. Ignorant ma surprise, il fait un geste au serveur pour qu'il vienne remplir mon verre, et demande la même chose.

« J'ai vu que vous aviez quitté votre masque » dit-il « Allez-vous le remettre, ou est-ce un changement définitif ? »

Soudain, je réalise l'importance et la stupidité du geste que je viens de faire dans un endroit comme celui-ci. Je saisis le masque posé sur le bar, et je me mets à jouer avec.

« Je ne sais pas »

« Monsieur » Dit-il alors que je fronce les sourcils « Si vous ne gardez pas votre masque, vous devez vous adresser à moi avec Monsieur ou Maitre » Explique-t-il.

« Je ne sais pas, Monsieur » Je répète, et je ne sais pas pourquoi, je trouve ce jeu amusant.

« Je vois, je pourrais peut être vous aider à décider. Mais avant tout, comment dois-je vous appeler ? »

« Je m'appelle Minerva » Je réponds « Monsieur », j'ajoute alors que le serveur arrive avec sa boisson et la mienne.

« Joli nom. Mais dites-moi Minerva, que faites-vous ici ? »

« Que voulez-vous dire ? » Je demande, mais il reste silencieux, me fixant à travers les trous de son masque. Cela me prend un peu de temps avant de comprendre ce que j'ai fait une erreur. « Pardon ». Je ne sais pas vraiment pourquoi je m'excuse, puis je répète. « Que voulez-vous dire, Monsieur ? »

« Tout le monde a une bonne raison de venir ici. Certains veulent du pouvoir, du contrôle, de l'autorité, d'autres veulent des punitions, la rédemption, la paix. Qui êtes-vous, Minerva ? » Mon nom semble diffèrent dans sa bouche, il flotte dans les airs, et me donne envie de l'entendre encore.

« Je ne recherche pas le pouvoir, Monsieur. » Je confie en reposant le masque sur le bar pour prendre une nouvelle gorgée de Pur-Feu.

« Que voulez-vous alors ? » Demande-t-il avant de boire son propre verre.

« La liberté » Dis-je en le regardant. Je vois dans ses yeux sombres quelque chose, quelque chose dans sa façon de me fixer, qui me donne l'impression qu'il me comprend. Je réalise maintenant que je ne lui ai pas parlé directement, mais alors que je vais lui répéter ma réponse, il me dit :

« Je peux vous donner cette liberté dont vous avez besoin, Minerva » Il descend de son siège, et se tient debout, devant moi.

« Pardon ? » Murmurai-je, comprenant soudain la situation. « Je… Je n'ai pas… » Je m'éclaircis la voix, en essayant de retrouver mon calme. « Vous ne préférez pas une sorcière plus expérimenté que moi pour vous contenter, Monsieur ? »

« Peut-être, mais tu apprends vite » Il me tend sa main, et pour la troisième fois de la soirée, j'hésite.

A l'étage se trouve un long couloir sur lequel des portes numérotées s'ouvrent. Nous allons dans la 57.

Derrière la porte, je découvre une très belle suite, avec un lit couvert d'une parure rouge, des douzaines de bougies illuminent la pièce. A ce moment, le fait que je vais avoir une relation sexuelle avec un étranger me frappe, et l'idée de m'enfuir me vient à l'esprit.

« Tu as des remords ? » Il est debout dans le milieu de la pièce, pendant que je reste près de la porte.

« Non » Dis-je, avant de me reprendre « Monsieur. Je me disais juste que je ne connaissais pas votre nom, Monsieur. »

« C'est parce que tu n'en as pas besoin »

« Mais vous connaissez le mien ». Au regard qu'il me lance, je devine que j'ai fait une faute.

Il marche vers moi, et je sens qu'il veut me faire quelque chose. Je dégaine ma baguette instinctivement, mais il reste seulement face à moi, si près que je peux entendre sa respiration sous le masque qu'il continue de porter.

« Retire tes chaussures » Dit-il, ou plutôt ordonne-t-il, très calmement mais fermement et j'obéi. Je ne sais pas pourquoi, mais j'obéi.

Alors que je me penche pour retirer mes chaussures, il se dirige vers le lit, et s'assoit au bout de celui-ci.

« Viens » dit-il quand j'ai terminé. Je vais vers lui, à moitié effrayée, à moitié excitée par ce qui advenir ensuite, et je me tiens debout devant lui, en essayant de me souvenir des personnages du livre que j'avais lu et des femmes que j'ai vu en bas. « A genoux » Ordonne-t-il, et je le fais, sans la moindre hésitation.

Quand mes genoux touchent le sol, je le regarde et il s'approche de moi pour corriger ma position. Mes fesses reposent maintenant sur mes chevilles, mon dos est très droit et mes mains sont posées sur mes cuisses.

