Coucou tout le monde !

Je sort tout juste du boulot mais je tenais à poster ce chapitre au plus vite alors ...

Les RAR vont être rapides parce que là, je suis vraiment KO et donc pressée de retrouver mon lit ! … Pour seulement une heure ou deux malheureusement puisque j'ai un repas de famille à midi !

Orphée Potter : désolée mais Sev a détruit tout le stock d'éclaire de feu pour être sur que son fils ne fasse pas de bêtises alors pour les essais, tu devras attendre un peu ! ... et pour la photo... hum... j'avais oublié de mettre la pellicule dans l'appareil pour immortaliser ce moment...

adenoide : en effet, j'ai laissé Gaby tranquille dans ce chapitre... malheureusement pour lui, ça ne va pas durer ! ... comment ça je suis sadique ? Pas du tout ! C'est juste que les gens heureux à qui il n'arrive rien ne font pas de bons personnages de fic, c'est tout !... donc je suis obligée de les faire souffrir ! lol !

petite grenouille : T'inquiète, je ne t'en veux pas du tout de ne pas avoir laissé de review au chapitre précédent ! Pour l'efficacité de la potion... je te laisse découvrir !

jenni944 : je suis ravie que tu ais ressenti les émotions que j'espérais faire ressortir de ce chapitre.

dreydreymeli : merci pour tes compliments

geminou : je suis contente que le cadeau de Sev t'ait plu. Par contre, non, Remus ne guérira pas de sa lycanthropie dans le sens où ce n'est pas vraiment une maladie... Cependant, on peut en faire diminuer les symptômes.

Eloïn : merci pour la review. J'aimerai par contre que tu me dises quels éléments te plaises le plus dans ma fic puisque tu dis que tu en a retrouvé certains dans le dernier chapitre.

lyly : Voilà la suite !


Chapitre 19 :

Évasion

Le mois de juillet se termina tranquillement entre apprentissage, potions, promenades et parties d'échec.

-

Tous les matins, Harry se penchait avec son père sur le programme de 4ème année, et grâce à lui, avançait rapidement.

Il avait déjà vu la plus grande partie du programme d'histoire qui se révélait, lorsque les cours étaient fait par quelqu'un d'autre que le professeur Binns, fort intéressants. Severus avait une façon bien à lui de lui raconter chaque moment important et chaque fait historique, rendant tout très réaliste grâce à divers illustrations ou descriptions qui faisait que cette matière devenait d'un coup beaucoup plus vivante. Harry s'était même dit un jour qu'il voudrait avoir cinq ou six ans de moins pour que son père lui lise des histoires avant de s'endormir car il était certain qu'il ferait un excellent conteur.

Ils voyaient également le côté théorique des différents charmes et métamorphoses prévus au programme, le tout bien entendu agrémenté par des démonstrations faites par Severus. Pour être certain qu'Harry comprenne parfaitement le fonctionnement de chaque sortilège lancé, ce qui lui permettrait de les exécuter beaucoup plus rapidement une fois qu'il serait de retour au château, il avait en effet trouvé judicieux de lui faire voir dans chaque cas le résultat devant être obtenu. Il avait même lancé le sortilège ridiculus à Edwige et la pauvre bête s'était retrouvée avec des plumes roses fluo ce qui avait valu à Severus quelques coups de bec de protestation qui avaient laissé Harry hilare durant plusieurs minutes.

Certains soirs, quand le ciel était bien dégagé, ils s'installaient dans l'herbe du jardin et allongés, les yeux vers le ciel, revoyaient les différentes étoiles et constellations. D'ailleurs, enseignée de cette façon, Harry avait commencé à vraiment apprécier l'astronomie.

Pour ce qui est des créatures vues en défense contre les forces du mal ou en soins aux créatures magiques, Severus avait deux méthodes. Pour les animaux ou créatures dangereuses, il se contentait d'expliquer la meilleur façon de les approcher ou de s'en protéger mais pour les animaux plus dociles ou plus doux qu'il pouvait trouver dans la forêt proche de la maison, il préférait laisser à Harry découvrir leur mode de vie en l'emmenant dans de longues balade dans leur milieu naturel.

