Tout d'abord, merci à tous ceux qui m'ont donné des idées pour les animagi de Sévérus et Gaby. Je n'ai pas encore fait mon choix mais en tout cas, ça m'a beaucoup aidé. Si vous avez d'autres idées sur le sujet, n'hésitez pas.
Ensuite, merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews, j'aime toujours autant les lires. Je sais que je peux répondre à chacun individuellement mais ça me prendrait vraiment trop de temps alors je préfère vous remercier tous en même temps et continuer à répondre aux questions et aux remarques les plus intéressantes en début de chapitre comme pour le précédent. Si ça ne vus plait pas, dites le moi et même si on n'a plus vraiment le droit, je remettrai des RAR à la place.
Donc, place aux réponses:
- "comment il peut en même pas 2 mois rattraper sa première année de potion tout en prenant de l'avance sur les 6 année suivantes et pourquoi l'avoir placé en 5eme année botanique ?" Harry a toujours été intéressé pas les potions en fait, je le dis dans le chapitre 3 mais en raison de l'attitude de Sévérus envers lui, il n'a jamais vraiment travaillé cette matière... ni les autres d'ailleurs, ce qui explique ses résultats médiocres en première année malgré les facilités qu'il montre avec Sévérus. Pour ce qui est du cours de botanique, il est avec les 5èmes années tout simplement parce que malgré le grand nombre de plantes qu'il connait, il lui reste certaine techniques à apprendre pour s'en occuper et j'ai pensé que les choses vraiment difficiles débutaient après la cinquième année avec la spécialisation des étudiants donc je l'ai fait commencé juste avant pour qu'il comble les quelques connaissances qu'il lui manque en gros. Enfin, en gros, pour simplifier les choses Gaby est très intelligent et très puissant, contrairement à ce qu'il montrait en tant qu'Harry en 1ère année. Mais comme je le dis dans le chapitre 8, il ne penses plus qu'à travailler alors forcement ça aide... même si Sévérus essaye de le pousser à se détendre de temps en temps.
- "tu parles beaucoup de la potion tue loup ... parce que tu comptes poursuivre ta fic au delà du tome II ?" Oui, le tome 3 est même déjà commencé donc il faut bien que je prépare l'arrivée de Lupin, non ?
- "Pauvre Gaby, si tout le monde le brutalise, il va jamais surmonter le traumatisme de l'été précédent" : en effet, rien ne se déroule pour lui faire retrouver un certain équilibre psychologique et c'est loin d'être fini pour lui, il va encore en baver même si Sévérus sera toujours là pour l'aider.
- "Par contre, Ron est toujours aussi c, il ne change pas. Mais avec ce qu'il a fait à Gaby, il risque très gros." ; "Est-ce que Pomfresh va encore donner une potion calmante à Papa Snape pour l'empêcher de tuer Ron?" Non, cette fois cela ne sera pas nécessaire de donner une potion calmante à Sev. Il trop perturbé pas l'état de gaby pour réagir comme la dernière foismais la punition de Ron sera exemplaire comme vous le verrez plus loin :Avec ce qu'il vient de faire, les profs ( et surtout Minerva ) ne vont pas le rater.
- "J'espère que l'auteur ne remettra jamais ami Ron et Gaby". Je ne veux pas trop en dire sur ce sujet mais une chose est sûre : jamais Gaby et Ron n'auront la même complicité que dans les livres... comment Gaby pourrait-il oublier ce qu'il lui a fait ?
- "Quand Severus s'énerve, il vaut mieux éviter d'être dans le coin, et Gaby l'a compris". En effet, Sévérus garde son caractère difficile dans certaines circonstances et il n'aime pas du tout qu'on lui désobéisse ou qu'on s'en prenne à son fils... dans ces cas là, il a tendance à s'emballer très vite et être très sévère, même avec Gaby qu'il aime pourtant plus que tout. D'ailleurs, il aura lui aussi l'occasion dans quelques chapitres de goûter à une punition 'made in' Sévérus qui ne va pas lui plaire du tout.
