Coucou tout le monde !Sortez tous les confétis et le champagne : j'ai dépassé les 200 reviews ! MERCI à tous !
Juste un petit mot pour Syt the Evil Angel : pardon, pardon... je ne suis une larve, une pauvre larve...lol! comme me faire pardonné d'avoir si lamentablement écorché ton nom ? 3 coups de fouets ? Ca suffira ?
Comme on me l'a plusieurs fois fait remarquer, on n'a plus le droit de faire de RAR. Donc je vais juste dire un énorme merci à tous ceux qui m'ont reviewé et mettre les réponses aux questions que vous vous posez. Dites moi si ça vous conviens.
- Déja, comme tout le monde l'avait deviné, c'est bien le club de duel dans ce chapitre.
- Combien j'ai prévu de chapitre ? Normalement, si mes calculs sont bon, il y en aura 75 !
- Si tout le monde va savoir qui Gaby est fourchelangue ? la réponse est dans ce chapitre, tout comme la réaction de Sev.
- Pourquoi Colin était dans les couloirs ? honètement, j'en ai aucune idée. Mais comme il est attaqué en fin d'après-midi, il peut y avoir beaucoup de raison. Il était peut être parti faire des photos ?
- Qui va découvrir qu'il s'agit d'un basilic, Hermione ou Gaby ? En réalité, ni l'un ni l'autre. Ils ne seront pas en état de le faire ! Par contre, ils vont y contribuer d'une certaine façon.
- Gaby va t-il devenir ami avec Hagrid ? oui mais pas autant que peu l'être Harry dans les livres
- Une petite précision : Gaby n'est pas vraiment dans l'équipe de Serdaigle. Il n'est que remplacant durant un match. Cho reprendra sa place pour le reste de la saison.
- Est ce que Gaby pourra un jour être ami avec Drago ? Ca serait vraiment très étonnant vu ce que j'ai prévu pour eux deux.
- Est ce que je vais faire tout ce que fait Harry dans le livre ? Non, pas du tout. Mais il faut bien que je garde des éléments de l'histoire origiale. Par contre, la fin du basilic va beaucoup changer.
- Une démonstration d'autorité de la part de Sev sur Gaby ? Il y en a une petite dans ce chapitre mais il y en aura d'autre plus tard ... et Sev peut se montrer assez sévère.
Enfin, une petite note à l'intension de tous : Papa Sev et Gaby sont à moi alors pas touche, je les garde ! lol !(Bon ils sont aussi un peu beaucoup à JK Rowling mais enfin, je peu dire que leur caractère lui est bien a moi) Je les ai caché dans une boite entourée de lames de rasoir et de couteaux très tranchant gardée par 5 cerbères enragés que j'ai emprunté à Hagrid... ne vous approchez pas d'eux : Sev est le papounet de Gaby et uniquement de Gaby !
Voilà donc un chapitre pour vous occupez durant ce long week-end. (Calynounette, je te signale que pendant que tu te tourne les pouces au lieu de réviser, y'en a qui travail, comme moi par exemple. Mais bon, que veux tu, pour les infirmière, les jours fériés n'existent pas...snif...)
Le duel que vous attendez tous va bientôt commencer alors approchez tous !
Chapitre 11 :
Le club de duel
Le mois de décembre avait commencé sans qu'aucune nouvelle attaque n'ait eu lieu. Beaucoup pensaient que le renforcement des règles de sécurité avait poussé le responsable à rester dans l'ombre un certain temps et tous les professeurs rappelaient régulièrement aux élèves de rester sur leurs gardes. Lockart quant à lui clamait à qui voulait l'entendre que sa présence dans le château avait suffit à faire fuir le monstre et qu'il ne reviendrait pas de si tôt.
Quelques heures plus tôt, au petit déjeuné, Dumbledore avait fait une annonce qui avait enchanté l'ensemble de l'école. Un club de duel avait été instauré et débutait le soir même dans la grande salle à 20h précises. C'est pourquoi Gaby et Neville, qui était depuis l'incident avec les lutins dans la classe de Lockhart devenu son meilleur ami, se tenaient devant les portes fermées de la salle à cette heure précise en compagnie d'une majeure partie des étudiants du collège. Terry et Michael avec qui ils s'entendaient plutôt bien venaient de les rejoindre quand les portes s'ouvrirent.
