Bonjour !
Merci à adrian009 et Quetsche, ça fait plaisir de savoir qu'on me lit...
Bonne lecture !
Chapitre 40 : Une piste
«Je l'ai réexaminée une douzaine de fois, Booth. Ce n'est pas une dent de Bridget Hattery. Bien sûr, je sais qu'on n'a pas retrouvé de tête. Oui, j'ai vérifié le dossier dentaire. Oui, je l'ai revérifié trois fois. Je ne sais pas encore.»
Brennan feuilletait un dossier tout en faisant défiler les fichiers sur l'écran en face d'elle.
«J'ai déjà organisé le transfert de la dent au Jefferson. Camille et Hodgins devraient pouvoir trouver quelque chose.»
Elle pouvait sentir le docteur Parrish écouter sa conversation. Peut-être avait-elle été un peu abrupte avec le médecin légiste, mais Brennan ne pouvait vraiment pas supporter que les gens perdent du temps quand ce dernier avait autant d'importance.
«Il y a autre chose, Booth. J'étais déjà incontestablement certaine que c'étaient les restes de Bridget Hattery, mais en plus la blessure à la rotule provenant d'une blessure d'enfance au poignet était encore évidente.»
Elle soupira.
«Non, la rotule est dans le genou. Eh bien, elle est tombée et s'est rattrapée sur son poignet et son genou. Le genou n'était blessé qu'extérieurement, mais je vois aussi de petits signes de dommages internes. Oui, je sais que ce n'est pas beaucoup, mais c'est quelque chose. Elle a aussi eu un enfant à l'âge de 17 ans. J'attends que le bassin soit nettoyé pour pouvoir l'examiner. Avec ces deux choses, plus la taille obtenue des fémurs et l'âge approximatif, je peux affirmer avec certitude que ce sont le bassin et les os de la jambe de Bridget Hattery.»
Les mots de Booth la mirent en colère.
«Je fais toujours tout ce que je peux, Booth. Je n'ai jamais donné à une enquête ou même à toi moins que la totalité de mon attention. Si je trouve quelque chose, tu seras l'un des premiers à le savoir. Tout va bien, je ne suis pas en colère. D'accord, au revoir.
-Tout va bien docteur Brennan ? demanda le docteur Parrish.
-Le suspect qu'ils ont a avoué, mais Booth, Kate et Rick sont plus que certains qu'il couvre quelqu'un. Et je dirais que ce quelqu'un pourrait être le propriétaire de cette dent.»
Brennan rangea avec soin la dent dans un sachet en plastique pour les preuves, le ferma avec soin et le mit dans une petite boîte pour le transport. Elle tendit la boîte au médecin légiste.
«Cela doit arriver au Jefferson le plus rapidement possible. Assurez-vous s'il vous plaît que le coursier là-haut est au courant de cela.»
Elle fit une pause, réfléchissant au ton qu'elle venait d'employer et le regard du docteur Parrish.
«Mais je suis sûre que vous le saviez déjà. Merci, docteur Parrish» ajouta-t-elle.
Le visage de la jeune femme s'adoucit un peu avant qu'elle se dirige vers les portes battantes en direction de l'ascenseur. Se tournant vers l'écran, Brennan exécuta un programme et envoya une demande de conversation au Jefferson.
Le visage de Camille apparut presque immédiatement sur l'écran.
«Docteur Brennan, salut ! Avez-vous pu envoyer la dent ?
-Je viens de la faire porter au coursier, donc vous devriez recevoir la dent au plus tard demain matin. L'ADN mitochondrial de cette dent serait la meilleure preuve que je pourrais utiliser contre le tueur.
-Pas d'autre suspect ?
-Un, mais on pense qu'il mentait en avouant. On pense qu'il essayait de protéger la personne à qui cette dent appartient. Il est crucial que nous ayons les résultats ADN le plus vite possible, et une quelconque particule serait la bienvenue.
-J'appellerai Hodgins et lui dirai de venir à la première heure. On a aussi Clark cette semaine pour s'assurer que son manque de sommeil dû au bébé ne le fait pas commettre d'erreur.
-Bien. On doit avoir un dossier aussi solide que possible. La plupart de nos preuves actuelles sont acceptables mais pas décisives. Appelez-moi dès que vous apprenez quoi que ce soit.
-Vous savez que ce sera le cas.»
Camille se pencha pour mettre fin à la vidéo.