- "Quelqu'un va-t-il comprendre ce qu'a subi Gaby?" Oui, mais pas tout de suite. Il va falloir qu'ils relient plusieurs évènements entre eux pour le comprendre.
- "voir Sev pleurer est une expérience que les élèves ne vont pas oublier." En effet, beaucoup vont garder ça dans un coin de leur mémoire et ne plus le voir comme un monstre inhumain sans aucun sentiment... ce sera surtout le cas pour un certain Gryffondor qui avait tendance à paniquer dès qu'il s'approchait de lui au point de rater toutes ses potions (pas la peine que je dise qui, tout le monde l'a reconnu je penses.)
- "c'est donc Neville et Severus qui vont tout découvrir? (au sujet du monstre)" Humm... et bien en fait non mais ils y participent.
- Pour ceux qui se posent la question : oui, c'est bien à cause de vous que j'ai mis les perso sous clé et bien gardés (n'est ce pas Flick-Flack et Orphée Potter ?) et d'abord, mes cerbères à moi ne s'endorment pas avec de la music alors aucune chance d'approcher ! lol !
- Lunita jedusort P-M: pour enregistrer tes fics préférées, il faut que tu t'inscrives sur FFnet.
Voilà, je crois que j'ai répondu à tout.
Bonne lecture et n'hésitez pas a laisser des reviews, je crois que c'est devenu ma drogue !
Chapitre 12 :
Aveux et lettre enflammée
Tout le monde, excepté Sévérus qui avait toujours les yeux fixés sur son fils inerte dans ses bras, se tourna vers Ron pour écouter ce qu'il avait à dire.
- « Depuis qu'elle l'a vu, Hermione s'est prise d'affection pour lui et voulait apprendre à le connaître. Elle trouvait qu'il avait l'air sympathique et le fait qu'elle apprenne qu'il entrait à Poudlard avec un an d'avance l'a encore plus intriguée. Elle s'est donc jointe à lui et Neville pour le travail de métamorphose qu'on a eu en tout début d'année sur la métamorphose humaine et ils sont devenus amis. J'aurais pu y aller moi aussi…Hermione me l'avait proposé et même Gabriel était prêt à oublier ce que je lui avait fait quelques temps au part avant dans la librairie, mais je lui en voulais tellement pour la punition que m'a infligé ma mère que j'ai refusé. »
Après une courte hésitation, il continua, préférant tout dire tant qu'il en avait le courage, ce que les professeurs avaient apparemment compris puisque personne ne l'interrompit.
- « J'ai vite regretté de ne pas avoir suivi Hermione mais j'étais sans doute trop orgueilleux pour revenir sur ma décision. Elle s'éloignait de plus en plus de moi pour rester avec lui et je me sentais de plus en plus seul. Harry avait disparu et j'étais en train de perdre ma meilleure amie. Alors… je me suis mis à détester Gabriel… peut être encore plus que Malefoy ou les Serpentards. Je lui mettais tout ce qui n'allait pas sur le dos et après le club de duel où il a parlé au serpent, j'ai ajouté le fait qu'un fourchelangue est forcément mauvais. Je me suis disputé avec Hermione à son sujet. Elle ne voulait pas croire qu'il pouvait être du côté du mal et je n'écoutais aucun de ses arguments pour tenter de me prouver le contraire. Elle est finalement partie après m'avoir giflé par ce que j'avais traité Gabriel de sale serpent et elle ne pas reparlé depuis, restant toujours avec Neville ou Gabriel. …… »
Ron poursuivi son récit les yeux fixés au sol, refusant de voir le regard de ses professeurs sur lui, honteux de son comportement.
Au fond de lui, il avait toujours su que Gabriel Snape n'était pas comme son père et qu'il n'avait pas un mauvais fond, mais il lui en voulait simplement d'être celui qu'il était, le fils de Snape, et cela, il ne l'avouerait jamais à quiconque.
