Coucou tout le monde ! Je sais que j'ai quelques jours de retard mais j'étais très occupée.
Comme le BAC approche à grands pas et que je sais que beaucoup d'entre vous le passent, je vous dis à tous bonne chance... mais vous verrez, c'est pas si terrible que ça. La preuve, je l'ai eu et pourtant vu le très grand nombre d'heures que j'avais passé à réviser... hum... enfin bref : bonne chance !
Je sais que normalement on ne dois plus faire de RAR dans les chapitres mais, cette fois-ci, j'en fais quand même, na!
Moira Serpy-Griffy :Non non non, on ne peut pas passer commande pour un Severus comme le mien, je me le garde celui-là !
Nymphodora Tonks, Lilix28, Lunicorne, La Rose de Minuit, neverland, lyly, Hime inwe, zaika, ptite new, petite grenouille, xenane, lys : merci pour les reviews. Je suis contente que vous ayez aimé ce chapitre et que ma fic n'ait pas baissé de niveau.
Lucius Snape : Tu dis que tu aime la relation entre Sev et Gaby ? alors réjouie toi, il y a encore beaucoup de moments de tendresse en perspective.
Orphée Potter : Je te préviens tout de suite que tu peux sortir ta boite de mouchoirs : les bouillottes Gaby sont une marque déposée et interdite à la vente uniquement réservé à mon Sevy !
adenoïde, Orphée Potter, Nekoii : alors comme ça, l'utilisation des coqs vous plait ? moui, moi aussi. En fait, je trouvais ça amusant de tuer le roi des serpents avec quelque chose d'aussi insignifiant qu'un stupide coq... de quoi faire se retourner Salazar Serpentard dans sa tombe ! lol !
Nekoii : désolée mais pour le moment, Dobby va rester au service des Malefoy
severafan, Nekoii : Oui, le journal de Tom existe bien dans ma fic, donc il sera effectivement détruit.
Jenni944, severafan : rassurez vous, même si j'ai dis que rien n'était perdu pour que je fasse un couple avec Gaby, je ne l'imagine moi-même avec personne, il est beaucoup trop instable émotionnellement. Pour Sévérus,je l'ai dis, il n'y a qu'une chance sur deux pour qu'il fasse parti d'un couple (en encore, c'est vraiment pas sûr) alors pas de panique. Et de toute façon ne vous en faites pas, je préviendrais en début de chapitre le jour où il y aura un couple... enfin, un vrai pcq'il se pourrait qu'on entende un peu parler d'un couple sans vraiment le voir...
Gryffondor : C'est vrai qu'il ne leur manque que le coupable mais ne t'en fait pas, il viendra de lui même se jeter dans leur piège. Pour le noël moldu, en fait, je l'ai choisi pcq moi aussi, j'adore voir Dumbledore et sa façon plus qu'excentrique de s'habiller... (par contre, je doute que cela influence sa façon de s'habiller lorsqu'il est en présence de moldus... Dumby reste Dumby !) et puis, c'est pour Harry l'occasion de voir ce que doit être une vraie fête de famille, ce que je trouvais important.
Isabellelp : je suis ravie que les sentiments que j'essaye de faire ressortir des personnages soient aussi bien ressentis. Merci de me le dire. Pour les animagi, non, c'est pas trop tard, c'est gentil de me donner ton avis. En fait, j'ai déja trouvé celui de Sev mais pour Gaby... franchement j'hésite encore beaucoup.
Jully Reed : En effet, Ginny va se faire enfermer dans la chambre... mais elle n'y sera pas seule... loin de là. Pour la description de Dumby à noël... il fera en effet une petite apparition dans ce costume... ça colle tellement bien à son personnage ! lol !
Lunita Jedusort P-M : non, Dumby ne sera pas remplacé puisqu'ils vont stopper le massacre avant le retour des élèves... enfin, je crois ! lol !
yotma : c'est vrai que voir Sev et Harry heureux ensemble (en tant que père et fils biensur), c'est agréable... enfin pour nous parce que comme tu t'en doute, certain vont plutôt mal le prendre quand ils l'apprendront. Par contre, oui, certains découvriront le pot aux roses avant la fin, et leur réactions ne seront pas toutes les mêmes. Et pour ce qui est d'Hermione, elle va effectivement découvrir certaine choses mais... je ne dirais rien de plus pour le moment. Pour les serpentard, et bien pour l'instant, Sévérus est encore un mangemort pour eux donc Gaby n'a rien à craindre... enfin, pour le moment. Pour les réactions de Sirius et Rémus, tu te doute bien que je ne dirai rien maintenant !