«Camille ? demanda Brennan, la faisant s'arrêter.
-Oui, docteur Brennan ?
-Comment va Angela ? J'ai l'impression de ne pas être une bonne amie en n'étant pas là alors qu'elle a eu son bébé. J'ai à peine eu le temps de lui parler.
-Elle va bien. Je comprends pourquoi vous dites cela, mais là maintenant Hodgins et Angela ont vraiment besoin d'un peu de temps seuls pour créer des liens avec Michael. Appelez Angela quand vous pourrez, mais elle ne vous reprochera pas d'essayer de mettre un tueur en série hors d'état de nuire.»
Le visage de Camille dégageait de la sympathie.
«Merci, Camille.»
La pathologiste sourit avant que l'écran ne s'éteigne.
Brennan se tourna vers la table d'autopsie. Perlmutter était sorti pour commencer des tests, et Lanie n'était pas encore revenue du rez-de-chaussée de la morgue. Elle prit l'outil le plus proche, s'assit et tourna les os qui étaient sur la table, espérant trouver quelque chose qu'elle n'avait pas encore vu. Il n'y avait plus beaucoup d'espoir là-dedans : tout reposait à présent sur les policiers et les scientifiques du Jefferson. Elle avait l'impression qu'une des expressions de Booth s'appliquait à sa situation actuelle :
«La balle est dans le camp» marmonna-t-elle. Ou quelque chose comme ça.
(NdT : la légère erreur est faite exprès)
Beckett souffla doucement sur le café chaud que Castle avait posé sur son bureau avec la fierté et l'allure d'un sommelier à un dîner mondain avant de repartir dans la salle de repos.
«Je sais Lanie. Elle est brillante ; tu ne peux pas ne penser qu'à cela ? Je suis sûre qu'elle ne voulait pas être abrupte. Eh bien, c'est juste sa façon d'être.»
Le lieutenant ne put s'empêcher de sourire.
«Je ne suis pas vraiment surprise qu'elle s'entende avec Perlmutter, pas toi ? D'accord, je dirai à Castle de lui parler. Essaie de lui retirer un peu de pression, Lanie, cette affaire repose beaucoup sur la science, et on doit la résoudre aussi vite que possible. D'accord. Et, Lanie ? S'il te plaît, ne la gifle pas. Je suis quasiment certaine qu'elle est ceinture noire en arts martiaux ou en un truc tout aussi effrayant, alors je doute que tu restes sur tes pieds. Oui, au revoir.»
Arrivant enfin à prendre une gorgée de la boisson au nom ridicule se trouvant en face d'elle, dont elle devait reconnaître le goût délicieux, elle revint à là où elle en était dans les notes des gardiens de la prison sur Veehaus. Il avait été incarcéré six ans et, malgré toute la bonne volonté qu'elle mettait dans la lecture de cela, il n'y avait pas une seule plainte à propos de son comportement. Il s'était lié avec les bonnes personnes – les criminels – en distribuant des pots-de-vin et en faisant d'étranges travaux. Les officiers qui avaient été en contact avec lui approuvaient son silence, sa non-exigence et son esprit vif. Les gens qui avaient écrit ces textes respectaient Veehaus.
Beckett le comprenait. Elle comprenait et respectait le fait qu'il ait été capable de se tenir loin des problèmes en prison. Mais la façon dont il avait atterri là – et cette fois serait probablement la même chose – n'était rien d'autre que suspecte. Son esprit tournait autour de quelque chose, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Du temps pour se changer les idées. Elle termina sa lecture, prit plusieurs autres gorgées du mélange au café et chercha Castle du regard. Elle le repéra en train de bavarder avec un des autres inspecteurs dans la salle de repos et remarqua qu'il regardait vers elle de temps en temps.
Il lui sourit quand leurs regards se croisèrent, puis il prit congé de son interlocuteur avec un petit sourire.
«Qu'en pensez-vous ? demanda-t-il lorsqu'il atteignit enfin son bureau.
-Ce n'est pas un fauteur de trouble. Si je n'avais pas enquêté avant, je serais convaincue que Veehaus n'est pas notre homme.
-Je parlais de la boisson, répliqua-t-il, désignant de la main la tasse qu'elle tenait.
-Oh. C'est bon. Merci.»
Elle s'arrêta pour prendre une autre gorgée.