Tous entrèrent et s'installèrent le long d'une grande estrade dorée qui avait été construite pour l'occasion. Aucun professeur n'était encore présent et chacun allait de son pronostique sur celui ou ceux qui allaient animer la soirée.
- « Ton père ne t'as vraiment rien dit ? » demanda Terry pour la 3ème fois.
- « Non ! La seule chose qu'il m'a dit c'est que je risquais de bien rire. »
- « J'ai entendu dire que Flitwick était champion de duel dans sa jeunesse, ce sera peut être lui ! » déclara Neville qui se trouvait à leurs côtés.
- « Du moment que ce n'est pas… » Commença Harry « Et si, c'est bien lui ! » Grogna t-il en désignant la personne qui venait de monter sur l'estrade d'un signe de tête.
- « Approchez, approchez-vous ! Est ce que tout le monde me voit ? Tout le monde m'entend ? Parfait ! Le directeur m'a donné l'autorisation d'ouvrir ce petit club de duel afin de vous enseigner des méthodes de défense au cas où vous en auriez besoin pour faire face à une agression quelconque, comme cela m'est arrivé d'innombrables fois. Pour plus d'informations, je vous renvoie à la collection complète de mes livres. Mais je vois que mon assistant vient d'arriver. Je vous en pris professeur approchez ! »
Tous les élèves tournèrent la tête dans la direction que regardait à présent Lockhart. Sévérus Snape, vêtu de son habituelle robe noire montait sur l'estrade.
- « Voilà pourquoi il m'a dit que ça serait amusant » ricana Harry pour que seul ses amis l'entendent, « il va le massacrer ! Depuis le temps qu'il espère avoir l'occasion de lui fermer son caquet ! »
- « Le professeur Snape m'a dit qu'il avait lui même quelques notions de duel et à sportivement accepté de me servir de partenaire pour vous faire une petite démonstration ! » expliqua Lockhart avec un sourire éclatant. « Mais rassurez-vous, votre maître des potions sera toujours en état de vous faire cours quand j'en aurai fini avec lui. »
- « Ça j'en doute pas une seconde ! » dit Harry un peu trop fort.
Ce qui fit rire tous les garçons qui l'avaient entendu et qui comme lui espéraient que cet abruti se fasse humilié, même si pour la majorité, qu'il en soit de même pour Snape serait tout aussi plaisant.
Sa réplique arriva même aux oreilles des deux professeurs.
Sévérus eut un rictus des plus sadique qui amusa grandement son fils.
- « Comment Lockhart peut-il continuer à sourire? Si c'est moi que ton père regardait de cette façon, je me serais aussitôt enfui en courant ! » Murmura Neville en observant son professeur.
- « T'inquiètes Neville. Observe bien ses yeux. Tu vois la petite étincelle en haut à gauche?… Il n'a pas l'intention de le tuer, il est simplement mort de rire à l'idée de lui faire ravaler son orgueil ! »
Lockhart qui lui n'avait pas comprit que le garçon s'était moqué de lui et pensant qu'il était d'accord avec lui sur le fait qu'il ferait attention à ne rien faire de trop grave à son collègue s'empressa de le rassurer.
- « Ne t'inquiète pas pour ton père Gabriel, je l'ai dit, il ne lui arrivera rien de fâcheux ! J'y veille personnellement. »
- « c'est très gentil à vous professeur ! Je me sens beaucoup plus rassuré maintenant ! » Répliqua Harry ironiquement faisant pouffer l'ensemble des élèves (hormis quelques filles outrées qu'il parle de cette façon à leur idole) qui cette fois avaient tous entendu.
Lockhart et Sévérus se placèrent face à face et se saluèrent. Lockhart s'inclina en faisant de grands mouvements de ses mains tandis que Snape se contenta d'un signe de tête agacé. Ils levèrent ensuite leur baguette comme s'ils tenaient des épées.
- « Comme vous le voyez, nous tenons nos baguettes dans la position de combat règlementaire. » expliqua Lockhart. « Lorsque nous aurons compté 3, nous jetterons le premier sort. Bien entendu, ni l'un ni l'autre ne cherchera à tuer l'autre.» termina le professeur.
A cette réplique, Sévérus montra les dents comme un chien enragé prêt à sauter sur sa proie et Harry eut tout le mal du monde de ne pas éclater de rire.