« Tu dois te tenir ainsi si je te dis de t'agenouiller. Compris ? »

« Oui, Monsieur » Je lui réponds, et maintenant je me sens plus excitée qu'effrayée.

« Maintenant, parlons des bases. La première chose que tu dois savoir est que tu n'es pas obligée de faire quelque chose que tu ne veux vraiment pas faire. Tu dois toujours en avoir conscience. D'accord ? »

« Oui, Monsieur »

« En tant que soumise, tu dois suivre certaines règles. Tu en connais déjà deux : tu dois toujours parler directement et respectueusement à ton maitre et tu dois toujours lui obéir. Maintenant, tu vas apprendre la troisième : l'irrespect ou la désobéissance doivent être punis. » Et alors qu'il prononce le dernier mot, la peur me fait oublier l'excitation que je ressentais il y a quelques instants.

« Punis, Monsieur ? »

« Oui, tu m'as parlé irrespectueusement, et maintenant, tu vas être punie » Il se lève, et me tourne autour. Je ne bouge pas.

« Penche-toi sur le lit, les genoux au sol. » Pendant que je m'exécute, je me demande quelle punition je vais subir.

La moitié de mon corps est appuyée sur les draps rouges quand il vient vers moi pour à nouveau corriger ma position. Frôlant mes hanches, il place mes mains dans mon dos et appuie jusqu'à ce que je sente le coin du lit juste au niveau de la ceinture de cuir que je porte.

Il ne dit rien, mais je sens le bas de ma robe être remonté et il place le tissu dans ma main pour que je la tienne moi-même. Mes fesses sont maintenant seulement couvertes par ma culotte en dentelle et quand je sens ses mains parcourir ma taille, je pense qu'il va me la retirer, mais il ne le fait pas. A la place, il défait ma ceinture et la prend.

La sensation de relâchement sur ma taille me distrait de ce qu'il va se passer, et tout d'un coup, je suis surprise par le cuir qui cingle ma peau.

C'est si inattendu que je ne peux pas m'empêcher de crier. Je sens aussi quelques larmes qui pointent quand mon corps ressent vraiment la douleur. Une douleur, qui lorsqu'elle diminue, devient étrangement plaisante.

« Tout va bien ? » demande-t-il et je me demande s'il s'attendait à ce que je dise quelque chose pendant ce bref instant de silence.

« Ca va, Monsieur » Je n'ai pas bougé d'un pouce.

« Tu as aimé ? » Est-ce que c'est un piège ? Dois-je répondre ? « Pas vraiment, Monsieur. » Je choisis de répondre honnêtement.

« Mais tu peux en supporter plus ? » demande-t-il, et là, je comprends l'astuce.

« Je peux, Monsieur » Je lui réponds, en serrant ma jupe plus fort dans mon dos, pour me préparer à la suivante.

Mes fesses me lancent, elles sont probablement rouges et peut être saignent-elles ? Mes mains sont douloureuses à force de serrer le tissu de ma jupe si fort, et les larmes coulent sur mes joues. Mais mon esprit est vide. Vide des fantômes, des mauvais souvenirs, et de tout ce qui concerne la guerre. Mon esprit est brumeux, et je me sens libre.

Soudain, il s'arrête, et je reste en place jusqu'à ce que la douleur s'apaise, et que le plaisir envahisse mon corps à nouveau, mais cette fois plus intensément.

Je sens sa main caresser ma peau, et je frissonne. Alors qu'il me caresse, son toucher réveille un désir soudain dans mon corps, et quand son doigt se faufile sous ma culotte, un gémissement s'échappe de mes lèvres.

« Lève-toi » dit-il, et je remarque qu'il s'approche. J'ouvre la main et laisse ma jupe couvrir ma nudité. Lentement je m'appuie sur mes genoux avant de me lever.

Mes bras, mes jambes et particulièrement mon cul sont douloureux mais cette nouvelle position me fait prendre conscience de nouvelles sensations entre mes jambes. C'est comme une sorte de sort qui me fait ressentir un doigt invisible qui masse mon clitoris.

Je vais lui demander, mais je sens que ma bouche risque de me trahir, et je ne veux pas être punie une nouvelle fois. Je me contente de le regarder.

Il porte toujours son masque argenté, et il me regarde à travers les petits ouvertures rondes. Dans sa main gauche, il tient ma ceinture en cuir, celle qu'il vient d'utiliser pour me fesser, et il la fait se balancer dans les airs.

« Déshabille-toi » Ordonne-t-il et j'obéi.

Lentement, je déboutonne le haut de ma robe, et je fais glisser mes bras hors des manches. Quand la robe tombe à mes pieds, je me souviens que ma baguette est dans la poche, mais je me raisonne rapidement. Je n'en aurai pas besoin. Une fois que je suis complètement nue, il marche autour de moi, et je me demande s'il aime ce qu'il voit. Mon corps n'a plus vingt ans, ma peau n'est plus aussi douce, mes seins ne sont plus aussi fermes, et j'ai tellement maigri depuis la guerre que je n'ai plus que la peau sur les os.

