Comme je l'avais promis, voilà le premier chapitre de la deuxième partie de ma fic.
Le contrat a été pleinement rempli puisque j'en suis à 416 reviews ! Merci à tout le monde et en particulier à onarluca qui a posté une review pour chaque chapitre !
RAR pour les anonymes :
- Touraz, jenny944, neverland, Mika, dreydreymeli, rim999, lolie : merci pour les reviews !
- Orphée Potter : je suis ravie que le départ de Lockhart t'ait plu. Par contre, je le confirme, il va y avoir des étincelles entre la bande de Malefoy et Gaby... enfin, c'est pas la seule chose qui va lui tomber dessus mais... hum, d'ailleurs, je l'ai pas encore dit à Sev, je voudrais pas qu'il me fasse une attaque ! lol !
-geminou : Je suis ravie que tu ais aimé la farce de Gaby et ses amis... sans oublier la participation des profs bien entendu ! Moi non plus, je n'aime pas Lockhart, comme tu dois t'en douter. Pour répondre à ta question, oui, Rémus va bientôt apparaître puisque je garde la trame de fond les livres... et il sera bien prof de DCFM.
- adenoide : Ne t'en fais pas, les vacances de Gaby... enfin, la majeure partie... seront les meilleurs qu'il n'ait jamais eut ! Pour Drago... et bien, oui, il va y avoir quelques frictions !
- lys, Eloïn : ne vous en faites pas, les recherches concernant Harry sont toujours en cours ! C'est vrai que je n'y fait que quelques allusion mais comme c'est surtout le ministère qui s'en charge, cela n'apparaît pas trop à Poudlard. Par contre, on devrait en entendre un peu plus parler à partir de la deuxième partie de la fic.
- lyly : t'as vu, cette fois j'ai réussi à poster avant que tu m'envoie une review pour me demander la suite ! lol !
PS : j'espère que cette deuxième partie sera à la hauteur de vos attentes !
N'hésitez surtout pas à me donner votre avis !
Bonne lecture !
DEUXIÈME PARTIE :
Chapitre 18 :
Vacances en famille
Les vacances d'été avaient commencé depuis plus d'une semaine et pourtant Harry était toujours à Poudlard. En fait, il devait y rester jusqu'au dimanche suivant, jour où lui et celui qui était son père depuis maintenant presque un an rentreraient chez eux. Pour le moment, comme le reste des professeurs, celui-ci était penché sur le programme scolaire prévu pour l'année suivante. En effet, comme tous les ans, l'ensemble des professeurs se réunissait au début du mois de juillet afin de choisir les nouveaux manuels scolaires et remettre à jour ce qui serait enseigné aux étudiants à la rentrée suivante et cette année, comme chaque année depuis plus de vingt ans, ils devaient particulièrement se pencher sur le programme de défense contre les forces du mal. En effet, suite à un 'regrettable' incident lors du banquet de fin d'année, le précédent professeur avait refusé de continuer à assurer ses cours : non pas que quiconque vienne à s'en plaindre, bien au contraire (pas même les professeurs ou le directeur qui avaient une part de responsabilité dans ce départ plus que précipité) ! Ils devraient donc, comme d'habitude trouver un nouveau professeur pour la rentrée. Il fallait d'ailleurs espérer que celui-ci soit compétant car en plus du programme prévu pour chaque année, il devrait aussi reprendre avec chaque classe les nombreux points négligés par le 'grand' Gilderoy Lockhart l'année précédente afin de remettre les élèves à niveau. Les professeurs s'étaient même vu obligés de rajouter une heure de défense aux quatre heures habituellement consacrées à ce cours afin que le professeur ait le temps de tout faire. Pour le moment cependant, aucune des candidatures que le directeur avait reçues ne semblait convenir et si cela continuait, le poste allait revenir cette année encore à un imbécile, comme le dit si bien Sévérus Snape.