- « 1...2...3... »
- « Expelliarmus ! Ridiculus !» enchaîna directement Sévérus alors que Lockhart n'avait même pas encore ouvert la bouche.
Il y eut un éclat aveuglant de lumière rouge suivi d'une lumière grise et Lockhart fut soulevé du sol et projeté violemment contre le mur du fond avant de glisser par terre.
Quasiment tous les élèves applaudirent bruyamment. Seul un « tu crois qu'il est blessé ? » auquel répondit un « Quelle importance ? » furent prononcés.
Lockhart se releva tant bien que mal et remonta sur l'estrade d'un pas mal assuré après avoir ramassé sa baguette. Son chapeau était à présent vert fluo et sa robe multicolore avec de gros cœurs rouge vif.
- « Je te l'avais dit ! »Murmura Harry à Neville qui se tenait les côtes à force de rire, « Il est pas aussi méchant qu'il en a l'air ! »
- « C'est vrai que vu comme ça….Mais bon, il reste quand même… » Répondit Neville en reprenant son souffle, se rendant compte qu'il venait de rire grâce à l'homme qui l'effrayait le plus au monde.
- « C'était une excellente idée de leur montrer cette combinaison professeur, mais sans vouloir vous offenser, j'avais tout de suite deviné ce que vous aviez en tête, c'était évident. Et si j'avais voulu vous en empêcher, je n'aurais eu aucun mal à le faire ! Mais j'ai pensé que cette petite démonstration serait instructive. Je dois d'ailleurs aussi vous remercier pour cette magnifique robe ! Je suis sûr qu'en la voyant Albus pâlira de jalousie ! »
- « C'est certain que le directeur apprécierait ! Elle ferait très bien dans sa garde-robe à côté de celle avec les chauves-souris et les citrouilles qu'il portait à Halloween ! » Marmonna Terry entre ses dents. « Mais s'il la garde, c'est surtout qu'il est incapable de lui rendre son aspect d'origine ! »
- « A vous de jouer maintenant. Vous allez être répartis deux à deux par le choixpeau. Il vous connaît tous et peut donc ainsi vous mettre face à un adversaire d'une force équivalente à la votre. Oui, oui, même vous les 7ème années, même si vous avez été répartis il y a longtemps ! N'oubliez pas qu'il sonde vos esprits pour vous répartir et qu'il sait ainsi de quelle façon votre puissance va évoluer durant votre scolarité. »
- « Adrian Pucey, Gabriel Snape ! » s'écria le choixpeau.
- « Je ne crois pas que… »Commença Sévérus.
- « Allons mon cher, je vous ai dit que les duels feraient se confronter des adversaires de force équivalente, n'oubliez pas ! »
Snape jeta un regard assassin à Lockhart qui avait du le voir car il se tourna vers les élèves.
- « Messieurs, si vous voulez bien ! »
Harry prit place sur l'estrade du côté de son père et détailla son adversaire. Il le connaissait pour avoir joué contre lui l'année précédente. C'était un des poursuiveurs de l'équipe de Serpentard qui devait être, si les souvenirs d'Harry étaient bons, en 4ème année.
- « Mettez vous face à face ! Et n'oubliez pas de saluer ! »
Gaby et Adrian se firent un vague signe de tête sans se quitter des yeux.
- « Attention, levez vos baguettes ! A trois, jetez un sort pour désarmer votre adversaire, je dis bien pour le désarmer nous ne voulons pas d'accident. 1...2...3... »
Le Serpentard fut le premier à réagir. Il lança un sortilège de jambencoton que le plus jeune évita facilement avant de répliquer.
- « Tarrantallegra ! »
- « Locomotor Mortis ! »
- « Rictusempra ! »
- « Dentesaugmento ! »
- « Petrificus Totalus ! »
- « Incarcerem ! »
- « Protego ! »
- « Ridiculus ! »
- « Impedimenta ! »
Agacé par ce gamin qui osait lui résister, Pucey fit un mouvement de baguette en forme de 'S'.
- « Serpensortia ! »
Aussitôt, un énorme serpent noir jailli de sa baguette et retomba sur le sol juste devant Harry.
- « Gaby ne bouge surtout pas ! » prévint Sévérus avant de lever sa baguette pour le faire disparaître.
Alors qu'il allait dire la formule, Lockhart s'avança.
