"Je suis maintenant pour toi important.
Si bien que tu ne souhaites plus être absente."
Hermione et Severus levèrent leur verre de champagne en l'honneur des mariés. Il étaient arrivés juste à temps. Tous deux ne voulaient pas s'imposer une nuit festive alors ils avaient décidé d'arriver juste à temps pour le gâteau. Ainsi, pas besoin de supporter les discours à l'eau de rose des amis et de la famille et de toutes ces traditions qui prenaient beaucoup trop de temps. Ils avaient juste à s'asseoir à table, féliciter les mariés, manger le gâteau, rester un moment et repartir.
Seulement voilà, après avoir mangé une part de gâteau, ce fut l'heure de faire place à la danse. Ils avaient prévu de repartir à ce moment mais un jeune homme invita Hermione à danser. C'était le couple de mariés qui l'envoyait car Hermione et Severus étaient les seuls à être assis alors ils voulaient faire danser au moins Hermione, étant au courant de la condition de Severus. Comme la mariée la fusillait du regard, l'ancienne élève de Poudlard allait accepter lorsque Severus dit: « Veuillez excuser Hermione mais elle ne peut pas danser avec vous puisqu'elle danse avec moi. »
Il l'invita donc à danser même s'il craignait le pire. Bizarrement, l'homme aveugle n'avait pas perdu son talent de danseur, surtout lorsqu'il s'agissait d'une douce valse. Tout se passait bien tant qu'Hermione veillait à ce qu'il n'entrent pas en collision avec un autre couple présent sur le parquet. Ils dansèrent ce soir là sur trois chanson au total. La jolie robe noire d'Hermione virevoltait quand Severus lui faisait faire un tour sur elle même et elle avait les cheveux lâchés. Il ne la voyait pas mais il pouvait assez bien imaginer son apparence puisqu'avant de se rendre au mariage, Hermione avait été contrainte de se décrire pour que Severus puisse de faire une idée de son apparence. Il rentrèrent tôt. Hermione avait passé une merveilleuse soirée. Elle n'aurait échangé son cavalier pour rien au monde. Ni sa vie en fait, elle aimait faire le café tous les matins, elle aimait lire son livre aux côtés de Severus, elle ne voulait pas que tout cela s'arrête. Pourtant, elle descendit tout de même au laboratoire plus déterminée que jamais à trouver le remède. Après plusieurs heures d'acharnement, elle eut une idée folle.
Severus avait utilisé la menthe de base, celle qui n'était pas sensée être utilisée dans une potion buvable. Mais sa démarche de base était bonne, alors si elle arrivait à recréer la potion que Severus avait ratée et que cette fois elle fonctionnait, il n'aurait aucun mal à créer le remède.
Assise sur le tabouret, une plume à la main et le parchemin de potion contre la pneumonie ratée sur la table, Hermione se lançait dans la création. Elle évalua toute sortes de plantes à utiliser mais aucune n'était satisfaisante. Devant elle deux feuilles de menthe du jardin de Severus. Elle passa une bonne demie heure à cogiter fixant ces deux feuilles. Soudainement, amenant l'espoir, une idée germa dans la tête d'Hermione; si elle utilisait un autre type de menthe que la menthe verte de base cela pourrait marcher. Car dans toutes les études sur la menthe, c'est toujours le même qui est utilisé. Alors pourquoi ne pas essayer la menthe poivrée qui était beaucoup mieux que la menthe de base et qui ne devait pas être nocive.
Elle remonta directement dans le salon pour prévenir Severus qu'elle allait s'absenter environ une demie heure. Et c'est ce qu'elle fit, elle alla dans une petite boutique d'herbes aromatique et de fleurs pas très loin de l'endroit où habitaient ses parents dans le temps. Elle entra et pour ne pas perdre de temps, demanda directement si la vendeuse avait de la menthe poivrée. Hermione acheta tout le stock qui se résumait à une vingtaines de tiges. Elle paya et retourna en vitesse pour continuer son remède.
Elle commença à faire la potion de base en suivant méticuleusement chaque étape très précise de la potion. Après quelques heures, elle termina. Alors commença-t-elle une potion de base de remède où il ne faudrait plus qu'incorporer la nouvelle potion.
Deux heures plus tard et une petite fiole dans sa poche, Hermione passa dans la chambre de Severus et le réveilla. Il sursauta, puis s'assit sur le lit.
-Quel heure est-il?, demanda Severus.
-Il est quatre heures du matin. J'ai quelque chose pour vous, dit Hermione.
-Quoi?
-Buvez, lui ordonna gentiment Hermione.
En lui faisant une confiance aveugle, sans mauvais jeu de mot, il approcha le flacon à ses lèvres et avala la mixture. Il sentit une chaleur dans sa poitrine. Une chaleur agréable. Sans vraiment comprendre pourquoi, il sentit les bras d'Hermione l'entourer. Par réflexe, il fit de même. Puis trente secondes plus tard, tout le poids d'Hermione reposait sur ses deux bras à lui. Il eut beau appeler Hermione, crier son nom de plus en plus fort, elle ne se réveilla pas. Il fit de son mieux pour la poser sur le lit. Mais un aveugle essayant de coucher une jeune fille évanouie sur un lit ne pouvait espérer que de faire son possible pour ne pas empirer la situation. Mais que lui était-il arrivé pour qu'elle se retrouve dans cet état.
Il comprit ce qui s'était passé lorsque il la vit. Oui, il la vit. Ou il vit une ombre, quelque chose. Mais il voyait de nouveau. Il comprit qu'elle était tout simplement épuisée car elle avait créer un remède. Il la laissa se reposer et transplana a Poudlard. Il devait voir Minerva. Lui dire que tout était enfin fini. Mais il passa d'abord dans ses appartements. Où il faillit faire un arrêt lorsqu'il vit l'hideuse parure Griffondor. Non mais qu'est-ce que c'était que ça. Minerva se moquait de lui. Mais en même temps, si elle avait fait mettre cette parure, c'est qu'elle s'attendait à ce que Severus la voie. Et donc qu'il retrouve la vue. Minerva avait toujours eu de l'espoir. Il admirait cela. Il passa donc la voir et lui expliqua. Pour finir il rentra chez lui. Il retrouva Hermione.
-Merci, dit-il.
-Pourquoi me remercier?, demanda Hermione.
-Je vois. Je vous vois.
-Je savais que j'allais réussir, dit Hermione avec un ton platonique.
-Je vois sur votre visage de la déception ou de la tristesse, qu'en est-il?
-Rien, je vais faire mes valises. Vous n'avez plus besoin de moi.
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