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Je me suis accrochée de justesse à la rampe autour du tableau de commande lorsque le Tardis entra dans le trou de ver pour revenir sur Terre. Le Maître, en face de moi, souriait jusqu'aux oreilles, de ce sourire espiègle qui lui était si personnel. J'ai levé les yeux au plafond, en signe de désespoir, en maugréant :

- Oi ! Maître ! J'aimerais arriver entière pour l'anniversaire de mon pote, hein !

Il perdit son sourire :

- Je suppose que tu ne te plaignais pas autant lorsque tu voyageais avec le Docteur...

Et voilà, il faisait sa 815108 crise de jalousie.

Inutile de lui répondre.

Enfin, le Tardis se posa, en nous secouant une dernière fois. Je suis tombée sur le sol métallique et le Maître a rigolé. Puis, il s'est dirigé vers moi pour me tendre la main et m'aider à me relever. Lorsqu'il me tira vers lui, il en profita pour me voler un baiser, avant de murmurer :

- Nous sommes arrivés, Love. Planète Terre, France, 2 mai 2023. Va chercher ton ami pour lui offrir son cadeau.

J'ai souri. Je m'apprêtai à quitter le vaisseau, mais avant, j'ai jeté un dernier coup d'œil vers mon chéri, en demandant :

- Hum... Tu comptes te changer... ?

Il tiqua en baissant son regard vers ses vêtements : Il portait, encore et toujours, son vieux Hoodie noir. Ses cheveux, teints en blond, partaient dans tous les sens et ses ongles étaient sales.

Le Maître râla :

- Quoi ? Qu'est-ce qu'elle a ma tenue ?

Je soufflai :

- Mets un truc un peu plus classe pour un anniversaire ! Je sais pas, reprends tes habitudes vestimentaires de Premier Ministre !

Avant qu'il ne proteste une nouvelle fois, j'ai quitté le Tardis.

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Le soleil éblouit mes pauvres yeux durant quelques secondes. Petit à petit, je me suis dirigée vers la maison de mon ami. Le Maître avait posé son vaisseau au milieu du jardin à l'arrière de ladite maison. Du coup, j'ai marché jusqu'à la porte-fenêtre, sur laquelle j'ai toqué plusieurs fois.

Quelques minutes plus tard, mon ami vint m'ouvrir.

- JOYEUX ANNIVERSAIRE ! m'écriais-je.

Lit' portait un simple jean, avec des baskets aux pieds. Il avait également un grand T-shirt avec une veste par-dessus. Ses cheveux étaient toujours courts, noirs, et tombant derrière ses oreilles.

Quant à moi, j'avais une robe sombre, avec les bretelles qui tombaient sur mes épaules, des Converses blanches aux pieds et mes très très longs cheveux châtain, noués en une imposante tresse, cascadaient dans mon dos.

- Alisone ? comprit-il. Comment es-tu arrivé ici ?

Je lui montrai le Tardis dans mon dos, qui, vu de l'extérieur, ressemblait à un cube métallique en forme de porte d'ascenseur. Parce que, oui, le Tardis du Maître possédait encore son système de camouflage, contrairement à celui du Docteur.

Lit' vit le Tardis et me sourit, en disant :

- Ah ! Tu es toujours avec le Maître ?

- Oh Yes ! Allez, viens avec nous, je vais t'offrir ton cadeau d'anniversaire : un voyage dans l'Espace !

Lit' tiqua. Il se tortilla sur place, en marmonnant :

- Hum... Je ne sais pas... J'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui, notamment préparer ma prochaine escapade...

- Lit', le Tardis voyage dans l'Espace ET dans le Temps. Donc, après ton cadeau, nous pouvons revenir à ce matin. Ou même hier, si tu veux revivre ta journée d'anniversaire !

- C'est pas faux.

- Allez, viens, allons nous paumer dans l'Espace !

Malgré l'inquiétude évidente de mon ami, il me suivit jusqu'au Tardis.

La porte s'ouvrit et nous sommes descendus (oui, c'est un ascenseur) jusqu'à la salle de commandes.