PS1 : certains m'ont demandé de leur donner des fics sur un thème similaire alors je vais faire un peu de pub pour des fic que j'adore et que je conseil donc vivement de lire (si la votre n'y est pas, n'en soyez pas faché, je pouvais quand même pas mettre toutes les fic que j'ai lu !lol !):
- Harry Potter et les gardiens du pouvoir par Matteic
- Ma seconde vie par Novalie
- On ne choisi pas sa famille, Dumby s'en occupe par Alanthia
- Tissus de mensonges ( c'est plus une relation Dumby Harry mais elle est vraiment super) par Leena Asakura
- ... et beaucoup d'autres mais je l'ai dis, je peux pas tout mettre (allez voir dans mes favorites pour le reste)
Ps2 : se sais que tous les auteurs le disent mais laissez des reviews, c'est vraiment toujours un plaisir de les lire !
Bon, assez parlé...
Je laisse place à l'histoire !
Chapitre 14 :
Réveillon et serpents
Lorsqu'il entra dans le salon le lendemain vers midi, encore vêtu d'un pyjama puisqu'il venait à peine de se lever, Harry resta bouche bée : son père avait accroché de somptueuses décorations de Noël. D'épaisses guirlandes de houx et de gui étaient accrochées aux poutres, comme dans l'auberge de Mme Rosemerta et sur le lustre au milieu de la pièce s'emmêlaient des guirlandes lumineuses or et argent. Il avait également enchanté le plafond et une neige magique tiède et sèche, aux reflets brillants, tombait doucement pour se déposer au sol et sur les meubles en une couche blanche d'une dizaine de centimètre. Devant la bibliothèque se trouvait un gigantesque sapin. C'était le plus bel arbre qu'Harry n'ait jamais vu ! Même celui des Trois Balais et ceux de la grande salle l'an passé ne lui semblaient pas aussi merveilleux. Les branches auxquelles étaient accrochées des boules de verre irradiant d'une douce lumière bleutée étaient recouvertes d'une fine couche de neige et de givre scintillant et quelques fées argentées se baladaient parmi de petites étoiles dorées qui tournoyaient dans tous les sens. Tout en haut, sur la pointe, était installé un magnifique ange aux longs cheveux noirs et aux yeux sombres comme la nuit avec deux belles ailes dans le dos.
Harry l'observait depuis plusieurs minutes, les larmes aux yeux quand il senti deux mains se poser sur ses épaules.
- « Joyeux Noël mon cœur ! »
- « C'est… c'est moi ? » demanda Harry d'une voix tremblante d'émotion en désignant l'ange qu'il n'avait toujours pas quitté des yeux.
- « Oui, c'est toi mon ange. Je l'ai fait faire dans une verrerie moldue spécialement pour toi. »
Harry fondit en larme et se jeta contre son père, serrant sa taille aussi fort qu'il pouvait, incapable de retenir le trop-plein d'émotions qu'il ressentait en ce moment. Il était enfin aimé, et même s'il avait rarement douté des sentiments de son nouveau père depuis qu'il prenait soin de lui, ce qu'il avait sous les yeux en était la preuve parfaite. Se doutant de ce qu'Harry ressentait en ce moment, Sévérus l'entoura à son tour de ses bras et le berça durant de longues minutes.
Ils passèrent le reste de l'après-midi installés dans un fauteuil dans les bras l'un de l'autre, sans parler, savourant simplement ce moment de tendresse. Ce n'est que vers 16h que Sévérus se redressa, obligeant Harry à faire de même.
- « il vaudrait mieux qu'on aille se préparer. Les autres doivent arriver dans à peine une heure. Va prendre ta douche pendant que je te prépare des vêtements et ensuite je m'occuperais de tes cheveux. »
Trois-quarts d'heure plus tard, Harry et Sévérus étaient prêts. Ils avaient tous les deux revêtu un pantalon noir et une chemise bleue foncée identique et pour parfaire la ressemblance, Harry insista pour que son père s'attache les cheveux en catogan, de la même façon que lui.
