Merci à tous ceux qui lisent ma fic et à ceux qui m'ont laissé une review.

Voilà quelques réponses à vos questions:

- Non ce n'est pas un UA complet puisque je vais plus ou moins suivre la trame de fond de l'histoire (surtout pour le livre 2), avec des variantes plus ou moins importantes évidemment.

- En ce qui concerne Voldy rappelez-vous: mon histoire se situe entre le livre 1 et le livre 2 donc Voldy est tout simplement encore sous forme de "fantôme". Les mangemorts pourraient simplement vouloir se venger de sa disparition 11 ans plus tôt à Halloween.

- Si Snape s'attache autant à Harry s'est tout simplement parce qu'il est autant en manque d'affection que lui et qu'il a enfin réalisé qu'Harry n'est pas son père. Si ça va très vite, c'est aussi parce que ce n'est pas un détail essentiel à développer dans cette histoire.

- Pour ce qui est du faux Harry qui est toujours à Privet Drive, les réponses à vos interrogations sont dans ce chapitre.

- Si Harry survit aux sévices de son oncle, c'est en particulier grâce à sa magie qui s'est efforcée de le protéger au maximum. C'est surtout en raison de cela qu'il reste inconscient pendant trois jours: sa magie a besoin de se régénérer.

-Comme vous pouvez tous vous en douter, Harry va avoir beaucoup de mal à s'en remettre physiquement mais aussi et surtout psychologiquement alors attendez-vous à quelques rechutes.

Bon je crois que j'ai répondu à la majeure partie de vos questions...place au chapitre 3!

Chapitre 3:

Un fils?

Trois jours plus tard, Harry avait pu recommencer à manger des éléments un peu plus variés que du bouillon de volaille sans vomir dans les minutes suivantes et était capable de se lever et de marcher seul dans l'appartement mais il se fatiguait encore très vite. Il était pourtant plus que temps pour Sévérus d'annoncer à Dumbledore la venue de son fils puisqu'il était impératif que Gabriel existe avant la découverte de la disparition d'Harry, c'est à dire dans six jours puisque les Weasley devaient venir le chercher pour son anniversaire. Mais la première chose à faire était d'acheter à l'enfant de quoi se vêtir (il n'allait quand même pas se présenter à Dumbledore en caleçon), et il n'y avait qu'un seul endroit pour ça: le chemin de Traverse.

Dans une vieille malle, Sévérus avait retrouvé une des robes qu'il portait lorsqu'il était enfant et même si elle était assez usée et un peu trop courte, il en avait vêtu le garçon pour sortir. Il prit son fils dans ses bras (comme il n'était pas bien lourd il pouvait facilement le porter) et transplana au chaudron baveur.

Quand ils atterrirent il reposa Harry au sol et se dirigea vers la salle principale du pub, le garçon marchant à ses côtés.

Tous les clients se retournèrent et un silence pesant se fit quand ils virent le taciturne professeur accompagné d'un jeune garçon qui lui ressemblait étrangement.

Tous ces regards posés sur lui faisaient se sentir Harry extrêmement mal à l'aise. Chaque son lui semblait amplifié, chaque chuchotement lui semblait être un cri, et il se mit à trembler comme une feuille en se cachant dans les longues robes de son père. Voyant la détresse dans laquelle il se trouvait, Sévérus le prit dans ses bras.

- « Gaby? Qu'est ce qui ne va pas? » Demanda t-il inquiet face à la réaction de panique du jeune garçon

- « Ne me laisse pas… s'il te plait papa…. J'ai peur… ne me laisse pas… »Hoqueta Harry en pleurant la tête enfuit dans les cheveux soyeux de son père (NdA: pourquoi il aurait les cheveux gras quand il ne passe pas sa journée au dessus d'un chaudron?)

- « Chut, calme toi … je suis là. Personne ne te fera de mal, c'est promis. IL ne t'approchera plus jamais!» chuchota Sévérus pour le réconforter tout en se dirigeant vers le passage au fond de la cour.

A peine eut-il un pied dehors que la nouvelle que le professeur Sape avait un fils se répandit comme une traînée de poudre parmi les clients.