«De toute façon, il n'y a rien d'autre que de bons rapports sur lui. Il sait comment se lier avec les types puissants, c'est certain. Il n'y a vraiment rien à trouver du côté de la prison.
-Tant qu'on n'a rien examiné d'autre. Alors, on peut sortir pour aller voir notre propriétaire de bar préféré ?
-Je suppose. J'ai dit à Booth de m'appeler si Brennan ou lui trouvaient quelque chose. Il a dit qu'il reprendrait contact avec Ryan et Esposito s'il mettait en place un barrage routier.»
Beckett se leva et prit ses affaires et son blouson. Alors qu'elle se battait pour tenir son téléphone et ses clefs en mettant son blouson, de douces mains relevèrent le vêtement et le firent glisser jusqu'à ses épaules. Alors que les mains de Castle se retiraient du veston, s'attardant légèrement sur ses épaules, elle regarda nerveusement autour d'elle.
«Personne ne nous regarde» murmura-t-il derrière elle alors que ses bras revenaient le long de son corps.
Beckett se racla la gorge, acquiesça et se dirigea vers l'ascenseur. Une fois qu'elle fut en sécurité à l'intérieur, Castle plus près que d'habitude d'un cheveu, elle parla enfin.
«Je suis désolée. Je ne veux juste pas que quelqu'un du poste, euh…enfin, tu sais.
-Ce n'est pas grave, répliqua-t-il. Parfois je suis un peu en avance sur moi-même. Alors je me disais qu'on pourrait sortir.
-Comme pour un rendez-vous ?» demanda-t-elle.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et elle sortit devant lui. Espérant que Castle recevrait le message et resterait silencieux jusqu'à ce qu'ils soient dans la voiture et hors de vue de ses collègues, elle resta devant lui et s'assit rapidement au siège conducteur.
«Pas comme un rendez-vous, Kate. Un rendez-vous» déclara-t-il en s'asseyant près d'elle dans la voiture et en bouclant sa ceinture de sécurité.
Il s'arrêta, puis il rit.
«Un rendez-vous avec Kate.»
Kate roula des yeux devant sa rime enfantine.
(NdT : en anglais, «rendez-vous» se dit «date», qui rime avec «Kate»)
«Vous êtes un poète et vous ne le savez même pas.
-Alors, qu'en dites-vous ?»
Elle fit semblant de réfléchir longuement et se mordit la lèvre intérieure pour qu'elle avoir vraiment l'air indécise. Lorsqu'elle vit son visage s'effondrer, ses commissures redescendre, elle sourit. Lorsqu'elle sut qu'il avait compris à quel jeu elle jouait, elle démarra la voiture.
«Pas gentil, Beckett» dit-il, plissant les yeux en la regardant.
Elle éclata de rire.
«Oui, Rick. J'adorerais aller à un rendez-vous avec toi. Mais on devrait probablement attendre que l'enquête soit terminée.
-Très bien. Est-ce que je suis autorisé à t'embrasser encore avant ?
-Si tu me fais une faveur.
-Tout ce que tu voudras.
-Appelle Tempe et préviens-la que si elle n'est pas un peu plus gentille avec Lanie elle va recevoir une gifle.»
Castle éclata de rire.
Quand Booth vit Beckett et Castle monter dans sa voiture, il s'arrêta pour regarder. Il s'appuya contre la pierre du bâtiment, son doigt survolant le bouton d'appel de son téléphone. Le lieutenant et l'écrivain ne s'éloignèrent pas immédiatement du parking, et il put voir qu'ils avaient une discussion légèrement sentimentale. Puis le visage de Castle s'effondra, déçu, et fut suivi par un sourire de Beckett. Quelques instants plus tard, les deux riaient, puis ils partirent. Il se passait définitivement quelque chose entre eux. Quelque chose avait changé depuis qu'il les avait rencontrés.
Mais il avait toujours du travail à faire. Avec Brennan qui était certaine d'avoir Bridget Hattery et une dent du tueur, la balle était dans le camp des policiers. Ils avaient pris l'ADN de Veehaus et, dès que Camille aurait quelque chose à quoi le comparer, l'équipe pourrait avancer. Peut-être Castle et Beckett avaient-ils une piste et étaient en route pour trouver quelque chose de nouveau. Ryan et Esposito étaient probablement toujours à l'intérieur à passer des appels ou en train de montrer le portrait de Veehaus. Cela laissait Booth avec une dernière chose qu'il pouvait essayer. Son doigt appuya finalement sur le bouton d'appel, composant le numéro qu'il avait écrit après avoir parlé à son supérieur de Washington.
