Bonsoir !

Bonne lecture et rendez-vous à la fin du chapitre pour une petite question !


Chapitre 37 : Plaques d'immatriculation et sciure de bois

«Il est fort probable que ça soit votre fille disparue» dit Perlmutter à Beckett.

Il était debout derrière un brancard sur lequel était allongé un corps dans son sac noir. Le sac poubelle au-dessus du corps était ouvert en une longue incision, et les bords du sac étaient écartés autant que possible. Beckett tentait de ne pas regarder le contenu aussi longtemps que possible.

«Les sacs correspondent, Beckett, mais je ne suis pas sûr que ça veuille vraiment dire quelque chose» ajouta Esposito.

Ryan et lui étaient à côté de la benne à ordures tandis que deux techniciens triaient ce qui se trouvait dans la couche supérieure du contenu de la poubelle.

«Perlmutter, Lanie, que pouvez-vous me dire sur ce qu'on a dans ce sac ? demanda Beckett.

-Honnêtement ? Pas grand-chose. Je peux t'identifier quelques parties du corps, mais il y en a qui sont…morcelées, grimaça Lanie. Je ne pourrai pas faire grand-chose avec celles-là tant que nous n'aurons pas trié tout ça à la morgue.»

Elle regarda Perlmutter dans l'attente d'une confirmation ce dernier acquiesça.

«Quand aurez-vous fini ?

-On doit encore rester ici quelques temps ensuite on rentrera. Ceci sera notre priorité numéro un à tous les deux.

-Cela vous aiderait-il si une certaine anthropologue du Jefferson venait vous aider ?

-Le docteur Brennan ? demanda Lanie. Oui, certainement.

-Castle et moi avons quelque chose à faire avec Booth et Brennan quand on partira d'ici. Si elle est libre, je réfléchirai à vous l'envoyer.

-Tu appelleras avant, hein ? On ne voudrait pas faire mauvaise impression, dit Lanie, craignant clairement que sa morgue de la ville de New York ne soit pas tout à fait aux normes.

-Bien sûr, Lanie. N'oublie pas de te recoiffer et de te remaquiller» fit Beckett en roulant des yeux.

Castle fit un pas en avant.

«Si c'est Hattie, on fait du sur-place.

-C'est elle, dit Beckett. Je le sais.

-On doit partir dans environ cinq minutes» ajouta Castle.

Beckett acquiesça. Dépassée était le bon mot pour exprimer ce qu'elle ressentait. Jetant un coup d'œil à sa montre, elle vit que Castle avait raison à propos du temps qu'ils avaient pour traverser la ville jusqu'à l'entrepôt.

Les douze dernières heures avaient été émotionnellement, mentalement et physiquement éreintantes. Se réveiller sur Castle au poste, devoir envoyer tout le dossier de l'affaire à Booth et Brennan, être obligée de sortir du poste par Castle – qui avait aussi insisté pour conduire – uniquement pour qu'elle puisse s'endormir pendant le trajet, se réveiller en entendant le son d'une clef tournant dans sa serrure et réaliser qu'elle était en sécurité dans les bras de son partenaire qui la conduisait au lit, la sensation de mains douces lui enlevant sa veste et ses chaussures avant de la recouvrir de couvertures, le téléphone la tirant si brusquement de l'obscurité de l'inconscience, s'inquiéter parce que Castle ne répondait pas à son téléphone, trouver Castle qui s'était endormi très rapidement avant de se retrouver sur le sol sur lui – au-dessus de lui, les pensées à propos d'un Castle nu et au torse légèrement humide qui continuaient d'envahir son cerveau, une fille coupée en morceaux et empaquetée dans des sacs poubelle.

Lorsqu'il pleut, ça déborde, et Beckett se sentait trempée jusqu'aux os par tout ce qui se passait autour et à l'intérieur d'elle.

