Merci à tous pour vos review.
Gryffondor: merci d'avoir reposté une review sur ce site. Ca m'a fait vraiment plaisir. Normalement, je devrais continuer à poster simultanement sur les deux sites. pour ce qui est de faire un procès aux Dursley, cela ne sera vraiment pas pour tout de suite mais rassure toi, quelque chose sera fait contre eux! Je ne peux moralement pas les laisser impunis après ça!
Nanie nouche: c'est certain qu'écouter Cabrel en même temps n'était pas la meilleur chose à faire mais bon...
Eliza, SECRET OF HORSE, Petite grenouille, Athalie: je suis sûre que comme moi, ceux qui aiment ce genre de fic ont un petit côté sadique (un petit Voldy caché dans un coin du cerveau par exemple!)
Bybytte,Ewilan Potter, Quierosake:rassurez-vous, je ne serais pas méchante avec Harry tout au long de l'histoire... enfin, pas trop!
Lucius Snape... et vous tous: voilà la suite!
PS: je sais que je n'ai pas indiqué l'âge d'Harry (même s'il y a un gros indice au début du chapitre 1), mais pour ceux qui n'ont pas deviné, tout sera dans ce chapitre.
Bonne lecture!
Chapitre 2:
Renaissance
La maison de Sévérus n'était pas très grande mais vivant à Poudlard une majeur partie de l'année et n'étant pas marié, cela lui convenait parfaitement. Elle était assez ancienne et composée d'une cuisine donnant sur un petit jardin, un salon, deux chambres dont l'une servait de bureau, d'une salle de bain et d'un sous sol aménagé en laboratoire de potion.
En arrivant, il se dirigea directement vers sa chambre et allongea le garçon toujours sans connaissance sur le lit avant de retirer sa robe à présent maculée de sang. De toute façon cela serait plus pratique d'être en chemise pour soigner le garçon: sa longue robe n'aurait fait que le gêner. Il se rendit ensuite dans la salle de bain, se munit de gants de toilettes, serviettes, bandages, potions et crèmes de soin avant de retourner près de son protégé. La première chose à faire était de retirer le sang qui le recouvrait pratiquement de la tête aux pieds. Après être parti chercher une cuvette d'eau tiède, il se mit au travail, prenant soin de ne pas rouvrir les plaies, pâlissant de plus en plus en découvrant l'état inquiétant de l'enfant devant lui. Il lui fallu plus de 30 minutes pour que toutes les traces de sang soient parties. Heureusement pour lui, il avait pensé à ajouter dans l'eau une potion permettant de stopper les écoulements de sang peu importants.
Il commença à examiner le corps frêle du garçon. Celui-ci était couvert de coupures et de bleus certainement provoqués pour la plupart par des coups de ceinture vue les lignes violacées qu'il voyait un peu partout. Réalisant qu'il devait forcement y avoir des blessures plus graves il lança un sort de diagnostic qu'il avait apprit lors des 4 ans de formation de Médicomage qu'il avait suivi afin d'obtenir le droit de fabriquer des potions de soins. C'était pire que tout ce qu'il avait pu imaginer: 5 côtes cassées et 2 fêlées, la bras gauche fracturé à plusieurs endroits, des nervures sectionnées et un état nutritionnel désastreux. Le plus alarmant était l'état de son anus. Il était déchiré à plusieurs endroits et fortement endommagé, du sang s'écoulant d'ailleurs toujours de l'orifice. La guérison serait sans aucun doute longue et douloureuse.
Blanc comme un linge, Sévérus stoppa dans un premier temps l'hémorragie et appliqua sa plus forte pommade cicatrisante sur l'anus du jeune homme. Il badigeonna ensuite le bras et la poitrine avec une potion réparatrice pour ressouder les os (il ne peut pas utiliser le poussoss puisqu'Harry est évanoui), puis massa l'ensemble du corps meurtri avec une potion cicatrisante et désinfectante, avant de bander les côtes et le bras cassé.