«Agent Denton, je suis l'agent spécial Seeley Booth et je suis sur une affaire ici, à New York. J'espère que vous pourrez m'aider. Vous vous concentrez sur les narcotiques, n'est-ce pas ? Bien. Attendez un instant, je vais chercher quelque chose pour écrire.»
Booth monta les marches du poste et atteignit le bureau de Beckett, qui était plus proche que celui qu'ils lui avaient donné. Prenant le dossier de l'affaire, un bloc-notes et un stylo, il reporta le téléphone à son oreille.
«D'accord, Denton. Je travaille sur une affaire de tueur en série avec le département de police de la ville de New York, et on est sur la piste d'un dealer qui tue ses clients. Alors on a trouvé des corps en morceaux, répartis dans des sacs poubelle. Où ?»
Booth écrivit la liste des endroits où les victimes avaient été retrouvées et leur adresse.
«Eh bien, des bruits courent ces dernières semaines. Ils disent que le dealer est fou. Oui, je sais que ce n'est pas grand-chose. Mais ce que nous avons découvert, c'est que le tueur n'est pas la même personne que celui qui les découpe et les met dans des bennes à ordures. Maintenant on est quasiment certains d'avoir le nettoyeur, mais le tueur court toujours. Vous pensez pouvoir aider ?»
Ryan et Esposito sortirent de l'ascenseur alors que Booth notait plusieurs numéros de téléphone et une adresse mail, puis il donna ses coordonnées et celles de Beckett à Denton.
«Oui, j'espère avoir bientôt de vos nouvelles.
-Vous avez quelque chose, Booth ? Parce qu'on n'a absolument rien, dit Esposito alors qu'il approchait.
-Je viens d'avoir un agent du F.B.I. local des stups, mais c'est tout. Personne n'a reconnu Veehaus ?
-Non. Une personne a dit qu'il lui paraissait familier, mais ça ne veut pas dire grand-chose dans la grande ville de New York, ajouta Ryan. Où Beckett et Castle sont-ils partis ?
-Je ne sais pas, mais je suis sûr qu'ils suivent une piste. Espérons qu'ils trouvent quelque chose !»
Booth sentait le désespoir s'installer.
«Bones a trouvé une dent dans les restes de Bridget Hattery. Elle est en chemin pour le Jefferson pour des tests ADN. On pense que ça appartient à notre tueur. Si ça ne correspond pas à Veehaus, alors on sera certains d'avoir raison sur lui. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est quelque chose. Je pense qu'un dealer a assez d'antécédents pour que l'ADN l'identifie.»
Son téléphone sonna. Le regardant, il se leva.
«Les gars, vous voulez venir avec moi à la morgue ? Bones a fini pour aujourd'hui.»
Ryan donna un coup de coude joyeux à Esposito et fit un signe des sourcils (^^).
«Eh bien, évidemment qu'Esposito veut y aller pour pouvoir voir Lanie.
-Imbécile, tais-toi.
-Lanie Parrish, le médecin légiste qui agit étrangement avec Bones ? demanda Booth.
-Oh oui, c'est elle» confirma Esposito, suivant l'agent jusqu'à l'ascenseur.
«Oh, Moira, vous êtes tout simplement stupéfiante aujourd'hui, plaisant Castle alors qu'il s'approchait de la jeune femme derrière le bar. Vous pourriez me faire quelque chose à manger ? Ce lieutenant de police m'a sorti du lit avant le lever du soleil et je commence à mourir de faim.
-Je pense pouvoir y arriver, répliqua Moira Keyer, au grand chagrin de son mari. Votre aide serait la bienvenue, monsieur Castle.»
Elle avait pratiquement ronronné son nom.
«Je pense que Beckett ici présente pourrait avoir besoin de mon aide face à votre mari.
-Elle n'est pas la seule. Que pensez-vous d'un sandwich avec des frites ?
-Parfait» répondit Castle, la regardant s'éloigner vers la cuisine.
Il s'assura qu'elle voie qu'il la regardait avant de se retourner vers Beckett.
«C'est étrange, Joe, dit-elle à l'homme alors qu'elle pointait du doigt le portrait de Veehaus. Parce que j'ai cherché avec qui il sortait. Devine ce que j'ai découvert ?»