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Une fois au cœur du vaisseau, nous découvrîmes le Maître debout devant le tableau de bord. Je fus soulagé de découvrir que mon chéri portait désormais une chemise kaki avec, par-dessus, une veste noire fermée, avec un liseré rouge comme seule touche de couleur. Cependant, ses cheveux blonds étaient toujours en bataille sur son crâne. Enfin, il tourna ses yeux clairs vers nous et il sourit jusqu'aux oreilles, en demandant :

- Alors ? Où allons-nous ?

J'ai toussoté en jetant un coup à mon ami, lui faisant comprendre que le Maître n'allait probablement pas lui souhaiter son anniversaire. Non pas qu'il était égoïste, même s'il était, mais surtout parce qu'il ne se souvenait pas de toutes les traditions Terriennes.

Comme fêter les anniversaires, par exemple.

Le Maître me fit un clin d'œil en redemandant :

- Alors, Love, où allons-nous pour commencer ?

Je me suis tournée vers Lit', pour ensuite hausser les épaules et tenter :

- Hum... Midnight ? C'est joli, les cascades de Diamants et tout ça...

Soudain, le sourire du Maître disparut et il railla :

- 'Midnight' ? C'est une Planète que tu as visitée avec le Docteur ?

- Hum... Oui, pourq...

- Choisi autre chose alors.

Et allez, crise de jalousie N°815109, il se braqua et se posta au-dessus des touches du tableau de bord en ne parlant plus. Je pouvais presque entendre les tambours cogner dans sa tête. J'ai jeté un regard blasé vers Lit', puis je me suis glissée vers le Maître pour enrouler ma main autre de son bras, tout en lui disant :

- OK, OK, je te laisse choisir une destination pour nous, d'accord ? Un truc cool, un peu classe, tu vois, pour que mon pote puisse passer une bonne journée... Genre soleil, cocktails, Aliens, et tout ça...

- Tu détestes le soleil, Love.

- Moi, oui. Mais Lit', non. Et c'est SON anniversaire.

Le Maître sourit. Il me vola un baiser puis se remit à pianoter sur son poste de pilotage.

Je le laissai faire dans son coin pour retrouver mon ami. Je souris à mon tour, en trépignant d'impatience pour lui.

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Il fallut dix minutes au Maître pour faire atterrir son vaisseau sur sa destination surprise. Lorsque le Tardis termina de chanter son bruit si particulier d'atterrissage, mon chéri se tourna vers mon ami et moi, pour nous dire, avec une joie non feinte :

- Bienvenue sur Saturne, en l'an 5105 ! Nous sommes à bord de la station balnéaire 'Saturnyne'. Les Humains ont migré aux quatre coins de la Galaxie et de l'Univers.

Il sourit, glissa sa main dans la mienne et me tira vers la sortie. J'ai attrapé mon ami au passage, en le prenant par le bras et en courant vers la porte du Tardis.

Une fois dehors, la lumière de la station nous éblouit quelques minutes, puis enfin, nous pûmes découvrir le splendide endroit :

Les murs, en verres épais, donnaient directement vue sur la surface de la planète Saturne, ainsi que sur son épaisse ceinture d'astéroïdes, dont la planète naine Cérès. Le soleil étant à 1.4 milliard de kilomètres d'ici, ce dernier paraissait si petit et si pâle derrière tous les astéroïdes de la ceinture principale. Bon... Pas de soleil pour Lit'... J'espère au moins qu'il y aura des cocktails !

La salle immense était totalement épurée avec plusieurs personnes qui allaient et venaient. Des Humains et des Aliens, au même endroit, discutant des langages que nous pouvions comprendre grâce à la traduction du Tardis.

Nous nous sommes dirigés vers une espèce d'accueil, derrière lequel se tenait une grande dame entièrement verte, vêtue d'une combinaison blanche, qui nous sourit jusqu'à ses quatre oreilles, en disant :

- Bienvenue sur Saturne ! Déclinez votre nom, votre Espèce et votre intention.

Mon chéri lui répondit sans sourciller :

- Je suis le Maître, Seigneur du Temps et je suis là pour ma fiancée. Alisone, Humaine, ici pour l'anniversaire pour son ami. Lit', Humain, anniversaire.

La dame garda son sourire en notant toutes les informations sur son ordinateur à l'écran invisible. Si invisible que, de mon point de vue, elle pianotait dans le vide en face d'elle.