Une heure plus tard, Harry était installé dans un lit douillet, vêtu d'un caleçon trop grand pour lui. Snape s'était quant à lui assit dans un fauteuil à son chevet après avoir prit une douche rapide et avoir passé des vêtements propres.
Le garçon resta inconscient pendant trois jours, passant par plusieurs épisodes de fièvre et d'agitation. Deux fois par jour, Sévérus réalisait les mêmes gestes, appliquant différentes potions et crèmes afin que les coupures ne s'infectent pas et soignant du mieux possible l'anus abîmé de l'enfant tant que celui-ci ne sentait rien.
Harry se réveilla finalement le quatrième soir. Snape entendant la respiration à ses côtés s'accélérer se pencha sur lui. Celui-ci eut un mouvement de recul en sentant un poids sur le lit juste près de lui et se recula en boule en pleurant. Ne voulant pas l'effrayer encore plus, le professeur se redressa légèrement et voyant qu'il tremblait de plus en plus, il s'adressa à lui de la voix la plus calme et la plus douce possible:
- « Vous êtes en sécurité ici Potter. Je vous ai retiré de chez votre famille il y a presque 4 jours et comme vous ne vouliez pas aller à Poudlard, je vous ai ramené chez moi pour vous soigner. »
Voyant que le jeune homme commençait à se détendre il poursuivit:
- « Je sais que vous avez encore un peu de fièvre mais elle devrait disparaître dans un jour ou deux. J'ai soigné la majeure partie de vos blessures, vos côtes et votre bras sont presque guéris mais resterons fragiles un mois ou deux et les ecchymoses et les coupures commencent pour certaines à disparaître. Comment vous sentez vous? »
- « J-j'ai mal » bégaya Harry la gorge sèche.
- « Tenez buvez ceci…..doucement…..voilà… C'est un anti-douleur et un léger anesthésiant car je dois à présent m'occuper des blessures restantes et ça risque d'être douloureux. »
Harry acquiesça faiblement et resta immobile tandis que Snape le soignait, mal à l'aise de sentir des mains sur son corps. Sévérus lui demanda ensuite de se tourner doucement afin qu'il puisse s'occuper des blessures de son dos puis une fois que cela fut fait, il s'arrêta, conscient que le plus difficile était à venir.
- « Potter? Je sais que ça risque d'être douloureux et que c'est gênant mais je dois absolument appliquer ceci sur votre anus »
Harry se crispa immédiatement.
- « Je ne vais pas vous faire de mal mais il faut absolument que je vous soigne. Votre oncle à provoquer d'importants dégâts et si on ne les répare pas rapidement, vous risquez non seulement une infection mais aussi de graves problèmes d'élimination. » Expliqua t-il calmement en retirant le caleçon du garçon.
Une fois déshabillé, il lui écarta doucement les jambes et déposa une bonne quantité de pommade sur l'orifice avant commencer à le masser le plus délicatement possible.
- « Je dois en mettre aussi à l'intérieur Potter » prévint-il avant de faire pénétrer un doigt dans l'entre meurtrie.
Dès qu'il fut en lui, Harry commença à pleurer, se rappelant trop bien les atrocités et la douleur que lui avait faites subir son oncle peu de temps avant. Pour le tranquilliser, Snape passa sa main libre dans ses cheveux en bataille et lui murmura des paroles réconfortantes:
- « C'est presque terminé….. Ça va aller…Chuttt….. »
Il aida enfin le garçon à se rhabiller, sécha ses larmes du bout des doigts et garda sa main un long moment serrée dans la sienne.
- « Il faut que je sache ce qui s'est passé pendant les deux semaines que vous avez passé chez votre famille Potter. »
- « Non, s'il vous plait… je… je veux pas y repenser encore… »
- « C'est d'accord pour ce soir mais je dois savoir. Pour le moment personne ne sait que vous n'êtes plus là-bas mais je dois prévenir le directeur et lui expliquer pourqu… »
- « Non! » cria Harry paniqué, « Pitié professeur, personne ne doit savoir! Personne! S'il vous plait!»
