Je ne possède aucun des personnages du film

Série de textes sur Rita Vrataski et William "Bill" Cage [Défi d'écriture de La Bibliothèque de Fictions]

Nous sommes en mai et c'est le retour du Sur Votre 31 proposé par la Bibliothèque de fictions. Le principe c'est écrire 31 OS sur 31 Thèmes précis pendant le mois

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUAND FUIR NE SERT PLUS A RIEN (Frayeur)

Le bras mécanique heurta violemment le corps de Cage qui buta violemment contre le mur. Le bruit de ses os qui se brisèrent sous le choc le fit gémir, mais il tenta quand même de se redresser parce qu'il était à bout et qu'il supportait de moins en moins la violence et la dureté du regard de Rita quand elle posait la main sur son arme pour la braquer sur sa tête, comme elle était en train de le faire tout de suite tout en lui posant une question à laquelle il n'avait plus envie de répondre.

- Vous avez quelque chose de casser ? Une jambe ? Le dos ?

- Non, je vais bien, je peux reprendre, je…

- Je ne crois pas. Je suis désolé Cage.

- Attendez, non… tenta de l'arrêté l'ancien officier, mais Rita ne s'émut pas et un coup de feu résonna dans la salle d'entrainement.

Recevoir une balle dans la tête avait tué Cage sur le coup et réinitialiser la journée sauf que cette fois, lorsque Bill se réveilla à Heathrow, dégradé et considéré comme un déserteur, il ne se rebella pas. Il ne chercha même pas cette fois à rejoindre Rita. Le poids de ses échecs répétitifs tant à l'entrainement que sur la plage pesait de plus en plus sur ses épaules et un constat cruel se dessinait dans son esprit : il n'était pas l'homme de la situation…

Tout ce qu'il lui arrivait n'aurait jamais dû tomber sur lui. Il voyait bien la déception dans le regard de Rita à chaque fois qu'il échouait, elle aussi elle savait qu'il n'avait pas les épaules pour ça… Elle lui disait qu'il avait peur et il ne pouvait même pas protester contre ça parce que c'était vrai… D'ailleurs l'une de leur dernière conversation lui revint brutalement en mémoire.

- Cage ! Il faut que vous arriviez à dépasser votre peur, parce que sinon nous n'y arriverons jamais.

- Je voudrais vous y voir, moi je sais ce qui va se passer à l'avance et…

- Je sais ! Je suis passée par là et j'ai fais la même erreur que vous pendant trop de boucles temporelles, mais j'ai écris quelque chose, vous voulez savoir quoi ?

- Allez-y, je ne suis mal placé pour empêcher une ancienne enseignante de m'enseigner.

- Alors ouvrez grand vos oreilles. La peur n'évite pas le danger, le courage non plus, mais la peur rend faible, et le courage rend fort… Je sais que vous avez du courage en vous, je le vois dans la rage que vous mettez par moment avant de vous paralyser. Dépassez ça Cage, je veux croire que nous allons réussir.

Cage n'avait pas répondu… Le problème étant que si Rita croyait en ses capacités, lui il n'y croyait plus. Alors, en se réveillant une nouvelle fois à Heathrow, il avait eu envie de tout laisser tomber et de fuir. Peut-être que finalement l'Australie n'était pas aussi inaccessible…

Se frayant un chemin assez facilement hors de la base, Cage vola une moto et gagna le cœur de Londres, s'arrêtant dans un pub au bord de la Tamise pour réfléchir. Il faisait nuit. La télévision passait en boucle les rares images prises du débarquement… des images de massacres terribles à regarder, les Mimics les attendant sur place pour tous les massacrer… Cage pensa à l'unité J qui déjà morte et à Rita qui avait dû périr dans l'explosion alors que lui… lui il avait fui… mais pour combien de temps… puisque ce fut à cet instant qu'il perçut de l'agitation et des cris en provenance de la ville, quittant le pub, il courut vers le premier pont et s'immobilisa. Des mimics remontaient la Tamise, jaillissant de l'eau et massacrant tout sur leurs passages… Devant cette vision atroce sa peur devint une réelle frayeur, mais il n'eut pas le temps de tenter quelque chose pour se sauver. L'un des aliens jaillit devant lui. Il brandit ses mandibules à la pointe aussi effilée que des poignards et le transperça avec sauvagerie.

Cage eut un haut-le-cœur, la douleur atroce paralysant ses muscles avant qu'il ne bascule dans le noir… Une dernière pensée s'imposa à son esprit, fuir ne servait à rien, pour le meilleur ou pour le pire, c'était sur lui que le dernier espoir reposait… Il ne pouvait pas se soustraire à son destin…