Réponses aux questions:
- "Si croutard c'est échappé y'a plus aucune raison pour que Sirius sorte d'azkaban nan? " Et bien si, j'en ai trouvé une qui me semble plosible donc il y aura bien du Sirius Black au menu dans la deuxième partie de ma fic.
- "Comme hero contre le basilic tu n'oserais quand même pas nous mettre Ron ?" aucune inquiétude à avoir à ce sujet. Dans cette fic, Ron n'est pas et ne sera jamais au premier plan pour un acte héroïque alors surement pas pour avoir terassé un basilic.
- "Je ne comprend pas pourquoi Gaby veut etre ami avec Ron, si comme il l'a dit il ne peut l'aimer que sous son nom Harry Potter, cela veut-il dire qu'il ne l'appreciait que pour sa celebrite?" Gaby espérait retrouver l'amitié de Ron tout simplement parceque c'est le premier ami qu'il ait eu. Par contre, après ce qu'il lui a fait subir, quelque chose s'est brisé en lui et cela Ron ne pourra jamais le recoller, quelques soit les excuses qu'il pourrait faire à Gaby. Il a eu sa chance mais c'est trop tard à présent pour devenir autre chose qu'un camarade.
- "Dis moi finalement toi tu vois quoi comme animagus pour sev et gaby?" En réalité, j'ai déja trouvé celui de Sev. Par contre, pour Gaby j'hésite encore... mais de toute façon, je ne révèlerait rien maintenant. Bon OK... Sev aura des ailes et oh surprise : il est noir... reste à deviner le reste ! lol!
- "Donc, la tournure que prennent les évennements m'indiquent que le dénouement de la première partie arrive bientôt non?" En effet, la fin est proche puisque la première partie fait 17 chapitres... comme le livre en fait même si au départ ce n'est pas volontaire.
- "Maintenant qu'ils savent qu'il s'agit d'un gros serpent, cela ne devrais pas être très long pour qu'ils découvrent que c'est un Basilic." C'est exacte. En fait, c'est dans ce chapitre.
- "je ne voudrais vraiment pas être à la place de Ron, quand il verra sa mère, le lendemain." Moi non plus ça c'est sûr. D'ailleurs, Molly n'est pas prête d'oublier ce que son fils a fait puisqu'il va être puni encore très longtemps !
- "Je suis deçu par dumbledore qui n'a pas de suite pensé au basilic" Dumbledore est certe un excellent sorcier mais ce n'est pas un spécialiste des animaux, d'autant plus qu'un basilic ne se rencontre pas à tous les coins de rue alors il me semblait difficile qu'il devine immédiatement ce qu'est le monstre.
- "Tu vas vraiment lui faire subir encore plus de violence ?" C'est vrai que je suis assez sadique avec Gaby mais c'est pour le bien de l'histoire. Cependant, il ne devrait plus subire de iolence "Physique" avant un certain temps. Pour ce qui est du côté psychologique par contre...
- "J'espère que pour la punition de Gaby, Severus n'ira pas jusqu'a la fessée" Non Sévérus ne frappera jamais son fils, il en est tout simplement incapable après avoir vu dans quel état l'a mit son oncle. Mais de toute façon, il a des moyens beaucoup plus faciles et mmoins violents de montrer à Gaby son mécontentement.
- "ça fait bizarre de voir les prof bosser à plein temps sur la Chambre … là on voit vraiment que tu t'éloignes du livre" C'est vrai que ce sera une fin très différente de celle du livre mais Gaby n'a plus "grâce à son oncle" le caractère pour faire face seul... en tout cas pour le moment, après on vera bien, surtout que ce que lui a dit Ron n'a vraiment rien arrangé. A ce moment de l'histoire, même s'il a commencé à refaire surface, Gaby reste extrèmement fragile, comme le montre ses réactions donc je ne l'imagine franchement pas transpercer un basilic d'une dizaine de mètres avec une épée.
- "je pense que faire une romance avec gaby ne pourra que réhaussé le niveau (déja haut) de ta fic" je l'ai déja dit mais même si beaucoup veulent un Gaby amoureux, il est pour moi, en tout cas pour le moment, beaucoup trop instable. Cependant, je vais y réfléchir ... après tout, il ne faut jamais dire jamais !