- « Chut….calmez-vous! On reparlera de tout ceci demain quand vous serez reposé ainsi vous aurez le temps de réfléchir à ce que vous voulez faire. Je ne dirais rien sans votre accord n'ayez crainte. Tenez, je préfère que vous buviez une potion de sommeil sans rêve ce soir. Je tiens à ce que vous passiez une nuit calme. »
- « Merci professeur….pour tout! » marmonna Harry en s'endormant.
# Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi? Je ne peux pas te garder ici indéfiniment! Ni te renvoyer là-bas!#
Lorsque Harry se réveilla le lendemain, il trouva Snape profondément endormi dans un fauteuil près de lui.
° Il est resté là toute la nuit? Personne ne l'avait jamais fait avant…°
- « Vous êtes déjà réveillé? »
Harry sursauta. Il ne s'était pas rendu compte que son professeur s'était redressé dans son fauteuil et que celui-ci le regardait à présent avec un air légèrement soucieux.
- « Bonjour professeur, vous….vous êtes resté là toute la nuit? »
- « Et ou aurais-je bien pu dormir Potter? Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous êtes en ce moment même dans mon lit! » Se rendant compte qu'il avait reprit son habituel ton sarcastique, il continua sur une note légèrement plus douce.
- « Mais ne vous inquiétez pas de cela, mon fauteuil est très confortable et je m'endors de toute façon très souvent dedans en lisant. Je n'ai pas l'habitude d'avoir des invités donc je n'ai pas vraiment de chambre d'ami. »
- « Je suis désolé de vous causer autant d'embêtements professeur… je peux retourner chez les Dursley vous savez, je… »
- « Il est hors de question que vous remettiez les pieds dans cette maison Potter! J'espère que c'est clair! Puisque vous ne voulez pas aller à Poudlard pour les vacances, nous trouverons une autre solution! »
- « Je vous assure que je peux y retourner Monsieur, j'ai… j'ai l'habitude de recevoir des coups de mon oncle »
- « Vous voulez dire qu'il vous a toujours traité ainsi? » demanda Snape incrédule
- « Pas exactement… avant, il se contentait de me donner une correction de temps en temps lorsqu'il avait une crise de colère, mais cet été il… il a fait ça tous les jours. Comme ma tante ne doit rentrer qu'à la fin du mois, personne ne pouvait le voir, alors il frappait, frappait… de plus en plus fort….et il…. Il m'a… »
Harry fondit en larme et se jeta dans les bras de son professer de potion qui, bien que surprit, serra légèrement le garçon contre lui, le laissant se calmer.
Finalement, l'enfant reprit son histoire, d'une toute petite voix tremblotante, entrecoupée de sanglots et à peine audible:
- « Mon…mon oncle ve-nait t-tous les jours. Il…il me frappait et après…il…m'en…m'enlevait mes…mes vêtements et……….ça faisait tellement mal….j'essayait de le repousser…m-mais…je…je pouvais…r-rien faire. Parfois…il pre-prenait mon …d-dans sa main et me caressait en me…trait-t-t-tant de pu…putain. S-souvent mon cou-cousin venait aussi et il mettait sa… d-dans dans ma bouche et m'obligeait à…. Pendant que son père….. . »
Se collant encore plus contre Sévérus en cachant son visage, il continua en criant presque:
- « ….. Oh Professeur, je me sens tellement sale! J'ai tellement honte! J'en ai assez de vivre comme ça, sans personne qui m'aime ou qui me prenne simplement dans ses bras…. J'aimerais tellement avoir une vraie famille! » Termina t'il en s'accrochant désespérément à la chemise de son enseignant, choqué par les propos d'un gamin qui n'avait apparemment jamais été heureux avec ses relatifs, n'ayant personne pour prendre soin de lui.
# Comment peut-on traiter un enfant de la sorte? Même mon père qui pourtant n'était pas un model de tendresse montrait au moins un peu de considération, me montrait que j'existait, pas par des paroles ou des gestes d'affection mais en m'offrant parfois un cadeaux ou même en posant sa main sur mon épaule…. Même lui semble plus affectueux que ces ignobles modus. Il n'y a qu'à regarder ce qu'il porte habituellement! Je suis persuadé qu'ils ne lui ont jamais rien donné de neuf de sa vie!