Ainsi coiffé et débarrassé de son atroce robe noire, Sévérus semblait n'avoir pas plus de 25 ans et montrait enfin la partie tendre de sa personnalité qu'il avait été obligé de garder cachée au fond de son coeur depuis tant d'année et que seul Harry avait véritablement découvert. Ce soir, Sévérus Snape avait le visage d'un homme heureux, tout simplement. Lui aussi allait enfin passer un vrai noël en famille.
A 17h précises, leurs invités franchissaient les uns à la suite des autres le tableau gardant l'entrée.
Minerva avait revêtu une robe écossaise qu'elle avait décorée d'une broche en forme de branche de houx mais avait gardé son habituel chignon. Mme Pomfresh, elle, avait choisi une simple robe verte qui lui tombait sur les chevilles et avait sur les épaules un large châle en soie assorti qui la rendait très élégante. Quand Albus entra par contre, Sévérus failli s'étouffer dans sa salive alors qu'Harry lui affichait un sourire jusqu'aux oreilles. Le vieux sorcier était vêtu d'un pantalon rouge vif et d'une chemise verte fluo où étaient représentés deux rennes et un père noël sur son traîneau. Il avait même remplacé son habituel chapeau de sorcier par un bonnet rouge avec un gros pompon blanc. Derrière lui flottaient plusieurs paquets cadeaux aux couleurs chatoyantes qui allèrent se déposer au pied du sapin avec leurs congénères dès qu'ils furent entrés.
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Jamais Harry n'avait passé un aussi bon réveillon. Dindes rôties, saucisses grillées, sauces onctueuses, bûches de noël, pudding et pochettes surprises avec des pétards qui explosaient en faisant jaillir des cadeaux.
Les pétards surprises n'avaient rien à voir avec ceux qu'achetaient les moldus mais comme l'année précédente, ils contenaient toujours des choses plus ou moins étranges. Celui qu'Harry partagea avec Albus contenait un paquet de patacitrouilles ainsi que deux souris blanches vivantes que Sévérus s'empressa d'enfermer dans une petite cage d'un coup de baguette.
- « Pourquoi as-tu fait ça ? T'as peur des souris ? » Demanda Harry amusé.
- « Parce que ces petites bêtes pourraient être utiles dans les prochains jours ! » répondit Sévérus avec un sourire énigmatique.
A la fin du repas, Harry avait aussi récupéré des ballons lumineux increvables, un jeu d'échec version sorcier et une quinzaine de chocogrenouilles que Minerva et Pompom avaient trouvé dans leurs pochettes surprises. Sévérus quant à lui était tombé sur un chapeau ridicule que son fils s'était empressé de lui mettre sur la tête sous les rires des trois autres. C'est donc les bras chargés de cadeaux qu'Harry quitta la table. Il alla jusqu'à sa chambre et déposa le tout sur son bureau avant de revenir dans la pièce principale et de prendre place, comme quelques heures plus tôt, sur les genoux de son père qui sirotait une tasse de thé installé près de la cheminée en discutant avec Pompom et Minerva pendant que Dumbledore grignotait une meringue au citron d'un air gourmand.
Au premier coup de minuit, Albus se leva et d'un coup de baguette changea ses vêtements pour un costume de père noël avant de se charger de la distribution des paquets.
McGonagall reçu une écharpes écossaise, une broche représentant un lion et embrassa Gabriel sur les deux joues en découvrant le livre sur le quidditch.
Pompom, qui avait quant à elle acquit une bouteille de liqueur de cerise et une lampe de bureau, fit de même après avoir ouvert le paquet contenant le livre de guérison.
Albus, qui s'était immédiatement jeté sur ses friandises, s'empressa d'enfiler ses chaussettes sous le regard amusé de ses collègues avant de faire une petite mine boudeuse en découvrant que Pompom lui avait offert une énorme boite de bonbons au citron …sans sucre.
Ils s'étaient tous les trois réunis pour offrir à Sévérus un livre rare sur les potions à base de venins de serpent que celui-ci n'avait pas encore et Harry lui avait offert une photo encadrée les représentant tous les deux, sur laquelle il avait écrit 'Joyeux noël papa' qui lui fit plus plaisir que tous les cadeaux du monde.
Vint enfin le tour d'Harry. De Dumbledore, il reçu un vif d'or de collection dédicacé par l'attrapeur de l'équipe d'Irlande Aiden Lynch et de Minerva et Pompom, des livres avancés de métamorphose, enchantement et défense contre les forces du mal ainsi qu'un abonnement au quidditch magazine.