Elle leva les yeux pour tenter de se purger l'esprit, prenant une profonde inspiration de ce qu'elle espérait ne pas être un air teinté de l'odeur de poubelle. Elle ouvrit les yeux, qui se détournèrent de la scène de crime – et plongèrent sur l'objectif d'une caméra de sécurité.

«Ryan, Esposito ? Je pense que vous avez des images à regarder» dit-elle.


Booth s'accroupit et posa la main sur le sol. La sciure de bois et la poussière recouvraient chaque centimètre carré du sol de l'entrepôt. La lueur presque non-existante des ampoules qui étaient suspendues au plafond tous les quatre ou cinq mètres rendait encore plus difficile la tâche de trouver des preuves sans lampe torche. En même temps, trois projecteurs balayaient la pièce autour de lui.

«Il n'y a pas d'empreinte de pied, et il y en aurait si notre homme était venu ici récemment.»

Les talons de Beckett produisaient un bruit étouffé à chaque fois qu'elle faisait un pas.

À côté d'elle, comme d'habitude, il y avait Castle.

«Il reste encore une grande partie de l'entrepôt que nous devons explorer avant de perdre totalement espoir.»

Il fit un pas et glissa, se rattrapant presque à Beckett alors qu'il tentait de retrouver son équilibre. Une fois qu'il y fut parvenu, il ajouta nonchalamment :

«Tout le monde, prenez vos précautions. Le sol est très glissant. Ne vous moquez pas de moi Beckett, vous avez fait la même chose l'autre soir.»

Booth regarda Beckett rouler des yeux, puis porta son attention sur Brennan, qui avait déjà pris la tête du groupe.

«Bones ? Ne va pas trop loin devant, d'accord ?»

L'endroit le rendait mal à l'aise, surtout en sachant que le bâtiment tout entier était vide puisque personne n'y travaillait ce jour-là. Il posa une main sur sa hanche, remarquant que Beckett faisait la même chose, et alluma sa lampe torche.

«Quelque chose par là ? demanda-t-il à sa partenaire.

-Pas encore» répondit-elle.

Castle le suivit tandis qu'il entrait dans la pièce suivante, Beckett fermant la marche. Booth se rapprocha de Brennan, s'arrêtant devant elle dans le cas où ils ne seraient pas seuls.

«Booth, je ne vois plus rien.

-Bones, je ne veux pas que tu sois devant moi. Il fait plutôt sombre ici et il y a beaucoup de pièces dans lesquelles quelqu'un pourrait être caché. Laisse-moi juste prendre les devants, d'accord ?

-Il y a des escaliers ; je ne comprends pas pourquoi tu t'inquiètes autant Booth.»

Booth soupira, mais resta devant elle.

Castle se rapprocha derrière Brennan, et Beckett suivit.

«Je sais pourquoi il s'inquiète, Tempe. Cet endroit est terrifiant, déclara l'écrivain. La sciure étouffe les bruits du bâtiment et pourtant d'une certaine façon nos voix font toujours écho dans le vide.

«Castle, gardez vos yeux ouverts s'il vous plaît» demanda Beckett.

Si Booth n'en savait pas plus, il aurait dit qu'il se passait quelque chose entre eux. Il s'arrêta un moment alors qu'il réalisait qu'il en savait plus. Brennan et lui les avaient trouvés endormis sur le même canapé la nuit précédente. Ce matin-là, lorsque le taxi les avait amenés à l'entrepôt pour retrouver le lieutenant et l'écrivain, Booth aurait juré qu'il les avait vus se rapprocher l'un de l'autre dans la voiture un moment. Lorsqu'ils avaient salué Booth et Brennan, quelque chose semblait différent. Il était presque certain que Brennan et lui-même donnaient la même impression. Rien que cela rendait cette évidence encore plus évidente. Le sixième sens – s'il l'appelait comme ça – de Booth le titillait.