Tout avait commencé le jour où lui et sa famille se trouvaient sur le chemin de Traverse un peu avant la rentrée. Pendant que les autres se rendaient chez l'herboriste, Ron et sa sœur avaient décidé d'aller admirer le nouveau balai qui était sorti quelques semaines plus tôt. Alors qu'ils étaient entrés dans la boutique de quidditch depuis cinq minutes, ils étaient tombés sur Malefoy et son père qui ne s'étaient pas privés de se moquer de leur pauvreté, se demandant pourquoi ils venaient voir quelque chose qu'ils n'auraient jamais. Malefoy senior avait même examiné les livres d'occasion de Ginny un à un avant de les remettre dans le vieux chaudron, également d'occasion, dans lequel il les avait prit, ajoutant que quand on n'avait pas les moyens de se charger de ses enfants il valait mieux ne pas en faire, avant de se diriger vers la sortie, suivi par son fils qui avant de partir, avait ajouté qu'il était ravi de ne pas avoir à revoir le balafré à la rentrée prochaine puisqu'il avait tellement honte d'être aussi minable qu'il était parti se cacher. Les deux Weasley étaient ressortis de la boutique, rouges de honte et de rage et avaient rejoints leur famille devant la librairie où ils devaient encore acheter les livres de Lockhart avant d'aller à la ménagerie magique acheter un nouveau rat pour remplacer Croutard qui s'était sauvé durant l'été. En entrant chez le Fleury et Bott, Ron avait aperçu un petit garçon aux longs cheveux noirs, vêtu d'une robe de sorcier devant coûter une fortune. Celui-ci tenait tant bien que mal une grosse pile de livres scolaires dans ses bras et essayait d'attraper un grimoire trop haut pour lui sur une étagère. Il s'était alors approché et avait attrapé le livre convoité pour lui donner, pestant toujours contre Malefoy à qui il rêvait d'envoyer son poing dans la figure et enviant secrètement le garçon qui apparemment n'avait pas de problème d'argent lui, . Si ça avait été un gamin quelconque, il serait reparti sans rien dire mais le fait de voir que même le fils du bâtard graisseux était habillé si richement le fit se sentir encore plus humilié qu'il ne l'était déjà et il ne pu s'empêcher de vouloir lui faire du mal en insultant son père, ce qui lui permettait d'ailleurs par la même occasion de se venger de toutes les remarques acerbes que Snape faisait toujours aux gryffondors durant ses cours. Malheureusement, le garçon n'était pas resté sans réagir et cela lui avait coûté non seulement son argent de poche, mais aussi son nouvel animal de compagnie. Depuis ce jour, pas même Hermione n'avait réussi à le faire changer d'attitude vis à vis de Gabriel, même s'il se rendait à présent compte de l'attitude puérile et blessante qu'il avait toujours eu envers ce garçon qui ne lui avait jamais rien fait… et aujourd'hui, il s'en voulait vraiment de s'être emporté.
- « …… Le jour où l'on s'est battu à la librairie, je me suis vengé contre lui d'une remarque méprisante que Malefoy et son père m'avaient fait un peu plus tôt dans le magasin de quidditch. J'avais besoin de faire sortir ma rage et … c'est sur Gabriel que c'est tombé. …Tout à l'heure, quand j'ai vu Hermione par terre…je sais pas ce qui m'a prit… Je me suis dit que tout était encore de sa faute. Je lui ai sauté dessus et …je l'ai frappé, aussi fort que j'ai pu… je l'ai traité de monstre… je lui ai même dit qu'il ne méritait pas de vivre…je regrette…je ne sais pas ce qui m'a prit de faire ça… C'est seulement quand le professeur McGonagall m'a crié d'arrêter que je me suis rendu compte de ce que je faisais…je suis désolé… je voulais pas… je regrette. »
- « c'est peut-être un peu tard pour vous rendre compte de cela M Weasley ! Est ce que vous vous rendez compte à quel point ce que vous avez fait est grave ? » Demanda Dumbledore qui avait écouté les aveux du jeune homme, caché dans un coin d'ombre un peu plus loin dans le couloir, ne souhaitant pas l'interrompre avant qu'il ait terminé.
