Merci a tous pour les reviews, je suis contente que le dernier chapitre vous ait plu !
RAR pour les anonymes (pour tous les autres, j'ai répondu à tous le monde individuellement)
Jenni944, veuvenoire, lyly: merci pour les reviews
Orphée Potter : oh que oui, j'ai osé tué un magnifique basilique avec des stupides coqs ! Je crois d'ailleurs que je n'avais encore vu ça dans aucune fic (si je me trombe, faites le moi savoir !) T'es vraiment sadique par contre ! Tu crois pas que je fais déja subir suffisament de choses à Gaby sans lui lâcher en plus un basilic déchainé dessus ?
Lys : Ravie que tu aime le cadeau qu'a reçu Gaby. Pour la découverte de l'identité de l'héritier... c'est maintenant !
adenoïde : c'est vrai que lle coupable sera toujours le livre mais il agit quand même à travers quelqu'un. Ron ne sera plus ami avec Gaby, mais il vont quand même se rapprocher.
petite grenouille : rassure toi, tu peux continuer à me laisser autant de reviews que tu veux ! Pour le basilique... hum, c'est vrai que Sev et Gaby n'ont pas laissé grand chose mais bon, il ne faut pas gaspiller quelque chose d'aussi rare !
Eloïn : je sais que ce chapitre est moin rythmé mais je ne pouvais vraiment pas faire combattre Gaby et le basilic. Pour savoir ce qui va se passer avec Tom, c'est maintenant !
Vanessa : oui, il y aura surement un couple gay mais ce ne sera pas vraiment au premier plan de l'histoire donc pas de scène torride en vue... Pour Dumby, non, il n'aura pas de raison de le prendre mal, il sera juste très surprit.
severafan : désolée mais je n'ai rien prévu de particulier pour la st-valentin... du moins pour cette année là. Par contre, ne t'inquiète pas, le départ de Lockhart est déja orchestré !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 15 :
Le piège se referme
Cela faisait maintenant presque une semaine que les étudiants étaient revenus de vacances sans que l'héritier n'ait tenté de rejoindre la chambre. Même Ron était là, ayant finalement préféré les mois de retenue plutôt que supporter la colère et les hurlements indignés de sa mère une semaine de plus. Il avait terminé les cinquante rouleaux de parchemins qu'il devait rendre à ses professeurs mais n'avait guère le temps de s'amuser : Rusard lui faisait chaque soir astiquer le château durant deux longues heures de travail acharné, si bien qu'il partageait son temps libre entre dormir et faire ses devoirs. Devoirs qui lui semblaient d'ailleurs beaucoup plus difficiles depuis qu'Hermione n'était plus là pour l'aider.
Lors du repas de retour, Dumbledore avait annoncé que comme le monstre n'avait toujours pas été découvert, les salles communes seraient désormais scellées chaque soir à 23h (en raison des cours d'astronomie) par les directeurs de maison après qu'ils aient vérifier que tous leurs étudiants soit rentrés, et rouvertes chaque matin à 7h. Officiellement, ceci était entreprit dans le but de protéger les étudiants ; Officieusement, c'était pour ne pas avoir à monter la garde toutes les nuits dans la chambre des secrets. Seul Fumseck restait en permanence sur les lieux, au cas fort improbable où l'héritier arriverait à sortir de sa maison durant la nuit et pour informer au plus vite les personnes n'étant pas de garde lorsque le coupable serait capturé afin que celles-ci descendent dans la chambre.
Depuis huit jours, le même balai se déroulait : à chaque changement de poste, c'est à dire toutes les quatre heures, Harry accompagnait Albus, Minerva ou son père jusqu'aux toilettes de Mimi Geignarde pour ouvrir le passage. Dès que la personne avait franchi l'ouverture, il la refermait et se cachait durant un quart d'heure dans une cabine des toilettes puis sortait de sa cachette pour laisser sortir la personne qui avait été relevée de sa garde. Pour la deuxième porte, le mur aux deux serpents, c'est Sal, à qui Harry avait tout expliqué, qui se chargeait de tout : dès que la personne en faction entendait trois coup frappés contre l'entrée, celle-ci levait le bras autour duquel Sal restait en permanence enroulé et celui-ci ordonnait à la porte de s'ouvrir. Il changeait ensuite de porteur et refermait le passage d'un simple sifflement.