- "Je voulais savoir si tu allais suivre la trame de JKR pour toute les années ou c'est juste pour les premières ?" La trame des livres va rester en arrière plan tout au long de ma fic. Cependant, comme vous allez tous vous en appercevoir assez rapidement, je vais mélanger certains éléments. Certaines infos du tome 5 vont apparaitre dans la deuxième partie (qui correspond au tome 3) par exemple. Une chose par contre : je n'ai aucunement l'intention de tuer Sirius... enfin, normalement.
- donc il y aura un couple gay, mais ce ne sera pas Gaby? et le couple sera très présent ou non? Oui ce couple sera normalement assez présent et il y a pour le moment environ 50 de chances pour que Sévérus en fasse partie. ( Je sais pas pourquoi mais je l'ai toujours imaginé gay... bon ici, il serait plutôt bi, ce qui expliquerait qu'il puisse avoir un fils mais si je le met avec quelqu'un, il sera avec un homme de toute façon)
Merci à tous pour les reviews. J'espère avoir répondu à toutes vos questions.
Bonne lecture !
PS : j'espère que la baisse du nombre de reviews au chapitre précédent n'est pas lié au fait que vous trouviez ma fic moins bien. Vous me le diriez si c'était le cas hein ?
Chapitre 13 :
Première semaine de vacances
Lorsque Sévérus revint dans l'infirmerie une heure plus tard, il trouva Harry dans la position dans laquelle il l'avait laissé, tourné vers le mur, secoué de sanglots.
- « Gaby ? »
Devant le manque de réponse de celui-ci, Sévérus fit le tour du lit et vint se placer à genou face à lui. Il lui passa tendrement la main dans les cheveux mais voyant que cela ne le calmait pas, il se leva, retira ses chaussures et s'allongea contre lui en le prenant dans une étreinte rassurante, essayant de faire passer à travers ce geste tout l'amour qu'il ressentait à présent pour lui. Quand Harry commença à se calmer quelques temps plus tard, Sévérus lui demanda ce qu'il avait.
- « pourquoi tu pleures ainsi ? »
- « … »
- « Parles-moi, s'il te plait. J'ai besoin de savoir ce qui ne va pas mon cœur. »
- « C'est R-ron ! » Répondit Harry en hoquetant, « Jamais je… je n'aurais imaginé qu'il a-aille jusque là. On s'entendait tel-tellement bien a-avant ! Ja-jamais il ne reviendra…et de toute façon, j-je sais pas si je pourrais en-encore être aussi proche de lui a-après ça ! »
- « Tu sais, il avait vraiment l'air de regretter son geste cette fois. C'est pour ça que je n'ai pas porté plainte contre lui. »
- « Non, je sais qu'il me hait ! Il me l'a dit. Je me souviens maintenant ! Il m'a traité de serpent, de monstre… il a dit que je le répugne ! Papa, ça ressemble tellement à ce qu'IL me disait quand il me frappait ou quand il… » Poursuivit Harry en se remettant à pleurer.
Sévérus le serra un peu plus étroitement contre lui et Harry poursuivit, le visage à présent caché dans la robe de son père.
- « Qu-quand Ron a co-commencé à m-me fr-frapper, j-j'ai … je me suis v-vu là…là-bas ! C'était co-comme a-avant ! Mon on-on…cle é-était s-sur moi et…et après i-il s'est re-relevé et a-après…qu-quand le professeur McGonagall s'est r-approchée…j-je l'ai sen-senti lui se rapprocher…j-j'ai crié…i-il m'a attrapé d-dans ses b-bras et j-je pouvais p-plus bouger et …j-je voulais juste que ç-ça s'arrête… et j-j'ai senti m-mon cors se crisper…j-je …je savais pas que s-s'était t-toi…j-je ne voyais q-que lui…et … plus rien… du n-noir…p-partout… que du noir…et u-une voix…douce…q-qui m'appelait…qui m'aimait…J-j'ai cru q-que c'était un …un rêve mais tu …tu …a parlé…en-encore et j'ai con-compris q-que tu étais là!… »
- « Je suis là mon cœur ! Jamais je ne te laisserais y retourner ! Je suis là …je reste avec toi ! …Il faut que tu te reposes maintenant, tu es épuisé…dort Gaby…dort mon fils. »
- « Je t'aime papa ! »
- « Moi aussi mon cœur ! », « plus que tout ! » termina t-il pour lui même alors que Gaby sombrait déjà dans les limbes du sommeil, soulagé d'avoir finalement raconté ce qu'il avait cru vivre il y a quelques jours.