- « Que ce serait-il passé tout à l'heure si je n'étais pas intervenue ? » enchaîna Minerva sentant la moutarde lui monter au nez devant le comportement stupide de son élève. « Vous auriez pu finir par tuer Gabriel ! Est ce que vous vous en rendez compte ? Et pourquoi ? Simplement par jalousie ! Par ce que Miss Granger passe plus de temps avec lui qu'avec vous ! MAIS A QUOI PENSIEZ-VOUS DONC M WEASLEY ? » Termina t-elle en perdant son calme.
- « …… »
- « Vous comprenez bien M Weasley que je ne peux pas me contenter de vous donner une simple retenue après cela ? » demanda Albus en regardant Ron par dessus ses lunettes.
- « Oui Monsieur »
- « Très bien. Dans ce cas je vous laisse le choix : soit vous êtes renvoyé une semaine à compter de la rentrée de janvier, temps durant lequel vous me rédigerez 20 rouleaux de parchemins sur l'importance de réfléchir avant d'agir et 20 autres sur le fait que se sont nos actes et non notre nom qui font de nous ce que nous sommes; soit vous me rédigerez ces parchemins et passerez les trois prochains mois en retenue chaque soir avec M Rusard. Bien entendu, je vais dès ce soir écrire à votre mère pour l'informer de ce qui s'est passé aujourd'hui. Je vous laisse jusqu'à demain avant votre départ en vacances pour faire votre choix M Weasley. Cependant, ceci n'est valable que si le professeur Snape décide de ne pas porter plainte contre-vous pour coups et blessures. Si c'était le cas, je… »
- « C'est bon Albus ! Je n'ai pas l'intension de porter plainte, Gaby ne le voudrait pas. Et c'est la seule chose qui me retiens de vous faire subir la même chose, soyez en certain M Weasley! Mais sachez que si ce qui s'est passé devait se reproduire, je vous conduirais moi-même à Askaban ! Enfin, si vous êtes encore en état d'y aller parce que je ne serais pas aussi clément une seconde fois si vous touchez encore à mon fils !… et que Gaby soit d'accord ou pas avec moi, vous le regretteriez amèrement ! »
- « Oui professeur ! » répondit Ron, légèrement soulagé que son enseignant n'aille pas plus loin mais conscient que ses menaces n'étaient pas des paroles en l'air.
- « Par contre, j'ajoute 2 mois de retenue quand vous aurez terminé ceux que le directeur vous a déjà donné ou vous resterez avec Rusard 3h chaque soir de la semaine pour nettoyer ma salle de classe de fond en comble. »
- « Oui Monsieur. »
- « Vous pouvez y aller M Weasley. » termina Dumbledore. « On se voit demain dans mon bureau pour que vous me donniez votre décision Le mot de passe est 'plume en sucre'. »
Alors que Ron s'éloignait dans le couloir, sa directrice de maison l'interpella :
- « J'ai rarement été aussi déçu par le comportement d'un membre de ma maison M Weasley ! Sachez qu'en conséquent, je retire 250 points à Gryffondor ! Oui M Weasley, même si ça nous place en dernière place à la coupe des quatre maisons; Vous vous expliquerez avec vos camarades. De plus vous me rédigerez 10 rouleaux de parchemins sur les qualités privilégiées par votre maison ainsi que les sorciers célèbres issus de celle-ci. A me rendre à votre retour en janvier. »
- « Bien Madame. » Répondit finalement Ron en partant la tête basse.
Après un court silence, c'est Mme Pomfresh qui prit la parole :
- « Sévérus, je préfère que Gabriel reste à l'infirmerie tant qu'il est dans le coma. Je le retirerai le sortilège d'ici trois jours et vous pourrez ainsi le reprendre chez vous. »
Sévérus acquiesça et se leva lentement et tenant toujours Harry avant de se diriger vers l'infirmerie.