- « Je m'en occupe, professeur Snape ! Volate Ascendere ! »
Au lieu de disparaître, le reptile fit un vol plané et retomba un peu plus loin avec un grand bruit. Fou de rage, l'animal se tourna vers l'étudiant le plus proche, qui se trouvait être Neville et se dressa, découvrant ses crochets, prêt à le mordre.
Harry ne savait pas très bien ce qui le poussa à agir mais il s'avança vers le serpent sous le regard apeuré des élèves et éberlué de son père qui ne pensa même pas à faire disparaître le reptile.
Arrivé à un mètre de celui-ci, Harry cria :
- « Laisse le tranquille ! »
Comme par miracle, le serpent retomba sur le sol docilement.
Harry leva les yeux vers son ami pour voir s'il allait bien et s'aperçu que celui-ci le fixait avec des yeux ronds, tout comme le reste de l'assemblée d'ailleurs.
Un lourd silence s'installa qu'Harry fini par rompre, agacé des regards en coin qu'en lui lançait.
- « pourquoi vous me regardez tous comme ça ? »
Cette question sortie Sévérus de sa torpeur. Il s'avança à côté de son fils et fit disparaître le serpent d'un simple Finite Incantatem.
- « 50 points en moins pour Serpentard en deux semaines de retenue avec Rusard pour avoir mit en danger vos camarades Pucey ! » Rugit Sévérus.
- « Allez viens Gaby, on rentre à la maison ! » puis s'adressant aux autres « Le spectacle est terminé ! Tous dans vos salles communes ! »
Il attrapa Harry par le bras et le tira vers la sortie. A mesure qu'ils s'avançaient, les élèves s'écartaient sur leur passage comme s'ils avaient peur d'attraper une maladie. Harry n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait et son père de dit pas un mot avant qu'ils soient tous les deux dans le salons de leur appartement.
- « Tu crois pas que tu aurais pu m'en informer ? » demanda Sévérus d'une voix plus dure que celle avec laquelle il s'adressait à Harry depuis l'été.
- « T'informer de quoi ? » demanda Harry qui ne comprenait absolument rien.
- « Tu es un fourchelangue ! »
- « Un quoi ? »
- « Un fourchelangue ! Tu parles la langue des serpents ! »
- « Je sais, ça m'est arrivé une fois avant. J'étais au zoo et sans le vouloir j'ai lâché un boa constrictor sur mon cousin. Il m'avait dit qu'il n'avait jamais vu le brésil et je l'ai libéré sans m'en rendre compte. Et alors, je ne suis sûrement pas le seul ? »
Sévérus soupira et s'assit avant de répondre :
- « Ce don n'est pas très répandu. Dans l'histoire, la plupart des personnes étant capables de parler aux serpents étaient tous plutôt tournés vers la magie noire. C'est un don qui se transmet généralement de génération en génération. La famille la plus connue qui l'a toujours possédé est celle de Serpentard. »
- « Alors ça veut dire que Serpentard est un de mes ancêtres ! Je descends d'un mage noir ? » Demanda Harry horrifié « Mais… mais alors, je suis apparenté à Voldemort ! » S'écria Harry en paniquant de plus en plus.
- « Calme toi voyons ! Tout d'abord, Salazar Serpentard n'était pas un mage noir ! Il avait certes des idées un peu trop extrémistes mais il n'a jamais provoqué de massacres pour autant. Il pensait simplement que les sorciers de sang pur étaient plus importants que les autres et qu'eux seuls méritaient de recevoir un enseignement magique. Et puis regarde ton arbre généalogique et tu verras que jamais un Potter ne s'est lié à quelqu'un provenant d'une famille sombre ! Alors il n'y a aucun danger. De plus, je n'ai jamais entendu dire qu'un Potter ait un jour été fourchelangue ! »
- « Pourquoi moi alors ? »
- « Je pense,… mais ce n'est qu'une hypothèse, que Voldemort à du te transmettre certains de ses pouvoirs, involontairement bien entendu, quand il a été réduit à l'état de cendre il y a onze ans. Et de toute façon, j'ai appris à te connaître alors crois-moi : jamais tu ne serras du côté de la magie noire, tout n'est que bonté en toi !» termina t-il en attirant le garçon, qui était resté debout, sur ses genoux.