En ce début de soirée du lundi suivant le retour des étudiants, c'est Dumbledore qui était de garde. Il avait relevé Minerva à 15h et Sévérus devait venir prendre sa place vers 19h. Il ne lui restait qu'une demi-heure à attendre lorsqu'il entendit le passage s'ouvrir. Il envoya aussitôt Fumseck prévenir Minerva et Sévérus et recula discrètement dans un coin sombre de la salle. (Comme il n'avait pas franchi les premiers piliers, les torches ne s'étaient pas embrasées pour éclairer la chambre et celle-ci était donc plongée dans la pénombre.) Dès que l'intrus se fut avancé jusqu'aux pieds de la statue, éclairant la pièce sur son passage, Albus déclancha le piège qui se referma sur celui-ci, l'enfermant dans une cage aux barreaux dorés empêchant tout sort de sortir et ne lui laissant aucune chance de s'échapper.
Sans attendre l'arrivée de ses collègues, il sortit de sa cachette et s'avança vers son prisonnier, l'observant quelques instants s'escrimer sur la cage à coup de sortilèges pour la faire céder, avant de s'adresser à lui de la même voix douce qu'il utilisait pour parler aux élèves.
- « Bonsoir Tom. »
- « Dumbledore ! Alors c'est toi le responsable de ça ! » Cracha celui-ci en frappant les barreaux du plat de la main.
- « En effet. Je vois que cette fois-ci, tu as décidé d'agir à travers une jeune fille innocente ! » Continua Albus sur le ton de la conversation, sans se préoccuper des regard assassins que lui lançaient la prisonnière.
- « Je ne sais pas comment tu as découvert cet endroit ni comment tu es entré, vieux fou, mais tu as signé ton arrêt de mort ! »
A cet instant, le mur s'ouvrit de nouveau pour cette fois laisser passer Minerva, Gabriel et Sévérus, qui gardait soigneusement son fils derrière lui pour être sur qu'il soit en sécurité. Voyant que le coupable avait bien été capturé, ils baissèrent leur baguette et se rapprochèrent de Dumbledore.
- « Ginny Weasley ? » s'exclama Minerva, reconnaissant son étudiante.
- « Lucius avait vraiment bien fait son travail à ce que je vois ! » fit remarquer Snape. « Si nous n'étions pas intervenus, Miss Weasley serait apparue comme la seule coupable. Personne n'aurait pu prouver qu'elle avait agit contre sa volonté… Imaginez les conséquences pour Arthur Weasley et son Acte de Protection des Moldus si on avait découvert que sa propre fille agressait les étudiants nés de parents moldus ! »
- « Comment as-tu fait cela Tom ? »
- « Oh, mais c'est très simple ! Grâce un journal intime. MON journal intime ! » Dit-il en montrant un petit livre noir à la couverture usée et racornie. J'avais pris soin d'y conserver l'être que j'étais à 16 ans, afin qu'un jour, avec un peu de chance, je puisse emmener quelqu'un d'autre à achever la noble tâche de Salazar Serpentard en éliminant tous les sang de bourbes de cette école ! La petite Ginny y a écrit ses confidences pendant des jours et des jours me racontant ses petites préoccupations dérisoires : ses frères qui se moquaient d'elle, son arrivée à Poudlard, ses vêtements et ses livres d'occasions… C'était terriblement ennuyeux d'avoir à entendre toutes les petites idioties d'une gamine de 11 ans…mais j'ai fait preuve de patience. Je lui ai répondu, j'ai compati à ses malheurs, j'ai été gentil, très gentil ! Ginny m'adorait. Personne ne m'a jamais comprise comme toi Tom…je suis heureuse de pouvoir me confier à ce journal, c'est comme si j'avais un ami dans la poche… Plus elle m'ouvrait son cœur et son âme, plus je me déversait en elle. Ses pleurs et ses peurs les plus profondes étaient exactement ce qu'il me fallait : ils me donnaient de la force, de plus en plus de force. J'ai senti grandir en moi un pouvoir suffisant pour commencer à confier à Miss Weasley certains de mes secrets et par la même, déverser un peu de mon âme dans la sienne. J'ai alors pu prendre peu à peu possession de son corps. D'ici quelques jours, elle aura totalement disparu et Lord Voldemort sera de retour ! … »
Il éclata d'un rire aigu et froid qui donna des frissons à Harry, toujours caché derrière son père, puis poursuivi son récit.