Sentant que l'enfant se calmait, il voulu le reposer au sol mais celui-ci se cramponna désespérément à lui, recommençant à pleurer

- « Non….pa…pa….ne….laisse…pas…papa… »

Voyant qu'il ne servait à rien d'insister, il le calla plus confortablement contre lui et se dirigea vers le magasin de vêtement de Mme Guipure. Celui-ci était totalement vide hormis une vieille femme qui réglait ses achats. Snape attendit qu'elle soit sortie pour appeler la vendeuse, son fils toujours dans les bras.

- « Oh, bonjours professeur, je ne vous avais pas reconnu! Et qui est ce charmant jeune homme? » Demanda t-elle intriguée de voir un enfant avec le terrible maître des potions de Poudlard, d'autant plus que celui-ci avait enroulé ses petits bras autour du cou de l'homme et gardait la tête collée à son épaule.

- « C'est mon fils, Gabriel. J'aimerais lui refaire entièrement sa garde robe. »

- « Bien….bien entendu monsieur » balbutia la jeune femme encore sous le choc, « suivez-moi! » ajouta t-elle en se dirigeant vers un petite salle située dans le fond du magasin.

Sévérus déposa enfin l'enfant sur un tabouret pour que la couturière puisse prendre ses mesures. Dès que cela fut fait, Gaby se précipita sur les genoux de son père qui était assit dans un fauteuil près de lui.

- « Alors mon bonhomme, quelles couleurs préfères-tu? »

- « Je peux vraiment choisir? » demanda celui-ci étonné à son père.

- « Bien entendu mon ange, évite juste le rouge et or, ça me donne des boutons!» lui répondit Snape faisant rire la vendeuse et son fils qui avaient parfaitement saisi l'allusion à Gryffondor.

- « Alors…. J'aime le bleu et le rouge très foncé, le vert, le gris et le noir,…comme papa » termina t-il en se blottissant plus étroitement contre son père. (NdA: je sais qu'Harry fait un peu trop bébé pour un gamin de 12 ans mais il a tellement manqué d'amour qu'il se rattrape comme il peut en recherchant un maximum d'attention et d'affection)

- « Très bien, je vais t'apporter tout ce qu'il faut et on commencera les essayages. »

Une heure plus tard, ils sortirent du magasin, Harry cette fois fermement accroché à la main de son père qui portait un sachet contenant 8 pantalons, 5 robes, 1 robe de soirée (bleue nuit avec des runes au niveau du col et des manches), 2 capes, 4 pyjamas, une dizaine de T-shirt de différentes couleurs et autant de chemises, ainsi qu'une certaine quantité de chaussettes et de caleçons, le tout bien heureusement réduit!

Souhaitant offrir des divertissements à son fils, Sévérus se dirigea vers Fleury et Bott, la librairie magique. Ils en ressortirent après 40 min chargés de plusieurs livres sur le quidditch, les légendes sorcières et sur les plantes utilisées dans les potions de niveau de première année (Snape reste tout de même Snape!).

Après qu'il eut longuement insisté, faisant valoir le fait qu'un enfant devait avoir des jouets et que si lui n'en avait pas cela pourrait sembler bizarre à Albus lorsqu'il viendrait les voir, Sévérus réussi à acheter divers jeux à son fils: un jeu de bataille explosive, un jeu de construction magique (genre Mécano), un terrain de simulation de quidditch et quelques peluches pour décorer sa chambre. Il souhaitait faire plus mais Harry avait refusé tout net qu'il dépense son argent pour cela puisque de toute façon cela ne lui manquerait pas car il n'avait jamais eu le droit de s'amuser.

Finalement, après un dernier détour par le magasin de quidditch où il lui acheta non sans difficulté une écharpe et un poster de son club préféré 'les Tornades de Tutshill', ils regagnèrent la maison juste avant le dîner.