Harry mettait donc à profit le temps qu'il devait passer au château pour faire ses devoirs de vacances. De toute façon, son père étant occupé la majeure partie de la journée et étant le seul étudiant présent à l'école durant cette période, il avait peu de distraction à sa disposition en dehors des nombreuses heures de vol qu'il effectuait chaque matin. Il ne pouvait même pas se consacrer à sa deuxième passion : les potions ! Et Harry trouvait cela vraiment injuste. Après tout, ce n'était pas sa faute si ajouter du saule cogneur dans un mélange d'aconite et d'ellébore avait, au lieu de renforcer les propriétés apaisantes des deux plantes, provoqué une superbe explosion qui avait recouvert la pièce d'un mélange verdâtre particulièrement collant et littéralement éventré le chaudron préféré de Sévérus dans lequel elle se trouvait à l'origine ! Depuis, dès qu'il devait sortir, son père bouclait donc soigneusement le laboratoire à l'aide de plusieurs sorts pour éviter à son fils 'un peu trop zélé' de provoquer de nouvelles catastrophes.
Il était donc actuellement plongé dans la rédaction de son dernier devoir, celui d'histoire de la magie, et relisait le passage qu'il venait d'écrire sur le sujet :
La crémation des sorcières au quatorzième siècle était totalement inefficace :
Au Moyen âge, les personnes dépourvues de pouvoirs magiques (moldus) ressentaient une terreur particulière à l'égard de la sorcellerie. Ils étaient cependant le plus souvent incapables de reconnaître ceux qui la pratiquaient vraiment.
Lorsque par hasard un sorcier ou une sorcière doté de réels pouvoirs magiques était capturé, sa condamnation au bûcher n'avait généralement aucun effet. Le condamné se contentait de jeter un simple sortilège de Gèle-flamme puis faisait semblant de se tordre de douleur dans l'apparente fournaise alors qu'en réalité, il n'éprouvait qu'une agréable sensation de chatouillis.
Parmi les sorcières de l'époque, une en particulier peu retenir notre attention : Gwendoline la Fantasque. Elle aimait tellement se faire brûler vive qu'elle s'arrangea pour être capturée 47 fois sous divers déguisements.
Il venait de poser la pointe de sa plume sur son parchemin pour écrire la suite de son devoir quand un hibou gris atterrit, ou plutôt s'écrasa, devant lui. Il reconnu immédiatement Errol, le vieux hibou décrépi de la famille Weasley qu'il avait souvent vu emmener des lettres de ses parents à Ron lorsqu'il était en première année. L'animal, toujours aussi maladroit (le plus souvent, il atterrissait au milieu de la table renversant tout sur son passage), était à présent allongé sur le dos, une lettre dans le bec. Harry attrapa le volatile et le remit sur ses pattes avant de se saisir du courrier.
L'enveloppe contenait une lettre accompagnée d'une photo sur laquelle on pouvait voir l'ensemble de la famille Weasley qui posait devant une pyramide égyptienne. A côté des parents et des enfants encore présents à Poudlard se tenaient deux jeunes hommes d'environs 25 ans aux cheveux aussi roux que le reste de la famille. Ils avaient tous les deux le même regard malicieux que les jumeaux et semblaient plutôt sympathiques. Ce devait sans doute être Bill et Charlie, les frères dont Ron lui avait parlé un jour. S'il ne se trompait pas, Bill devait être celui aux cheveux longs et il travaillait à Gringotts en tant que conjureur de sort ; l'autre était donc Charlie, l'éleveur de dragon. Après avoir un instant admiré le paysage égyptien, Harry porta son attention sur la lettre :
Salut Gaby !
J'espère que tu passes de bonnes vacances et que tu fais autre chose que travailler. (Même si je suis persuadé que tu as déjà fini tes devoirs !)
Comme tu as pu le voir sur la photo, ma famille et moi sommes et Égypte. Et devine quoi : on va y rester un mois ! Papa a décidé de nous offrir ce voyage avec les 700 gallions qu'il a gagné au grand prix de la loterie du gallion pour qu'on puisse aller voir mon frère Bill (c'est celui qui a les cheveux longs). En tout cas, c'est vraiment magnifique. On est arrivé hier et on a déjà visité quelques tombeaux de pharaons. Tu ne peux pas imaginer le nombre de sortilèges que les sorciers de l'époque ont placé dessus ! Dans le dernier qu'on a vu, il y avait même des squelettes mutants. Bill a dit que c'était les restes de pilleurs de tombe moldus qui s'étaient introduits de force dans les lieux.
On sera normalement de retour vers le 15 août.
Bonne fin de vacances,
Ron.