- « … Je dois reconnaître que j'ai toujours eu le don de séduire les gens dont j'avais besoin. Comme cet imbécile d'Armando Dippet à qui j'ai réussi à faire croire à la culpabilité de ce gros balourd de Hagrid!… Même si j'ai moi-même été surprit que mon plan marche si facilement. Mais apprêt tout : d'un côté Tom Jedusor, pauvre mais brillant, orphelin, élève model et préfet, et de l'autre, Hagrid, qui ne perdait jamais une occasion de s'attirer des ennuis… tout le monde y a cru !»
- « Tout le monde sauf moi, n'est ce pas Tom ? »
- « C'est exact ! » Il poursuivit en s'adressant aux autres : « Après le renvoi de Hagrid, il m'a soumis à une surveillance constante. Il n'était alors pas très sûr pour moi d'ouvrir à nouveau la chambre pendant que j'étais à l'école. Mais je n'avais pas l'intention de perdre le bénéfice de mes recherches… d'où le journal. »
- « Et comment as-tu trouvé la chambre Tom ? »
- « Durant des années, j'ai voulu savoir qui étaient mes parents pour leur faire payer de m'avoir abandonné dans cet horrible orphelinat moldu. Une fois à Poudlard, j'ai approfondi mes recherches et j'ai fini par retrouver la trace de ma mère. Je me suis rendu dans la maison des Gaunt à Little Hangleton, une vieille bicoque en ruine. J'ai profité de l'absence des habitant pour m'introduire à l'intérieur et j'y ai trouvé un grimoire. Un très vieux grimoire écrit par Serpentard en personne. C'est là que j'ai trouvé toutes les informations nécessaires à l'ouverture de la chambre. Alors que j'allais repartir, je suis tombé sur mon 'oncle', un nommé Morfin qui à première vue, ne parlait que le fourchelangue. Je l'ai soumis à l'imperium et je l'ai questionné. Il m'a alors raconté que mon grand père, Elvis Gaunt, était mort en prison il y a quelques années et que lui était sortit quelques mois plus tôt. Il m'a également apprit que mon 'père et sa famille' vivaient dans un grand manoir à quelques minutes de là. Ma mère, cette idiote, avait souillé le noble sang de Salazar Serpentard en s'amourachant d'un moldu qui l'avait abandonnée en découvrant que sa femme était une sorcière. J'ai finalement tué Morfin puisqu'il ne m'était plus d'aucune utilité et je me suis rendu dans le manoir Jedusor où je les ai tous éliminé. C'était la première fois que je lançais un Avada Kedavra à des humains ! Ils sont tombés raides au milieu de la salle à manger ; tous les trois, les parents et leur fils, mon bâtard de père. A la rentrée suivante, pour ma 6ème année d'étude, grâce au livre, j'ai libéré Slisser, le basilic de Serpentard, et je l'ai lâché sur les sang-de-bourbes. »
Durant ce récit, Harry, tout d'abord choqué par le comportement du père de Tom puis par l'attitude de celui-ci (qui avait massacré sa famille sans la moindre pitié), s'était placé devant Sévérus et avait passé ses bras autour de lui, comme pour se cacher de l'horreur des propos de Tom. Son père quant à lui avait passé un bras dans son dos et le maintenait fermement contre lui en lui caressant les cheveux de l'autre main, comprenant qu'Harry puisse avoir du mal à digérer ce qu'il venait d'apprendre.
