Désollée pour le retard mais ce... de site débloquait et j'arrivais pas à publier.
Mais bon : Voila l'avant dernier chapitre de la première partie de cette fic avec, pour ceux qui l'attendaient, le côté autoritaire de "papa Sévérus" qui commence à apparaitre !
RAR pour les anonymes :
- emma : c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de romance mais dans les premiers livres, il n'y en a pas vraiment beaucoup non plus. Par contre, désolée mais Gaby va rester célibataire.
- lys : l'épée de Gryffondor ? Il n'en a tout simplement pas besoin... enfin, pour le moment. En puis, ça aurait été étrange qu'un serdaigle arrive à la faire sortir du choixpeau alors que seul un vrai gryffondor peut le faire, non ?
- geminou : Ron est Gaby ne seront sans doute jamais amis mais vont quand même se rapprocher. Par contre, pour une amitié avec Drago... hum, non, même en réfléchissant bien, ce sera pas possible. Par contre ne sort pas tes mouchoirs, Remus va bien évidemment apparaitre et rassure toi, il va très bien et est on ne peut plus vivant ! lol !... d'ailleurs je lui réserve quelques surprises...
- jenni944, petite grenouille, lyly : merci pour les reviews.
- adenoide : ravie que la rencontre avec Tom t'ai plu ! Pour Ron, c'est sur qu'il a du avoir des crampes à force d'écrire... bien fait pour lui !
- Egwene Al' Vere : merci pour ta review et oui, je vais faire la troisième année, j'ai d'ailleurs déja écrit les 7 premiers chapitres.
- severafan : eh oui, plus que deux chapitres mais ne t'en fait pas, c'est suffisant pour boucler l'année. Gaby et Sev sont toujours sous clé donc impossible à se procurer mais pour te consoler, je pense que tu va aimer le départ de ce cher Lockhart.
- Orphée Potter : c'est vrai que le coq est très dégradant pour le basilic : le roi des serpent vaincu par ce stupide volatile... mais c'était bien mon but ! Niark ! niark ! Pour une photo de Sev et Gaby ça aurait été avec plaisir mais quelqu'un a volé la péllicule ! lol !
Bonne lecture à tous ! et encore désolée pour cette longue attente !
PS : n'hésitez surtout pas à laisser des reviews ! lol !
Chapitre 16 :
Confrontations et explications
Quand ils arrivèrent à l'infirmerie, Ginny était réveillée et se tenait assise dans son lit, le dos contre une pile de coussins. Les yeux encore légèrement dans le vague, elle sirotait une tasse de chocolat chaud sous la surveillance de Pompom.
Voyant que leur fille allait bien, Arthur et Molly se précipitèrent vers elle et la prirent dans leurs bras, pour se rassurer.
Lorsqu'ils la relâchèrent, ils virent que les trois professeurs et l'infirmière s'étaient assis sur des chaises un peu plus loin, attendant que les retrouvailles se terminent, discutant entre eux.
- « Comment va réellement Ginny Mme Pomfresh? J'ai l'impression qu'elle n'est pas totalement avec nous. »
- « Ça va aller, ne vous en faites pas. Vous-savez-qui a été expulsé à temps, elle ne gardera aucune séquelle. Cependant, il lui faudra sans doute quelques jours pour être totalement remise, ses réserves magiques sont très basses… un ou deux jours de plus et… »
Avant qu'elle ait pu terminer ses explications Molly s'était jetée aux pieds de Sévérus pour prendre Harry, qui était assis sur lui, dans ses bras et le serrer contre-elle dans une étreinte étouffante.
- « Tu lui as sauvé la vie ! Si tu n'avais pas été là, si tu n'étais pas fourchelangue, ma fille aurait disparu ! Quand je pense à tout ce que t'as fait subir Ron, tu aurais du en vouloir à notre famille et au lieu de ça, tu sauves Ginny ! » Lui dit-elle en pleurant toutes les larmes de son corps.
- « Molly arrête tu l'étouffe ! »Lui fit remarquer son mari.