Après quelques instants de silence, il demanda, curieux :
- « Que lui as-tu dis ? »
- « A qui ? »
- « Au serpent imbécile ! Que lui as-tu dis pour qu'il se calme ? »
- « Je lui ai demandé de laisser Neville tranquille. Pourquoi cette question ? »
- « Simple curiosité de ma part. »
- « Mais… tu m'as entendu quand je lui ai dit tout à l'heure ! »
- « Je t'ai entendu parler fourchelangue mon cœur, personne n'a comprit ce qui tu lui as dit ! La seule chose qu'on a entendu, c'est un long sifflement !»
- « J'ai parlé une autre langue? Mais je ne m'en suis pas rendu compte ! Comment puis-je parler une autre langue sans m'en apercevoir ? »
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Durant les semaines suivantes, la plupart des élèves s'étaient efforcés d'éviter Harry autant que possible ou chuchotaient à son passage. En fait, seuls Neville et Hermione semblaient avoir compris que le garçon avait demandé au serpent de stopper son attaque et non d'attaquer comme paraissaient le penser certains élèves, et acceptaient le fait qu'il soit un fourchelangue. Pour ce qui est du reste des étudiants, ils ne se posaient même pas la question : son père était un Serpentard, il était puissant et parlait aux serpents (ce qui était une caractéristique connue de plusieurs mages noirs) donc forcement, il faisait partie des forces du mal et était peut-être même le prochain seigneur des ténèbres !
Harry quant à lui avait beaucoup de mal à accepter l'attitude de ses condisciples vis à vis de lui. Il avait parlé au serpent et alors ? Il n'allait quand même pas le laisser attaquer Neville ! Et puis dire que tous les fourchelangues étaient forcément des mages noirs était stupide ! Son père lui avait bien fait comprendre. C'était comme dire que tous les Serpentards étaient mauvais ! Certes, une majorité des personnes attirées par les forces du mal venaient de cette maison mais pas toutes. Grindelwald par exemple, le mage noir qui a été vaincu par Dumbledore en 1945, avait fait sa scolarité à Serdaigle.
Les deux amis d'Harry lui avaient expliqué que leur première réaction n'avait été provoqué que par la surprise et que contrairement aux autre, ils étaient persuadés qu'il n'était pas l'héritier de Serpentard et qu'il n'avait rien à voir avec celui qui avait rouvert la chambre des secrets. Ils passaient donc une majeure partie de leur temps libre avec lui, ne voulant pas qu'il se sente exclu, ce pour quoi Harry leur en était infiniment reconnaissant.
Le vendredi précédant les vacances de noël, les trois amis venaient de sortir à la suite de leurs camarades de la classe de défense contre les forces du mal et se dirigeaient vers la salle d'histoire de la magie où les gryffondors devaient avoir cours (n'ayant pas cours après, Harry les accompagnait avant de regagner les cachots) lorsque la voix étrange que le Serdaigle avait déjà entendu s'éleva de nouveau.
- « Déchire…écorche…tue… »
Il s'immobilisa et tendit l'oreille.
Intriguée par cet arrêt brutal, Hermione demanda :
- « Gaby? Ça ne va pas ? »
- « C'est encore cette voix… la même que j'ai entendu avant de trouver Miss Teigne. »
- « Comment ça? Tu ne nous en as jamais parlé ! » Accusa Hermione
- « Au début j'ai préféré ne pas vous affoler avec ça et puis finalement j'ai oubl… Écoutez !»
- « Si affamé…depuis si longtemps… »
- « J'entends rien du tout Gaby. » Murmura Neville.
- « Moi non plus. Gaby tu es sûr que… »
- « Chut ! Écoutez bien ! Ça viens du mur de droite je crois. »
- « Tuer…il est temps de tuer… »
- « Là encore ! »…… « Vous n'avez rien entendu ? » demanda Harry à ses deux amis qui le regardaient perplexes.
Ils secouèrent négativement la tête, essayant de deviner ce que cela voulait dire. La voix quant à elle semblait s'éloigner vers l'étage inférieur.
- « Comment peut-elle passer ainsi d'un étage à l'autre ? » se demanda Harry a voix haute.
- « Que veux-tu dire ? » l'interrogea Hermione curieuse.
- « Et bien… c'est bizarre… c'est comme si elle glissait à l'intérieur du mur et qu'elle se dirigeait vers l'étage inférieur. »
Avec un mélange de peur et d'excitation, les trois compères dévalèrent l'escalier quatre à quatre, suivant la voix qu'Harry entendait à présent s'éloigner dans le couloir où ils se trouvaient.
