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Chapitre 39 : Espresso Cinglé Flamboyant

Castle surgit hors de la salle d'observation de la salle d'interrogatoire. Il venait de passer la dernière heure et demie à regarder Booth, quand il ne regardait pas Beckett, et il était en accord avec ce qu'il pensait. Bien entendu, il ne savait pas réellement ce que Booth pensait, mais il en avait une idée plus ou moins vraie. Il fut le premier au tableau, et il le passa rapidement en revue, cherchant des papiers. Le dossier du suspect.

L'affaire était comme une course. Ils avaient des preuves le liant à au moins l'un des crimes, qui était tous clairement liés. Un peu plus de travail du côté médico-légal et il serait facile de mettre cet homme hors d'état de nuire pendant un long moment. Plus important, il venait de tout avouer. Les meurtres, la mutilation des corps et leur déposition dans les bennes. Comme Beckett le lui avait dit une fois, quand les preuves montraient clairement quelqu'un, c'étaient souvent les bons. Mais, comme il le lui avait rétorqué, il devait y avoir une meilleure histoire que celle-là.

Ils travaillaient sur l'hypothèse qu'il y avait deux personnes : le tueur et le nettoyeur. Castle était certain que c'était la vérité. Mais Jordan Veehaus venait de revendiquer l'entière responsabilité de ces meurtres. Maintenant, ils devaient découvrir s'il était le tueur ou le nettoyeur, et qui il protégeait. Castle s'assit au bureau de Beckett avec le papier avant que le noyau de l'équipe quitte seulement les deux salles (d'interrogatoire et d'observation) Veehaus ne semblait pas vraiment être du genre à tuer qui que ce soit. Et il ne semblait pas non plus être du genre à nettoyer après un tueur. Ce qui voulait dire deux choses.

«D'accord, donc soit il protège quelqu'un, soit il est effrayé à mort par quelqu'un» dit Booth.

L'agent du F.B.I. approchait du bureau de Beckett. Ryan, Esposito et Beckett le suivaient.

«Si je devais choisir, je miserais tout sur «effrayé à mort par quelqu'un». Veehaus était étrangement carré pour un meurtrier» ajouta Esposito.

Beckett frappa son bureau pour attirer l'attention de Castle. Ce dernier leva les yeux, et elle pointa le doigt en direction de la chaise qui était près de son bureau – la chaise de Castle. Il se déplaça rapidement, prenant les papiers avec lui. Elle s'assit et regarda les hommes qui l'entouraient.

«Bon sang, qu'est-ce qu'on sait sur ce type ? Je pensais que ce serait un criminel endurci, pas un mec débile du Queens.

-Après avoir lu ce dossier, je ne crois définitivement pas en le criminel endurci. Bien entendu, il est allé en prison, mais même cette affaire semble trop simple, dit Castle alors qu'il continuait de passer en revue les feuilles qu'il avait prises. Une affaire de drogue et une tentative de meurtre. Veehaus a rapidement avoué. Ils l'ont mis en prison. C'était une affaire simple.

-Avoué ? Personne d'autre ne trouve que ça devient familier ? demanda Booth.

-Une chose est sûre : ces affaires commencent à prendre de l'ampleur.»

Beckett se pencha en avant, s'appuyant sur ses coudes et posant son menton dans la paume de ses mains.

«On va avoir le bureau du procureur sur le dos si on ne tire pas ça au clair rapidement. Ils seront heureux de mettre Veehaus en prison si on ne leur donne pas quelqu'un d'autre. C'est du tout cuit pour eux.

-Et si les meurtres continuent ? demanda Castle.

-Ils nous jetteront sous le train.»

Le lieutenant se massait à présent les tempes.

«Où est-ce que ça nous mène ?

-On doit tout recommencer. Montrez le nom et la photo de Veehaus à tous ceux qu'on a déjà interrogés. On a aussi besoin de davantage d'informations sur ce type. D'où vient-il ? A-t-il de la famille ? A-t-il des amis de la prison qui peuvent apporter leurs lumières ?»

Booth avait clairement compris que quelqu'un avait besoin de faire le point.

Castle appréciait cela. Beckett était à bout, et il ne se sentait pas beaucoup mieux. Avec les ressources du F.B.I., Ryan et Esposito, Booth pourrait faire quelques pas supplémentaires dans la bonne direction.

«Ryan, Esposito, pourquoi ne prenez-vous pas les gens qu'on a déjà interrogés ? Les amis, la famille, les amis, tout le monde. Quelqu'un va forcément reconnaître Veehaus, dit Beckett. Booth ?

-Je vais appeler Bones. Je verrai où elle en est et ensuite je verrai ce que le F.B.I. peut faire. Ça vous laisse l'histoire de Veehaus. Les dossiers de la prison, les anciens voisins, tout.

-On devra écrire son histoire plus tard, dit Castle avec un sourire. Ce que je peux faire.»

Il regarda Beckett. Elle fit un signe de la tête à Booth, Ryan et Esposito, qui partaient tous, mais n'avaient pourtant pas bougé.

«Tout va bien ?»

Elle plongea son visage dans ses mains.