Elle relâcha alors son étreinte et embrassa Harry sur les deux joues avant de se relever pour aller s'asseoir à côté de sa fille.
- « D'après Pompom, vous êtes en état de nous parler Miss Weasley ? » Interrogea Dumbledore une fois que Molly fut remise de ses émotions.
- « Oui Monsieur. »
- « Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ? »
- « Eh bien, je ne souviens pas de grand chose de ces derniers jours… que s'est-il passé pour que je me retrouve ici ? »
- « D'après ce que nous savons, Voldemort a prit le contrôle de ton esprit afin que tu ouvres la chambre des secrets. »
- « Q…quoi ? Vous…vous voulez dire que c'est moi qui… mais, je ne m'en souviens pas…. Et comment a t-il fait ça ? » Demanda t-elle, ne comprenant pas comment c'était possible.
- « Tout est arrivé à cause d'un petit carnet noir. Apparemment, tu écrivais souvent dans ce cahier depuis quelques semaines non ? »
- « Oui je… c'est mon journal intime J'écrivais dedans et il me répondait. »
- « Ce livre appartenait à Tom Jedusor n'est ce pas ? »
- « Oui… je me souviens avoir lu son nom sur la couverture. Mais je ne vois pas le rapport avec Vous-savez-qui ? »
- « Il se trouve que Tom Jedusor et Voldemort ne font qu'un Miss Weasley. Grâce son journal, il a fini par déverser une partie de son âme dans la votre pour finalement envahir presque totalement votre esprit ! Ce que nous voulons comprendre, c'est comment vous êtes entrée en possession de cet objet. »
- « Je l'ai trouvé avec mes affaires d'école … » murmura Ginny en baissant la tête.
- « Ginny ! » s'exclama M Weasley stupéfait, « Je ne t'ai donc jamais rien appris? Qu'est ce que je t'ai toujours dit ? De ne jamais te fier à quelque chose capable de penser tout seul si tu ne vois pas où est son cerveau, et encore moins quand tu ignores sa provenance ! »
- « Je l'ai trouvé d…dans un des livres de cours que m'a acheté maman. J…j'ai cru que quelqu'un l'avait oublié là ! » Expliqua t-elle en pleurnichant, honteuse de ne pas avoir fait plus attention.
- « pourquoi ne nous l'as-tu pas montré à moi ou à ta mère ? Un objet aussi bizarre ne pouvait qu'être inspiré par la magie noire ! »
- « Je… je ne pensais pas qu'un…un livre pouvait être dangereux… » Expliqua Ginny en continuant à pleurer.
- « Mais enfin Ginny, je t'avais pourtant parlé du livre qui rendait le lecteur aveugle, ou de celui qu'on ne pouvait plus arrêter de lire, et même de celui intitulé sonnets d'un sorcier qui condamne le lecteur à parler en vers jusqu'à la fin de ses jours ? »
- « Je sais mais… »
- « Votre fille devrait se reposer à présent ! » interrompit Dumbledore. « Cette épreuve a été difficile pour elle et l'a beaucoup affaiblie comme nous l'a dit Pompom. Bien entendu, aucune sanction ne sera prise contre elle, beaucoup de sorciers, plus âgés et plus avisés qu'elle, ont été aveuglés par Lord Voldemort. »
- « Quant à toi Gabriel » dit-il en se retournant, « Je pense que tu mérites une récompense pour services rendus à l'école. » « Minerva ? »
- « Oui Albus ? »
- « Je crois que tout cela mérite un bon festin ! Puis-je vous demander de prévenir les cuisines de nous organiser cela pour demain soir ? »
- « C'est entendu ! J'y vais de ce pas. »
- « Molly, Arthur, je pense que vous pouvez rentrer tranquillement chez vous. Je vous préviendrais s'il y a le moindre problème. »
- « Merci Albus. » dirent-ils d'une seule voix avant de prendre le porto loin que leur tendait Dumbledore, qui était cette fois une vieille tasse ébréchée.
- « Professeur ? » demanda Harry d'une petite voix alors qu'il les raccompagnait jusque chez eux.