- « Je sens l'odeur du sang…l'odeur du sang… »
- « Il va y avoir une autre attaque ! » cria Harry qui s'était mit à courir en direction de la voix, parcourant précipitamment tout l'étage, Hermione et Neville sur les talons, jusqu'à arriver dans un couloir où ne se trouvaient que deux salles vides et des toilettes désaffectés.
- « On fait quoi maintenant ? » demanda Neville en reprenant son souffle.
- « On se sépare ! »Répliqua Hermione. « Chacun une pièce ! Neville tu prends celle de droite, Gaby la deuxième et moi celle du fond. Au moindre problème, criez ! »
Ils se placèrent tous les trois devant une porte et attendirent. Gabriel compta jusqu'à trois et ensemble, ils ouvrirent.
- « Aaaahh ! »
- « Hermione ça va ? » demandèrent paniqués les deux garçons.
- « Oui oui, c'est rien ! C'est Nick qui m'a fait peur ! » Répondit Hermione encore légèrement tremblante pour les rassurer.
- « C'est vide ! » dit Harry une fois rassuré sur l'état de la jeune fille.
- « Ici aussi ! »
- « A part Nick il n'y a rien qui…mais attendez… »
Hermione s'approcha légèrement du fantôme qui n'avait pas bougé d'un centimètre. En regardant plus attentivement, elle s'aperçu qu'il avait perdu sa couleur gris perle habituelle. Il était à présent gris foncé et semblait un peu moins transparent, plus épais. Sa tête penchait un peu sur le côté, légèrement décollée du reste de son corps, et sa bouche était grande ouverte.
Hermione s'apprêtait à faire part de sa découverte aux deux autres quand elle distingua un léger mouvement devant elle. Regardant travers le fantôme, elle eut le temps de distinguer une forme longiligne avant de basculer en arrière pétrifiée.
- « HERMIONE ! »
Harry étant le plus proche arriva le premier au près de la jeune fille et eut le temps d'apercevoir une longue queue se faufiler à l'angle d'un mur au fond de la pièce en forme de 'L' qui se trouvait être d'anciens toilettes inutilisés depuis qu'un fantôme que tous les étudiants connaissaient sous le nom de Mimi Geignarde y avait élu domicile il y a quelques décennies.
° C'est pour ça que moi seul peux l'entendre ! C'est un serpent ! Mais quel reptile peut pétrifier ses ennemis de cette façon?…°
Neville arriva dans la seconde suivante et tomba à genou à côté d'Hermione et Harry.
- « Qu'est ce qu'on va faire ? » se lamenta le gryffondor, « Qu'est ce qu'il lui est arrivé ? »
- « Je ne sais pas… elle a été pétrifiée mais je crois que… »
- « Snapy, Snapy, qui donc vas-tu donc pétrifier aujourd'hui ? » chantonna Peeves qui venait d'arriver derrière eux, interrompant Harry.
- « Au lieu de chanter Peeves, tu ferais mieux d'aller chercher de l'aide ! » aboya Harry.
- « Snapy, Snapy, qui donc… »
L'esprit frappeur s'interrompit au milieu d'un saut périlleux en apercevant Nick-Quasi-Sans-Tête et partit en hurlant.
- « ATTAQUE ! ATTAQUE DANS L'AILE ABANDONNEE DU DEUXIEME ETAGE ! AUCUN HUMAIN, AUCUN FANTOME N'EST À L'ABRIT ! SAUVE QUI PEUT ! ATTAQUE ! »
Tandis que Neville restait assit sur le sol, hébété, Harry lui raconta ce qu'il avait vu.
- « Je crois savoir ce qu'est le monstre Neville ! … Enfin, de quelle race il s'agit… C'est un serpent ! Un énorme serpent ! J'ai aperçu le bout de sa queue juste avant que tu me rejoignes. »
- « Ça explique pourquoi Hermione et moi on ne l'entendait pas ! »
Puis tournant les yeux vers la jeune fille il murmura :
- « Tu crois qu'on arrivera à la guérir ? »
- « Oui ! J'ai entendu Chourave et mon père parler d'une potion : un filtre régénérateur à la mandragore. Cette potion permet de ramener ceux qui ont été victime d'une métamorphose ou d'un sortilège à leur état d'origine. D'après ce que j'ai compris, c'est ce qui a été utilisé la première fois que la chambre a été ouverte. Le seule problème c'est qu'il faut attendre que les mandragores du professeur Chourave soient matures, c'est à dire pas avant le mois de mars, et que c'est une potion extrêmement difficile à préparer. »
- « Mais…ton père y arrivera n'est ce pas ? »
- « Bien sûr ! J'en suis persuadé ! »
- « Tu…tu crois que le serpent est encore là ? » demanda Neville prenant soudain conscience qu'ils pouvaient eux aussi être attaqués.