Après une pause, elle continua.
«Ce n'est pas une question piège, Joe.»
Après un silence, le propriétaire du bar changea d'attitude.
«D'accord, je le connaissais. Le mot important est «connaissais». Comme dans «c'est du passé». Je ne lui parle plus. Depuis des années.
-Eh bien, ce n'est pas surprenant, dit Castle. Il est allé en prison pour une affaire de drogue et une tentative de meurtre.»
L'homme leva un sourcil.
«Eh, attendez. Meurtre ? Drogue ? Jordan ? Pas possible.»
Castle n'était pas aussi bon que Beckett pour lire les gens, mais même lui pouvait dire que l'homme était sincèrement surpris.
«Peut-être qu'il ne sortait pas avec les meilleurs gars, mais c'était quelqu'un de solide. De nous tous, il était celui en qui vous pouviez avoir confiance. Il était celui vers lequel vous vous tourniez quand vous aviez besoin d'un conseil. Il était clean.»
Beckett se mordit la lèvre alors que ses épaules se crispaient.
«Et le reste de la vieille équipe ? Vous en avez vus certains récemment ?»
Keyer se tut. Castle pouvait presque entendre le grincement de sa mâchoire.
«Joe, je ne cherche pas à vous accuser de quoi que ce soit. Dites-moi simplement qui vous avez vu dernièrement.»
Beckett changea de position, comme si elle se préparait au pire. Comme si elle était prête à ce que Keyer détale et à le rattraper avant qu'il atteigne la porte.
«C'est sérieux. Si vous avez vu quiconque ayant un lien avec Veehaus ces derniers temps, je dois le savoir. Avant que quelqu'un d'autre se fasse tuer, Joe.»
Keyer prit une grande inspiration, puis il se pencha vers Beckett, comme s'il allait lui dire un secret.
«Je n'aurais jamais pensé à cela, mais vous posez des questions sur Jordan. Quand nous étions enfants, il y avait ce petit garçon qui nous tournait autour. Jordan faisait toujours attention à lui, plus encore qu'à nous. On taquinait l'enfant, et Jordan nous en voulait toujours à ce propos.
-Vous l'avez vu ? Récemment ?» demanda Castle, peut-être avec un peu trop d'enthousiasme.
Ce pourrait être l'élément dont ils avaient besoin, et Castle avait besoin que ce soit le cas. Il avait besoin que cette affaire soit close pour pouvoir sortir avec Beckett.
«Oui, en réalité, oui. Il est venu il y a quelques semaines.
-Qui ? demanda Moira, sortant de la cuisine et posant une assiette devant Castle.
-Moira, pourquoi fourres-tu toujours ton nez là où il ne faut pas ? demanda Joe en se tournant vers elle.
-Ne commence pas, Joe. Je dirige ce bar plus que toi. Tu ne pourrais pas t'en sortir sans moi. Maintenant, de qui parliez-vous ?»
Castle prit une profonde inspiration tandis qu'ils se chamaillaient. Il avait attendu Beckett pendant quatre ans, alors qu'étaient quelques jours supplémentaires ? Il s'assit sur un tabouret et commença le sandwich et les frites que Moira avait faits pour lui, écoutant alors qu'il mâchait. Beckett s'assit également, le couple retrouvant sa complicité, et prit une frite dans son assiette. Il lui proposa la seconde moitié de son sandwich, qu'elle prit après un long soupir et un roulement d'yeux en direction de Moira et Joe.
Castle soupira.
«Ils ne te rappellent personne ?
-Ryan et Esposito ? demanda-t-elle.
-Oui, bien sûr, mais je parlais de nous deux» répliqua-t-il.
Il la regarda réfléchir à son commentaire.
«Je suppose qu'on se chamaille comme un couple marié.» (NdT : c'est Beckett qui parle)
Le cœur de Castle rata un battement.
«Assez, marmonna Beckett, retirant les miettes de ses doigts. Eh ! cria-t-elle à Joe et Moira pour attirer leur attention. Vous deux, quelqu'un pourrait-il me dire le nom de ce type ?
-Benjamin Marcus, dit Joe. Il s'appelle Benjamin Marcus.»
Castle soupira, soulagé. Enfin une piste.
«Et il est fou, aussi» ajouta Moira.
Alors ? La suite dans une semaine/8 jours, ce chapitre était en effet assez long par rapport aux autres !