PS : toute ma famille te passe le bonjour et te remercie encore de ce que tu as fait pour Ginny. Percy a été nommé Préfet-en-chef, mais je pense que tu le sais déjà. Si tu le voyais, depuis qu'il a reçu son insigne, il ne la quitte que pour se doucher…et encore, je suis pas sûr !
Harry éclata de rire en reposant la lettre de Ron et s'empressa de lui répondre. Il était vraiment heureux que Ron ait finalement dépassé ses préjugés. Même si les coups que celui-ci lui avait portés étaient encore bien présents dans son esprit, cela ne les avait pas empêché de se rapprocher petit à petit (même si leur lien n'était pas aussi fort que celui qu'ils partageaient lorsqu'il était encore Harry Potter et qu'il ne le serait sans doute plus jamais).
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Harry avait terminé ses devoirs et avait même recommencé à apprendre le programme de 4ème année lorsque enfin le jour de rentrer à la maison arriva.
- « Gaby tu es prêt ? » cria Sévérus depuis le salon.
- « Presque ! J'arrive dans une minute papa ! » Répondit Harry depuis sa chambre.
- « Je te signale que ça fait déjà trois fois que tu me réponds la même chose ! »
Deux minutes après que Sévérus l'ait appelé pour la 5ème fois, le menaçant de le laisser là s'il ne se dépêchait pas un peu, Harry arriva enfin dans le salon, une grosse malle flottant devant lui.
- « Tu en as mis du temps ! » Bougonna Sévérus qui, comme tout le monde le sait avait horreur d'attendre.
- « Je trouvais pas mon livre sur les sortilèges d'autodéfense !» Se défendit Harry.
- « Et ? Tu l'as retrouvé ? »
- « Non…j'étais pourtant persuadé qu'il était dans la chambre… »
- « Et tu crois pas que ça irait mieux si tu ne laissais pas tes affaires traîner n'importe où ? Tu as des étagères il me semble non ? Alors sers-toi en ! » Le sermonna Sévérus avant de réduire les affaires de son fils pour les mettre dans sa poche. « Et je te signale que ton livre est déjà dans ma valise avec les ouvrages de la bibliothèque. Je l'ai trouvé qui traînait dans la cuisine. »
- « T'aurais pu me le dire ! Ça fait une heure que je le cherche partout ! »
- « Tu n'avais qu'a demander. Et puis ça t'apprendra à le laisser traîner n'importe où ! La prochaine fois que je trouve un livre dans la cuisine, je le confisque pour deux semaines, tu es prévenu ! Bon, tu as tout au moins ? »
- « Oui papa. » Répondit Harry avec une petite moue boudeuse.
- « Dans ce cas met ça ! » dit-il en lui tendant un foulard noir. « Et ne pose pas de question ! Tu sauras tout dans quelques minutes.» ajouta t-il en voyant la bouche d'Harry s'ouvrir.
Harry obtempéra, curieux de savoir ce que son père avait pu manigancer. Dès que ses yeux furent cachés, Sévérus le prit dans ses bras et attrapa une vieille tasse ébréchée qui trônait sur la cheminée. Aussitôt, ils eurent tout deux la sensation qu'un crochet les tirait par le nombril et ils se sentirent transportés.
Sévérus marcha quelques minutes, Harry toujours dans ses bras.
- « Qu'est ce qui s'est passé ? » demanda Harry, encore quelque peu secoué par ce nouveau moyen de transport.
- « On a juste prit un portauloin, ne t'inquiète pas. »
- « Un quoi ? »
- « Un portauloin. C'est un objet qui permet de se déplacer rapidement jusqu'à un lieu que l'on programme à l'avance. Ça ressemble un peu au transplanage sauf qu'il faut une autorisation du ministère pour en créer un. » Explique Snape en montant des escaliers qui semblaient interminables. Il déposa finalement Harry sur le sol et lui retira son bandeau.
- « Où est ce qu'on… » Commença Harry avant d'ouvrir de grands yeux.
Autour lui s'étendais un immense stade de quidditch, au milieu duquel quatorze joueurs vêtus de robes bleues ciel où était inscrit un grand 'T' bleu marine évoluaient gracieusement. Regardant finalement l'endroit où il était debout, la bouche à présent grande ouverte, il se rendit enfin compte qu'il se trouvait en plein milieu d'une tribune, dans ce qui semblait être la loge officielle.