- « Oui Gabriel ? »
- « Je ne veux pas de récompense ! »
- « Pourquoi cela mon cœur? Tu le mérites ! » Affirma Sévérus
- « J'ai peur pour toi… » Avoua Harry en baissant la tête.
- « Comment cela ? » demanda Sévérus, s'arrêtant au milieu du couloir pour observer son fils, intrigué par sa réaction.
- « Si je suis récompensé pour avoir découvert la chambre, Ils vont savoir que tu n'est pas vraiment un mangemorts et ils vont vouloir te tuer ! »
- « C'est trop tard Gabriel. Quand nous dirons que le basilic a été tué pendant les vacances de noël, tous vont faire le rapprochement avec les seules personnes étant restées au château, c'est à dire nous trois, Minerva et Pompom. Et de toute façon, même si Voldemort devait un jour revenir, je n'aurais pas demander à ton père de reprendre son rôle d'espion, c'est trop dangereux pour lui. Voldemort aurait forcement douté de sa bonne foi après qu'il ait passé tant d'années à enseigner. »
- « Vous êtes certain que… »
- « C'est juré mon cœur. De toute façon, j'aurais refusé de reprendre ce rôle, je ne veux pas avoir à risquer ma vie de cette façon encore une fois et être obligé de te laisser seul puisque en sachant que tu as un ancêtre moldu, le seigneur des ténèbres m'aurait sans doute obligé à t'abandonner. »
- « Si vous êtes tous les deux sûrs, alors c'est d'accord. Mais, je ne suis pas le seul à mériter d'être reconnu pour ce que j'ai fait ! »
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- « Avant que le dîner ne commence, j'aimerais vous dire quelques mots. » dit Dumbledore le soir suivant, debout à la table des professeurs comme il le faisait lors des banquets de début d'année.
- « Si j'ai demandé au professeur McGonagall d'organiser ce repas ce soir, c'est dans le but de vous annoncer une bonne nouvelle et de récompenser certaines personnes. »
Des chuchotements se firent entendre :
- « Lockhart va être remplacé ? »
- « Les examens sont annulés ? »
Après qu'un silence relatif soit revenu, Dumbledore poursuivi :
- « J'ai le plaisir de vous annoncer que l'héritier de Serpentard ne pourra plus nuire puisqu'il a été découvert hier soir, prit au piège dans la chambre des secrets que nous étions parvenu à pénétrer durant les dernière vacances de noël. Le monstre a bien entendu été découvert et tué ! Il n'y a donc plus aucun danger ! »
A cette nouvelle, les tables de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle explosèrent en cris de joie et applaudissements. Pour eux c'était un soulagement immense, en particulier pour les enfants de moldus de savoir qu'ils ne devraient plus se méfier à chaque instant. Voyant que le directeur avait encore quelque chose à dire, les élèves finirent par se reconcentrer sur lui.
- « J'aimerais donc ce soir rendre hommage aux personnes qui m'ont aidé dans cette tâche et sans lesquelles rien n'aurait été possible : tout d'abord notre infirmière Mme Pomfresh ainsi que les professeurs Snape et McGonagall pour leur aide dans les recherches au sujet du monstre et dans la capture du coupable… »
Il s'interrompit le temps d'une salve d'applaudissements avant de continuer :
- « … ensuite, un élève qui grâce à son don et à son talent à rendu tout ceci possible. Sans lui, nous aurions tout simplement été incapables d'ouvrir la chambre des secrets et de découvrir la nature du monstre. J'ai donc décidé de lui offrir une récompense pour service rendu à l'école ainsi que d'accorder 100 points supplémentaires à sa maison. M Snape, si vous voulez bien me rejoindre…. »
Harry se leva, rouge comme une tomate, toujours mal à l'aise de sentir de nombreux regards posés sur lui, et se dirigea timidement vers le directeur qui décidément, ne pouvait jamais rien faire simplement.
