Bonsoir !
Bonne nouvelle : eweknow a posté le chapitre 43 de sa fiction, on peut donc espérer qu'elle continuera sa fiction.
Bonne lecture !
Chapitre 35 : De retour dans «la Grande Pomme» (New York)
Brennan bâilla tandis que le taxi roulait dans les rues. Booth était à côté d'elle, parlant au téléphone avec Sweets.
«Sweets, je ne sais pas quoi vous dire d'autre. Revenir avec Daisy après qu'elle vous a dit qu'elle voulait trois enfants au moment où elle aurait trente ans ? Ce n'est pas une bonne idée. Que voulez-vous dire par «pourquoi» ? Parce que pour tout ce que vous pensez, vous allez coucher ensemble sans y penser, vous allez finir par avoir un enfant sans y avoir pensé. Vous êtes vraiment prêt pour ça ?»
Brennan essaya de faire la sourde oreille à la suite de la conversation. Elle pouvait à peine distinguer la voix pleurnicharde du docteur à l'autre bout du fil. Elle regarda de nouveau ses notes, mais il faisait un peu trop sombre dans le taxi pour pouvoir voir l'impression. Ses yeux fatigués n'étaient pas non plus très coopératifs.
«Sweets, on est au poste maintenant. Faites-vous une faveur et insistez sur la protection. Bon, alors achetez un pack éco.»
Il mit rapidement fin à l'appel. Lorsque la lumière de l'écran de son téléphone s'éteignit, l'intérieur du taxi devint encore plus sombre.
«Tu sais, ton idée d'il y a quelques temps d'utiliser mon sperme pour avoir un bébé a peut-être envoyé un mauvais signe à Daisy.
-Est-ce que tu penses que ça cause son désir d'avoir des enfants avec Sweets ?
-Oui, mais sans tous les tests et – tu sais – la demande pour avoir la permission de concevoir.»
Le taxi s'arrêta devant le poste et Brennan tendit de l'argent au chauffeur. Booth sortit et lui ouvrit la porte avant qu'elle le sache. Elle mit son sac sur son épaule et sortit elle aussi.
«Tu es sûr qu'ils sont là ? demanda-t-elle à Booth.
-Beckett a dit qu'ils seraient là toute la nuit, et il n'est qu'un peu plus de 22h30. Ils seront là.»
Il lui montra le chemin vers le haut des escaliers et vers le comptoir, où il sortit son badge et prit la carte d'identité de Brennan pour les tendre au réceptionniste.
«Agent Booth et docteur Brennan pour le lieutenant Beckett.»
Lorsque le réceptionniste eut vérifié leur identité, ils prirent les escaliers en direction de l'open space. Brennan vit que la salle de conférence qu'elle avait précédemment utilisée avait été nettoyée une nouvelle fois. Elle posa ses affaires, puis entra dans l'open space silencieux pour trouver Beckett et Castle. Il y avait un policier inconnu à un bureau de l'autre côté de la pièce, mais Beckett n'était pas à son bureau. Brennan entra dans la salle de repos, Booth sur ses talons, et sourit à la vue qu'elle eut à l'intérieur. Castle était assis d'un côté du canapé, le bras reposant sur le dossier, la tête posée sur son bras. Beckett était allongée en travers du canapé, les chevilles sur les genoux de Castle. Un dossier était ouvert sur son estomac. Les deux semblaient endormis.
«Est-ce qu'on devrait les réveiller ? demanda Booth.
-Je pense que oui, répliqua-t-elle. Il n'y a personne d'autre ici.»
Elle traversa la pièce et se pencha pour taper l'épaule de Castle. Il glissa, mais ne se réveilla pas.
«Rick» lui dit-elle d'une voix normale. Rien ne se passa. Elle se déplaça vers Beckett, qui se réveilla avec seulement une rapide tape sur le bras.
«Salut Tempe. Est-ce que vous venez d'arriver ?
-Oui. J'ai essayé de réveiller Rick, mais il ne s'est pas réveillé.»
Beckett soupira.
«Castle !» cria-t-elle.
Il sursauta.
«Tempe et Booth sont là.»
Il se concentra sur Brennan.
«Oh. Salut. On ne dormait pas. On a juste eu une longue journée et on travaillait sur quelques scénarii supplémentaires quand...
-Castle, dit Beckett. Ils résolvent des crimes. Ils ne sont pas stupides.
-D'accord, oui, on dormait» avoua-t-il.