- « Alors, voyons la brochette que nous avons là ! Le vieux fou, la vieille toupie, la terreur des cachots et … mais oui, Gabriel ! Toujours caché dans les robes de ton père à ce que je vois…c'est tellement pathétique ! »
- « Ne l'écoutes pas mon coeur ! Ce n'est pas parce qu'il n'a jamais connu l'amour de ses parents que cela doit être pareil pour tout le monde. » Murmura Sévérus en resserrant sa prise sur Harry.
- « Alors comme ça, c'est toi qui a montré au vieux sénile comment entrer ici. J'aurais du me méfier de toi, pourtant étant fourchelangue, je pensait que tu ferais honneur à ce don et que tu comprendrais la noble tâche que je veux accomplir. Mais au lieu de ça, toi, tu t'allies à cet imbécile amoureux des moldus ! Soit ! Tu mourras comme les autres. Slisser va se régaler ce soir. »
Sur ces mots, Tom se tourna pour faire face à la statue de Serpentard et leva théâtralement les bras.
- « Le fourchelangue ne te sera d'aucune utilité, il n'obéit qu'à moi ! Parle-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard ! »
Comme d'habitude, la bouche de Serpentard s'ouvrit en un large trou sombre, mais bien entendu, aucun serpent ne fit son apparition.
- « Qu'avez vous fait? Où est Slisser ? » Hurla Tom, comprenant que le basilic ne répondrait pas à son appel.
- « Nous l'avons tué. Et de la manière la plus simple : grâce à son pire ennemi. »
- « Un coq? Vous avez utilisé ce stupide volatile pour tuer le roi des serpents ? Je n'ai jamais compris comment un simple chant pouvait tuer un être aussi parfait qu'un basilic ! Mais je ne vois son corps nul part… qu'avez-vous fait de lui?»
- « Et bien, nous avons pensé qu'il pourrait finalement s'avérer utile. Aussi j'ai permis à Sévérus de prélever tout ce qu'il lui semblait nécessaire sur l'animal et je dois dire qu'à part quelques grains de poussière, le reste est actuellement soigneusement entreposé dans des bocaux, attendant d'être utilisé dans divers potions expérimentales sur lesquelles sont actuellement penchés Sévérus et Gabriel. »
Plus Dumbledore avançait dans son récit, plus les poings de Tom se serraient de rage.
- « Comment avez-vous osé souiller ainsi cet être si magnifique ? …Tu vas payer pour ça vieil homme, je te le promets ! » Gronda t-il, le visage figé par la haine.
- « Tu n'en auras pas l'occasion Tom. Je t'obligerais à libérer cette jeune fille et à repartir d'où tu viens ! Accio Journal ! »
Immédiatement, le petit carnet s'envola de la main de Tom pour se retrouver dans celle de Dumbledore.
- « Tu n'y arriveras pas ! Crois-tu que je n'ai pas protégé cette partie si précieuse de moi-même ? Aucun sortilège ni aucune technique moldu n'en viendra à bout, pas même le feu ! »
- « C'est ce que nous allons voir ! »
Albus essaya sur le journal tous les sorts qu'il connaissait de l'Incendio au Destructum, en passant par des sorts comme le Stupéfix mais rien n'y fit. Au bout de deux heures, il n'avait même pas réussi à créer ne serait-ce qu'une petite éraflure sur la couverture. Il donna finalement le carnet à Sévérus qui essaya tout les sorts de magie noire qu'il connaissait, même l'endoloris, mais il n'eut pas plus de succès.
Pendant que Tom ricanait dans son coin commentant de temps à autre les tentatives infructueuses des deux hommes, Sal observait la scène, essayant de deviner ce que les deux hommes essayaient de faire.
- « Maître ? »
- « Sal? Qu'est ce qu'il y a ? » Demanda Harry intrigué.