«Seulement le moment où j'ai pensé qu'on en était quelque part.

-Et qu'on doit tout recommencer ? demanda-t-il.

-Oui.

-Ne vous inquiétez pas pour ça. Veehaus nous y mènera. Tout ce qu'on a à faire, c'est comprendre le langage de Veehaus pour pouvoir lire les signaux qu'il nous envoie. Allez, on va comprendre son histoire. C'est ce en quoi nous excellons.»

Il résista au besoin de se lever et de passer son bras autour de ses épaules. Puis il réduisit ce besoin urgent en posant simplement une main sur son bras pour la soutenir.

«Non, Castle. C'est ce en quoi vous excellez.

-Kate, quand allez-vous réaliser que je ne suis pas bon ici sans vous ? Je ne suis qu'une partie du puzzle de la résolution du crime.»

Elle leva la tête et le regarda.

«Regardez, Booth est bon en résolution du «pourquoi» d'un crime, mais sans Tempe, il n'a pas le «comment». Tempe est étonnante parce qu'elle entend les morts, mais sans Booth elle ne pourrait pas faire quoi que ce soit avec ce qu'elle entend. Ils sont les deux moitiés d'un tout. Sans l'autre, les crimes ne se résolvent pas. Et c'est pareil pour nous.

-Parlez pour vous. Je résolvais des crimes tout aussi bien avant que vous arriviez.»

Un demi-sourire naquit sur les lèvres de Beckett.

Il leva un sourcil.

«Eh bien, je sais que vous ne me gardez pas pour les boutades, donc je dois de toute évidence aider, à ma façon.»

Il savait qu'une partie d'elle le gardait parce qu'elle aimait qu'il soit là. Mais il savait également qu'il y aurait toujours quelques meurtriers en liberté dans la ville de New York et des innocents en prison sans lui.

«J'ai compris, Castle. Sans vous, l'histoire n'est pas aussi limpide parfois il n'y en a pas du tout. Vos histoires nous ont aidés à creuser plus profondément et à trouver la vérité plus souvent que je ne crois.

-Et sans vous, je ne suis qu'un écrivain solitaire qui invente de faux meurtres.

-Je ne me rappelle pas que vous étiez très «solitaire» le soir où nous nous sommes rencontrés. Vous m'avez quasiment proposé de signer sur ma poitrine.

-Je n'ai pas fait une telle chose.

-Il y avait un marqueur indélébile pointé dans cette direction.

-Eh, l'endroit où vous vouliez que le marqueur aille dépendait de vous.

-Parce que vous êtes tellement doué pour suivre les ordres… rétorqua-t-elle sarcastiquement.

-En certaines occasions, je serais plus qu'heureux d'honorer vos demandes.»

Il ajouta à cela un petit mouvement du sourcil dans l'espoir de recevoir…

Oui, il avait réussi. Le fameux roulement d'yeux de Beckett.

«On est en train de perdre du temps qu'on devrait utiliser pour décrypter Veehaus, dit-elle.

-C'est vrai, mais au moins on s'amuse de nouveau. Vous prenez les notes sur la période en prison et moi l'histoire ? demanda Castle, tenant deux jeux de papiers dans ses mains.

-Bien.»

Il lui tendit la pile de sa main gauche.

«Café ?

-Castle, vous devez lire. On n'a pas le temps de vous laisser passer les prochaines trente minutes à concocter un mélange de caramel, d'expresso et de crème fouettée avec un nom ridicule.

-Combien de temps pensez-vous que vous prendra la lecture de ces papiers ? lui demanda-t-il, faisant un signe de la tête vers les papiers qu'elle venait de poser sur son bureau.

-Je ne sais pas. Vingt minutes ?

-Alors j'ai vingt minutes à tuer, répondit-il, posant les papiers de sa main droite et se levant.

-Oh non, Castle. Revenez ici et faites votre part du travail, dit Beckett, tournant sa chaise pour lui faire face.

-Oh, je l'ai déjà fait – pendant que vous quittiez la salle d'interrogatoire et que vous parliez aux autres. L'histoire de Veehaus fait une jolie image. Une enfance horrible, des voisins terribles, une grand-mère morte. Il est même allé à une école tragiquement non subventionnée, où il a rencontré quelques personnages intéressants. On devrait probablement parler à certains d'eux – et plus particulièrement à l'un d'entre eux, Joe Keyer.»

Castle savait qu'elle reconnaîtrait le nom de l'ennuyant propriétaire du bar.

«Son nom m'a sauté aux yeux. Mais je ne voulais pas que vous passiez sur les notes de la prison au cas où il y aurait quelque chose de mieux dedans.»

Il lui sourit doucement.

«Pourquoi ne lisez-vous pas ça pour que nous puissions remplir nos devoirs respectifs et que je puisse vous récompenser par un «espresso cinglé flamboyant».»

Il se tourna et se dirigea vers la salle de repos sans regarder derrière lui. Il pouvait sentir son regard de glace sur son dos et décida qu'une boisson au goût de sucrerie chaude à pleurer saurait la réchauffer en un rien de temps.


Alors ?

La suite dans cinq jours, je suis un peu en retard sur la traduction du prochain chapitre...