Bien sûr, ce bâtiment n'aidait pas. Si l'on regardait devant, il semblait que le bâtiment était sans fin. Il s'avança avec précaution, jetant un coup d'œil vers le haut et vers le bas pour garder un œil à la fois sur le sol et sur ce qui était au-dessus devant lui. Il s'approcha lentement d'un petit bureau, pointant sa lampe torche sur une pièce vide et intacte. La poussière recouvrait tout à l'intérieur, et la sciure avait été écartée et balayée. Il s'avança, jetant un coup d'œil en arrière pour vérifier que tout le monde était toujours là. Il remonta la lumière de sa torche et découvrit des portes coupe-feu. Les portes étaient ouvertes, mais diminuaient ce qu'on pouvait voir derrière. Il continua, balayant lentement l'espace de sa lampe pour voir autant que possible ce qui se trouvait dans ce nouvel espace.

Le bruit de quelque chose de lourd heurtant le sol se fit entendre devant. Booth avait sorti son arme et l'avait pointée avec sa lampe torche en une microseconde, se rendant compte que les personnes qui étaient derrière lui s'étaient également arrêtées. Il fit un pas sur le côté, se dirigeant vers les portes coupe-feu. Brennan se rapprocha de lui, Castle et Beckett se rangèrent de l'autre côté des portes. Un coup d'œil dans leur direction leur apprit que Beckett avait également dégainé son arme. Sa lampe torche avait disparu, et son bras gauche était tendu en arrière vers son partenaire, le gardant de cette façon derrière elle. Castle tenait maintenant les deux lampes torches. Après de rapides signes de la tête, Booth et Beckett entrèrent simultanément dans la nouvelle pièce, armes au poing.

Il n'y avait plus un bruit, et les lampes torches de Brennan et Castle ne montraient rien qui sortait de l'ordinaire. La sciure recouvrait toujours tout, et la faible lumière brillait, menant à un nouveau couloir. Booth rangea lentement et précautionneusement son arme dans son holster, gardant tout de même la main dessus. Il prit de nouveau la tête du groupe, et Beckett se plaça derrière pour garder un œil sur leurs arrières. Booth pointa sa lampe torche devant, puis derrière…et s'arrêta.

«Bones, dit-il, levant la main et pointant l'endroit que sa torche éclairait. Je crois qu'il se pourrait qu'on ait une scène de crime.»

Castle regarda les techniciens, efficacement dirigés par Brennan, fourmillaient sur la scène de crime. Il regarda Beckett et Booth discuter quelques mètres plus loin. Il devrait probablement être là-bas pour aider, mais sa tête était en vrac et il était si fatigué que s'appuyer contre le mur était à peu près tout ce à quoi il pouvait parvenir. Il avait précédemment produit de la pure adrénaline – et de la testostérone – à cause de sa matinée plutôt intéressante. Il regarda Brennan nettoyer des choses, les mettre dans des sacs, marquer le sac puis recommencer, encore et encore. Entre les empreintes de pied dans la sciure, le sang répandu autour, et la scie elle-même, il y avait beaucoup de preuves à collecter.

Et tout ce à quoi Castle pouvait penser était Beckett. Beckett au-dessus de lui, Beckett en-dessous de lui, Beckett assise à l'extérieur pendant qu'il prenait sa douche il ne pouvait arrêter. Les flashes qu'il avait du sang de Beckett sur ses mains dans ce cimetière continuaient de le déconcentrer. Ça avait l'air tellement réel. Même maintenant, ça ressemblait plus à un souvenir qu'à un rêve. Il se demandait pourquoi ça résonnait tellement. Il se rappela lui-même que ça n'avait aucune importance. Beckett était à six mètres de lui, et elle était vivante.