Sévérus envoya Harry directement à la salle de bain avec un pyjama neuf et le pot de crème cicatrisante qu'il devait toujours appliquer et lui demanda de prendre sa douche pendant qu'il préparait du riz et du poisson en papillotes pour le dîner. Pendant, ce temps, ayant mit le repas à cuire, Sévérus emmena les divers achats de la journée et rangea tout dans la chambre du garçon. Une fois les vêtements dans l'armoire, les jeux sur le bureau et les livres sur l'étagère, il ouvrit le lit et déposa une peluche près de l'oreiller avant de mettre les autres au pied du lit et sur la table de chevet puis il retourna à la cuisine ou Harry l'attendait. Un quart d'heure plus tard, le jeune garçon avait terminé son bouillon et avait mangé quelques fourchettes de riz et de poisson. Il somnolait à présent sur sa chaise, épuisé par sa longue journée. Sévérus le prit alors dans ses bras, faisant attention de ne pas le réveiller et l'installa dans son lit. Il le borda et l'embrassa sur le front avant de ressortir, laissant la porte légèrement entrouverte puis s'installa dans le salon avec une tasse de thé fumante.

Deux heures plus tard, le silence fut rompu par un hurlement d'effroi provenant de la chambre de son fils.

Il se leva précipitamment et ouvrit la porte pour le trouver prostré au milieu d'un lit complètement défait, tenant fermement contre sa poitrine le lion en peluche qu'il lui avait offert.

Inquiet, il le prit immédiatement dans ses bras mais l'enfant encore en plein cauchemar commença à se débattre en pleurant:

- « Non oncle Vernon, pas encore, s'il te plait….arrête, laisse moi…. »

- « Harry calme toi! » essaya Sévérus en le maintenant fermement contre lui.

- « Non, ne … ne le fait plus… je t'en supplie »

Voyant que le garçon ne revenait pas à la raison, il essaya autre chose:

- « Gabriel? Gaby? C'est papa Gaby tu es en sécurité, tu ne risque rien! Personne ne te fera du mal….. C'est papa…..c'est papa….. »

Il continua à lui parler calmement jusqu'à ce qu'il arrête de batailler et attrapant une couverture, il retourna dans le salon, son fils dans les bras. Il s'installa dans le canapé l'enfant bien collé contre sa poitrine puis le recouvrit avec la couverture tout en continuant à le bercer et à lui parler.

Il lui fallu presque une heure avant de réussir à le calmer complètement. Tout en lui caressant tendrement le dos, il lui demanda de lui raconter son rêve:

- « J'étais là-bas! Tu n'étais pas ve… venu me chercher…. On-oncle Ver-Vernon m'avais déshabillé et commençait à me caresser… je…je pouvais pas bou-bouger, et…et après il… » Termina t-il en pleurant.

- « Chut mon ange, ça va aller! Ce n'était qu'un mauvais rêve! Tu es en sécurité maintenant! »

Il continua à lui parler, lui confirmant qu'il ne laisserait plus personne lui faire du mal, lui répétant qu'il l'aimait et que jamais il ne l'abandonnerait, jusqu'à ce qu'il sente le petit corps devenir mou, signe que Harry avait réussi à se rendormir.

Ne souhaitant pas le réveiller, il se laissa simplement glisser dans le fauteuil afin d'être allongé et s'endormi le garçon couché sur son ventre, la tête sous son menton, tous les deux bien au chaud sous la couverture.

Le matin suivant, lorsque Albus Dumbledore transplana chez son maître des potions, il tomba sur un spectacle qu'il ne pensait pas voir un jour: cet homme qu'il n'avait jamais vu apprécier personne était actuellement assoupi, un enfant étroitement enlacé contre la poitrine. Jamais il ne l'avait vu avec un air aussi détendu sur le visage et encore moins avec un léger sourire flottant sur les lèvres.

Il s'installa dans un fauteuil et les observa un moment, silencieux jusqu'à ce que l'enfant tourne la tête vers lui dans son sommeil. C'était le portrait craché de Sévérus lorsque celui-ci était arrivé à l'école. Voyant cela, il ne put s'empêcher de murmurer « alors la rumeur était donc vraie » ce qui eut pour conséquence de réveiller en sursaut son collègue qui pointa immédiatement sa baguette vers lui, un sort au bord des lèvres.

- « Bon sang Albus, un de ces jours vous allez vous faire tuer à apparaître de cette façon devant les gens! » soupira Snape avant de se détendre.