« Viens » Dit-il en me tendant la main, comme il l'a fait au bar. Je la prends, et il m'emmène jusqu'au lit. A chaque pas, je sens l'intensité du sort qu'il m'a jeté augmenter de plus en plus.

Il me fait allonger, ma tête reposant sur l'oreiller, mon corps au milieu du matelas. Il saisit mes mains pour les placer au-dessus de ma tête, et les attacher à la tête du lit avec ma propre ceinture.

Il s'assoit à côté de moi, et je le vois sortir sa baguette de sa poche. Il murmure quelques mots et un bandeau noir apparait dans sa main. Il l'utilise pour couvrir mes yeux, et à ce moment, entravée, les yeux bandés et soumise à un sort que je ne contrôle pas, je me sens complètement à sa merci.

Je sens le matelas être libéré de son poids, et instinctivement j'essaie de me libérer, mais ça ne fait qu'augmenter la puissance du sort qu'il utilise. Bientôt je supplie pour avoir un orgasme qui ne vient pas.

J'agite mes pieds sur les draps, combattant la vague de plaisir qui m'envahis. Je veux qu'il arrête, il le faut.

« S'il vous plait » Je supplie « Monsieur. Maitre »

Il s'approche de moi, je le sent s'asseoir sur le lit, j'entends sa respiration.

« Quoi ? »

« Arrêtez-le, s'il vous plait, Monsieur. »

« Pas tout de suite »

« S'il vous plait » J'insiste « Je ne peux plus le supporter. Monsieur. »

« Bien sûr que tu peux. » Je sens sa main caresser mon épaule, puis descendre sur mes seins et dessiner des cercles sur mon ventre, alors que mon corps entier vibre d'un mélange de douleur et de plaisir.

« S'il vous plait, Monsieur. Laissez-moi jouir. Je ferai ce que vous voulez »

« Tout ? » Répète-t-il, et je regrette immédiatement d'avoir dit ça.

« Oui, Monsieur. »

« C'est un marché dangereux, mais puisque c'est ta première fois, je vais seulement te demander un baiser. » Je suis soulagée, heureuse qu'il n'ait pas pris avantage de ma faiblesse.

Il passe sa main sur ma joue, et il la laisse là pendant qu'il pose ses lèvres sur les miennes. Il a ôté son masque et je me demande si c'est la raison pour laquelle il m'a bandé les yeux. Ses lèvres sentent toujours le whisky que nous avons partagé tout à l'heure. Ce n'est pas un petit baiser, mais il n'est pas passionné non plus. J'ai déjà connu mieux, mais je n'ai jamais été embrassée pendant l'extase.

Aussitôt que ses lèvres quittent les miennes, je me sens libérée du sort, et mes tremblements s'arrêtent brusquement, trop brusquement. Immédiatement, je sens sa main entre mes jambes, et il m'aide à accéder a cet état où votre esprit se vide, vos yeux ne voient plus rien et où votre corps part pour un instant qui semble une éternité.

Quand je reviens à moi, je sens ses mains dénouer le nœud du foulard qui me bande les yeux, et la lumière de la pièce m'éblouit pendant un instant. Il est assis à côté de moi, et il porte à nouveau son masque.

« Comment te sens-tu ? » Me demande-t-il en me libérant de ma ceinture.

« Bien. Je me sens vraiment bien, Monsieur »

« As-tu trouvé cette liberté que tu cherchais ? »

« Oui, pendant un moment. »

« Je suis heureux » Il se lève « C'était un plaisir de vous aider, Profes … Minerva »

« Professeur ? » Je ne lui ai jamais dit que j'étais enseignante, ce qui veut dire…. « Vous me connaissez » Dis-je horrifiée « Qui êtes-vous ? »

« Vous n'avez pas besoin de le savoir » Dit-il à nouveau et il se dirige vers la porte « Au revoir, Professeur McGonagall » dit-il. Il part et me laisse seule, sous le choc, dans cette chambre, nue, me demandant qui est mon mystérieux maitre.

...

Voici la fin du premier chapitre. Je ne ferai pas de note de traductrice à chaque fois, ici c'est juste pour mettre quelques éléments en place.

Cette traduction est faite avec l'accord de l'auteur, que je remercie encore une fois. J'ai choisi de ne pas traduire les notes d'auteur à chaque fois, sauf si elles me paraissent importante, ou si elles contiennent des informations utiles. Je n'aurai pas de rythme de publication fixe, donc une petite alerte vous permettra de ne pas louper les updates. Bien sûr, les reviews sont largement appréciées, et si par discrétion vous préférez les MP, je comprends parfaitement. Je réponds en général assez rapidement.

Je pense avoir fait le tour, alors à bientôt pour la suite des aventures de Minerva :)