Voilà le deuxième chapitre ^^ J'ai l'air plus inspirée avec cette histoire qu'avec Entre Deux mondes... Mais ne vous inquiétez pas, pour ceux qui lisent l'autre fic, je suis en train d'écrire le prochain chapitre ^^ Et merci beaucoup pour les reviews, ça me fait très plaisir! Sur ce, bonne lecture!
Lorsque les trois hommes partirent, un silence pesant s'abattit sur la salle. Tout le monde était inquiet pour leurs supérieurs, et si ils avaient pu, ils se seraient précipités pour aider leur roi. Mais ses ordres étaient absolus et ils se devaient d'y obéir.
Puis une même pensée s'imposa aux dieux. Si ils devaient rester ici pendant l'absence de Clow, cela voulait dire qu'il leurs faisait confiance pour veiller sur le monde des Hommes.
Tant de confiance les réjouit et ils recommencèrent à discuter, leurs cœurs étant allégés d'un poids. Mais ils restaient tout de même inquiets.
Ils décidèrent de veiller sur le monde d'en bas à tour de rôle. Le monde étant en paix, il n'y avait pas grand-chose à surveiller, c'est pour ça qu'ils trouvaient qu'un seul dieu suffisait.
La nuit gagna Olympia rapidement. Fye fut désigné au hasard pour veiller en premier pendant que les autres allèrent dormir.
Le blond était assis sur un banc de marbre, une jambe battant l'air et sa tête appuyée sur sa paume. Ses yeux étaient rivés sur une sphère de deux mètres de diamètre sur laquelle on pouvait voir des continents, et même des petites métropoles. La lumière de la Lune brillait sur les cheveux du dieu, lui donnant des reflets argentés. Il était bien un dieu, représenté dans toute sa grandeur et sa beauté.
Des bruits de pas légers résonnèrent dans la grande salle en marbre blanc. Fye se retourna pour voir Tchii qui s'approchait en examinant la pièce dans le moindre détail avec un air curieux. Le dieu des marchands lui sourit et la jeune femme s'approcha plus.
« Tu n'arrives pas à dormir ? » Demanda Fye sur un ton compatissant La blonde secoua frénétiquement la tête, faisant voler ses cheveux de droite à gauche.
Le dieu l'invita à s'asseoir à côté de lui, son sourire collé aux lèvres. Tchii s'exécuta en gambadant joyeusement.
« Tu te plais ici ? » Demanda le jeune homme. Encore une fois, la blonde hocha la tête rapidement en secouant sa coiffure dorée.
« Mais il paraît que je ne vais pas rester très longtemps… » Dit Pandore d'une petite voix calme. Fye la regarda, son sourire s'effaçant petit à petit.
« Oui, nous avons décidé de t'envoyer chez Epiméthée, un Titan qui nous a aidé durant la guerre contre Chronos et les autres Titans. Je suis désolé que tu doives partir si tôt… »
« Ce n'est pas grave, je vais pouvoir découvrir d'autres choses. » Le sourire de la jeune femme rendit au blond le sien. Son optimisme ainsi que sa curiosité et sa simplicité plaisait à Fye. Il se sentait en confiance en sa présence.
« Tu devrais repartir te coucher, tu vas être trop fatiguée sinon. » Conseilla le dieu en retournant son regard sur le globe. Tchii hocha la tête et se leva en souhaitant bonne nuit à son camarade.
En sortant de la salle, son regard fut attiré par une petite salle sur le côté. En entrant, elle ne découvrit qu'un piédestal en marbre de style corinthien avec, posé à son sommet, une petite boîte en bois décorée de peintures en or. La boîte était cirée et brillait dans la nuit.
Tchii s'en approcha, étonnée qu'on n'en ne lui ait pas parlé. Elle regarda la boîte sous toutes ses coutures, la contournant, la fixant de près, sans jamais la touchée pour autant.
La jeune femme se demanda pendant plusieurs minutes ce qu'elle pouvait contenir. Elle pensa à plusieurs solutions mais aucune ne la satisfit. N'y tenant plus, elle se résolut à l'ouvrir. Elle approcha doucement ses doigts du bois laqué, défit, presque avec tendresse, le loquet, et souleva le couvercle. Mais dès qu'un interstice de quelques centimètres se fit, des espèces de vapeurs aux couleurs surnaturelles en sortirent. Un bruit aigu en sortit en même temps, semblable à un cri perçant.