Il se redressa finalement, entraînant avec lui le petit corps toujours endormi sur lui et prit garde à ce qu'il soit toujours bien au chaud sous la couverture (dans les vielles maisons il fait toujours frai le matin même en plein été), avant de s'adresser au directeur:

- « Puis-je connaître la raison de votre visite Albus? »

- « Eh bien, une vieille connaissance qui se trouvait hier au chaudron baveur ma rapporté une nouvelle qui je dois bien l'avouer, m'a beaucoup surprit. Je suis donc venu vérifier si cette rumeur était vraie moi même » Termina t-il en désignant la forme sous la couverture.

La 'rumeur' en question était quant à elle en train de se réveiller et avant que Sévérus ne puisse répondre au vieil homme, une petite voix se fit entendre.

- « Papa? »

- « Bonjour mon ange, ça va mieux ce matin? » lui demanda t-il en le déplaçant légèrement de façon à ce qu'il puisse voir l'homme présent dans la pièce.

Il senti immédiatement Harry se crisper à la vue de Dumbledore mais celui-ci répondit quand même:

- « Oui papa, mais j'ai faim! » Puis s'adressant au visiteur, il ajouta « Bonjour monsieur. »

- « Bonjour mon garçon comment t'appelles-tu? »

- « Gabriel Sébastian Snape… mais on m'appelle Gaby. »

- « Enchanté de te connaître. Je suis Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard! »

- « Vous travaillez avec mon papa? » demanda Harry pour jouer le jeu.

- « En effet! Mais dis moi, quel âge as-tu? »

- « J'ai dix ans monsieur »

- « Albus, j'aimerais vous parler un instant » interrompit Sévérus. « Gaby tu veux bien commencer ton petit déjeuner sans moi? »

- « D'accord papa! Est ce que je peux manger autre chose que des yaourt aujourd'hui? »

- « Tu n'as pas eu mal au ventre hier? »

- « Non papa, pas une seule fois! »

- « Dans ce cas, je pense que tu peux essayer un grand verre de lait et quelques tranches de pain grillé avec du miel ou de la gelée de framboise mais ne te force pas si tu te sens pas bien d'accord? »

- « Promis papa! Au revoir monsieur » dit Harry en descendant des genoux de son père pour se diriger vers la cuisine, ravi de pouvoir manger enfin quelque chose de solide.

Dès qu'il fut sortit, le directeur commença à questionner Sévérus.

- « J'ignorais que vous aviez un fils Sévérus? »

- « Moi aussi! J'ai appris son existence il y a environ deux semaines. »

- « Comment cela? » Poursuivit Albus curieux.

- « J'ai reçu une lettre m'informant que sa mère était morte et que dans son testament, elle spécifiait que si quelque chose lui arrivait, elle souhaitait que je le prenne avec moi! »

Voyant le regard interrogatif de son supérieur il poursuivit:

- « J'ai connu sa mère avant la chute du seigneur des ténèbres. J'étais amoureux d'elle et on s'entendait vraiment bien. Cependant, le lord a découvert que son arrière grand-père était moldu et comme vous vous en doutez, il m'a demandé de rompre après m'avoir puni pour mon 'manque de discernement' dans le choix de mes compagnes. Environ deux mois plus tard, Potter le faisait disparaître mais je n'ai pas trouvé le courage de retourner vers elle après cela. Mi-juillet, j'ai reçu une lettre m'indiquant qu'elle était morte et qu'elle laissait derrière elle un fils et que cet enfant était le mien. Je me suis rendu à l'adresse indiquée sur la lettre et j'ai alors appris qu'elle avait été assassinée et que l'enfant avait été retrouvé près d'elle à peine vivant mais qu'avec les soins qu'il avait reçu, ses jours n'étaient plus en danger. »

- « Je comprends! Vous avez donc accepté de le prendre avec vous? »

- « C'est bien cela! Si vous l'aviez vu Albus! Il était dans un tel état de détresse! Les hommes qui les ont attaqués l'ont frappé jusqu'à ce qu'il soit presque mort. Je l'ai ramené de suite chez moi et j'ai continué à le soigner, ce qui m'a permis de gagner sa confiance et de lui expliquer qui j'étais, hormis le fait que j'ai été mangemort, je n'ai pas encore trouvé le courage de lui dire. Ce n'est que depuis quelques jours qu'il est capable de se déplacer seul dans la maison donc hier je l'ai emmené au chemin de Traverse pour lui acheter quelques affaires. »