Cela était ce qui rendait cette vision ressemblante à un rêve. Il avait fait ce rêve en de nombreuses occasions. Il ne l'abordait habituellement pas avant qu'ils sortent, et il arrivait généralement au moins à la deuxième base (NdT : métaphore de base-ball) mais si quelque chose ce matin-là avait une aura onirique, c'était Beckett et lui sur le sol de sa chambre dans une obscurité presque totale. Castle se rejouait cette scène encore et encore, cherchant le moindre détail qui pourrait lui échapper avant qu'il ne puisse l'écrire.

Lorsqu'il eut réalisé qu'il était réveillé, et même si Beckett avait son genou posé sans effort – mais fermement – sur une partie de lui qui n'aurait pas aimé une augmentation de la pression, il n'avait toujours pas été capable de séparer le rêve de la réalité. S'était-il réveillé d'un cauchemar pour arriver dans une vie imaginaire ? Beckett avait-elle été abattue dans la réalité et rêvait-il qu'elle était à nouveau avec lui ? Il n'avait pas été capable de tirer cela au clair. Il lui raconta son rêve, espérant que ça l'aiderait. Mais cela n'avait pas été le cas. Elle lui avait assuré qu'elle était en face de lui, qu'elle était vivante…mais il ne savait toujours pas. Alors, lorsqu'elle se retira un peu de lui, et que son genou se recula à une distance raisonnable, Rick fit basculer ses coudes sur lesquels elle se reposait et la rattrapa alors qu'elle s'effondrait sur lui. Il marmonna quelque chose d'incompréhensible et l'embrassa.

Elle l'embrassa immédiatement en retour. Et il sut à ce moment-là qu'il ne rêvait pas. Castle avait une bonne imagination…bon, une excellente imagination, mais ça avait été encore plus exceptionnel que ce qu'il aurait jamais pu imaginer. Rêver de Beckett était chaud, mais c'était aussi légèrement sec. Comme s'il y avait un film sur tout, qui atténuait les sensations et rendait fades les couleurs, les tons et les émotions. Le fade et l'atténuation n'étaient pas ce qu'il avait ressenti à ce moment-là. Il y avait là plus d'émotion qu'il n'en avait jamais ressenti en un baiser. Il avait toujours été révulsé à la vision de sang sur ses mains, et avait noyé ses regrets et son chagrin dans le baiser. Il avait senti son envie, et son soulagement. Il passa un bras autour de sa taille et la tint tout contre lui. Lorsqu'elle avait aussi soudainement cessé de bouger, il l'avait senti. Il s'arrêta lui aussi, comme si elle le lui avait commandé. Elle ne dit rien elle reposa simplement son front sur le sien. Il lui demanda ce qu'il brûlait d'envie de savoir.

Si c'était ce qu'il recevait quand la batterie de son téléphone était à plat, alors il commencerait à «oublier» de le recharger. Il aurait regretté d'avoir à se lever, mais il devait se lever s'ils voulaient seulement résoudre l'affaire. Un dernier baiser et une douche très froide lui avaient remis les idées en place et l'avaient préparé pour la longue journée qui les attendait. La meilleure récompense qu'il avait reçue était le regard embrumé de Beckett alors qu'elle était assise sur son lit, lorsqu'il s'était rendu compte qu'elle pensait à lui. La regardant à présent alors qu'elle parlait avec Booth, il pouvait toujours voir encore une étincelle de ce regard dans ses yeux.

Beckett décrocha son téléphone, Booth acquiesçant alors qu'elle s'avançait vers Castle pour s'éloigner du vacarme de la scène de crime. Castle ne bougea pas et la laissa approcher lentement. Il regarda ses émotions passer de l'excitation à une intense concentration, puis au scepticisme alors qu'elle écoutait avec attention son interlocuteur. Il ne pouvait entendre que ses brèves réponses et commentaires.

«Oui. D'accord, tu travailles là-dessus ? Toujours rien ? Oui. On le fera. Pas trop. Bien. Oui.»

Elle s'approcha plus près de lui alors qu'elle mettait fin à la communication.

«Ça va ? lui demanda-t-elle.