Étonnamment, Harry passa une nuit particulièrement calme, aucun cauchemar ne venant troubler son repos.
Quand les professeurs, qui étaient sortis discrètement la veille afin de ne pas réveiller les deux endormis, revinrent, ni Gaby ne Sévérus n'avaient bougé. Sachant dans quel état de fatigue était leur collègue et que le jeune garçon avait besoin de repos, ils traversèrent la salle à pas de loup et retournèrent dans le bureau.
Le soleil était prêt à se coucher quand une voix fit sortir Sévérus de son sommeil. Il ouvrit les yeux et plongea dans deux puis sombres qui le fixaient avec une lueur de joie.
- « Tu as bien dormi papa ? »
- « Tu est réveillé mon ange? Il est quelle heure ? »
- « Presque 17h ! Le professeur Dumbledore a demandé qu'on te laisse dormir. …Tu es vraiment resté réveillé à côté de moi jusqu'à ce que j'ouvre les yeux ? »
- « J'étais tellement inquiet…j'étais incapable de faire quoi que se soit ou m'éloigner de toi plus de cinq minutes. J'ai eu tellement peur que tu as convulsé l'autre jour…j'ai cru que j'allais te perdre. » Avoua Sévérus après s'être assit au bord du lit.
Ne sachant pas quoi dire devant cette preuve d'amour, Harry se contenta de l'embrasser sur la joue et de lui prendre la main pour l'amener jusqu'à une table un peu plus loin où un petit déjeuné les attendait.
Harry finissait tout juste sa troisième tartine quand la porte du bureau s'ouvrit, faisant place aux deux professeurs et à l'infirmière.
- « Je vois que tu n'as pas pu t'empêcher de réveiller ton père Gabriel ! » fit remarquer Dumbledore d'un ton faussement réprobateur faisant rougir Harry jusqu'à la racine des cheveux.
- « J'avais envi qu'il soit avec moi…j'avais besoin de lui. » murmura Harry sous l'oeil attendrit des adultes.
- « Ne t'en fait pas mon cœur, j'ai largement assez dormi. » le rassura Sévérus.
- « De toute façon, nous venions vous réveiller Sévérus. On a trouvé de quel serpent il s'agit. »
- « Alors ? »
Albus s'approcha et tendit à Sévérus un exemplaire des grandes découvertes magiques. Sévérus le prit et lut à haute voix :
De tous les monstres et créatures qui hantent nos contrées, il n'est guère plus étrange ni plus mortel que le basilic, connu également sous le nom de Roi des Serpents.
Ce reptile, qui peut atteindre une taille gigantesque et vivre plusieurs centaines d'années naît d'un œuf de poulet couvé par un crapaud.
Pour tuer ses victimes, la créature recourt à une des manières les plus singulière : outre ses crochets venimeux, le basilic possède en effet des yeux meurtriers qui condamne à la mort immédiate quiconque croise son regard.
Il semblerait par ailleurs que la seule créature capable d'y survivre soit le phénix.
Il répand également la terreur parmi les araignées dont il est sans nul doute le plus mortel ennemi.
Le monstre quant à lui redoute plus que tout le chant du coq qui lui est fatal si d'aventure il lui parvient aux oreilles.
Cet animal est caractérisé par sa taille gigantesque, ses écailles d'un vert brillant, ses crochets aiguisés comme des sabres et ses immenses yeux jaunes mortels.
Le mâle, au contraire de la femelle, porte une crête rouge sur la tête.
S'il a de quoi manger, il peut vivre plus de 900 ans, ce qui est facile puisqu'il se nourrit de vertébrés.
Cette créature maléfique puissante a été créée par Herpo le Fou, mage noir de la Grèce antique qui avait le don de parler aux serpents.
La création d'un basilic est illégale depuis le Moyen-âge et tombe maintenant sous le coup de l'Interdiction de l'élevage expérimental, mais cette loi a très rarement été enfreinte, même par les mages noirs, car seul un fourchelangue peut contrôler un basilic.
- « Mais comment un monstre pareil peut-il se cacher dans le château lorsqu'il sort de la chambre ? » Demanda Sévérus incrédule et légèrement perturbé par ce qu'il venait de lire.