- « Si tu voyais ta tête mon cœur ! » ricana Sévérus, le sortant de sa torpeur.
- « C'est … c'est … »
- « C'est bien un stade de quidditch, en effet. » S'amusa Sévérus en regardant le visage émerveillé de son fils.
- « Et là c'est … » murmura Harry en pointant du doigt les joueurs qui étaient à présent posés au milieu du terrain.
- « Les Tornades de Tutshill… et l'équipe remplaçante. Tu as encore raison ! »
- « Qu'est ce qu'on fait là ? » réussi finalement à demander Harry après quelques instants de silence.
- « C'est mon cadeau mon cœur ! Pour tes excellents résultats cette année. Installe-toi, je pense que l'entraînement va bientôt commencer. » Termina t-il en s'asseyant.
Harry venait à peine de s'installer à côté de lui quand les joueurs remontèrent sur leurs balais pour s'élancer dans les airs telles des fusées. Immédiatement après, une d'entre elle se détacha du groupe et se dirigea vers eux pour s'erra à moins d'un mètre de la tribune.
- « Bonjour professeur Snape ! Ça me fait très plaisir de vous revoir ! »
- « A moi aussi M Finwick. Je vous présente mon fils Gabriel. C'est pour lui que je vous ai demandé si je pouvais assister à l'un de vos entraînements. »
- « Enchanté de faire ta connaissance Gabriel. Je suis… »
- « Merwyn Finwick, l'attrapeur des tornades depuis bientôt trois ans. » S'extasia Harry avant de rougir, se rendant compte de son impolitesse. « Excusez-moi Monsieur, je ne voulais pas vous interrompre. »
- « C'est rien mon grand. Alors comme ça tu es un de nos fans ? »
- « Oh oui ! Je trouve que les tornades ont la meilleure équipe. Surtout depuis que Brevis Birch est passé capitaine il y a cinq ans ! »
- « Je vois que tu nous connaît vraiment bien ! »
Un coup de sifflet retenti, annonçant le début de l'entraînement.
- « Je vous laisse. Profitez bien du spectacle, aujourd'hui on fait un match en conditions réelles contre l'équipe de réserve pour nous préparer avant la rencontre contre les chauves-souris de Fichucastel. On se revoit après professeur ? »
Sévérus acquiesça alors que Finwick se dirigeait déjà vers ses coéquipiers.
- « Je vais voir un vrai match de quidditch…waouh ! … c'est,…waouh ! »
- « Alors mon cœur, tu es content ? » demanda inutilement Sévérus.
- « C'est la plus belle surprise qu'on m'ait jamais faite ! » s'exclama Harry en se jetant au cou de son père pour l'embrasser sur la joue.
- « Si tu restes accroché comme ça à moi, tu ne verras pas grand chose tu sais ! » rigola Sévérus, heureux que sa surprise ait fait tant d'effet.
Il y a un an de cela, jamais il n'aurait accepté une telle marque d'affection. Et encore moins en public. Mais depuis, Harry était entré dans sa vie et tout avait changé. Certes il restait la terreur des cachots pour les élèves, étant toujours aussi sévère, mais avec ses collègues et en dehors des cours, son comportement social s'était grandement amélioré. Pour preuve, l'invitation qu'il avait lui même lancé pour les dernières fêtes de Noël. C'était bien la première fois qu'il recevait avec plaisir quelqu'un chez lui.
Si les premières semaines il avait eu un peu de mal à trouver l'attitude à adopter avec celui qui était désormais réellement son fils dans son coeur, très vite il s'était habitué à ses marques d'affections et ses demandes d'attention et il n'avait à présent plus aucun problème à fournir toute l'attention que le jeune garçon réclamait… bien au contraire ! Il adorait le tenir dans ses bras ou lui passer la main dans les cheveux et même le savoir simplement près de lui.
- « Comment ça se fait que tu connaît Merwyn Finwick ? » Demanda soudain Harry, curieux, sans quitter une seule seconde le terrain des yeux.