- « Comment a-t-il prit la mort de sa mère? »

- « Les premiers jours ont été difficiles mais ça va mieux. Cependant, il fait encore des cauchemars où il revoit ce qui est arrivé lors de l'agression… c'est pour ça que vous nous avez trouvé comme ça ce matin d'ailleurs. »

- « Je peux voir qu'en peu de temps, il s'est beaucoup attaché à vous! »

- « Je suis le seul en qui il ait confiance. Je suis tout ce qui lui reste. C'est pour ça que je veux vous demander une faveur Albus. J'aimerais qu'il vienne avec moi à Poudlard! »

- « Cela n'a rien d'impossible mon ami, mais ne craignez-vous pas qu'il s'ennuie seul toute la journée? »

- « C'est pour cela que j'aimerais le faire entrer en première année! »

- « Avec un an d'avance? Je ne sais pas si… »

- « Il est très éveillé pour son age Albus, et relativement puissant comme vous pouvez sans doute le sentir vous même. De plus, sa mère lui a déjà apprit presque tout le programme de première année et je suis prêt à poursuivre jusqu'à la rentrée… sitôt qu'il sera en état de le faire bien entendu. De toute façon, il est hors de question que je sois séparé de lui!»

- « Je ne pensais pas faire ça, voyons Sévérus! Très bien, j'accepte… si vous pensez qu'il sera capable de suivre les cours… »

- « Ça ne devrait pas lui poser de problèmes. Il y a encore une chose cependant. Je souhaite qu'il vive avec moi, au moins au début. Il a encore peur dès qu'il est seul et je veux être là pour lui, particulièrement s'il fait un cauchemar! Il faut parfois des heures pour qu'il se calme, alors s'il est seul dans un dortoir… »

- « Bien, il pourra rester avec vous, mais il ne faudrait pas qu'en raison de cela il s'isole de ses camarades! »

- « Je ferais ce qu'il faut! Merci Albus! »

- « Mais de rien voyons… Et j'avoue que vous voir aussi attaché à quelqu'un et aussi heureux me fait très plaisir. Je vais vous laisser à présent. Tenez, la liste des fournitures de première année. »

Il fit un mouvement de baguette et un morceau de parchemin apparu sur la table devant lui. Il se leva et après avoir salué son employé il ajouta:

- « Je vous laisse le soin de présenter Gabriel à vos collègues, n'est ce pas Sévérus? On se revoit à la réunion de prérentrée le 20 août. Bonne fin de vacances! »

Sur ce, il transplana, laissant Sévérus seul dans le salon.

Snape ramassa la liste scolaire et se dirigea vers la cuisine où il trouva Harry attablé devant un bol de lait aux trois-quarts vide et une tartine de miel à moitié mangée.

- « Ça va? Tu as assez mangé? » Demanda Sévérus en s'installant en face de son fils.

- « Oui, ne t'inquiète pas. Alors, qu'a dit Dumbledore? » S'informa Harry curieux en servant un verre de jus d'orange à son père.

- « Il accepte de te laisser entrer en première année si tu continues à prendre un peu d'avance pendant les vacances. Je lui ai expliqué que ta mère avait commencé avec toi le programme de première année.» Termina t-il en lui tendant le parchemin d'Albus avant de se saisir d'une tranche de pain.

Harry parcouru rapidement la liste des yeux tandis que son père commençait son petit déjeuner.