- « Et bien, je crois que nous n'aurons les réponses à toutes nos questions que lorsque nous aurons trouvé la chambre des secrets. Si vous le voulez bien, récapitulons tout ce que nous savons. » Dit Albus à l'intension de tous.
- « Tout d'abord, le message écrit sur le mur. » Commença Mme Pomfresh. « J'ai examiné 'l'encre' qui a été utilisée et je suis rapidement venu à la conclusion qu'il s'agit de sang de coq. D'ailleurs, Hagrid nous a dit que les siens avaient tous été égorgés. On sait également qu'un message identique avait été inscrit au même endroit voilà maintenant 50 ans, lorsque la chambre a été ouverte la première fois. »
- « En ce qui concerne les cibles à présent. La première fois, il y a eu huit victimes. Sept adolescents on été pétrifiés et une jeune fille tuée. Ils étaient tous d'origine Moldue et ont étaient retrouvés à divers endroits à travers tout le château et assez éloignés les uns des autres. La fille qui est morte quant à elle a été découverte dans les toilettes du deuxième étage. Cette année, nous en sommes à quatre victimes. Tout d'abord la chatte de Rusard, retrouvée pendue au mur sous le message, ce qui prouve bien que quelqu'un est là pour guider le basilic puisque le serpent n'aurait pas pu l'accrocher lui même. Ensuite le jeune Colin Crivey, que l'on a retrouvé en bas des marches de la tour d'astronomie, c'est à dire à l'autre extrémité du château ; et enfin, Sir Nicholas et Miss Granger, pétrifiés dans les toilettes du deuxième étage, ceux-là même où Mimi est décédée voilà 50 ans et qu'elle hante depuis d'ailleurs. »
- « Attendez Albus ! » l'interrompit Sévérus, « Vous voulez dire Mimi Geignarde? C'est elle qui a été tuée par le basilic ? »
- « En effet mon ami, c'est bien elle. »
- « Moi qui m'étais toujours demandé comment elle en était venue à hanter des toilettes, me voilà fixé. » Murmura Snape pour lui même.
- « Nous savons aussi que c'est Voldemort, encore connu à l'époque sous le nom de Tom Jedusor, dernier héritier de Salazar Serpentard, qui a libéré le monstre. Le problème qui se pose est de savoir comment il a procédé cette fois-ci puisqu'il ne reste quasiment rien de lui. Tout ce que nous savons, grâce aux informations de l'elfe de maison des Malefoy, c'est que Lucius est probablement dans le coup. On peut donc supposer qu'il a trouvé un intermédiaire pour agir à la place de son maître. Reste à savoir qui et comment. » Continua d'expliquer Dumbledore. « Maintenant, Gabriel, si tu veux bien expliquer toi même les informations précieuses que tu as recueilli… »
- « D'accord. » Il réfléchit un instant à comment rendre les choses le plus clair possible et se lança. « Un soir en sortant de cours, j'ai entendu une voix étrange semblant venir de l'intérieur même des murs. Elle était froide et menaçante, mais elle m'attirait d'une certaine façon, et quand je l'ai entendu parler de sang, je l'ai suivi. C'est là que j'ai découvert le message et Miss Teigne. Il y a quelques jours, je l'ai entendu de nouveau. Cette fois j'étais avec Neville et Hermione mais eux ne l'entendaient pas. Je me suis dirigée en la suivant à travers les couloirs jusqu'au deuxième étage et j'ai perdu sa trace dans le vieux couloir désaffecté où vous nous avez trouvé. Quand on est arrivé, comme il n'y avait que trois portes, Hermione à suggéré qu'on en prenne chacun une et qu'on vérifie chacune des pièces. On a ouvert tous les trois en même temps et Hermione a crié avant de nous dire qu'elle avait simplement eu peur de Nick. Elle a ensuite marmonné quelque chose puis s'est avancée d'un pas dans la pièce et d'un coup, elle est tombée en arrière. J'ai accouru vers elle et j'ai eu le temps d'apercevoir la queue d'un énorme serpent avant que celui-ci ne disparaisse derrière l'angle que forme la pièce. Je m'apprêtais à aller voir s'il était encore là quand les autres élèves sont arrivés. »
Tous restèrent silencieux, réfléchissant aux différentes informations qu'ils avaient puis Sévérus reprit la parole :
- « D'après ce que Gaby vient de dire, on peut supposer deux choses : premièrement, le serpent se déplace dans les murs. Il n'y a qu'une seule possibilité pour que cela soit possible : les tuyaux, comme l'a déjà suggéré Pompom. Deuxièmement s'il se déplace par les tuyaux, cela veut dire que la chambre des secrets est proche d'un endroit du genre d'une salle de bain. Un fait qui me semble extrêmement important est que personne n'a vu le serpent lorsque nous avons fouillé les toilettes après l'attaque sur Miss Granger, hors il n'y a qu'une seule porte et celle-ci était bloquée par nos trois jeunes amis puis par les élèves avant notre arrivée. Il n'a donc pas pu s'enfuir par là. Il est donc probable que l'entrée de la chambre se trouve à cet endroit même. »
- « Vous avez probablement raison Sévérus » s'exclama Dumbledore. « De plus, c'est la deuxième attaque qui ait lieu dans ces toilettes. Reste à savoir où se trouve exactement l'entrée et comment l'ouvrir. »
- « Et si nous demandions au fantôme Albus? Peut-être a t-elle vu quelque chose ? » Interrogea Minerva.