La blonde fut effrayée de cette magie et referma la boîte. Hélas, c'était trop tard. Tout le contenu de la boîte s'était volatilisé, en direction du monde des humains. (1)
Tous les dieux, alarmés par le vacarme, déboulèrent dans la pièce. Voyant la boîte dans les mains de la jeune fille qui avait les larmes aux yeux, il ne leurs fallu pas longtemps pour comprendre ce qu'il s'était passé. Le premier à réagir fut Kurogané :
« Raah mais quelle gourde, c'est pas possible ! »
Les déesses se mirent aux côtés de Tchii, essayant de la consoler. Fye s'était précipité vers le globe pour voir les répercussions sur le monde des humains, et les autres dieux restèrent là, les bras croisés, cherchant une solution.
« Je suis désolée, je voulais juste savoir ce qu'il y avait dedans. » Sanglota la blonde. « Qu'est ce que c'était ce que j'ai vu sortir ? »
« A l'intérieur de cette boîte, les dieux avaient mis des choses nuisibles : crimes, chagrins, maux… Ce qui risquait d'affliger l'humanité. » Lui expliqua Yûko, impassible devant Tchii qui redoublait ses pleurs en sachant l'étendue de sa faute.
Doméki s'approcha de la boîte qui avait été reposée négligemment. Il la prit dans ses mains et l'ouvrit une seconde fois. Seulement, plus rien n'en sortit. Il examina avec précaution le fond de la boîte, puis ses doigts semblèrent attraper quelque chose. Lorsque sa main ressortit de la boîte, les dieux remarquèrent qu'il tenait ce qui pourrait ressembler à un fin bout de soie. Tellement fin qu'il semblait avoir la même consistance qu'une toile d'araignée. Tous les yeux des dieux s'agrandirent sauf ceux du dieu des Arts qui n'a toujours eu que la neutralité comme expression faciale.
« C'est… » Essaya de commencer Watanuki, n'arrivant pas à formuler ses mots à cause de l'émotion. Ce fut Shaolan qui termina sa phrase. « L'Espérance. »
En effet, l'espoir était l'unique don heureux parmi tant néfastes. Il avait été placé dans la boîte, estimé inutile si les maux n'existaient pas.
A ce moment, le don ne touchait pas que les Hommes, mais les dieux aussi se mirent à espérer, pensant qu'il allait être la réponse à leurs problèmes.
Tout le monde rejoignit Fye dans la grande salle autour de la mappemonde. Celui-ci semblait inquiet. Comme il l'avait pensé, l'humanité avait commencée à changer, promettant un avenir proche bien pire.
Le dieu des Arts tira un petit compartiment sur le dessus du globe. A l'intérieur, il plaça l'Espérance et referma la case. Tous restèrent sans bouger devant la mappemonde. Ils savaient bien que ça n'allait pas avoir d'effet immédiat mais ils restèrent quand même.
« On peut dire que Clow a bien choisi son moment pour partir. » Fit Watanuki avec ironie en coupant le silence.
« Je ne pense pas que l'Espérance seule va aider l'humanité. » soupira Kohané. Bien que personne ne dit mot, tout le monde pensa la même chose.
« Bon écoutez, nous sommes des dieux, notre devoir est de protéger les Hommes et ce n'est pas en restant ici qu'on va y arriver. Il faut qu'on entre au cœur du problème. » On pouvait maintenant reconnaître Yûko en tant que déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière.
« Ah oui quelle bonne idée ! On va descendre sur la terre, on va leur dire 'Arrêtez c'est pas bien !' et tout le monde est beau et tout le monde est gentil ! » Se plaignit Kurogané.
« Ecoute jusqu'à la fin avant de dire n'importe quoi, imbécile ! » Le dieu de la guerre se contenta de grogner et Yûko reprit la parole. « Donc, on ne vas pas arriver au milieu des Hommes en se présentant comme des dieux. Il faut se fondre dans la masse et régler le problème de l'intérieur. »
« Donc, si je comprends bien, on va se transformer en humain ? » Demanda Sakura. Yûko hocha la tête.
Ils ne s'étaient encore jamais transformés en humains et cette pensée les effraya légèrement. C'était la peur de l'inconnu. Mais ils étaient prêts à tout pour réparer leur erreur avant que Clow ne revienne et soit déçu d'eux.
« On va aussi se séparer en groupes, ça sera plus efficace que si on est tous les douze au même endroit. »
« D'ailleurs, où est Tomoyo ? » Demanda Himawari. Effectivement, la déesse de l'Amour n'avait pas apparue lorsque les nuisances avaient été libérées et elle n'était toujours pas là.