Qu'est ce que je peux faire? S'il ne veut le dire à personne d'autre, l'année prochaine il pourrait être obligé d'y retourner, et alors, le calvaire recommencerait! Jamais je ne pourrais accepter ça! Qu'un enfant soit négligé par sa famille est déjà inacceptable mais qu'en plus il soit violé et frappé au point d'être presque tué, c'est inhumain! Même aucun ancien mangemort n'a jamais fait autant de mal à un enfant, même ceux qui étaient torturés!
La seule solution serait de lui trouver une famille pour prendre soin de lui mais…#
Tandis que Sévérus était plongé dans ses pensées, Harry s'était calmé et avait légèrement relâché son étreinte, restant cependant blottit dans les bras réconfortants de son professeur.
- « Potter? J'ai peut être une solution à vous proposer mais… ça risque d'être assez difficile pour vous. »
- « Rien ne peut être pire que ça professeur! »
- « Très bien, voilà ce que je vous propose: on doit vous faire passer pour quelqu'un d'autre. Si vous ne voulez pas en parler, c'est la seule solution pour que vous ne soyez pas renvoyé chez votre oncle. »
Harry se détacha de l'adulte et réfléchit quelques instants à cette proposition.
- « Je pourrais devenir totalement une autre personne? Mais comment? »
- « Le seigneur des ténèbres avait demandé à ses serviteurs, peu avant sa chute, de travailler sur divers potions résistant aux différents sortilèges de révélation pour lui permettre de changer l'apparence des mangemorts. J'ai également poursuivi ces recherches et j'ai découvert il y a peu qu'en combinant la potion que j'avais inventé à l'époque et un sort de transformation physique, en quelque sorte pour 'fixer' l'apparence prise, seul celui qui a provoqué les changements peu les défaire. Il n'y aurait donc que moi qui pourrais vous rendre votre apparence normale. Mais vous devez y réfléchir: en changeant d'identité, vous devrez abandonner tout ce qui faisait votre ancienne vie, tous vos amis… Pour la sécurité de ce plan, personne ne doit savoir! Après tout, si vos amis vous apprécient réellement, vous ne devriez pas avoir de problèmes majeurs pour regagner cette amitié. »
- « Et je deviendrais qui? »
- « Le mieux serait de vous faire passer pour quelqu'un de ma famille afin de justifier que ce soit moi qui vous amène à Poudlard: un cousin éloigné ou… »
- « Votre fils? »
- « Pardon? »
- « Non rien… oubliez ça! » répondit précipitamment Harry en baisant la tête, déçu.
- « Ce n'est pas que je ne veux pas Potter » expliqua Snape en lui posant une main sur l'épaule, « Mais êtes vous sérieux? J'ai du mal à croire que vous vouliez vraiment devenir le fils de l'homme le plus méprisé de Poudlard après Rusard! »
- « Au contraire, j'en serais heureux! Vous êtes la seule personne à vous être soucié de moi et à avoir prit soin de moi jusqu'à maintenant… la seule personne pour qui mon bien être compte un peu… » Termina t-il dans un murmure.
- « Vous savez, je… j'ai toujours voulu avoir un enfant, … mais je n'ai jamais trouvé la bonne personne pour m'en donner un et peu à peu je me suis isolé, réduisant mes chances à zéro… jusqu'à maintenant! Si c'est vraiment ce que tu veux, j'accepte que tu deviennes mon fils Harry! » Répondit Sévérus légèrement ému.
A ces mots, Harry lui sauta dans les bras, un grand sourire aux lèvres.
- « Merci profes…papa! »Dit Harry en posant sa tête dans le cou de son nouveau père qui le serra tendrement contre lui.