Puis, elle reprit :

- Très bien. Que désirez-vous faire sur Saturnyne ? Nous avons des activités telles que : des sorties sur la surface à l'aide des capsules, de la plongée sur les mers sous-noyau de la planète, des voyages sur les astéroïdes, des...

- On prend le tout ! coupa le Maître.

La dame tiqua, surtout à cause du prix que 'le tout' devait coûter. Néanmoins, mon chéri sortit son Tournevis Laser de la poche de son pantalon et sourit à l'Alien, en répliquant :

- Combien je vous dois ?

Elle mit du temps à revenir à la réalité, pour avouer, un peu gênée :

- ...4 milliards de Crédits...

Sans effacer son sourire, le Maître paya la facture en faisant biper son Tournevis Laser. C'était un gadget argenté et doré, avec trois petits tubes en son bout qui laissaient sortir une lumière orangée. Une fois fait, la Dame nous offrit trois Pass V.I.P qui nous donnaient accès à toutes les activités de la station. Cela ressemblait à une carte magnétique transparente avec des bords bleus.

Lit' attrapa son Pass en souriant.

Je crois qu'il était encore pas mal sous le choc.

En même temps, un quatre d'heure plus tôt, il buvait sa tasse de thé dans sa maison en Charente, et là, il se trouvait dans le futur sur Saturne, donc bon...

Ouais, ça peut perturber...

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Nous nous sommes éloignés de l'accueil et le Maître m'a encore volé un baiser avant de me dire :

- OK, Love, je dois faire une petite chose ici, je te laisse avec ton Humain pour son anniversaire. Je vous retrouve plus tard, d'accord ?

- Hum... OK...

Puis, il me donna son Tournevis Laser, en me disant :

- Tiens, si jamais tu en as besoin.

- Contrôle Isomorphique, tu te souviens ? Je ne peux pas...

Il sourit :

- J'ai rajouté tes empreintes digitales au contrôle.

Il m'embrassa à nouveau, puis me tourna le dos.

- Oh, et, Joyeux Anniversaire Lit' ! À tout à l'heure !

Mais avant que le Maître ne parte, j'ai rappelé les règles :

- Pas de tuerie !

- Non, je sais.

- Pas de méchanceté ou de torture !

- Nope.

- Et pas de domination de la Planète !

Il se tut. Puis il réfléchit.

- …

- Maître !

- OK, OK ! Pas de domination ! Je reviens, Love.

Il m'embrassa une dernière fois, puis quitta l'accueil.

Enfin, je me suis retrouvée seule avec mon ami. J'ai haussé les épaules et j'ai souri en tenant mon Pass dans une main et le Tournevis Laser dans l'autre.

- Bon, bein... Cocktails ?

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Puis, nous sommes partis au hasard dans un long couloir entièrement blanc.

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Vingt minutes plus tard, Lit' et moi étions allongés sur un genre de transat, avec une vue imprenable sur la surface de la planète et sur l'Espace. Nous pouvions également voir les capsules qui allaient et venaient autour de Saturne, ou les gens en tenue d'Astronautes qui sautaient d'astéroïdes en astéroïdes au milieu des millions d'étoiles.

Nous buvions une Pinte d'un liquide couleur or dont le goût ne m'était absolument pas familier, mais l'alcool était carrément bien présent. Je me suis tournée vers mon ami, en commentant, déjà un peu éméchée :

- Hey, sans déconner, c'est classe ou c'est pas classe ? Ou c'est classe ?

Il but une bonne lampée avant de me répondre :

- Ouais, c'est classe, j'avoue. Eh, c'est quand même cool d'avoir un copain Seigneur du Temps, hein ? Les voyages dans le Temps, l'Espace, les destinations gratuites et tout ça...

- Mouais... Et les Guerres avec les Daleks, les horribles Cybermens, les Fins des Mondes. Enfin, le Maître n'a pas le syndrome du sauveur comme le Docteur, donc bon...

Lit' posa son cocktail vide pour attraper le nouveau. Nous étions ravitaillés sans discontinuer par le personnel, qui ne nous laissait jamais sans un verre vide à la main.