- « C'était un de mes élèves. Il a été capitaine et attrapeur de Serpentard. Grâce lui, on a eu la coupe cinq années consécutives. Il n'y a que Charlie Weasley qui était capable de lui tenir tête, même si j'ai du mal à l'admettre, c'était un garçon qui aurait tout à fait pu jouer dans une équipe professionnelle. »
- « C'est vrai ? Ron m'avait dit que son frère avait fait parti de l'équipe mais je ne pensais pas que… Waouh ! T'as vu ça à quelle vitesse ils volent ! »
Sévérus porta son attention sur le jeu pour voir les deux attrapeurs foncer droit vers le sol à pleine vitesse. Soudain, celui qui était en tête redressa le manche de son balai, surprenant son adversaire qui évita le sol de justesse.
- « C'est une feinte de Wronski mon cœur. » Expliqua Sévérus.
- « Waouh ! Alors c'est ça ? Dubois avait plusieurs fois essayé de me expliquer en première année mais je n'avais jamais vraiment compris. J'ai déjà hâte d'essayer ! »
- « N'y penses même pas Gaby ! »
- « Mais papa… »
- « C'est hors de question ! C'est une figure extrêmement dangereuse. »
- « Pas du tout ! Il suffit de savoir quand… »
- « Gabriel Snape ! Essaie ça et je te promets que la prochaine fois que tes fesses toucheront un balai tu auras 17 ans ! J'espère que je suis clair ? » Gronda Sévérus, peu enclin avoir son fils tenter quelque chose d'aussi dangereux.
Déjà qu'il trouvait la façon de voler d'Harry trop périlleuse, si en plus il se mettait à foncer vers le sol à pleine vitesse, il risquait de faire un arrêt cardiaque avant l'heure.
Harry ne répondit pas, sachant de toute façon que sur ce point il n'aurait pas le dernier mot puis d'un coup, il se leva de son siège en criant :
- « Je le vois papa ! Regarde, il est là ! »
- « Qu'est ce qui est là ? » demanda Sévérus qui ne remarquait rien de particulier.
- « Le vif d'or ! Au pied des buts, juste là ! » Répondit Harry en désignant la petite balle du doigt.
En regardant attentivement, Sévérus aperçu effectivement un petit éclat doré qui tournait autour d'un des poteaux.
La voix d'Harry, qui s'était élevée dans tout le stade, avait alerté les deux attrapeurs qui avait immédiatement plongé vers la petite balle doré et quelques secondes plus tard, Finwick remontait en chandelle, le vif d'or serré dans son poing droit, mettant ainsi fin au match.
- « On peut dire que t'as un sacré coup d'œil ! » Le félicita l'attrapeur en venant se poser dans la tribune à côté d'Harry et Sévérus. « Tu as déjà joué ? »
- « Oui. Je suis l'attrapeur remplaçant de l'équipe de Serdaigle. »
- « Seulement remplaçant ? Avec des yeux comme les tiens comment se fait-il que tu ne sois pas titulaire ? »
- « C'était ma première année à Poudlard. Le capitaine de l'équipe m'a remarqué par hasard alors que je volais avec papa et il m'a demandé si je voulais remplacer Cho, l'attrapeuse, qui était malade pour un match… et j'ai dis oui. »
- « Sélectionné dès ta première année ? Je crois que ça n'était plus arrivé depuis… »
- « Un siècle ! Enfin, à part Harry Potter l'an dernier. C'est quoi votre balai ? » Demanda Harry qui fixait à présent l'objet avec intérêt.
- « C'est un Éclair de Feu. Tiens, regarde de plus près si tu veux. » Dit le joueur en lui mettant le balai dans les mains.
Harry caressa presque amoureusement le manche du bout des doigts, observant sous tous les angles la merveille qu'il tenait.
Le balai était vraiment splendide: une ligne aérodynamique, un manche en bois verni sans aucun défaut apparent, le nom et le numéro de série étant même inscrits en lettre d'or dessus. Harry le sentait vibrer sous ses doigts comme s'il était impatient de s'envoler de nouveau…sans aucun doute le dernier cri en matière de technologie !
- « C'est encore un prototype. » expliqua patiemment Finwick, ravi de rencontrer quelqu'un qui semblait aussi passionné. « Il ne sortira dans le commerce que le 16 août ! »
Voyant le regard presque gourmand que le garçon lançait au balai, il proposa :
- « Tu peux l'essayer si tu veux… enfin, si ton père est d'accord ! »
- « Tu veux bien papa ? Dis, tu veux bien ? » Demanda Harry en sautillant.
- « Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Te connaissant tu vas encore… »
- « Je ferais rien de dangereux ! S'il te plait papa ! » Supplia Harry avec une petite tête de chien battu.
- « Bon très bien. Mais fait… »
- « … attention ! » termina t-il alors que son fils s'élevait dans les airs en tournoyant.
C'était encore mieux que tout ce qu'Harry aurait pu imaginer. A la moindre caresse, l'Éclair de Feu virait avec une précision incomparable. C'était comme s'il obéissait à la moindre de ses pensées plutôt qu'à ses gestes.
Depuis les gradins, Sévérus regardait son fils voler, toujours aussi impressionné par son aisance dans les airs, mais aussi de plus en plus inquiet en voyant les figures que celui-ci enchaînait à présent à toute vitesse.
- « Relax professeur ! Ce gamin sait ce qu'il fait, ça se voit ! » Essaya de le rassurer l'attrapeur en avisant les mains crispées de son ancien enseignant.
Pendant ce temps, inconscient des sueurs froides qu'il donnait à son père Harry s'était lancé dans une traversée du stade en donnant la puissance maximale au balai. Il volait tellement vite que le stade autour de lui n'était plus qu'un mélange de couleur diffuses. Il monta finalement en chandelle puis fit un superbe piquet pour atterrir devant son père après une descente d'une vingtaine de mètres.
- « Ce balai est vraiment génial ! » S'écria Harry en le rendant à Finwick, avant de s'apercevoir du visage blême de son père.
- « Papa ? Ça ne va pas ? » Demanda Harry, inquiet.
- « Ne t'en fait pas, il va aller bien. Je crois juste qu'il est un peu secoué d'avoir vu ta façon de voler, en particulier ta dernière figure. Je le comprends remarque ; même moi je n'avais jamais utilisé ce balai au maximum de sa puissance. »
- « Merci. » répondit Harry distraitement.
Depuis qu'il s'était aperçu de l'état de son père, ses yeux ne l'avaient plus quittés. Il s'en voulait de lui avoir causé une telle peur. Il ne pensait pas à mal. Le problème c'était que dès qu'il était dans les airs, plus rien de ce qui se passait autour ne comptait.
- « Papa ? Je suis désolé, je ne voulais pas te faire peur. » Murmura t'il en passant les bras autour du cou de Sévérus qui était toujours assit à sa place.
Sévérus regarda son fils qui paraissait maintenant sur le point de pleurer.
- « C'est rien mon ange. J'étais juste inquiet pour toi. C'est la première fois que je te vois voler de cette façon. D'habitude, je suis toujours derrière toi et je sais que s'il se passe quelque chose, je pourrais intervenir, mais là… Mais même si tu m'as fait peur, tu as superbement volé mon cœur. Jamais je n'avais vu quelqu'un aller aussi vite. Quand tu as traversé le stade, on ne voyait plus qu'une fusée colorée. »
- « Ton père dis vrai ! Tu es vraiment impressionnant tu sais. Avec un peu d'entraînement, tu pourrais avoir le niveau suffisant pour entrer dans l'équipe nationale tu peux me croire ! » Ajouta Finwick, faisant naître un sourire de fierté sur les lèvres de Sévérus et Harry.
- « C'est vrai ? »
- « Si j'te le dis ! … Et que dirais-tu d'aller voir le reste de l'équipe ? Je suis sûr qu'un souaffle dédicacé par l'ensemble des joueurs te ferait plaisir ! »
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Le vendredi suivant, les deux Snape étaient enfermés dans le laboratoire au sous-sol, travaillant comme quasiment chaque jour depuis le début des vacances à améliorer la potion tue-loup.
Harry était en train de remuer une préparation bleuâtre quand tout à coup, il poussa un cri de victoire :
- « Ça marche papa ! Regarde, ça marche ! »
Sévérus, qui était à ce moment là plongé dans un épais volume sur les plantes utiles mais oubliées bondit immédiatement de sa chaise et se précipita vers son fils.
- « Laisse moi voir. »
Harry s'écarta de la table et laissa son père examiner la préparation.
Sévérus prit quelques gouttes de la potion qui bouillonnait tranquillement dans le chaudron et les versa dans une fiole contenant un liquide bleu clair. Aussitôt, le mélange se mit à fumer puis il vira au jaune vif avant de reprendre une couleur bleue légèrement plus foncée qu'à l'origine.