Entendant cela, Tom se retourna vers Harry.
- « Avec qui parles-tu ? »
- « Avec Salazar, mon serpent. »
- « Tu as osé appeler ton animal comme cela ! Immonde bâtard ! Comment as-tu osé lui donner le nom illustre de mon ancêtre ? »
- « Maître ? » Appela encore Sal. « Que voulez-vous faire avec cette chose ? »
- « Nous devons le détruire ! C'est à cause de ça, que le basilic a été lâché dans l'école ! »
- « Je peux essayer maître ? »
- « Si tu veux, de toute façon, papa et Dumbledore n'arrive à rien ! »
- « Papa, professeur, laissez Sal essayer. »
Dumbledore acquiesça et laissa le serpent, qui était toujours accroché à son poignet, rejoindre le sol.
- « Tu oserais t'en prendre à quelqu'un qui parle ta langue ? » demanda Tom au serpent
- « Tu veux du mal à mon maître je le sais, alors je ferais ce qu'il faut pour te détruire ! » Siffla Sal en s'enroulant autour du journal.
Il planta ensuite ses crochets dans la couverture sombre et laissa son corps s'échauffer.
- « Non, ne fait pas ça ! » Cria Tom qui commençait à ressentir les effets du serpent.
- Je n'obéis qu'à mon maître »
- « Ça marche ! » s'écria Harry en entendant ce qui disait Tom. « Fait le brûler Sal, vas y ! »
Obéissant à Harry, Sal envoya des petites flammes sur le journal, les faisant pénétrer à l'aide de ses crochets. Tom hurla de douleur et s'écroula. Il était à présent allongé sur le sol, se tordant de douleur, agitant vainement les mains en criant de toutes ses forces. Soudain, le livre s'enflamma et disparu alors que Tom poussait un dernier cri.
- « Est ce que c'est fini ? » demanda Minerva, légèrement pâle.
- « Oui, ça m'en a tout l'air ! Gabriel tu vas bien ? » Demanda Albus inquiet en voyant le regard du garçon fixé sur le corps évanoui de Ginny.
- « Je… elle…il… a l'air d'avoir eu tellement mal… » Murmura Harry, plus pâle qu'un mort, en frissonnant au souvenir de ses propres supplices.
- « Je ne penses pas qu'il souffrait réellement tu sais, après tout, Tom n'était pas réellement vivant. C'était plutôt toute la rage d'avoir échoué dans son retour qui lui a fait cet effet.» Dit Dumbledore, n'y croyant pas totalement lui même, pour apaiser le jeune garçon qui se trouvait à présent dans les bras sécurisants de son père.
- « Comment va Miss Weasley Albus ? » Demanda Minerva tandis que le directeur prenait connaissance de l'état de la jeune fille.
- « Elle n'a rien ressenti non plus mais elle est assez faible. Tom a utilisé une grande partie de ses réserves magiques en prenant possession de son corps, mais elle devrait se rétablir assez rapidement. » Termina Dumbledore en plaçant Ginny sur un brancard.
Ils firent tranquillement le chemin de retour à travers le sombre tunnel puis rejoignirent les toilettes de Mimi Geignarde avec l'aide de Fumseck avant de se diriger vers l'infirmerie.
- « Pompom ? »
- « J'arrive Albus ! »
- « Occupez-vous d'elle Pompom. Je me charge d'avertir ses parents. Connaissant Molly, ils ne devraient pas mettre longtemps à arriver. Sévérus, Minerva, vous venez avec moi ? Je pense que ses parents voudront quelques explications à leur arrivée. »
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Arrivés dans le bureau directorial, Sévérus s'installa dans un fauteuil, gardant Harry contre-lui, lequel se trouvait de toute façon parfaitement bien à cette place, encore perturbé par ce qu'il avait vu et entendu plus tôt, acceptant avidement toutes les marques d'affection que pouvait lui donner son père pour le rassurer.