-Oui.»

Il lui sourit chaleureusement.

«Fatigué, vous savez…»

Elle soupira.

«On va faire une pause et aller prendre un café cette fois. Ces caméras nous donnent un numéro de plaque d'immatriculation. Les gars sont en train de chercher le propriétaire et ils devraient avoir quelque chose dans l'heure. Booth et Brennan vont rester ici pour la scène de crime. Ils nous rejoindront au poste.»

Castle lui fit un signe de la tête.

«On part maintenant ?

-Oui.»

Il s'éloigna du mur avec précaution et la suivit alors qu'elle disait «au revoir» à leurs collègues du F.B.I. et de l'équipe de la scène de crime avant de se diriger vers la porte pour atteindre l'escalier. Lorsqu'elle fut sur le palier entre le premier et le deuxième étage, il tendit la main en avant et prit sa main. Elle se tourna vers lui, sourcils froncés. Son autre bras passa autour de sa taille alors qu'il la rapprochait de lui. Pendant un petit moment, leurs yeux se rencontrèrent et il fut frappé par la passion qu'elle y cachait. Lorsqu'il pressa ses lèvres contre les siennes, elle ne lui donna en retour qu'un peu de cette passion.

«Je suis désolé, j'avais juste besoin de m'assurer que je ne rêvais pas» lui dit-il après un long moment passé à la tenir près de lui.

Beckett secoua la tête.

«Vous ne rêvez pas.

-Bien.»

Castle relâcha sa taille, mais pas sa main, et utilisa son énergie nouvellement trouvée pour la porter doucement en bas des escaliers.

«Allons attraper des méchants.»

Brennan regarda les preuves être emmenées de la scène de crime dans le SUV des techniciens. Booth parlait à leur superviseur, s'assurant que les preuves deviendraient leur priorité en utilisant sa voix d'agent du F.B.I. Il héla un taxi lorsqu'ils eurent fini de parler et Brennan se dirigea vers la rue pour prendre place dans la voiture devant eux. Il dit au chauffeur où aller, et s'installa dans le siège.

«Pourquoi les techniciens n'auraient-ils pas pu nous ramener au poste ? demanda-t-elle.

-Bones…même moi je sais que tu veux que les preuves soient analysées et les copies de tout soient envoyées au Jefferson. Mais ils peuvent travailler plus rapidement s'ils n'ont pas à nous déposer. Ils peuvent aussi travailler plus vite si je ne te laisse pas regarder par-dessus leur épaule quand ils travaillent. En plus, le Jefferson te remboursera pour le trajet en taxi.

-Ah, parce que je vais payer ?» rétorqua-t-elle.»

Il lui sourit et se pencha en avant pour un rapide baiser.

«J'aime ta rapidité.

-Ma vitesse physique n'est pas un facteur dans cette situation, Booth.

-Et ta lenteur.»

Brennan lui lança un regard qui marquait son ennui et attendit patiemment que le taxi arrive au poste. Lorsque cela se produisit enfin, Booth sortit pour ouvrir sa portière alors qu'elle payait, et les deux «partenaires» se rendirent à l'open space pour rejoindre les autres. Ils trouvèrent l'espace fourmillant Beckett était au téléphone, tandis que Castle tapait à son ordinateur, Ryan enlevait les sièges pour les mettre dans une grande salle d'interrogatoire, quant à Esposito, il n'était nulle part. Le vacarme dans le large espace était le plus bruyant que Brennan avait jamais entendu. Booth passa entre les autres policiers et lieutenants, et Brennan suivait, utilisant la place que la large carrure de Booth laissait pour éviter de rentrer dans quelqu'un.

«Qu'est-ce qui se passe ?» demanda Booth à Castle.

Brennan se plaça à côté de Booth pour pouvoir entendre leur conversation.