- Alisone, je ne comprends pas... J'veux dire, le Docteur, tu vois... Enfin, 'Ten', quoi ! Nom de Dieu ! Ten ! Et puis, le Maître... ?

Il avala une nouvelle gorgée d'alcool, puis reprit :

- Non, mais, dis-moi, pourquoi ?!

Je souris jusqu'aux oreilles en commençant mon quatrième verre :

- Well...

- Please, ne me dis pas que c'est une question de...

- NON ! Non... Enfin, pas totalement... Mais ! Quand même, quand même, les Supers-Vilains sont plus intéressants que les Héros, non ? En plus, le Maître n'est pas méchant, c'est juste un beau gosse mal aimé et incompris.

- 'Beau gosse' ?

- What ? Il est 'cute', si tu préfères. Bois ton verre et admire la vue.

Il rit aux éclats, merci l'alcool.

Nous sommes restés une heure ainsi, à parler de tout et de rien, à rire, pleurer, discuter, s'amuser et descendre des cocktails.

Le soleil bougea devant nous et Lit' reprit :

- Dis, Ali, t'étais pas censé diminuer la picole, toi ?

- Oh si, si... Je suis censée diminuer la Guinness, sur Terre. Sauf que, nous buvons un truc chelou, sur Saturne, dans le futur. Ça ne compte pas. CQFD.

Lit' étouffa un rire.

Déjà bien perchée, j'ai sorti le Tournevis Laser de la poche cachée de ma robe, pour dire à mon ami :

- Psssss, Lit', regarde un peu ça...

Je tenais le gadget de ma main gauche, les trois petits tubes dirigés vers le bas, au-dessus de mon verre d'alcool. J'ai appuyé sur le bouton, le Tournevis émit un léger bip avec une lumière orangée, puis le liquide commença à faire plein de bulles.

- Excellent ! s'écria Lit'. Ça sert à rendre le cocktail pétillant ? Tu peux le faire dans le mien ?

Il me tendit son verre à moitié vide et j'ai réitéré ma bêtise avec le Laser du Maître.

Nous avons ri en buvant notre alcool aux millions de bulles.

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J'ignorais l'heure qu'il était. Je n'avais pas de montre et les jours sur Saturne ne se déroulaient pas du tout comme ceux sur Terre.

De toute évidence.

Néanmoins, je sentis une personne me secouer dans tous les sens en répétant :

- Ali ? Alisone ?! Bloody Hell... Alisone !

J'ai sursauté et je me suis réveillée sur mon transat complètement perdue. Mes yeux mirent du temps à faire la mise au point pour apercevoir le Maître, debout devant moi, le sourire jusqu'aux oreilles :

- Love... Je t'emmène au bout du Temps, dans ton Système Solaire, pour l'anniversaire de Lit', et vous réussissez à vous bourrer la gueule. Vos Pass ont servi à quoi ? Payer vos boissons ?

- Oh Yes !

Je souris d'amusement.

J'ai tourné ma tête sur ma gauche. Lit' dormait avec un verre à moitié vide dans sa main droite. Ça m'a fait rire.

Le Maître s'est penché vers moi pour me relever. J'arrivais encore à me tenir sur mes jambes, puis il tira Lit' vers lui pour le tenir à son tour et le garder debout.

- Les Humains, sérieusement... Vous savez ce qu'il a dans ces cocktails ?

J'ai ri. Encore.

- Nope. Ils étaient juste jolis, avec cette belle couleur or.

Le Maître nous traîna loin de la grande salle, vers son Tardis, en m'expliquant :

- C'est parce qu'ils sont réalisés avec la poussière des astéroïdes de la Planète. C'est super puissant comme alcool. Même moi, je n'arrive pas à boire ces cocktails.

Toujours en riant, j'ai rétorqué :

- C'est parce que les Seigneurs du Temps ne tiennent pas l'alcool. J'ai déjà vu le Docteur ivre, il chantait une chanson débile avec sa cravate nouée autour de sa tête.

Le Maître esquissa une mine dégoûtée :

- Merci pour l'image mentale, Love. Quelle horreur...