- « J'en ai déjà parlé avec cette chère Mimi mais elle n'a rien pu m'apprendre. Comme d'habitude, elle se cachait dans sa cabine, assise dans la chasse d'eau en pensant à la mort. Elle dit n'avoir rien vu ni entendu de particulier. »
- « Et… est ce que vous avez pensé à lui demander comment elle est morte ? »
- « Comment ça Sévérus? Nous le savons comment elle est morte. Elle a été tuée par le basilic ! »
- « J'avais bien compris Minerva, je vous remercie. Je pensais plutôt aux circonstances exactes de sa mort, les dernières choses dont elle se souvient… un simple détail pourrait peut-être nous aider. »
- « Oui… peut-être. Ça ne coûte rien de lui demander. Allons la voir dès à présent. Sévérus, Gabriel ? Vous nous accompagnez ? »
Dix minutes plus tard, ils entrèrent tous les cinq dans les fameux toilettes et s'arrêtèrent au milieu de la pièce.
- « Mimi? Tu es là ? Est-ce que tu veux bien venir s'il te plait ? » Demanda poliment Albus, connaissant la susceptibilité de la jeune fille.
Le fantôme d'une étudiante d'une quinzaine d'année portant le blason de Poufsouffle sur sa robe sortit de la cabine située quelques mètres devant eux. C'était une jeune fille plutôt petite et trapue avec un visage boutonneux et maussade, à demi caché par des lunettes aux verres épais et des cheveux ternes qui lui tombaient sur les joues.
- « Bonjour professeur Dumbledore. Que me voulez-vous encore ? »
- « Et bien, le jeune homme ici présent souhaitait te rencontrer. »
- « Et pourquoi ça ? » demanda t-elle agressivement. « Toi aussi tu viens te moquer de moi ? »
- « Me moquer ? » demanda Harry, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire.
- « Tu crois que je ne sais pas ce que les gens disent de moi dans mon dos ? La grosse Mimi ! Mimi la moche ! Mimi Geignarde ! Mimi râleuse ! Mimi minable ! Mimi la boutonneuse !… » Sanglota celle-ci en commençant à pleurer à chaude larmes.
- « Non, non, pas du tout ! » se défendit Harry. « Je me demandais simplement comment tu es morte. »
Mimi sembla alors changer du tout au tout, comme si elle était très flattée qu'on lui pose la question.
- « Oh, c'était abominable ! » dit-elle avec délectation. « C'est arrivé ici même. Je suis morte dans cette cabine. » Expliqua t-elle en montrant la cabine derrière elle d'un signe de tête.
Elle s'installa sur un lavabo sur le mur d'en face, croisant les jambes, et poursuivit d'un air rêveur, comme si elle racontait une merveilleuse histoire.
- « Je m'en souviens très bien. J'étais venue me cacher ici après les cours parce qu'Olive Hornby s'était moquée de mes lunettes. Je me suis enfermée dans une cabine et j'ai fermé la porte à clé. J'étais en train de pleurer quand j'ai entendu quelqu'un entrer… quelqu'un qui parlait une drôle de langue. Mais c'est surtout sa voix qui m'a frappé, parce que s'était un garçon qui parlait. J'ai alors ouvert la porte pour lui dire de filer et d'aller dans les toilettes des garçons et c'est à ce moment là que je suis morte. » Termina Mimi en se gonflant d'importance, le visage rayonnant.