«On n'a pas seulement trouvé le van avec la plaque d'immatriculation donnée par la caméra, mais on a aussi trouvé nous-mêmes un suspect plutôt crédible.»

Castle continuait de taper alors qu'il répondait à la question de Booth.

«Qu'est-ce que tu fais, Rick ? demanda Brennan.

-Je cherche dans quelques bases de données si on peut avoir quelques informations supplémentaires. Beckett ne me laisse pas faire ça d'habitude, mais elle est d'une certaine façon…occupée.»

Il fit un signe de la tête en direction de Beckett, qui parlait toujours au téléphone.

«Ils ont trouvé du sang et un paquet de sacs poubelle dans le van, et on a trouvé beaucoup d'empreintes. Les empreintes nous ont menés à notre suspect, qui est récemment sorti de prison. Il y était depuis six ans.

-Ça correspond assez bien à la chronologie» dit Booth.

Brennan les regarda parler de l'affaire. Ils avaient clairement résolu la question de savoir quel genre de relation ils entretiendraient, et elle en était plus que contente. Si Booth, l'homme qu'elle aimait, ne pouvait pas s'entendre avec Rick, qui était comme un frère pour elle, elle devrait mettre un terme à l'une de ces deux relations. Elle aimait davantage cette solution, quand elle pouvait garder les deux hommes dans sa vie. Elle remarqua la façon dont le bras de Castle était posé sur le bureau de Beckett, juste dans la bonne direction pour que ses doigts touchent les siens lorsqu'elle s'appuyait sur le bureau alors qu'elle parlait. Brennan savait que si elle l'avait remarqué, Booth l'avait aussi remarqué. Tant que Booth savait que Castle s'intéressait à quelqu'un d'autre, Brennan savait qu'ils ne seraient pas jaloux l'un de l'autre à nouveau.

Beckett raccrocha brusquement le téléphone, mais ne retira pas sa main du bureau.

«Il est là. Castle, vous ne pouvez pas venir. Vous pouvez rester dans la salle d'observation avec le capitaine. Booth, j'aimerais que vous observiez également. Si vous voyez quelque chose, dites-le moi. Tempe dit que vous savez très bien détecter de subtils mouvements et mots.»

Beckett semblait autoritaire, elle l'était d'une façon que Brennan n'avait encore jamais vue. Cela seyait à Beckett, plus encore que cela seyait à Booth.

«Et moi ?» demanda Brennan.

Elle ne voulait pas être la seule à ne pas pouvoir regarder mais, avant que les preuves eussent été analysées, elle n'aurait rien à faire.

«Je vais demander à quelqu'un de vous emmener à la morgue. Lanie et Perlmutter, nos médecins légistes locaux, vous y attendront pour que vous les aidiez à identifier les parties de Hattie que nous avons récupérées ce matin. On a aussi besoin que vous vérifiiez que c'est Hattie, en se basant sur plus que le sang qu'on a trouvé sur la scène de crime. Ils auront besoin de vous et de tous ceux de l'équipe du Jefferson que vous pourrez réunir autour d'un écran à D.C.»

L'ascenseur émit un son et Beckett se leva, faisant un signe de la tête à Ryan et Esposito.

«Castle, montrez à Booth la salle d'observation» fut tout ce qu'elle dit avant d'afficher un air strict et de s'éloigner.

Castle acquiesça et se leva. Booth se rapprocha de Brennan. Il lui donna le plus rapide des baisers avant de s'éloigner également.

«Je te verrai plus tard, dit-il, suivant Castle au milieu des bureaux et des chaises. Toi, fais en sorte que la voix de cette victime soit entendue.»


Alors ?

On arrive vers la fin des chapitres écrits pour l'instant par eweknow, alors j'ai une question : préférez-vous avoir les chapitres espacés de trois ou quatre jours avec un risque important d'avoir un trou assez important ensuite, ou préférez-vous des chapitres plus espacés, avec plus de chances d'avoir une petite interruption ?