La seule matière qu'Harry devait travailler sans l'aide de son père, c'était les runes puisque Severus leur avait préféré l'arithmancie lors de ses études.

-

En ce matin du premier août, Harry et son père se trouvaient dans la cuisine, Severus préparant le petit déjeuner tandis qu'Harry dressait la table. A peine Harry eut-il fini que deux hiboux faisaient leur apparition. Il prit d'abord la lettre que tenait une chouette hulotte de couleur claire puis déposa quelques noises dans la bourse accrochée à la patte du hibou grand-duc avant de prendre le journal que celui-ci lui tendait. Harry leur donna à chacun un morceau de toast que les deux animaux acceptèrent avec un hululement de contentement. Laissant le journal de côté, il s'intéressa la lettre qui lui était adressée et vit de suite qu'elle venait de Poudlard. Il décacheta rapidement le cachet de cire et lu:

-

Cher M Snape,

Vous voudrez bien prendre note que la nouvelle année scolaire commencera le premier septembre.

Lors de certains week-ends, les élèves à partir de la 3ème année ont la possibilité de visiter le village de Pré-au-lard. Bien que vous soyez plus jeune que vos camarades, le directeur vous laisse la possibilité d'y participer également. A cet effet, vous voudrez donc bien faire remplir par votre père l'autorisation de sortie ci-jointe.

Vous trouverez également sous ce pli la liste des livres qui vous seront demandés au cours de l'année scolaire.

Avec mes sentiments les meilleurs,

Professeur M McGonagall, directrice adjointe.

-

Harry regarda dans l'enveloppe et en sorti les trois parchemins qui restaient. Le premier était sa liste de fourniture qu'il parcouru rapidement des yeux:

-

Cours obligatoires:

- Livre des sorts et enchantements niveau 3, par Miranda Fauconnette

- Mille herbes et champignons magiques, par Phyllida Augirolle

- Animaux fantastiques, par Norbert Dragonneau

- Manuel de cours moyen de métamorphose

Cours optionnels:

- Pour les étudiants ayant choisi l'option soins au créatures magiques:

Le monstrueux livre des monstres

- Pour les étudiants ayant choisi l'option divination :

Lever le voile du futur, par Cassandra Vablatsky

- Pour les étudiants ayant choisi l'option arithmancie :

Numéralogie et grammaire

- Pour les étudiants ayant choisi l'option runes anciennes :

Dictionnaires de runes

Aide à l'étude des runes

- Pour les étudiants ayant choisi l'option étude des moldus:

Aide à l'étude des moldus

Vie domestique et habitudes sociales des moldus britanniques

-

Le second parchemin était le formulaire d'autorisation de sortie que son père devait remplir et le troisième le fit éclater de joie.

- «Papa écoute ça !»

-

M Snape,

J'ai le plaisir de vous informer qu'en raison du changement de poste de Mlle Chang et des compétences exceptionnelles que vous avez montré l'an passé, vous êtes dès la rentrée nommé au poste d'attrapeur titulaire de l'équipe de quidditch de la maison Serdaigle.

Toutes mes félicitations,

F Flitwick, directeur de la maison Serdaigle.

-

- «Tu te rends compte: attrapeur ! Je suis attrapeur !»

- «Je suis vraiment très fière de toi mon cœur! Tu méritais ce poste.» Répondit Severus en déposant une assiette remplie d'œufs au bacon devant Harry tout en s'asseyant en face de lui.

- «Arrête de regarder cette lettre comme ça ou je l'accroche dans ta chambre avec un maléfice de glue perpétuelle ! Et passe-moi le journal s'il te plait.»

Vexé, Harry rangea sa lettre et plutôt que donner la Gazette du sorcier à son père, l'ouvrit devant lui, juste pour l'embêter.

- «Papa? C'est quoi Azkaban?» Demanda soudain Harry.

Severus qui était en train de boire son verre de jus d'orange faillit s'étouffer.

- «Q…q…quoi?Pourquoi tu demandes ça ? »

- «Parce que le gros titre de la gazette est : Black s'échappe d'Azkaban!»

- «C'est impossible…» Murmura Severus en prenant le journal des mains de son fils.

Pourtant, c'était bien ce que l'article disait:

-

Black s'échappe d'Azkaban !