° Comme s'il n'avait pas pu se contenter d'annoncer que le basilic avait été tué et me remettre cette récompense plus discrètement ! °
- « Pour te remercier Gabriel, je te remet donc ceci… » Dit Albus en lui tendant une petite plaque aux armes de Poudlard où était gravé son nom. « Cet insigne restera à jamais dans la salle des trophées de l'école pour témoigner de ton passage parmi nous et comme preuve qu'être fourchelangue ne signifie pas être mauvais. Comme promis, je donne également 100 points à la maison Serdaigle. Merci à toi ! »
Harry retourna s'asseoir sous les acclamations de ses condisciples, ce qui ne fit rien pour arranger son teint, et sous le regard rempli de fierté d'un certain maître des potions.
Quand le repas fut terminé, Harry vit que Ron se dirigeait vers lui. Il ne fit pas un mouvement et attendit que celui-ci parle.
- « Je … est ce que je peux te parler une minute ? »
- « Si tu veux. » répondit Harry d'une voix ou pointait une légère touche de méfiance.
- « Voilà je… je tenais à m'excuser pour ce qui s'est passé avant les vacances. »
- « Si c'est ta mère qui t'a demandé de faire ça, tu peux arrêter tout de suite, c'est pas la peine ! »
- « Non, non… pas du tout. C'est juste qu'après la dernière fois, et avec ce que tu viens de faire pour Ginny… c'est elle qui nous a dit que tu étais là et que maman t'a remercié ! » Ajouta t-il en voyant le regard incompréhensif que lui lançait Harry qui se demandait comment le rouquin pouvait être au courant. « … J'ai compris que je t'avais mal jugé. Je n'ai vu que ton nom sans aller plus loin… je suis désolé. »
- « Cela ne suffira pas à me faire oublier ce que tu m'as fait subir ! J'espère que tu t'en rends compte ? »
- « Je sais que j'ai été profondément injuste envers toi et que je t'ai vraiment fait du mal mais… on pourrait repartir de zéro non ? Je ne te demande pas de devenir ami avec moi tout de suite, ni quoi que ce soit d'autre, mais on pourrait au moins essayer de s'entendre, non ? »
Après une courte réflexion Harry se dit qu'il pouvait laisser une petite chance à Ron, en souvenir de leur ancienne amitié.
- « Tu sais, en début d'année, quand Hermione a demandé si tu pouvais venir avec nous pour le travail en métamorphose, j'avais accepté. J'aurais oublié ce qui c'était passé chez Fleury et Bott en j'aurai même pu devenir ton ami. Mais avec ce que tu m'as fait ensuite, et surtout ce que tu m'as dit, je ne crois pas que ce soit encore possible. On peut cependant essayer de devenir bons camarades si tu veux et si Neville et Terry sont d'accord, tu peux te joindre à nous les dimanches pour faire les devoirs ou pour discuter… mais ne t'attends pas à ce que je t'accorde ma confiance. Et je te préviens que si tu me touches encore une fois ou si… »
- « J'ai compris mon erreur, ne t'en fait pas…. Enchanté je suis Ron Weasley, Gryffondor, et toi ? » Demanda t'il finalement en tendant la main à Harry qui la considéra un instant avant de la saisir.
- « Gabriel Snape, Serdaigle. Si tu veux nous rejoindre pour travailler viens dimanche après-midi à la bibliothèque. » Termina Harry en se retournant pour rejoindre son père qui discutait avec le professeur Chourave un peu plus loin.
- « Ah te voilà Gaby ! Pomona me disait justement que les plans de mandragore se développent bien. Ils seront prêts à être utilisés en mai. »
- « C'est vrai ? » demanda Harry ravi à l'idée de bientôt revoir Hermione.
- « Bien entendu ! Je leur ai mis des écharpes pour qu'elles ne prennent pas froid durant l'hiver et dès qu'elles commenceront à sortir pour se rendre visite les unes aux autre, d'ici trois à quatre mois, nous pourrons les récolter. »
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Environs une heure plus tard, Sévérus et Gaby étaient tous les deux dans le laboratoire. Sur leur droite, une décoction de saule cogneur qu'ils avaient préparé afin de rechercher les propriétés de celui-ci, puisqu'ils ne les avaient trouvées dans aucun de leurs livres, bouillonnait tranquillement tandis qu'ils découpaient et pilaient les ingrédients nécessaires à la fabrication d'une potion de régénération sanguine que Pompom avait demandé.