Ils se séparèrent après quelques instants d'émotion et Sévérus alla chercher sa potion avant de reprendre:
- « Bien…je … tu dois boire ceci. Maintenant, je vais t'appliquer le sortilège, ne bouges pas! »
Harry obéit et Snape se concentra un instant avant de prononcer la formule. Les cheveux du garçon s'allongèrent pour atteindre le milieu de son dos et devinrent aussi raides que ceux de son père mais prirent quelques nuances de brun; sa peau devint plus pâle, ses traits s'affinèrent légèrement, sa cicatrice devint presque invisible et il perdit quelques centimètres. Sévérus en profita également pour corriger sa vue et lui donna des yeux noirs avec de légers reflets bleus assez semblables aux siens. Pour terminer, il changea sa voix, la rendant légèrement plus aigue.
- « Voilà, qu'en penses-tu? » demanda t'il en faisant apparaître un miroir.
- « Que je ressemble encore une fois à mon père! » répondit Harry en riant.
- « Maintenant il te faut un nouveau nom! »
- « Ça c'est pas mes affaires papa! C'est à toi de choisir! »
- « Et si tu n'aimes pas? »
- « Essaie, on verra bien! »
Après deux ou trois minutes de réflexion, Sévérus proposa:
- « Gabriel…..Gabriel Sébastian Snape? »
- « Gaby? Oui ça me plait bien… c'est même parfait! »
Ils passèrent les heures suivantes à inventer une histoire à Gabriel.
Sévérus avait était obligé de se séparer de sa mère. Il ne savait pas qu'elle était enceinte.
Un notaire avait prit contact avec lui mi-juillet, l'informant que la femme était morte assassinée et qu'elle laissait derrière elle un fils qui se trouvait être le sien. Celui-ci avait été laissé pour mort aux côtés de sa mère et était très gravement blessé. (Sévérus avait jugé indispensable de révéler aux professeurs que le garçon avait était violenté afin d'expliquer une certaine peur du contact ou des adultes qui pourraient se réveiller.)
Heureux d'avoir un fils, Sévérus l'avait donc reprit avec lui et avait soigné le reste de ses blessures. Il souhaitait à présent le prendre avec lui à Poudlard à la rentrée et le faire entrer en première année.
- « Il faut vraiment que je fasse croire que j'ai onze ans? »
- « Dix en réalité! Sinon je ne pourrais pas expliquer que tu n'ais pas reçu ta lettre d'admission. Tu peux de tout façon facilement passer pour plus jeune que tu ne l'es en réalité. Ton nouvel anniversaire est d'ailleurs le 27 avril. J'ai quitté ta mère fin août … ça correspond avec notre histoire! »
- « Mais… mais si je n'ai que dix ans, je serais alors trop jeune pour suivre les cours! »
- « Eh bien, depuis la création de l'école, certains sorciers on été admis plus tôt, Dumbledore par exemple. De toute façon, même s'il veut te faire passer des tests d'aptitude, tu les réussiras sans problèmes! Il y a encore une chose que je dois te dire… il vaudrait mieux que tu ne sois pas répartit à Gryffondor. Déjà parce que tes amis risqueraient de reconnaître toutes tes petites habitudes, et d'autre part parce que jamais un Snape n'a été admis dans une autre maison que Serpentard ou Serdaigle, ça serait soupçonneux si tu te retrouvais ailleurs… il faudra donc convaincre le choixpeau de te mettre à Serdaigle: dans ma maison il y a beaucoup trop de fils de mangemort pour ta sécurité, et de plus, ton appartenance à Serdaigle pourrait justifier ton avance sur les autres. »
- « Très bien… j'espère que le choixpeau acceptera! »
- « Maintenant que les choses essentielles sont réglées, est-ce que tu as envie de quelque chose? »
- « J'en sais rien, d'habitude les seules choses que j'étais autorisé à faire étaient mes corvées. »
- « Que dirais-tu d'une partie d'échec alors? Je préfère que tu ne quittes pas le lit pour le moment! »
- « C'est d'accord, mais je te préviens tout de suite que je suis nul à ce jeu! »
- « Ça ne m'étonne pas, tu es trop impatient pour mettre en place une stratégie efficace! Mais c'est pas grave je vais t'apprendre! »
Deux heures et cinq parties perdues par Harry plus tard, Sévérus était dans la cuisine pour préparer le dîner: du bouillon pour Harry et un sandwich pour lui.