Son père lui avait déjà donné un paquet contenant une superbe cape d'hiver avec une doublure en fourrure quand il lui tendit un second cadeau qu'il venait de récupérer discrètement dans son bureau qui se situait à quelques portes de son appartement, en face de sa salle de classe.
Alors qu'il s'apprêtait à l'ouvrir, Harry entendit un murmure provenant de la boite.
- « J'ai faim ! Ça fait des jours que je suis enfermé là dedans ! »
Harry ouvrit de grands yeux et s'empressa de défaire le ruban sous le regard interrogatif des trois invités qui se demandaient ce qui pouvait bien l'exciter à ce point et sous l'œil amusé de Sévérus. Lorsque enfin le couvercle tomba, il découvrit un magnifique serpent jaune à taches noires mesurant environ 80cm.
- « C'est un serpenflamme » expliqua Sévérus, « un serpent magique. Le vendeur m'a dit qu'il n'est pas très dangereux et qu'il se nourrit de souris. C'est pour lui que j'ai gardé celles de tout à l'heure ! »
- « Merci papa, il est magnifique ! » s'exclama Harry, ravi de ce cadeau.
Il se pencha ensuite au dessus de la boite et s'adressa au serpent :
- « Salut ! »
- « Un parleur? C'est un don très rare ! »
- « Merci ! Acceptes-tu de devenir mon animal de compagnie ? »
- « Sans aucun problème. C'est tellement rare de trouver quelqu'un à qui parler. On va bien s'amuser tous les deux ! J'adore faire des blagues. »
- « Chouette ! Tu es bien un serpent magique ? Quels sont tes pouvoirs ? »
- « Je brûle ! Je peux cracher de petits jets de flammes et quand je suis en danger, mon corps devient aussi chaud que la braise, ce qui oblige mon ennemi à me lâcher. »
- « Efficace ! »
- « Je trouve aussi ! Dites-moi, comment comptez-vous m'appeler maître ? »
- « Pourquoi pas Salazar ? »
- « C'est très bien. Je serais donc Sal. Vous pouvez me donner quelque chose à manger ? Cet idiot m'a gardé enfermé là dedans depuis je ne sais combien de temps !» fit-il en désignant Sévérus d'un signe de tête.
- « J'ai deux souris pour toi si tu veux. Mais je te signale que l'idiot, c'est mon père ! »
- « Excusez moi ! Je ne voulais pas vous faire de peine ! »
- « Y'a pas de mal ne t'inquiète pas ! »
Une fois rassasié, Sal grimpa le long du bras d'Harry et s'installa autour de son cou.
- « On peux savoir ce que vous vous racontiez d'intéressant depuis dix minutes ? » demanda Albus curieux.
- « On faisait simplement connaissance et Sal me disait qu'il avait la capacité d'infliger de graves brûlures à ses ennemis. »
- « Sal ? » demanda Sévérus en haussant un sourcil.
- « C'est son nom : je l'ai appelé Salazar ! »
- « Choix vraiment judicieux pour un serpent Gabriel ! » fit remarquer Minerva.
- « Merci professeur. » « Au fait papa ! La prochaine fois que tu veux m'offrir un serpent, pense à lui laisser quelque chose à manger dans sa boite. Ça t'évitera de te faire traiter d'idiot ! »
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- « A toi de jouer Gabriel ! » dit Dumbledore le lundi suivant alors qu'ils étaient de nouveau tous réunis dans les toilettes du deuxième étage.
Harry s'approcha des lavabos, Sal étroitement enroulé autour de son poignet et siffla « ouvre toi ! »
- « Tu as bien compris Gaby ! Tu restes là avec Pompom ! Il est hors de question que tu prennes le moindre risque ! »
- « Oui papa ! Tu me l'as déjà répété au moins dix fois ! »
- « et j'ai des raisons tout à fait valables de le faire je te signale ! »
- « Je sais ! Mais je reste là c'est promis ! »
Rassuré, Sévérus se glissa à la suite des autres dans le trou qui servait d'entrée.
Moins de vingt minutes plus tard, sa voix se fit entendre depuis le fond du passage.
- « Gaby ? »
- « Oui papa ! Y'a quelque chose qui va pas ? »
- « Non, ne t'inquiètes pas ! C'est juste qu'il y a une deuxième porte à ouvrir alors … »
- « J'arrive ! » cria Harry en se jetant dans le trou.