- « Albus, Minerva ? Vous voulez bien vous charger de Miss Granger et l'installer à côté de M Crivey ? »
- « Bien sûr Pompom. M Londubat, venez avec nous. J'aimerais que vous nous racontiez ce qui s'est passé avant que nous arrivions. »
Une fois Hermione et Harry installés dans un lit, ils s'installèrent tous dans le bureau de l'infirmière et Neville raconta ce qui s'était passé :
- « On sortait du cours de défense quand Gaby s'est brusquement arrêté dans le couloir et nous a dit qu'il entendait de nouveau une voix étrange. »
- « Comment ça de nouveau ? » interrogea le professeur de métamorphose.
- « Gaby m'a dit avoir entendu une voix venant de l'intérieur des murs avant de découvrir Miss Teigne au début de l'année. » répondit Sévérus distraitement sans quitter Harry, qu'il surveillait par la porte entrouverte, des yeux.
- « C'est cela. Hermione et moi avons alors écouté mais n'avons rien entendu, alors nous l'avons suivi et la voix nous a conduit au deuxième étage dans le couloir où vous nous avez trouvé puis s'est évanouie. Comme il n'y a que 3 salles à cet endroit, Hermione à suggéré qu'on prenne chacun une porte et on a ouvert en même temps. Hermione tomba alors nez à nez avec Nick-Quasi-Sans-Tête et avant qu'on comprenne pourquoi elle trouvait celui-ci étrange, elle est tombée pétrifiée. »
- « Quelle chose peut bien causé cela Albus ? » demanda Minerva inquiète.
- « Je l'ignore… »
- « Heu… »
- « Oui M Londubat? Vous avez quelque chose à ajouter ? »
- « Et bien, en se rendant aux chevets d'Hermione, Gaby a dit avoir aperçu la queue d'un serpent, d'un énorme serpent. »
- « Un serpent? Voilà qui expliquerait pourquoi il est le seul à l'entendre ! » S'exclama Pompom qui était resté silencieuse jusque là.
- « Mais comment se déplace t-il dans le château? Il ne peut pas passer inaperçu s'il est si gros que ça ? » Demanda Minerva.
- « Et pourquoi n'utiliserait-il pas la tuyauterie ? » demanda subitement l'infirmière.
- « Mais bien évidemment ! C'est pour cela que Gabriel disait que la voix venait de l'intérieur des murs ! » Approuva Dumbledore.
- « Tout ceci est bien beau, mais ça ne nous dit pas où se trouve la chambre ! »
- « En effet Minerva, mais c'est le meilleur élément que nous ayons jusqu'à maintenant. Nous devons explorer cette information: quel genre de serpent est capable de pétrifier ses ennemis sans les toucher, d'après le récit de M Londubat, et de vivre plus de 1000 ans, puisque le monstre date de l'époque de Salazar Serpentard ? Cela réduit considérablement le champ de nos recherches ! Je propose d'ailleurs de nous répartir les tâches : Minerva, allez à la bibliothèque et ramenez tous les livres que vous trouverez sur les animaux fantastiques ici. On commencera à les étudier demain après le départ en vacances des élèves. Personne n'a demandé à rester cette année je crois ? »
- « Non. Tout le monde à peur et certains élèves parlent même de ne pas revenir tant que le monstre n'est pas découvert. » Informa Minerva.