- « Tiens! » dit-il en tendant un gros bol fumant à son fils. « Pour le moment, tu ne devras manger que du liquide pour laisser le temps à ton estomac de se réhabituer à recevoir de la nourriture et pour permettre à ton anus de cicatriser correctement. Je suis désolé que la guérison soit si longue mais je ne suis pas Médicomage (même si j'ai fait la moitié de la formation pour obtenir ma maîtrise de potion) alors je ne connais pas les sortilèges de cicatrisations plus puissants qui auraient pu accélérer les choses. »
- « C'est pas grave je sais que tu as fait tout ce que tu pouvais, et je t'en remercie. Et tu sais, quand je ne bouge pas trop, je ne sens presque rien grâce à ta pommade. » Répondit Harry en prenant la soupe des mains de son père.
Après le dîner, Sévérus emmena son fils dans la salle de bain pour le laver. Comme il ne voulait pas qu'il se fatigue, il le déshabilla et retira les bandages avant de le prendre dans ses bras puis le déposa dans la baignoire qu'il avait auparavant remplie d'eau tiède afin que les blessures qui n'étaient pas complètement guéries ne soient pas trop douloureuses.
- « Ça va? »
- « Ça pique un peu et j'ai mal en étant assis comme ça. » grimaça Harry
Sévérus le lava donc assez rapidement et le sortit de l'eau avant de lui lancer un sortilège de séchage puis le ramena dans la chambre. Il appliqua encore une fois les différents baumes et évalua l'état du garçon. Malgré tous ses efforts, certaines cicatrices, la plupart sur le dos resteraient sans aucun doute visibles, notamment une longue et profonde trace de ceinture qui partait de son épaule gauche et allait jusqu'à son flan droit. Pour le reste, c'était beaucoup mieux: les os étaient ressoudés et les bleus avaient complètement disparus tout comme les coupures superficielles. Il termina par l'anus qui bien qu'encore très sensible était en bonne voie de guérison: l'anneau de muscle était pratiquement reconstitué et l'ampoule rectale se remettait doucement des déchirures occasionnées par la brutalité de son oncle.
- « D'ici deux jours tu pourras essayer de manger quelque chose d'un peu plus consistant comme du jambon ou des yaourts et on augmentera petit à petit jusqu'à ce que tu soit rétabli. Il ne devrait pas y avoir de problèmes majeurs mais je devrais continuer à appliquer la crème encore au moins une semaine pour renforcer ton anus. »
Harry acquiesça et Sévérus le rhabilla avant de le réinstaller confortablement.
- « Tu veux bien rester avec moi s'il te plait? » demanda Harry d'une petite voix.
- « Si tu veux! » répondit son père en s'allongeant à ses côté au dessus des couvertures. Il calla l'enfant contre lui et l'aida à s'endormir en lui caressant gentiment les cheveux.
Une fois qu'il fut profondément endormi, Snape se rendit discrètement dans son 'bureau' afin de faire une chambre à son fils. Il posa un sortilège de silence sur la pièce pour ne pas le réveiller et se mit au travail. Il vida complètement la chambre et d'un coup de baguette changea les murs verts en un beau papier peint bleu avec quelques vifs d'or voletant ça et là. Il métamorphosa ensuite différents objets en un fauteuil confortable qu'il plaça devant la cheminée, un lit à baldaquin, une armoire et un bureau. Il termina en plaçant sur le lit des draps bleus nuits et une épaisse couverture blanche. Il paracheva finalement la décoration en installant plusieurs tableaux dont l'un représentant l'océan émettait une douce lumière bleutée afin que la chambre ne soit jamais totalement plongée dans l'obscurité. Il s'arrêta là, préférant laisser le soin à Harry de décorer lui même le reste de sa pièce et se rendit à la salle de bain avant de retourner s'allonger aux côtés du garçon qui n'avait pas bougé.
A suivre...