- « J'arrive pas à y croire… »
- « Tu avais raison papa, l'écaille de basilic à stabilisé le mélange ! »
- « Tu as fait une bonne partie du travail je te signale mon ange ! C'est toi qui as eu l'idée d'utiliser du bois de saule cogneur. Et puis… si ton mélange avec l'aconite et l'ellébore n'avait pas explosé, on n'aurait peut être jamais trouvé ce qui n'allait pas ! Le seul inconvénient, c'est que jusqu'à ce qu'on ait trouvé un substitut à l'écaille de basilic, on ne pourra pas dévoiler cette découverte, cela causerait trop de problèmes. Et de toute façon, avant de crier victoire, il faut qu'on puisse voir les effets réels de cette nouvelle potion tue-loup. D'après sa couleur, on peut déjà voir qu'elle sera plus puissante, mais jusqu'à quel point…»
- « Tu crois qu'elle sera vraiment plus efficace que la précédente ? »
- « J'espère. Mais le seul moyen de savoir, c'est de la tester ! »
- « Et tu sais où trouver un loup-garou près à risquer de passer une nuit de pleine lune très difficile en testant une potion expérimentale qui pourrait ne pas fonctionner ? »
- « J'ai déjà quelqu'un en tête, ne t'en fait pas. J'ai juste à en envoyer un échantillon à Albus et il lui fera parvenir. » Répondit Sévérus en remplissant une petite fiole de potion.
- « Tu ne lui donne qu'une seule dose ? Mais il devra normalement en prendre chaque soir dès la semaine précédant la pleine lune non ? »
- « Normalement oui, mais si on veut connaître la durée d'action de cette nouvelle préparation, il ne pourra en prendre qu'une seule fois. Allez, viens ! Allons écrire cette lettre pour Albus.»
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Le lendemain, Albus Dumbledore recevait un petit paquet contenant une fiole de potion bleue et une lettre :
Cher Albus,
Comment se passent vos vacances ? Toujours pas de professeur de défense contre les forces du mal ?
Gabriel et moi venons de parvenir à une nouvelle version de la potion tue-loup. D'après les premières analyse, elle semble plus puissante que celle d'origine mais nous avons besoin de quelqu'un pour la tester, aussi je vous en envoie une dose afin que vous la transmettiez à notre 'ami' commun.
Je vous demanderais cependant de ne dévoiler cette découverte à personne. Un des nouveaux ingrédients étant une écaille de basilic, vous comprendrez que je ne peux pas la fabriquer à grande échelle avant d'avoir trouvé un substitut. Elle doit pour le moment être prise en une seule fois, trois soirs avant la pleine lune. Si elle est efficace, j'en ai encore suffisamment pour le fournir pour le reste de l'année dans le chaudron que Gaby a préparé, sans être obligé d'en refaire.
Je compte sur vous pour nous rapporter les effets.
Bien à vous,
Sévérus
- « Et bien mon cher Sévérus, si votre potion est suffisamment efficace pour convaincre notre ami qu'il n'est pas dangereux dans une école, peut-être auront nous enfin un professeur de défense compétant à la rentrée ! » murmura Albus en repliant la lettre de son employer.
Deux heures plus tard, un hibou frappait à la fenêtre d'une petite maison d'apparence très modeste, tout comme l'homme qui vint ouvrir la fenêtre. Celui-ci se saisit du paquet et de la lettre que lui tendait le hibou et le laissa repartir vers son propriétaire.
Cher Rémus,
J'espère que vous vous portez bien. Je sais que vous ne voulez pas entendre parler du poste de défense contre les forces du mal, mais j'ose espérer que le contenu de ce paquet vous fera changer d'avis.
Sévérus vient en effet de mettre au point, à l'aide de son fils, une nouvelle version de la potion tue loup qui selon lui, serait plus efficace que la précédente.
Il vous demande donc de bien vouloir la tester.
Une seule prise trois jours avant la pleine lune et lui rapporter les effets le plus vite possible. Il vous demande également de n'en parler à personne pour le moment étant donné l'extrême rareté d'un des ingrédients.
En espérant vous voir à la rentrée,
Albus
A suivre ...