- « Non, ne viens pas ! Demande juste à Sal de venir ouvrir et reste… »
Harry se glissa dans le trou et se laissa tomber. Il avait l'impression de dévaler un toboggan sans fin, obscure et visqueux. Au passage, il aperçu d'autres tuyaux qui partaient dans toutes les directions mais aucun n'était aussi large. Harry était secoué dans tous les sens par les sinuosités du tuyau qui le précipitait dans les profondeurs de l'école, bien en dessous des cachots. Bien que la descente ne dura pas plus d'une dizaine de seconde, elle sembla durer des heures. Puis soudain, le tuyau s'interrompit et Harry fut projeté directement dans les bras de son père.
- « …avec Pompom ! » termina Sévérus en réceptionnant son fils. « Tu pouvais pas attendre 30 secondes avant de foncer tête baissée ? » Le rabroua t-il.
- « Excuses-moi papa ! J'ai cru que tu voulais que je vienne. J'ai pas pensé que Sal pourrait certainement ouvrir la porte lui aussi ! » Dit Harry penaud.
- « Aller, c'est bon ! Mais tu restes derrière moi ! »
- « Sévérus? Tout va bien en bas ? » Demanda la voix de Pompom.
- « Oui c'est bon. Attendez-nous là-haut. »
- « On doit être des kilomètres sous le château ! » dit Harry en observant l'espèce de salle où il avait atterri, tout en suivant Sévérus qui le tenait par la main.
- « Sous le lac sans doute. » lui répondit celui-ci. « Les parois sont couvertes de vase. »
Ils s'enfoncèrent alors dans un tunnel, pataugeant bruyamment
dans des flaques d'eau qui recouvraient le sol. Le tunnel était si sombre que la baguette de Sévérus et Harry n'éclairait qu'à quelques mètres devant eux. Au bout de quelques instants, des craquements sonores se répercutaient dans l'obscurité silencieuse à chacun de leurs pas. Baissant les yeux, Harry vit que le sol était jonché d'os de petits animaux. Ils suivirent leur chemin puis après un coude que formait le tunnel, Harry s'immobilisa subitement. Il distinguait vaguement, à la limite de la zone qu'ils éclairaient, les contours d'une chose énorme et courbe.
- « Ne t'en fais pas, c'est juste une de ses mues. Il n'y a pas de danger. »
En effet, en approchant, il distingua la gigantesque peau vert vif, heureusement vide, enroulée sur elle même au milieu du passage. La créature à laquelle elle avait appartenu devait mesurer au moins six mètres.
Après une dernière courbe, ils rejoignirent enfin Dumbledore et McGonagall qui attendaient patiemment devant un mur sur lequel étaient gravés deux serpents entrelacés. Leurs yeux étaient constitués de deux grosses émeraudes étincelantes qui brillaient avec une telle vivacité que les reptiles semblaient vivants.
- « Allons y. Tenez vous tous le plus loin possible. Gabriel, quand je te le direz, tu demande au mur de s'ouvrir mais d'abord, demande à Sal s'il veux bien entrer avec Fumseck et les coqs dans la chambre. Il arrivera peut être plus facilement à débusquer le basilic, surtout si comme je le soupçonne, il est dans une sorte de salle annexe. »
- « Entendu professeur. »
Harry expliqua brièvement à son serpent ce qu'on attendait de lui puis le déposa au sol avant de rejoindre son père et Minerva près de la dernière boucle du tunnel, se plaçant de façon à distinguer les deux serpents sur le mur.
Albus libéra trois coqs qu'il tenait enfermé dans un grand sac de toile et les déposa au sol avant de reculer légèrement à son tour.
- « Vas y Gabriel ! »
- « Ouvrez ! » dit-il dans un sifflement rauque.
Aussitôt, les deux serpents se séparèrent. Les deux pans de mur sur lesquels ils étaient gravés venaient de s'écarter en silence. Quelques secondes plus tard, ils avaient entièrement disparu, laissant la voie libre.
Dès que ce fut possible, Dumbledore fit léviter les coqs à l'intérieur à la suite de Sal qui lui était déjà entré suivi de Fumseck.
- « Referme maintenant ! »
Alors que les deux parois commençaient à se rapprocher, Albus lança rapidement un enervatum et un sonorus aux volatiles afin d'être certain que leur chant suffirait à terrasser le basilic. Il ne restait plus qu'à attendre.