Minerva prit place dans le fauteuil à leurs côtés en jetant un regard attendrit au garçon blotti comme un petit enfant dans les bras de son collègue, se demandant toujours comment ce jeune homme qui semblait à cet instant si fragile pouvait être celui qui se montrait si puissant et si doué en classe. C'est vrai que quand on les regardait tous les deux, Harry agrippé à son père comme s'il avait peur de le voir partir, et Sévérus, le gardant contre-lui comme s'il semblait continuellement vouloir le protéger, cela faisait un tableau des plus touchant. Dans ces moment là, elle ne pouvait s'empêcher de comparer Sévérus à une louve protégeant son petit, ce qui la faisait sourire intérieurement sachant qu'il ne lui serait jamais venue à l'esprit quelques mois plus tôt d'imaginer cet homme ténébreux en papa poule!… Même si finalement, ce titre lui allait plutôt bien ! (Elle se gardait cependant de lui dire, ne souhaitant pas se retrouvée avec une potion aux propriétés encore inconnue versée malencontreusement dans son café !)
Dumbledore, quant à lui, terminait d'écrire une brève missive à l'adresse des Weasley. Il attrapa ensuite un vieux paquet de bonbon vide dans un tiroir de son bureau puis pointa sa baguette dessus en murmurant « Portus » avant de tout confier à Fumseck qui disparu dans une gerbe de flamme.
Moins de dix minutes plus tard, Molly et Arthur Weasley apparaissaient au milieu du bureau dans un pop sonore.
- « Ou est Ginny? Comment va t-elle ? Est ce qu'elle est blessée ? Qu'est ce qui c'est passé ? »
- « Calme-toi Molly ! » lui demanda son mari en posant sa main sur son épaule.
- « Comment va notre fille Albus ? » demanda t-il plus posément que son épouse.
- « Elle va bien. Elle se repose à l'infirmerie en ce moment même. Mais je vous en prie, prenez place, j'aimerais vous expliquer ce qui c'est passé. » Poursuivi Dumbledore en faisant apparaître deux fauteuils supplémentaires.
Il raconta ensuite toute l'histoire, Arthur et Molly suspendus à ces lèvres pendant près d'un quart d'heure. Il expliqua le message sur le mur, les attaques, comment Gabriel avait entendu une voix étrange et comment lors de l'agression d'Hermione, il avait aperçu la queue d'un serpent. Les recherches durant les vacances de noël qui leurs avaient permis de découvrir que le monstre était un basilic, la localisation de l'entrée de la chambre des secrets dans les toilettes de Mimi Geignarde, la destruction du monstre et finalement le piège qui avait permit de stopper Jedusor et par la même de sauver la vie à Ginny.
- « Mais comment l'esprit de ce Jedusor a t-il pu s'infiltrer dans celui de Ginny ? » demanda Arthur tandis que Molly essuyait ses yeux rougis.
- « Grâce à un journal. Un vieux journal intime qui a appartenu à Tom quand il était au collège, avant de devenir celui que l'on connaît mieux sous le nom de Lord Voldemort. »
- « Q…quoi ? Vous-savez-qui ? Envoûter Ginny ? Mais Ginny n'est pas… elle n'a jamais soutenu ses idées ! Alors pourquoi elle ? Et elle ne lui a jamais rien fait non plus ! Elle était à peine née quand Harry Potter l'a détruit ! »
- « Mais ce n'est pas lui qui a choisi d'utiliser votre fille. C'est quelqu'un qui avait grand intérêt à vous traîner dans la boue pour faciliter ses petites affaires personnelles. »
- « Qui ? » demanda Arthur, les sourcils froncés.
- « Lucius Malefoy. Votre Loi de protection des Moldus le gêne beaucoup Arthur. Il espérait sans doute réussir à faire abroger ce projet. Qu'est ce que le ministère aurait fait en apprenant que votre propre fille attaque des 'sang de bourbe' à votre avis ? »
- « … Jamais la loi n'aurait abouti, vous avez raison. Mais quand a t'il donné ce carnet à Ginny ? » Interrogea Arthur.