- « Je ne sais pas ! »
Avant qu'Harry ne puisse aller voir, ils entendirent de nombreux pas précipités en provenance du bout du couloir.
Neville et lui étaient toujours à genoux à côté du corps inerte d'Hermione quand quelqu'un lui sauta dessus en bousculant Neville et le plaqua brutalement au sol, envoyant sa tête cogner brutalement la pierre froide avant de lui asséner un coup de poing magistrale qui lui fendit la lèvre.
- « JE LE SAVAIS ESPECE DE SALE BALTARD JE SAVAIS QU'ON NE DEVAIT PAS TE FAIRE CONFIANCE ! » Hurla Ron en attrapant Harry, sur qui il s'était à présent assit pour ne pas qu'il bouge, par le col de sa robe de sorcier avant de commencer à le secouer et à le gifler.
- « ALLER ! AVOUE SERPENT ! DIT-LE QUE C'EST TOI ! JE LUI AVAIT DIT DE NE PAS TRAINER AVEC UN MONSTRE DE TON ESPÈCE …ET ELLE AURAIT MIEUX FAIT DE M'ECOUTER ! »
Tout en hurlant sous le regard des autres élèves qui ne savaient pas quoi faire pour arrêter le roux déchaîné, Ron continuait à secouer Harry dans tout les sens, lui cognant de temps à autre la tête sur le sol sans même s'en rendre compte.
- « MAINTENANT J'AI LA PREUVE DE CE QUE JE DISAIS ! TU NE MERITES MEME PAS DE VIVRE ! TU ME REPUGNES ! »
- « M WEASLEY ! LACHEZ-LE IMMÉDIATEMENT VOUS ALLEZ FINIR PAR LE TUER ! » Tempêta le professeur McGonagall, qui venait d'arriver sur les lieux avec le petit professeur Flitwick, en voyant le garçon apeuré aux prises du rouquin. « ET NE VOUS ELOIGNEZ PAS ! VOUS ALLEZ AVOIR DES COMPTES À RENDRE JEUNE HOMME ! »
Pendant ce temps, Harry, enfin libéré de son agresseur se roula instinctivement en boule, les genoux contre sa poitrine en murmurant comme une litanie :
- « S'il te plait, arrête ! Ne fait pas ça ! Je t'en supplie ! Pas encore… tout sauf ça…s'il te plait…. »
Depuis que son ex-meilleur ami s'était jeté sur lui, Harry n'était plus allongé sur un sol de pierre, il n'était plus à Poudlard… il était de retour dans la petite chambre de Privet Drive et son oncle venait de commencer à 's'amuser avec lui', comme d'habitude. Et il savait ce qui allait se passer ensuite alors sentant le poids qui se trouvait sur lui se retirer, il commença à supplier.
- « … ça fait trop mal ! Pas ça!… s'il te plait… »
Sachant ce que l'enfant avait subit durant l'été, Minerva s'approcha doucement de lui pour essayer de le calmer.
- « M Snape? Gabriel répondez-moi ! »
Sentant à nouveau une présence toute proche, Harry se mit à crier :
- « Noooonnn ! Pas ça, pitié ! NON ! » Avant de se recroqueviller un peu plus, respirant de plus en plus vite, paniqué, en murmurant en boucle un faible « non » empli de crainte.
- « Filez tous ! Allez me chercher le professeur Snape et Mme Pomfresh ! Dépêchez-vous ! » S'écria le professeur d'enchantement en voyant que sa collègue n'arrivait pas à calmer le garçon alors que son état empirait.
- « Non ! Pas vous M Weasley, ni vous M Londubat. Vous ne bougez pas d'ici ! » Cria à son tour le professeur de métamorphose alors que les deux jeunes s'apprêtaient à partir à la suite des autres.
Moins de deux minutes plus tard, Sévérus déboula en courant et s'agenouilla aux côtés d'Harry, le visage livide en voyant le filet de sang que s'écoulait de sa bouche et les tremblements qui secouaient à présent le corps de son fils toujours plongé dans sa crise de panique.