- « Parfait ! Nous avons donc deux semaines devant nous ! Je vais aller voir Hagrid. Après tout, il s'y connaît en animaux, peut-être aura t-il une idée. Ensuite je dois encore écrire cette lettre à Molly. Sévérus, veillez sur Gabriel ! S'il y a le moindre problème, faites le moi savoir. Et vous Pompom, si vous voulez bien raccompagner M Londubat jusqu'à sa salle commune puis rejoindre Minerva pour l'aider…? »
Le petit déjeuner en ce samedi matin se déroulait dans un silence quasi total. A la table des lions, qui d'habitude était la plus bruyante, on aurait pu entendre une mouche voler. En effet, les attaques envers Colin Crivey et maintenant Hermione, auxquelles venaient s'ajouter les 250 points perdus, avaient plongé les rouges et or dans une profonde déprime. Les Serdaigles et les Poufsouffles étaient aussi inquiets que les Gryffondors et étaient donc eux aussi plongés dans le silence, attendant impatiemment de rentrer chez eux pour les vacances. Les Serpentards quant à eux, se contentaient soit de fixer les autres tables avec un air réjouit, soit de manger en silence, pas vraiment rassurés par la présence du monstre, même si étant des sang-purs, ils ne risquaient théoriquement rien.
Hormis Sévérus qui avait catégoriquement refusé de quitter le chevet de son fils et Pompom qui elle préférait surveiller ses patients, tous les professeurs étaient également réunis dans la grande salle, eux aussi prêts pour le départ. Cette année en effet, en raison des évènements, le directeur leur avait demandé de rentrer chez eux, ne souhaitant prendre aucun risque. Seules les personnes présentes la veille lors du récit de Neville resteraient au château, espérant trouver et tuer le monstre avant le début des classes de janvier. Bien entendu, pour ne pas éveiller les soupçons du coupable quant au départ de nombreux enseignants, qui d'habitude ne quittaient pas l'école avant juin, Albus avait simplement annoncé au cours du dîner de la veille que l'école serait fermée durant les deux semaines afin d'éviter tout risque inutile puisque, de toute façon, aucun étudiant n'avait souhaité rester.
C'est donc dans ce silence complet que le courrier arriva. Tous étaient plongés dans la lecture de ce qu'ils avaient reçu quand un rugissement se fit entendre.
RONALD WEASLEY !
COMMENT AS TU OSE FAIRE UNE CHOSE PAREILLE !
FRAPPER AINSI UN CAMARADE SANS DEFENSES ET QUI EN PLUS NE T'AVAIT ABSOLUMENT RIEN FAIT ?
TU DEVRAIS AVOIR HONTE DE TOI !
JE SUIS VÉRITABLEMENT INDIGNEE !
POURQUOI T'ACHARNES TU AINSI SUR CE PAUVRE GARÇON ?
CE N'EST PAS PARCE QUE TU N'AIMES PAS LE PROFESSEUR SNAPE QUE TU AS LE DROIT DE T'EN PRENDRE AINSI À SON FILS !
TU AURAIS PU LE TUER !
ATTENDS UN PEU QUE JE T'AIE SOUS LA MAIN !
QUAND ON A REÇU LA LETTRE DE DUMBLEDORE HIER SOIR, J'AI CRU QUE TON PÈRE ET MOI ALLIONS MOURIR DE HONTE !
ON NE T'A PAS ÉLEVÉ PENDANT TOUTES CES ANNEES POUR QUE TU TE CONDUISES COMME CA !
ESTIME TOI HEUREUX QUE LE PROFESSEUR SNAPE NE PORTE PAS PLAINTE CONTRE TOI !
ET NE VIENS SURTOUT PAS TE PLAINDRE DES CINQ MOIS DE RETENUE OU DES DEVOIRS SUPLEMENTAIRES QUE TU AS EU, C'EST ENTIÈREMENT TA FAUTE !
SI JAMAIS TU REFAIS UN SEUL PAS DE TRAVERS, JE TE PREVIENS QUE TU T'EN MORDRAS LES DOIGTS !
Le silence retomba, encore imprégné de fureur. Une enveloppe rouge avait glissé des mains de Ron et était à présent en train de se consumer doucement sur la table alors que celui-ci semblait assommé, comme si un raz-de-marée venait de le submerger.