- « Je ne sais pas… n'avez vous pas eu l'occasion de croiser les Malefoy durant ces derniers mois ? »
- « Non, pas que je me souvienne. Je vois de temps en temps Lucius au ministère mais il ne m'a même jamais adressé la parole. »
- « Attendez ! » Murmura Minerva. « Il me semble… oui c'est bien cela ! Quand on l'a interrogé sur les raisons qu'il avait eu de s'en prendre à Gabriel la semaine avant les vacances, Ronald nous a dit qu'il avait croisé M Malefoy et Drago au chemin de Traverse peu avant sa première rencontre avec Gabriel… dans la boutique de quidditch si mes souvenirs sont exactes. »
- « Peut être qu'il en a profité pour lui offrir le journal. Connaissant Lucius, il est tout à fait capable de faire passer ça pour un geste de générosité envers une famille dans le besoin, si je puis dire. » Poursuivit Sévérus avec un regard d'excuse à Arthur pour avoir mis en avant leur manque d'argent. »
- « Je me souviens de ce jour… » Murmura Molly tout en réfléchissant, ne tenant pas rigueur des propos du maître des potions qu'elle savait ne pas être dit dans le but de les insulter.
- « Ron et Ginny voulaient s'acheter une affiche d'un club de quidditch et ils étaient partis à la boutique pendant qu'on se rendait dans un autre magasin. Quand ils sont revenus, ils paraissaient très en colère mais ne nous ont pas expliqué pourquoi. On s'est ensuite rendu à la librairie et c'est là que… Je m'excuse encore pour le comportement de mon fils mon chéri. » Dit-elle en s'adressant à Harry « Il n'aurait jamais du te frapper, et encore moins recommencer quelques mois plus tard. »
- « Merci mais ce n'est pas a vous de me faire des excuses madame. » Marmonna Harry en relevant la tête de l'épaule de Sévérus.
- « Par ce qu'en plus il n'a pas fait d'excuse pour ce qu'il t'a fait subir avant noël ? Attendez que je mette la main sur lui, il va m'entendre ! »
- « Il a fait des excuses Molly. » La rassura Sévérus. « Quand nous l'avons interrogé, il s'est excusé de son comportement devant Minerva et moi… Mais c'est vrai qu'il n'en a pas fait à Gabriel directement. Cependant, il n'a pas du en avoir beaucoup l'occasion, Gaby l'évite le plus possible depuis ce jour alors… »
- « Mais c'est pas vrai ! » s'insurgea Harry.
- « Gaby je suis pas aveugle ! Cependant, je sais que tu avais besoin de temps. C'est pour cela que je n'ai rien dit… et je ne te forcerais à rien : tu le laisseras te parler quand tu t'en sentiras prêt ! »
- « Il n'empêche que… » Commença Molly avant d'être interrompu par Dumbledore.
- « Je crois que cette discussion peut être remise à un autre jour. Si nous allions voir Ginny. Sévérus, vous devriez en profiter pour montrer Gaby à Pompom, je le trouve pâle depuis qu'on est remonté de la chambre des secrets. »
- « Ce n'est rien. Je pense que les propos qu'a tenu Jedusor au sujet de sa famille l'ont un peu choqué. » Dit Sévérus en regardant Harry, attendant qu'il infirme ou confirme ses dires.
Celui-ci se contenta d'une légère affirmation de la tête.
- « On en parlera tout à l'heure mon cœur d'accord ? »
- « Oui papa. Allons voir comment va Ginny, je veux savoir s'il ne lui a pas fait de mal. »
- « Je suis persuadé qu'elle va très bien Gabriel ! » assura Dumbledore.
Sévérus sachant très bien, tout comme Minerva et Albus d'ailleurs, que cette question sous-entendait aussi la question « est ce qu'elle n'a rien senti quand le journal a été détruit ? » acquiesça et sortir du bureau en compagnie du professeur de métamorphose et des deux parents tout de même légèrement inquiets de l'état de leur fille, malgré les propos rassurants du directeur.
A suivre...