- « Gaby ? »
- « … »
- « Gaby c'est papa ! Parle moi mon cœur ! » Lui dit gentiment Sévérus en lui passant une main dans les cheveux.
Voyant qu'Harry ne réagissait toujours pas, il s'assit à côté de lui et le prit contre son torse. Cependant, Harry était tellement enfui dans son cauchemar que cette fois-ci, au lieux de se calmer, il recommença à hurler puis se mit à se débattre et à pleurer.
Le maintenant tant bien que mal serré contre lui, Sévérus continuait à lui parler, espérant ainsi que le garçon le reconnaîtrait.
- « Gaby c'est papa ! Calme toi mon ange ! Personne ne te fera de mal, tu es en sécurité maintenant…calme toi ! »
D'un seul coup, Harry se tendit et cessa de crier avant de commencer à convulser dans les bras de son père qui paniqué, ne savait pas quoi faire pour le calmer. Le voir dans un tel état de détresse ne lui rappelait que trop les circonstances de son arrivée dans sa vie et il craqua : une larme dévala le long de sa joue, rapidement suivie par une deuxième.
- « Gaby, calme toi, tu es en sécurité, calme-toi… » S'affola Sévérus tandis que ses collègues, debout près de lui ne savaient que faire pour aider le maître des potions ou le garçon.
Minerva avait plaqué ses mains sur sa bouche comme pour se retenir de pleurer devant la scène qui se déroulait sous ses yeux et Flitwick se tortillait les doigts en cherchant vainement dans sa mémoire un sortilège capable de stopper les convulsions de l'enfant.
Après seulement une dizaine de secondes, le petit corps cessa de bouger et devint aussi mou qu'une poupée en chiffon.
- « Non Gaby s'il te plait… s'il te plait réveille-toi… s'il te plait… » supplia Sévérus incapable de faire quoi que se soit d'autre que serrer son fils étroitement contre son cœur en le berçant sous le regard désolé de Minerva et Filius, et inquiet de Neville et Ron qui se rendait compte de ce qu'il venait de faire.
Pompom qui était arrivé quelques secondes plus tôt, juste au moment où les convulsions cessaient, lança rapidement quelques sorts sur l'enfant avant de pousser un petit soupire de soulagement et de s'agenouiller à côté de Snape, lui posant une main réconfortante sur l'épaule.
- « Ça va aller maintenant Sévérus ! Le pire est passé. Les convulsions n'ont pas duré assez longtemps pour laisser des séquelles. Il est simplement évanoui à présent. Il souffre d'une commotion mais rien de trop alarmant. Pour plus de sûreté, je viens de le plonger pour quelques jours dans un coma magique et il sera rétabli d'ici le début de la semaine prochaine. »
- « C'est tellement difficile de le voir comme ça… sans rien pouvoir faire ! Je me sens tellement inutile !» avoua Sévérus, les yeux rougis, les larmes coulant à présent abondamment le long de ses joues.
- « Ne dites pas ça voyons ! Vous savez très bien qu'il a besoin de vous ! Vous avez fait du très bon travail avec lui cet été et quand il se réveillera, il aura besoin de vous sentir près de lui, vous le savez ! »
Sévérus remua légèrement la tête en signe d'approbation avant de se concentrer sur Harry.
Les quelques élèves qui étaient revenus sur les lieux pour accompagner l'infirmière restèrent choqués de voir cet homme habituellement si froid et insensible pleurer en tenant presque désespérément son fils contre lui. Ils s'éclipsèrent discrètement des lieux, ne voulant pas ajouter la gêne d'avoir été vu dans un tel état de faiblesse par des élèves sur le dos de leur professeur, qui pour une fois, leur faisait pitié tant la détresse qui émanait de lui était visible, tout en se demandant à quoi l'infirmière avait fait référence et ce qui avait bien pu arriver au garçon durant l'été.
- « Qu'est ce qui s'est passé pour que Gabriel soit dans un tel état ? » demanda finalement l'infirmière à qui on avait juste demandé de venir au plus vite.
- « C'est ma faute… » Dit une voix derrière elle dans un murmure à peine audible.
A suivre...
PS: j'ai une petite question pour vous : Quel pourraient être les animagus de Sev et de Gaby ?