- « J'ai vu que tu t'étais réconcilié avec M Weasley ! » fit remarquer Sévérus tout en versant de la bile de tatou dans la potion qu'ils préparaient. « J'espère que tu ne vas pas en profiter pour recommencer à ne rien faire en cours comme l'an dernier par ce que je te préviens tout de suite que c'est hors de question que tu recommences à faire exploser des chaudrons ici ! » lui dit Sévérus en lui ébouriffant les cheveux.
- « Ne t'inquiètes pas papa. Je n'ai pas l'intention d'arrêter d'étudier : je veux apprendre le maximum de choses, je te l'ai dit. Pour ce qui est de Ron, il m'a proposé de reprendre notre relation depuis le début, comme si rien ne s'était passé mais j'ai refusé. Je lui ai dit que je ne pourrais jamais le considéré comme autre chose qu'un camarade. Avec ce qu'il m'a fait, je ne me sens pas capable de plus, il m'a fait trop mal. »
- « Je comprends mon cœur. Mais c'est bien que tu acceptes de lui parler à nouveau. Je crois que tu avais besoin de savoir qu'il ne te déteste pas. L'an passé, la place qu'il avait dans ta vie était trop importante pour que son mépris te laisse indifférent et les excuses qu'il t'a faites ainsi que ce rapprochement devraient t'aider à combler ce vide que tu ressentais depuis votre dispute cet été. Même s'il ne redeviens pas quelqu'un de très proche, j'espère que tu passeras de nouveaux de bons moments avec lui et malgré ce que je t'ai dis, je suis persuadé que tu ne te relâcheras pas dans ton travail scolaire pour autant. Je sais que tu veux en savoir le plus possible mon cœur et c'est très bien. Seulement, même si je suis contre trop de … disons… dispersion, j'aimerais quand même te voir t'amuser un peu plus. En dehors du quidditch, tu passes presque tout ton temps dans les livres et lorsque tu vois tes amis en dehors des cours, c'est à la bibliothèque. Tu ne crois pas que tu pourrais quand même prendre quelques heures pour te détendre ? »
- « J'essayerais mais… »
- « Mais quoi ? »
- « Rester concentré sur mon travail me permet de ne pas repenser à … tu sais quoi. »
- « Tu veux parler de cet été ? Je pensais que tu allais mieux ! Tu ne fais plus de cauchemars depuis longtemps. »
- « … »
- « Gaby ? Tu ne fais plus de cauchemars n'est ce pas ? » continua Sévérus en fronçant les sourcils.
- « Je… j'aimisunsortilègedesilencesurmachambrepourpasquetum'entendes… » Marmonna Harry en baissant la tête, les joues rouges.
- « Pardon ? »
- « j'ai mis un sortilège de silence sur ma chambre pour pas que tu m'entendes. »
- « J'avais bien compris mais pourquoi as tu fais ça ? »
- « Je ne voulais pas t'embêter encore plus. Déjà que tu es obligé de prendre soin de moi quand je fais une crise dans la journée, je ne veux pas en plus t'empêcher de dormir. »
- « Mais enfin mon cœur, tu aurais du m'en parler. Tu sais très bien que ça ne m'embête pas de m'occuper de toi, même la nuit. Et je ne suis pas OBLIGÉ de prendre soin de toi : je le fais par ce que je le veux. Je t'aime et tout ce que je veux c'est que tu ailles bien ! Peut importe si je dois te prendre avec moi pour dormir aussi souvent que c'est nécessaire ! D'ailleurs est ce que tu fais encore beaucoup de cauchemars ? »
- « Avant l'incident avec Ron, une ou deux fois par semaine en règle générale…mais depuis , je suis obligé de prendre de la potion de sommeil pour passer une nuit calme. » avoua Harry.