- « Comment ? » demanda Sévérus intrigué.
- « Aucune idée. » dit sincèrement Mimi. « Je me souviens juste d'avoir vu deux grands yeux jaunes. Tout mon corps s'est engourdi et je me suis sentie partir dans les airs… et puis je suis revenue. J'étais décidée à hanter Olive Hornby. Elle a vraiment regretté de s'être moquée de mes lunettes et de m'avoir humiliée. Je la suivait absolument partout jusqu'au jour où le ministère intervienne. Je suis alors revenue dans mes toilettes. »
- « A quel endroit à tu vu ces yeux exactement ? » demanda à son tour Minerva.
- « Quelque part par là. » dit Mimi en pointant du doigt le lavabo qui se trouvait juste à côté d'elle à sa droite.
Les cinq visiteurs s'avancèrent pour observer le lavabo en question. Il n'avait rien de particulier. Sévérus s'approcha plus près et l'examina centimètre par centimètre, y comprit les tuyaux qui se trouvaient au dessous. Il vit alors le dessin d'un minuscule serpent gravé sur l'un des robinets d'arrivée d'eau.
- « Ce robinet n'a jamais marché. » dit Mimi alors qu'il essayait de le tourner.
- « Ce doit être là ! » s'exclama Albus après que Snape leur ait montré à tous le serpent.
- « Oui mais comment l'ouvrir ? » Interrogea Pompom qui n'avait encore rien dit depuis qu'ils étaient entrés.
- « Mimi, tu as bien dit que le garçon parlait une drôle de langue ? »
- « Oui professeur Dumbledore. Ça ressemblait à de longs sifflements. »
- « … le fourchelangue. Voilà le moyen d'entrer. Il faut le demander en fourchelangue. … Gabriel, tu veux bien essayer ? » Demanda t'il en regardant Harry par dessus ses lunettes.
Harry Acquiesça et se plaça devant le lavabo, de façon à voir le petit dessin du serpent avant de se concentrer. Les deux seules fois où il avait parlé cette langue, il était face à un vrai serpent et l'avait fait sans s'en rendre compte, comme par instinct. Pour s'aider, il fixa donc le dessin des yeux, s'efforçant de s'imaginer que le serpent qu'il représentait était réel.
- « Ouvre-toi ! »
- « Tu as parlé normalement mon cœur. »
Harry regarda à nouveau le serpent et réessaya, encore et encore, sans plus de résultat. Il se tourna alors vers son père découragé.
- « Je n'y arriverais pas. Les seules fois où je l'ai fait, c'était avec un vrai serpent. »
A peine avait-il dit cela que McGonagall s'approcha et sortit sa baguette.
- « Serpentis illusionem ! » Aussitôt, l'image d'un énorme boa se matérialisa dans le lavabo avant de s'enrouler autour du robinet en se mouvant gracieusement.
- « Merci professeur ! … ouvre-toi !»
Cette fois, ce ne fut pas une phrase mais un long sifflement qui sortit de ses lèvres, et aussitôt, le robinet se mit à briller d'une lueur blanche en tournant sur lui même comme une grosse clé. Un instant plus tard, le lavabo bascula et disparu, laissant apparaître l'entrée d'un gros tuyau, suffisamment large pour permettre le passage un sorcier adulte.
- « Alors c'est bien là ! » murmura Minerva pour elle-même. » La chambre des secrets ! »
- « Referme le passage veux-tu Gabriel ? » demanda le directeur.
Minerva fit à nouveau apparaître un serpent et Harry siffla un « referme-toi ! »
- « Bien ! » poursuivit Albus quand le lavabo eut retrouvé sa place. « Reste maintenant à savoir comment nous allons nous débarrasser de cette chose et comment coincer le coupable. »
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous dans le bureau de Dumbledore, installés devant une bonne tasse de thé, et les adultes réfléchissaient au plan à mettre en place tandis que Gaby, n'étant pas encore totalement remit de son séjour forcé à l'infirmerie, somnolait, blotti dans les bras de son père.