Environs une heure plus tard, Fumseck réapparu dans un éclair enflammé et émit un doux trémolo rassurant.
- « C'est bon, on peut y aller. Gabriel, à toi de jouer ! »
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Ils se trouvaient à l'entrée d'une longue salle faiblement éclairée. D'immenses piliers de pierre, autours desquels s'enroulaient des serpents sculptés, soutenaient un plafond noyé dans l'obscurité et projetaient leur ombre noire dans une atmosphère étrange et verdâtre. Des qu'ils franchirent les deux premières colonnes, la lumière provenant des torches accrochées aux murs s'intensifia et ils purent distinguer l'ensemble de la pièce. Adossée au mur du fond se trouvait une gigantesque statue : elle représentait un sorcier d'une soixantaine d'année portant une barbe mince qui tombait presque jusqu'au bas de sa robe où deux énormes pieds grisâtres reposés sur le sol lisse. Entre les pieds, le corps sans vie du basilic était étendu, enroulé sur lui-même. Un male, d'après la crête rouge qu'il avait sur la tête.
- « Il est bien mort ! » décréta Dumbledore après lui avoir lancé un sortilège de diagnostique.
Sévérus regardait l'animal d'un air calculateur, signe que son esprit Serpentard fonctionnait à plein régime.
- « Albus? Ne pensez-vous pas qu'il serait dommage de perdre une telle occasion d'étudier les propriétés d'un tel animal ? J'aimerais beaucoup faire quelques prélèvements… »
- « Je n'y vois aucun problème mon ami. Pendant que vous êtes occupé à cette tâche, avec l'aide de Gabriel je suppose, Minerva et moi inspecterons cette pièce de fond en comble, il y a peut-être quelque chose à découvrir. Par contre, il vous faudra attendre pour la mue qui se trouve dans le tunnel. Si nous l'enlevons, l'héritier pourrait soupçonner quelque chose et échapper à nos filets ! »
- « C'est entendu ! De toute façon, la semaine de vacances restante sera à peine suffisante pour m'occuper du reptile. »
- « Sal viens de me dire que le basilic était sorti de la bouche de la statue. » informa Harry qui venait de recevoir le rapport détaillé des évènements de la part de son animal.
- « C'est donc là qu'il se cachait. Il nous faudra trouver le moyen d'ouvrir ce passage. » Termina Albus en observant le visage de pierre.
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Durant des jours, Albus et Minerva cherchèrent en vint une façon d'ouvrir la statue, n'ayant rien remarque de particulier dans le reste de la chambre.
Pendant ce temps, Harry et son père s'occupaient du serpent.
Ils avaient commencé par récupérer le maximum de venin, soit près d'un litre, avant que celui-ci ne risque de se dégrader puis avait fait de même avec le sang, recueillant les quinze litres de liquide carmin jusqu'à la dernière goutte.
Sévérus s'était ensuite attaqué aux yeux, espérant découvrir comment il pouvait tuer d'un simple regard. Il les avait percé le plus délicatement possible à travers les paupières closes de l'animal, ne voulant pas risquer quoi que ce soit et avait mit leur contenu dans deux gros bocaux de verre opaque.
Il s'occupa ensuite de la peau, la découpant le plus précisément possible pour ne pas risquer d'abîmer les énormes écailles qu'Harry retirait ensuite une par une, les rangeant dans une grosse caisse en bois. Ils nettoyèrent finalement la peau ainsi dénudée avant de la rouler. (Cela serait plus rapide avec la peau de mue qu'ils récupèreraient plue tard puisqu'ils la conserveraient intacte, se contentant de la couper de façon à pouvoir la stocker.)
Ne souhaitant d'aucune façon perdre le moindre morceau d'un si précieux spécimen, ils prélevèrent également les crochets, les organes, ainsi que les différentes parties du squelette de l'animal avant de mettre le feu à sa chaire pour en récupérer les cendres que Snape enferma précieusement dans une petite urne en terre cuite.
Ils étiquetèrent finalement chaque pot avant de les ranger dans des caisses (elles-mêmes étiquetées), les alignant soigneusement, puis firent de même avec les boites contenant la peau et les écailles.
Sévérus nettoya ensuite le sol d'un coup de baguette, ne laissant ainsi aucune trace de leur passage. C'est à cet instant qu'il remarqua à l'endroit même où se trouvait le basilic, d'étranges symboles étaient gravés dans la pierre.