Brennan regarda les lèvres de Beckett former un léger sourire. Castle le remarqua aussi, par son attitude, si son sourcil levé en direction de la détective n'était pas une preuve. Beckett retira ses jambes des genoux de Castle et s'approcha de Brennan la main tendue. Brennan la lui serra, puis elle vit Beckett en faire de même avec Booth.
«Nous pouvons retourner à l'hôtel si vous voulez vous reposer. Ou on peut rester ici et travailler pendant que vous vous reposerez.
-Non, non, dit Beckett. On est sortis un bon moment. On est prêts à continuer.
-Trente minutes ce n'est pas longtemps» marmonna Castle.
Brennan avait entendu, mais laissa couler. Elle suivit Beckett à son bureau, où Booth plaçait deux chaises supplémentaires, et ils s'assirent tous. Elle appréciait le fait que Beckett revienne directement à l'affaire.
«On a fait une pause hier après-midi. On pense qu'un autre meurtre a eu lieu la nuit précédente. La rumeur dit que c'est notre homme. On a des patrouilles à pied et des contrôleurs de benne en uniforme en chemin, mais on aura de la chance si on trouve quelque chose. Les sacs n'ont pas de marque, et sont généralement fermés assez serré. On pense que notre victime est Bridget Hattery, connue sous le nom de Hatty. Il y avait suffisamment de sang dans son appartement et sur le sol en-dessous pour pouvoir dire qu'elle estmorte, mais pas assez pour qu'elle ait été démembrée là. Le dealer qui nous a menés à la scène de crime, Darling, était le dealer de Hatty.
-Mais plus maintenant ? demanda Booth.
-Pas d'après Darling. Elle a dit que Hatty a payé son «addition» et qu'elle n'a pas eu de nouvelles d'elle depuis des mois. On a dû laisser Darling, mais on a quelqu'un qui garde un œil sur elle. Personnellement, je ne pense pas qu'elle soit notre meurtrier.»
Beckett jeta un coup d'œil au tableau. Il était pratiquement recouvert avec les photos et ce qui était écrit.
«Castle et moi avons travaillé sur une liste que j'avais chargé Ryan et Esposito d'établir à partir d'une correspondance entre les détenus récemment libérés et les dealers connus de la zone. Pas de résultat pour le moment. Est-ce que vous avez pu tirer quelque chose de mon ancienne affaire ?
-Pas trop, mais il y quelque chose» dit Brennan.
Une fois qu'elle avait été certaine qu'Angela et Hodgins étaient installés avec leur enfant, elle était revenue droit au laboratoire. Brennan avait sorti les documents qu'elle avait travaillés et les tendit à Beckett.
«Booth a regardé dans la base du F.B.I. pour l'adresse, qui mène à une usine de meubles en bois. Raymus Furniture a fermé brutalement trois ans avant que ces corps ne soient trouvés.»
Booth se pencha en avant avant de continuer à partir du moment où Brennan s'était arrêtée.
«Les deux premiers étages du bâtiment ont été remis en location, mais les étages au-dessus sont restés inutilisés. Le propriétaire du bâtiment l'a transmis à un de ses fils, et il dit qu'il ne pense même pas qu'il a été utilisé en plusieurs années. Les corps de votre vieille affaire ont été trouvés au quatrième étage de ce bâtiment, et même si le propriétaire se rappelle vaguement que le meurtre s'est produit, il dit qu'il n'a jamais eu de problème après ça.
-J'étais trop occupée avec notre affaire récente pour seulement penser à retourner dans ce bâtiment, mais on doit le faire» dit Beckett.
Elle feuilleta lentement le dossier que Brennan lui avait tendu, analysant ce qu'elle lisait à chaque page aussi rapidement que possible.
«Si une de nos victimes les plus récentes était là, on doit le savoir.
-Je passerai un coup de fil au propriétaire à la première heure demain. On ne devrait pas avoir de problème pour jeter un coup d'œil là-bas.»
Booth écrivit quelque chose dans son carnet et se rassit.
«Comme pour les victimes de votre ancienne affaire, Kate, on a trouvé ça difficile d'arriver à une conclusion quelconque. Travailller avec les radios et les photographies nous a emmenés aussi loin que les enquêteurs de l'époque. Avec Angela en congé, toute reconstruction faciale ne sera pas assez précise. Même lorsqu'elle reviendra, lles reconstructions basées sur les radios et les photographies seuls ne seront pas concluantes. Je pense qu'on devrait se concentrer sur ce que l'ancienne affaire nous a donné – un endroit – et travailler avec du recul une fois qu'on aura plus d'informations sur lesquelles travailler. À présent, il n'y aura pas beaucoup plus d'informations à propos des victimes avant que je n'aie eu suffisamment de temps pour voir et examiner les radios.
-Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Castle.
-Castle, pourquoi est-ce que vous n'aideriez pas Tempe à s'installer et à travailler sur les analyses. J'ai des théories que je voudrais partager avec Booth. On va travailler encore quelques heures, ensuite on rentrera à la maison pour un peu de repos et on se revoit dans la matinée.»
Brennan se mit du côté de Beckett et acquiesça en signe d'approbation avant de se lever de la chaise. Castle montra le chemin vers la salle de conférence et, une fois là-bas, empila les chaises en trop contre les murs et descendit l'écran de projection. Brennan le regarda sortir son ordinateur portable et des piles de dossiers et les ordonner sur la grande table.
Il la surprit à le regarder.
«Quoi ? demanda-t-il.
-Tu as l'air fatigué.
-Je peux toujours compter sur toi pour être honnête, Tempe. Je sais que j'ai l'air d'une merde.
-Je constatais un fait. Tu as des cercles noirs sous les yeux, et tu te déplaces avec moins de mobilité que d'habitude. Ce sont simplement des signes de fatigue. Je n'essayais pas de dire que tu avais l'air peu attirant. Le fait que tu ne te sois pas rasé depuis au moins 48h augmente en vérité ta séduction envers un grand pourcentage de la population féminine, moi incluse, comme la chemise de flanelle pas totalement boutonnée et les cheveux ébouriffés.»
Les mains de Castle se plaquèrent sur ses cheveux, et il se tourna vers les fenêtres en verre de la salle de conférence.
«Oh homme, dit-il. Mes cheveux sont complètement aplatis d'un côté. Pourquoi personne ne me l'a dit ?»
Brennan sourit.
«Tu as l'air d'aller bien, Rick. Mais tu as l'air fatigué. Combien d'heures as-tu dormi durant ces dernières 48 heures ?
-Ça n'est pas trop mal, Tempe. J'ai passé plus de deux nuits blanches à la suite dans ma vie quand je finissais mes livres. Comment vous faites Booth et toi ?»
Changer de sujet ne marchait habituellement pas avec elle. Rick le savait, et elle fut surprise qu'il essaie.
«Je devine que tu as dormi moins de quatre heures ces deux derniers jours, ce qui est suffisant pour commencer à te faire commettre des erreurs de jugement. Ça marche pour Kate aussi. Vous avez tous deux besoin de faire une pause et de laisser votre corps et votre esprit se reposer.»
Elle s'assit et démarra son ordinateur avant que son regard ne revienne sur lui.
«Booth et moi fonctionnons bien. Nous semblons – enfin, je semble – être incapable de rester loin de lui pendant de longues périodes. Je pense que ça a quelque chose à voir avec la libération sexuelle, mais je ne suis pas certaine que ça soit parce qu'aucun de nous n'a eu de rapports réguliers ou...
-D'accord, c'est bon ! cria Castle. Tu aurais pu t'arrêter à «bien», Tempe. C'est comme penser à un membre de notre famille en train de faire ça, fit-il en frissonnant de façon dramatique.
-Tu as lu les scènes de sexe dans mon livre sans aucun problème.
-Eh bien, être moi-même un écrivain, j'ai une capacité innée à déconnecter les personnages et les personnes réelles sur lesquels ils sont basés.»
Brennan roula des yeux.
Castle leva un sourcil.
«D'accord, Beckett.»
Elle garda un visage neutre.
«Rick, tu dois être plus fatigué que je ne le pensais initialement. Je suis Tempe. Kate n'est pas là.»
Elle se demanda s'il allait réagir à son ton blagueur.
Il la fixa avec interrogation quelques secondes avant de dire quelque chose.
«Oui, je sais. Tu as juste fait quelque chose qui – et – oh, pas d'importance. Revenons au travail.»
Brennan décida que Castle avait vraiment besoin de sommeil s'il ne réagissait pas à ses blagues. Elle sourit et projeta des images de son ordinateur avant de lui tendre des notes à lire pendant qu'elle travaillerait sur les radios. Avant qu'elle ne commence une analyse structurelle, elle nota l'heure sur son carnet et nota dans sa tête de s'assurer qu'ils soient tous chez eux endormis deux heures plus tard.
Alors ?
Suite le 12 !