Kohané alla à la chambre de la déesse et revint un instant plus tard, un petit papier à la main. « Elle est partie, j'ai trouvé ça sur son lit. »
Sur le papier, il y avait écrit : « Partie mettre de l'amour dans des cœurs (Ho ho ho !). Date de retour inconnu. Faîtes pas trop de bêtises ! Gros bisous ! Tomoyo »
Tous les dieux s'immobilisèrent de stupéfaction. Ils admiraient le culot de la déesse, ce qui n'était pas forcément positif…
« Elle a fait fort… » Dit Shaolan, une grosse goutte de honte tombant derrière sa tête.
« Mais elle est pas possible ! Elle est jamais là quand on a besoin d'elle ! » Cria Watanuki, ses dents ressemblants à celles d'un destructeur de déchets.
Un peu plus loin, Tomoyo éternua et pensa qu'on devait dire du mal d'elle quelque part…
« Bon ça veut dire qu'on est plus que onze. Il faudrait faire des groupes pas trop grands. »
« Yûko ! Yûko ! Je peux faire les groupes, steuplé ? » Demanda Fye, d'un air enfantin.
La déesse sembla hésiter un peu, puis elle se dit que si elle laissait le blond faire les groupes, ça promettait d'être comique… Elle accepta alors, et Fye fit sembler de réfléchir, un doigt sur le menton et la tête penchée sur le côté. Enfin, il se mit à rire un peu, signe qu'il avait prévu un plan machiavélique.
« Alors… Le premier groupe sera composé de Kohané, des Mokona et de Yûko. Pour le groupe deux, il y aura Shaolan et Sakura, le groupe 3 ça sera Watanuki, Doméki et Himawari, et le meilleur pour la fin… »
« Pourquoi est ce que je dois me trimballer cet abruti de Doméki ?! Encore avec Himawari je veux bien, mais Doméki ?! Faut pas rigoler ! C'est difficile de penser qu'ils sont jumeaux… » Coupa Watanuki.
Pendant que le dieu des mariages se plaignait, Kurogané eut un horrible pressentiment. Il ne restait plus que lui et Fye qui n'avaient pas de groupe. Cela voulait dire que…
« Il n'est pas question que je me mette dans le même groupe que toi, crétin de blond ! » Lâcha le dieu de la guerre, son doigt accusateur pointé vers l'organisateur des groupes. Il l'avait fait exprès forcément. Il avait voulu faire les groupes pour qu'il puisse embêter Kurogané autant qu'il le voulait. Fye répondit aux deux accusations par un simple sourire innocent.
« Bon maintenant que les groupes sont fait… » Yûko, ignorant les protestations, claqua ses doigts et tous se transformèrent en Homme. Ils étaient moins grand d'un bon mètre et leur splendeur divine disparut mais leurs laissant tout de même une beauté sans pareille dans le monde des humains.
« Je me sens petit… » Soupira Kurogané, oubliant sa colère.
« Tu peux parler Kuro-myu. » Sanglotèrent les Mokona. Ils étaient maintenant réduits à une taille d'enfant de huit ans.
« Juste… Je fais quoi moi ? » La petite voix appartenait à Tchii qui avait réussi à calmer ses sanglots et qui avait été oubliée dans la confusion générale.
« Rien ne change, tu vas toujours vivre avec Epiméthée. Il viendra te chercher dès la première lueur du jour. » Répondit Shaolan à sa création. Celle-ci hocha la tête et les laissa faire les préparatifs pour le départ.
« Bon maintenant on va y aller. Pour pas que vous vous perdiez durant le voyage, accrocher à vos ou votre partenaire. » Dit Yûko.
Les Mokona s'accrochèrent à ses fines jambes en poussant des petits cris de gamins excités, Kohané lui prit la main Shaolan et Sakura se prirent la main, des rougeurs aux visages Himawari servait d'intermédiaire, Watanuki refusant de toucher le dieu des Arts et Fye s'accrocha au cou de Kurogané, un grand sourire sur le visage, pendant que l'autre grognait, les bras croisés.
Yûko lança le sort de téléportation et tout le monde disparut dans une grande lumière blanche, laissant Tchii seule à l'Olympe. A partir de maintenant, aucun des dieux ne pouvaient utiliser la magie jusqu'à ce que leurs missions soient remplies.
(1) Dans la vraie mythologie, Pandore n'ouvre pas la boîte sur l'Olympe mais lorsqu'elle est chez Epiméthée.