- « Minerva, Albus ! Venez voir ! »
- « On dirait une sorte de langage runique. » observa le professeur de métamorphose.
- « Si c'est le cas, je ne l'ai jamais rencontré jusqu'à maintenant ! » Murmura Dumbledore en se penchant pour examiner le sol de plus près.
Utilisant un charme, il recopia les étranges dessins sur un parchemin afin de les étudier plus tard puis se redressa.
- « Vous avez trouvé quelque chose ? » demanda Harry qui venait juste d'emporter la dernière caisse de bocaux à l'entrée du tunnel.
- « Une inscription bizarre sur le sol ! » Répondit Sévérus.
- « Qu'est ce qu'elle a de si curieux ? » interrogea Harry qui observait les dessins à son tour. « C'est simplement écrit parles-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard ! Qu'est ce que ça à de si étrange ? »
Soudain, un grondement sourd retentit à travers la salle. Ils levèrent tous la tête et virent stupéfaits la bouche du sorcier en pierre s'ouvrir de plus en plus grand, formant un immense trou noir.
- « On aurait du s'en douter, seul un fourchelangue peut lâcher le serpent ! Qu'as-tu dis pour qu'elle s'ouvre ? » Demanda Albus curieux.
- « Ben… j'ai lu la phrase qui est écrite sur le sol pourquoi ? »
- « Hum… Gaby ? Est ce que tu te rends compte que tu l'as dite en fourchelangue ? »
- « Hein ? »
- « Aucun de nous n'avait réussi à la déchiffrer. » expliqua Minerva. « On ne voit que des symboles incompréhensibles. »
- « Pourtant c'est très clair ! C'est écrit parles-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard ! »
- « Tu viens de recommencer mon cœur ! »
- « Je l'ai encore dite en fourchelangue, c'est ça ? » grimaça Harry.
- « J'ai peut être une idée. Demande à Sal de répéter cette phrase et traduit nous ce qu'il te dit. » Tenta Sévérus.
- « D'accord….Sal, répète après moi : parles-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard ! »
Il écouta attentivement le serpent puis dit :
- « parles-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard ! »
- « Une phrase digne des membres de votre maison Sévérus. Finalement, le caractère de vos élèves se comprend mieux ! » Fit remarquer ironiquement Minerva.
- « Et comment allons nous grimper là-haut ? » demanda Sévérus, ignorant royalement le remarque de sa collègue.
- « Le plus simple serait que nous fassions léviter Gabriel jusqu'à l'entrée, c'est le plus petit, il se glissera facilement à l'intérieur ! Ou alors on lui donne un ba...»
- « C'EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION ! NI EN LEVITANT, NI SUR UN BALAI !» éructa Sévérus.
- « Voyons ne vous énervez pas Sévérus, ce n'était qu'une proposition. » calma Dumbledore.
- « pourquoi ne pas envoyer Sal et Fumseck ? » demanda Harry qui ne tenait pas tant que ça, lui non plus à visiter ce trou.
- « Pourquoi pas, on peut toujours essayer. »
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Ils patientèrent environ une demi-heure avant de voir les deux animaux ressortir. Harry discuta un instant avec son serpent puis se tourna vers les autres.
- « Sal dit qu'il n'y a que quelques carcasses de rats. Rien d'écrit sur les murs ou quoi que ce soit d'autre. »
- « Dans ce cas, nous n'avons plus rien à faire ici ! » rétorqua Dumbledore.
Ils firent léviter les caisses jusqu'à la salle où débouchait le tuyau, puis Pompom et Minerva, qui était remontée la première avec l'aide de Fumseck, hissèrent les caisses l'une après l'autre à l'aide d'une corde qu'elle avaient enchantée pour qu'elle s'enroule sur elle même, entraînant avec elle le précieux fardeau. Une fois que tout fut remonté, les trois personnes encore en bas s'accrochèrent à la queue du phénix qui les fit remonter à travers le tunnel pour les déposer sur le carrelage humide des toilettes de Mimi Geignarde.
Harry referma le passage et sortit à la suite des adultes.
Tout était près pour la rentrée le lendemain : le piège était tendu et les tours de garde devaient commencer dès l'arrivée des étudiants. Il ne restait plus qu'à attendre que le coupable se montre !
A suivre...