- « J'aimerais pas être à ta place vieux frère ! Maman va te tuer quand tu rentreras ce soir ! » Lui dit Fred de façon à ce que toute la salle l'entende.
- « Tu as raison ! Même nous on ne l'a jamais mise dans un tel état ! » Enchérit George
- « Mais ne t'inquiète pas…on viendra à ton enterrement ! » l'achèverent-ils avant de quitter la table en mimant de longs sanglots de tristesse, incapables de rester sérieux et de ne pas se moquer de leur frère, sous l'œil légèrement amusé de certains élèves et de Dumbledore qui n'avait jamais pu résister à leurs simagrées ou à leurs blagues stupides.
Une fois les élèves et professeurs embarqués dans les diligences, Dumbledore, et McGonagall rejoignirent l'infirmerie dans laquelle Albus avait préféré installer le 'centre de recherche', sachant pertinemment que Sévérus ne bougerait pas de là et souhaitant de toute façon interroger Gabriel dès son réveil.
Lorsqu'ils entrèrent à l'infirmerie, ils trouvèrent leur collègue agenouillé près du lit de son fils, lui parlant doucement à l'oreille en lui caressant tendrement les cheveux. Albus toussota discrètement pour lui signifier leur présence et s'assis à la table que Minerva et Pompom avaient installé la veille pour entreposer les livres qu'elles avaient empruntés à la bibliothèque parmi lesquels on trouvait notamment :
- Le monstrueux livre des monstres
- Les animaux fantastiques
- Créatures abominables des profondeurs
- les grands évènements de la sorcellerie du XXème siècle
- Les noms célèbres du monde magique contemporain
- Les mages noirs à travers l'histoire
- Grandes noirceurs de la magie
- Les grandes découvertes magiques
- Les différentes espèces de reptiles d'Angleterre et d'Irlande
- La magie au Moyen-âge
… En tout, une cinquantaine d'ouvrages s'entassaient devant eux
Trois jours durant, ils ne quittèrent l'infirmerie que pour aller dormir, passant leurs journées plongés dans les différents ouvrages. Sévérus lui était résolu à ne pas quitter le chevet d'Harry tant que celui-ci ne serait pas réveillé. Il n'avait rien voulu manger malgré les avertissements de Pompom et n'avait rien voulu entendre quand elle lui avait dit d'aller se reposer un peu. Il ne dormait donc qu'une heure ou deux lorsqu'il était trop épuisé pour garder les yeux ouverts puis se réveillait brusquement en cherchant immédiatement son fils des yeux, comme pour s'assurer qu'il était vivant.. Il restait donc nuits et jours à lire, jetant fréquemment des coups d'œil au corps frêle allongé près de lui, sans se préoccuper de ce qui se passait dans la pièce.
Ce mardi matin, c'était le jour ou Mme Pomfresh devait normalement retirer le charme d'endormissement placé sur le garçon et tous attendaient impatiemment ce moment. Ne souhaitant cependant pas gêner leur collègue, ils s'étaient tous retirés dans le bureau de l'infirmière pour continuer leurs recherches en attendant.
Environ dix minutes après que le sortilège ait cessé d'agir, Harry commença à émerger. Incertain quant à l'endroit où il se trouvait et n'ayant que très peu de souvenirs de ce qui s'était passé, mis à part la douleur et la peur qu'il avait ressenti, il préféra garder les yeux fermés et se concentrer sur les bruits environnants. C'est alors qu'il entendit une voix douce qui l'appelait… il connaissait cette voix, il en était certain.
Il chercha dans sa mémoire, voulant absolument se souvenir de ce qui s'était passé.
Tout ce qu'il se rappela fut son oncle… des paroles…'monstre', 'répugnant', 'tu ne mérites pas de vivre'…des coups…
Sans même s'en rendre compte, il avait commencé à pleurer. Alors tous ces derniers mois n'étaient qu'un rêve finalement. Il était toujours là-bas, son oncle avait du simplement frapper assez fort pour lui faire perdre connaissance. Il se mit à trembler et à gémir craintivement en sentant une main sur son visage, puis à travers ses sanglots, il finit par percevoir à nouveau cette voix rassurante.