Au bout de plus de deux heures d'intense réflexion et de débats, un plan réalisable avait finalement été conçu :
Gabriel devrait les accompagner dans les toilettes de Mimi Geignarde où il ouvrirait la chambre. Il attendrait ensuite le retour des professeurs avec Pompom puis refermerait le passage. Pendant ce temps, les trois professeurs devraient descendre dans la chambre des secrets avec Fumseck et quelques coqs. Une fois sur les lieux, ils lâcheraient les coq et laisseraient le phénix sur place afin qu'il vienne les prévenir quand tout serait terminer et ils pourraient ainsi inspecter l'endroit en toute sécurité. A la rentrée de janvier, ils n'informeraient personne pour la découverte du monstre et attendraient, en prenant des tours de garde dans la chambre, que l'héritier se fasse prendre dans le piège qu'ils auraient tendu et que la personne en faction n'aurait plus qu'à enclencher.
- « Tout le monde est d'accord ? » demanda Dumbledore pour la forme.
- « C'est notre meilleure chance Albus ! » répondit Minerva. « Quand allons nous agir ? »
- « Je pensait que puisque Noël est dans deux jours, nous pourrions attendre que cette date soit passée. Attendons lundi voulez-vous ? »
- « C'est entendu Albus ! »
Avant que tout le monde se sépare, Sévérus, portant à présent son fils qui n'avait pas bougé d'un centimètre demanda :
- « Cette année, comme nous ne sommes que nous cinq, que diriez-vous de faire quelque chose de plus intime qu'un dîner dans la grande salle pour Noël? Si vous acceptez, je vous invite à venir dîner dans mes appartements. Je crois que Gaby serait ravi d'avoir une sorte de fête de famille. »
- « J'accepte avec plaisir Sévérus ! » Répondit immédiatement Pompom, rapidement suivie par les autres.
- « Très bien. Dans ce cas, rendez-vous samedi soir. »
- « C'est entendu Sévérus. Dites-moi, accepteriez vous de faire un Noël à la moldue ? » Demanda Dumbledore, de petites étincelles dans les yeux.
- « Qu'entendez-vous par là ? »
- « Et bien, chez les moldus, les cadeaux sont déposés sous le sapin et offerts le soir à minuit au lieu d'être déposés au pied du lit le lendemain matin. J'ai toujours trouvé cette tradition plus conviviale. »
- « C'est une excellente idée Albus ! » s'exclama Minerva
- « Très bien, alors cette année, Noël sera moldu ! … entièrement moldu bien entendu!… ce qui signifie vêtements compris ! » Conclut Sévérus avant de franchir la porte du bureau, riant intérieurement à l'idée de voir le vénérable Albus Dumbledore vêtu d'un pantalon.
Le lendemain, Harry et son père se rendirent à Pré-au-lard faire les magasins pour trouver des cadeaux à leurs invités ainsi qu'à Hermione, Neville et Terry, les plus proches amis d'Harry (Il offrirait son cadeau à Hermione quand elle serait réveillée). Ils passèrent l'après-midi à flâner joyeusement de boutique en boutique, choisissant pour chacun un présent approprié.
Harry paraissait plus heureux qu'il ne l'avait été depuis longtemps : pour la première fois de sa vie, il allait fêter Noël en famille ! Bon, pas vraiment en famille mais il appréciait beaucoup ses professeurs et Mme Pomfresh alors ça y ressemblerait ! Il s'était d'ailleurs montré plus qu'enthousiaste en apprenant que le repas se ferait chez eux, de manière plus intime. Il verrait enfin ce que les fêtes doivent être dans une famille normale puisque chez les Dursley, il était toujours enfermé dans son placard pour ce genre d'événement, ses relatifs ne voulant pas qu'il 'gâche tout avec ses bizarreries'.
Ils se trouvaient actuellement chez Honeydukes, le confiseur, et choisissaient un assortiment de bonbons au citron destiné au directeur pour qui Harry avait déjà conseillé à son père d'acheter une paire de chaussettes décorées de bonbons, se souvenant que le vieil homme s'était plaint de toujours recevoir des livres. Pour le professeur McGonagall, grande supportrice de l'équipe de Gryffondor, ils avaient trouvé un livre retraçant les différentes équipes de quidditch de Poudlard depuis la création de ce sport au 11ème siècle, et pour Pompom, un vieux livre intitulé sortilèges de soins depuis longtemps oubliés écrit par Mungo Bonham, le fondateur de l'hôpital St Mangouste.
- « Cette fois je crois qu'on a tout papa ! » s'exclama Harry en sortant de la confiserie, mâchonnant une baguette à la réglisse.