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Je me suis réveillée avec une douleur horrible. En ouvrant les yeux, la semi-pénombre me permit de comprendre que j'étais dans la chambre d'amis du Tardis, sur un lit géant. Un lit tellement grand, que ce dernier pouvait contenir cinq personnes d'une corpulence équivalente à celle de Jabba le Hutt.

Ahah !

J'ai tourné ma tête sur ma droite et je vis mon ami Lit' en train de dormir.

J'ai sursauté lorsque la porte s'ouvrit sur le Maître, qui tenait un plateau en argent contenant deux tasses fumantes, qu'il posa à côté de moi.

- Morning, Love. Comment ça va ?

- J'entends tes tambours dans mon crâne. Ça fait 'un, deux, trois, quatre' en cognant contre mes tempes avec douleur.

Le Maître étouffa un rire.

- Non, Love, ce ne sont pas mes tambours, mais une simple gueule de bois. Ça va passer. Réveille ton ami, je vous ai préparé une potion de Gallifrey qui vous remettra sur pieds en quelques minutes.

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Une heure plus tard, Lit' et moi étions enfin totalement réveillés et sans aucune migraine ou nausée, autour de la console du Tardis. Le Maître sourit d'amusement en pianotant sur les commandes, en questionnant :

- OK, je ramène Lit' sur Terre, mais... Quel jour ?

Mon ami réfléchit un moment, puis finalement choisit :

- Ramène-moi hier. Le 1er Mai 2023.

- C'est parti !

Il tira sur un levier et le Tardis disparut dans un trou de ver en nous faisant tomber sur le sol à cause de ses violentes secousses. Seulement quinze minutes plus tard, nous étions arrivés sur Terre, et le vaisseau se gara derechef dans le jardin de Lit'. Sauf que, au moment de quitter la salle de commande, Lit' s'est arrêté et s'est tourné vers le Maître, en répliquant :

- Au fait, je suis super curieux, mais... Qu'est-ce que tu as fichu sur Saturne pendant qu'on buvait nos cocktails ?

J'ai tiqué. J'avais oublié ce truc. Je me suis tournée vers le Maître qui... Rougit ?

Il marmonna :

- Ça ne te regarde pas...

Lit' sourit en s'avançant vers lui :

- Ohhhhhh, allez ! C'est mon anniversaire !

- Techniquement, ton anniversaire est demain, nous sommes hier.

- Please ? Please ! Please !

J'étouffai un rire en expliquant à mon chéri :

- Tu devrais le lui dire, car il ne va pas lâcher l'affaire.

- Please ! Please ! Please !

Lit' sautillait sur place. Le Maître souffla, râla, leva les yeux au plafond puis hurla :

- OK ! OK ! Bloody Hell...

Il toussota, me fit face, rougit de plus belle et glissa sa main droite dans sa veste noire et en sortit... Une petite boîte. Lit' sourit jusqu'aux oreilles en faisant les gros yeux. Mon chéri bafouilla :

- Hum... Alisone...

Il ouvrit la petite boîte et, en son milieu, je découvris une magnifique bague en or blanc avec une pierre transparente en forme de cœur. Le Maître fit sa demande, à laquelle j'ai hurlé :

'YES !'

Lit' secoua mon bras en trépignant de joie. Le Maître m'expliqua que la pierre venait du cœur d'une étoile, et qu'il l'avait trouvé dans un endroit spécial sur Saturne.

Woaw...

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J'ai raccompagné Lit' jusqu'à la porte-fenêtre à l'arrière de sa maison. Nous étions tout sourire, plein d'énergie grâce à la potion du Maître, puis j'ai pris Lit' dans mes bras en lui disant à nouveau :

- JOYEUX ANNIVERSAIRE !

- Merci Alisone. Bon voyage avec ton fiancé. Moi, je vais continuer de bosser sur ma future escapade au pays des Hobbits.

- OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Envoie-moi des cartes postales !

Mon ami tiqua :

- Hum... Je ne suis pas sûr que la Poste livre mes cartes dans l'Espace...

- Ah oui, c'est vrai... Ils ne savent déjà pas les livrer sur Terre !

Nous avons ri aux éclats et nous nous sommes dits au revoir.

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Lá Breithe Shona Duit !

Happy Birthday To You !

Joyeux Anniversaire !

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