- « Gaby, mon ange ouvres les yeux. Je suis là ! Arrête de pleurer…s'il te plait mon cœur… c'est papa, ouvre les yeux… allez Gaby…Réveilles-toi s'il te plait!…Tu ne risques plus rien maintenant. Tu es à l'infirmerie, en sécurité. … »
° A l'infirmerie ? Qu'est ce que je fais là ? Et pourquoi j'ai l'impression d'avoir une tête aussi grosse qu'une citrouille ? °
Peu à peu, des images lui revinrent par flashs : la voix, Hermione pétrifiée, le serpent, Ron… il était donc vraiment à Poudlard… et cette voix…
Harry entrouvrit un œil, simplement pour être sûr et le vit : Sévérus, dans son éternelle robe noir était penché au dessus de lui, les yeux embués de soulagement et d'inquiétude mêlée.
- « P…pa….pa…? » murmura difficilement Harry.
- « Oh mon cœur, si tu savais comme j'ai eu peur! » souffla Sévérus en le prenant doucement dans ses bras, soulagé de le voir enfin lui répondre après qu'il ait passé plus d'une demi-heure à l'appeler pour le faire sortir de sa semi-inconscience.
- « J'ai…s…soif … et ….mal… à la …tête ! »
Doucement, Sévérus lui souleva la tête et versa un peu d'eau dans sa bouche puis l'aida à avaler en lui massant doucement la gorge. Il répéta le même mouvement jusqu'a ce qu'Harry arrive à avaler seul puis il donna une gorgée de potion contre la douleur.
- « Qu'est ce que je fais là ? » demanda le jeune garçon une fois son mal de tête passé.
- « Tu ne te souviens pas ? » demanda Snape inquiet.
- « Et bien… je me rappelle avoir entendu cette voix étrange et d'Hermione qui tombe pétrifiée à cause d… UN SERPENT ! C'EST UN SERPENT QUI ATTAQUE LES ELEVES!… » Cria Harry en se redressant d'un coup.
- « On est au courant, calme toi ! » lui demanda son père en l'obligeant à s'allonger. « Que te rappelles-tu d'autre ? »
- « Après c'est flou, …le visage de Ron …une grande douleur…des mots…mais je sais pas si c'est réel ou non…. Raconte-moi ce qui s'est passé !»
A contrecœur, Sévérus lui raconta tout : la violence de Ron, l'intervention de Minerva, la punition, le récit de Neville, les recherches qu'ils faisaient depuis…
- « C'est Ron qui m'a fait ça? Alors c'est fini… » Dit Harry dans un murmure à peine audible, le cœur déchiré. « Ron ne me parlera plus jamais… il crois que c'est moi ! Il crois que j'ai attaqué Hermione…il me déteste ! »
- « Non, il est simplement jaloux de ta relation avec Miss Granger et je crois qu'il souffre de ne plus avoir son meilleur ami à ses côtés. Harry Potter lui manque. »
- « Mais il ne reviendra pas ! Il n'y a que Gabriel à présent ! Je ne veux plus jamais être Harry Potter ! Et il ne m'acceptera jamais autrement que sous ce nom !» Souffla Harry de telle façon que Sévérus qui avait pourtant le visage à quelques centimètres du sien eut du mal à l'entendre.
Après cela, Harry se tourna sur le côté et resta sans bouger, repensant à son ancienne amitié avec Ron, perdant tout espoir de la retrouver un jour.
Comprenant qu'il avait besoin d'être un peu seul, Sévérus l'embrassa sur la tête et le laissa, rejoignant les autres dans la pièce à côté pour leur dire que Gabriel était réveillé mais qu'il avait besoin de calme pour digérer ce qui s'était passé quelques jours avant, et poursuivre les recherches sur le monstrueux serpent.