- « Mais enfin Gaby… tu sais pourtant quelle dépendance cette potion peu créer ! TU ES COMPLÈTEMENT INCONSCIENT MA PAROLE ! » S'énerva Sévérus. « Je T'INTERDIS d'en reprendre et si jamais tu lances encore un sortilège de silence sur ta chambre, je t'interdis de laboratoire pendant un mois, puisque c'est apparemment le seul moyen de te punir. »
- « Pardon papa ! Je le ferais plus ! Ne m'en veux pas s'il te plait ! Je le ferais plus ! » Pleura Harry en tombant à genou aux pieds de son père. « S'il te plait ne me laisse pas, je le ferais plus … pardon…je le ferais plus… »
Complètement pris au dépourvu face à cette réaction, Sévérus mit quelques secondes à réagir. Il éteignit rapidement le feu sous le chaudron qui menaçait de déborder et s'agenouilla finalement devant Harry pour le serrer dans ses bras.
- « Chut… jamais je ne te laisserais mon cœur… jamais…calme-toi… »
- « Je…je voulais ju-juste pas q-que tu t'in…inquiètes à cause de m-moi… je voulais p-pas… je …je… »
- « Chut… je comprends, ça va aller…A partir de ce soir, tu dors avec moi jusqu'à ce que tu ailles mieux… et même après, je veux que tu viennes me voir si tu ne te sens pas bien, quelle que soit l'heure. »
- « O-oui papa… » Répondit Harry en se fondant un peu plus contre son père rassuré.
- « Allez, viens. On a assez travaillé pour ce soir. »
Il se releva et pris Harry dans ses bras avant de se diriger vers le salon pour regagner sa chambre. Il déposa son fils sur le lit et alla lui chercher un pyjama dans son armoire.
Lorsqu'il revint dans sa chambre, Harry s'était endormi sur les couvertures en serrant un coussin dans ses bras. Les cheveux, étalés autour de lui, il donné l'impression d'être un ange échoué sur terre. Sévérus souri à cette image et retourna dans la chambre de son fils chercher une couverture. Il se changea pour la nuit et s'allongea près de celui-ci, se glissant sous la couverture. Instinctivement, Harry vint immédiatement se coller contre lui en poussant un soupir de contentement.
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L'hiver laissa finalement place au printemps. Harry allait mieux. Il avait recommencé à dormir dans sa chambre mais de temps en temps, il était encore tiré d'un cauchemar par son père qui le trouvait gémissant ou en pleurs au milieu de son lit et qui s'allongeait près de lui pour le réconforter pour le reste de la nuit.
Depuis quelques semaines, les relations entre Harry et Ron avaient un peu avancé. Ce dernier avait même pris l'habitude de rejoindre de temps à autre Harry, Neville et Terry pour faire ses devoirs. Harry avait suivi les conseils de son père et passait désormais un peu de temps avec ses amis sans être plongé dans les études, discutant de choses et d'autres.
Ce dimanche là, les quatre garçon étaient plongés dans une discussion a voix basse qui semblait les passionner.
- « Tu es sûr que tu y arriveras ? »
- « Oui, ne t'inquiète pas, j'ai presque fini. Par contre, je ne suis pas encore tout à fait sur des effets produits, mais j'y travail. »
- « Et si ton père découvre ce qu'on fait ? »
- « Je lui dirais que c'est juste une expérience, ce qui est vrai d'ailleurs. »
- « J'espère que tu sais ce que tu fais. Il ne faudrait pas qu'on échoue. Tu te rends compte, devoir continuer avec ça encore un an, peut être même plus ! »
- « Berk ! » firent les trois autre en cœur, dégoûtés.
- « Tout sera prêt ! Par contre, pour ce qui est de l'antidote… »
- « On s'en fiche, on n'en aura pas besoin si tout se déroule comme prévu. »
- « C'est vrai, tu as raison. »
- « En parlant d'antidote, quand est ce que ton père pourra commencer le filtre de mandragore ? »
- « D'ici trois semaines normalement, début mai. Mme Chourave a dit que les mandragores commençaient à discuter, c'est signe qu'elles seront bientôt arrivées à maturation. »
A suivre ...