- « Oui… Que dirais-tu d'aller boire une bièraubeurre aux Trois Balais avant de rentrer mon cœur ? » Demanda Sévérus tandis que la neige commençait à tomber.
- « Une quoi ? »
- « Une bièraubeurre. Tu verras c'est vraiment délicieux ! »
Ils traversèrent la rue et pénétrèrent dans la minuscule auberge. L'endroit était bondé, bruyant, chaleureux et enfumé. Une jolie femme aux courbes avantageuses servait une bande de sorciers accoudés au bar. Harry et Sévérus s'avancèrent vers le fond de la salle où ils trouvèrent une petite table libre entre une fenêtre et le splendide sapin dressé près de la cheminée. En attendant que la serveuse vienne prendre leur commande, Harry se perdit dans la contemplation de la salle. Le plafond était décoré de guirlandes de gui et de houx et l'arbre de noël était recouvert de givre et de fées vivantes virevoltant de branche en branche. Sévérus lui observait Harry qui semblait émerveillé par ce qu'il voyait et se promit qu'il s'arrangerait pour que demain matin, son fils ait une superbe surprise quand il se lèverait, rien que pour voir encore cet air béat sur son visage.
- « Bonjour Sévérus, bonjour jeune homme ! » dit la serveuse en approchant, faisant sursauter Harry.
- « Bonjour Rosemerta ! »
- « Bonjour Madame. »
- « Que puis-je vous servir ? »
- « Deux bièraubeurre s'il vous plait. Et une assiette de vos délicieux biscuits de Noël. »
Quelques instants plus tard, Harry trempait ses lèvres dans une grosse choppe d'un liquide doré et chaud. C'était la chose la plus délicieuse qu'il eût jamais goûté : c'était à la fois doux et épicé et il sentait tout son corps se réchauffer de l'intérieur.
- « Alors? Qu'en penses-tu ? »
- « J'ai jamais rien goûté d'aussi bon ! » dit Harry avant d'en reprendre une longue gorgée.
Un bref coup de vent lui ébouriffa les cheveux. La porte d'entrée venait de s'ouvrir. Par dessus de bord de sa choppe, Harry jeta un coup d'œil aux nouveaux arrivants.
Dans un tourbillon de neige, le professeur McGonagall et Pompom firent leur entrée dans l'auberge. Elles passèrent commande au bar puis ayant aperçu leur collègue et son fils, elles se dirigèrent vers eux.
- « Sévérus, Gabriel ! Peut-on se joindre à vous ? »
- « Bien entendu ! »
- « J'espère que vous avez choisi vos robes pour demain mesdames. »
- « Bien sur que oui Sévérus. Je suis cependant étonnée que vous ayez si facilement accepté la proposition d'Albus de faire un réveillon à la façon moldue. »
- « Et bien, pour vous dire la vérité, je ne voulais pas rater l'occasion de voir l'accoutrement que va trouver notre bien aimé directeur pour cette occasion ! »
Lorsqu'ils ressortirent des Trois Balais, la nuit commençait à tomber et la neige avait blanchi le petit village. Pré-au-lard avait l'air d'une carte postale. Les maisons et les boutiques étaient recouvertes d'une couche de neige fraîche de près de dix centimètres. Les couronnes de houx accrochées au dessus des portes et les guirlandes de chandelles magiques qui pendaient aux branches des arbres donnaient une dimension féerique à ce paysage déjà magnifique. La température par contre avait chuté de plusieurs degrés avec l'arrivée de la neige et un vent glacé s'était levé, faisant frissonner Harry. Voyant cela, Sévérus l'attrapa sous les bras et le décolla du sol pour le prendre dans ses bras puis ils remontèrent la rue, toujours accompagnés des deux femmes.
- « Papa, je peux marcher tu sais ! » dit Harry.
- « Je sais, mais je n'ai pas envi que tu attrapes froid… et comme ça, en plus tu me tiens chaud ! » le taquina son père.
- « Alors je ne suis qu'une bouillotte, c'est ça ? » demanda Harry, faussement outré, en entrant dans son jeu, faisant sourire Pompom et Minerva.
- « Tu le sais très bien mon cœur ! C'est pour ça que je t'ai aussi souvent dans les bras ! » Rigola Snape avant de lui embrasser la tête, tout en continuant à avancer rapidement vers le château.
A suivre...