- « C'est la même que l'an dernier! Quand retournerons nous au chemin de Traverse? »

- « Je pensais y aller le week-end suivant notre retour à Poudlard fin août. Je pourrais ainsi faire l'inventaire des ingrédients qui me manquent pour la rentrée et les acheter en même temps. »

- « D'accord! Et… »

- « Oui, tu pourras rester avec moi à Poudlard, au moins les premiers mois, ne te fais pas de soucis! Albus est d'accord sur le fait que ce sera mieux à cause de tes cauchemars mais il est inquiet au sujet de ton intégration aux autres élèves et espère que cela ne va pas t'isoler des autres. »

- « Je pense que ça devrait aller. En plus, j'ai toujours considéré Poudlard comme ma maison, je m'y sens ne sécurité, alors je continuerais à aller à la bibliothèque et à me promener comme avant. »

- « J'ai dis à Dumbledore que je continuerais avec toi le programme de première année alors, si tu es d'accord, on pourra faire quelques révisions, ce qui devrait être assez rapide, et quand on retournera à Poudlard, on commencera le programme de deuxième année. »

- « Je pensais de toute façon à te le demander. Après tout, il faut bien que je puisse justifier le fait d'être admis plus tôt auprès des professeurs. Et puis, je veux apprendre à me défendre le plus vite possible! Je veux être capable de faire quelque chose si jamais… » Termina Harry en réprimant un frisson de peur.

Comprenant ses motivations, Sévérus lui passa la main dans les cheveux en signe d'accord.

Les cours commencèrent le lendemain. Harry et Sévérus avaient établis un emploi de temps pour les jours à venir. Le matin potion de 10h à 12h et l'après-midi, ils alterneraient entre deux programmes: botanique / métamorphose / histoire de la magie et DCFM / astronomie / enchantement à raison d'une heure par matière, ce qui lui faisait cinq heures de travail par jour.

Dans la plupart des matières, Harry ne voyait que la théorie bien sûr mais tout se passait bien et son père était étonné de ses capacités à retenir les sorts et les formules ainsi que des facilités qu'il montrait en potion. Le garçon réussissait absolument tout! Certes, il avait déjà vu le programme mais cela restait impressionnant, surtout en vue de ses précédents résultats dans cette matière.

- « Comment se fait-il qu'en cours tu n'arrivais jamais à me rendre une potion correcte? » demanda Sévérus après qu'Harry eut réalisé sans problème une potion d'Enflure qui était normalement au programme de deuxième année.

- « A cause de Malefoy qui lançait sans arrêt des ingrédients dans mon chaudron et de Ron qui n'arrêtait pas de me parler, et aussi… comme quoi que je fasse tu n'étais jamais content, après quelques semaines, je ne faisais plus aucun effort. Je crois que je ne me suis donné à fond dans aucun cours de toute façon. Avec Ron, on était trop occupé à s'amuser. Si Hermione n'avait pas été là pour nous dire de faire nos devoirs ou nous laisser copier les siens, je ne sais vraiment pas comment on aurait réussi les examens de fin d'année.» termina Harry en rougissant.

- « Je suis désolé de m'être comporté comme ça tu sais » dit Snape légèrement honteux. « Je ne voyais en toi qu'une reproduction fidèle de James Potter sans chercher à voir plus loin que ton apparence physique. Je sais maintenant que vous n'avez rien en commun, à part le manque de respect des règles de l'école mais dans ce cas là, je ne suis pas non plus un exemple à suivre. J'ai découvert cet été ta véritable personnalité. Si je m'en étais aperçu plus tôt, j'aurais peut-être compris que tu n'étais pas heureux dans ta famille et … je me demande encore parfois comment tu as pu m'accepter après tout cela. J'ai été plus qu'injuste avec toi l'an dernier. » Termina t-il en baissant la tête.

Harry alla se blottir contre lui et répondit:

- « Je ne t'en veux pas tu sais. Même mes meilleurs amis n'ont pas vu que ma famille me maltraitait. En ce qui concerne mon père, je suppose qu'il a du te faire beaucoup souffrir quand vous étiez au collège. D'après ce que je sais, vous ne vous entendiez pas très bien…mais c'est du passé maintenant! Tu m'as montré qui tu es réellement, c'est à dire une personne exceptionnelle et qui m'aime, alors je suis fière de pouvoir t'appeler papa! »

Ému, Sévérus le prit dans ses bras et lui murmura à l'oreille en le serrant contre lui:

- « Je suis fier de t'appeler mon fils! »

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Le 30 juillet, après avoir embrassé son fils, Sévérus retira l'illusion qu'il avait placé au 4 Privet Drive et alla se coucher. Ce soir, Harry Potter avait officiellement quitté le domicile de son oncle.

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A suivre...