C'est hier en début de matinée que les gardiens d'Azkaban se sont aperçus de la disparition de Sirius Black.

L'homme, qui peut prétendre au titre de plus infâme criminel jamais détenu à la forteresse se serait apparemment échappé la nuit précédente.

«Nous faisons tout notre possible pour capturer Black au plus vite et nous demandons instamment à la communauté des sorcières et sorciers de rester calme.» déclarait le ministre Cornélius Fudge il y a moins de deux heures devant le presse. «Nous avons également prit soin d'informer le premier ministre moldu de la situation et j'ai obtenu de sa part l'assurance que rien ne serait dévoilé concernant la véritable identité de Sirius Black. De toute façon, ne nous y trompons pas : qui le croirait s'il le faisait ?»

Les moldus ont été avertis que Black était armé d'un pistolet (sorte de baguette magique dont les moldus se servent pour s'entre-tuer) et très dangereux et qu'ils ne devaient en aucun cas l'approcher mais avertir la police (aurors moldus).

Ce que craint le ministère, c'est la répétition de ce qui s'est produit il y a douze ans. C'est pourquoi, si jamais vous le voyez, les aurors vous demande de ne surtout pas essayer de l'arrêter mais prévenez les autorités compétentes !

Rita Skeeter, journaliste.

-

- «Papa ?» répéta Harry pour la troisième fois.

Severus leva enfin les yeux vers lui.

- «Oui ?»

- «C'est quoi Azkaban ?»

- «C'est une prison. Elle est située en pleine Mer du Nord, sur un rocher. C'est un endroit vraiment terrible.D'ailleurs jamais personne n'avait encore réussi à s'échapper jusqu'à maintenant.» Expliqua Severus avec un léger tremblement dans la voix.

- «Comment cela ? C'est si bien protégé que cela ?»

- «Il n'y a pas besoin de murs ou d'eau pour garder les prisonniers. Ils sont enfermés dans leur propre tête, incapables d'avoir la moindre pensée agréable. La plupart deviennent fou en quelques semaines ou quelques mois. Les gardiens de la prison, les détraqueurs, leur font perdre tout espoir, tout souvenir joyeux, à tel point que beaucoup finissent par se laisser mourir. Tu ne peux pas imaginer à quel point c'est difficile d'être là-bas…»

- «Comment sais-tu tout cela ?» demanda Harry en craignant la réponse.

- «Je l'ai vécu. J'y suis resté presque 3 semaines avant d'être innocenté par Albus. Durant tout ce temps, j'ai cru que j'allais devenir fou. Au bout d'un moment, on ne sait même plus qui on est et on n'a même plus envie de vivre. J'espérais mourir dans mon sommeil, je ne mangeais plus… Quand Albus est venu me chercher, j'ai eu l'impression de revivre mais il m'a fallu dix jours pour recommencer à parler, un bon mois avant de pouvoir manger presque normalement et plus d'un an pour que les cauchemars cessent. C'était un des pires moments de ma vie. Nuit et jours je revoyais les pires choses que j'avais vécu: le jour où je suis devenu mangemorts, … la mort de ma mère, …les meurtres, les tortures infligées aux prisonniers auxquelles je devais parfois assister ou …»

Incapable d'en dire plus, il se prit la tête entre les mains et resta de longues minutes sans bouger, laissant refaire surface à ce qu'il avait alors ressenti. C'est une main qui lui caressait tendrement les cheveux qui le sorti de ses sinistres pensées.

En voyant son père dans un tel état, Harry s'était en effet levé et était venu se mettre près de lui, essayant de le calmer de manière qu'utilisait Severus lorsque lui paniquait ou faisait un cauchemar. Et cela avait été plutôt efficace puisque l'homme le regardait maintenant avec tendresse, une ébauche de sourire au coin des lèvres.

- «Excuses-moi mon cœur… c'est toujours difficile d'en parler.»

-

- «Qu'a fait ce Sirius Black pour mériter d'aller là-bas pendant plus de 12 ans?» demanda Harry alors qu'ils finissaient de manger, se rappelant du pourquoi il avait interrogé son père au sujet d'Azkaban un peu plus tôt.

- «Il a tué 13 personnes au beau milieu d'une rue pleine de moldus, dont un de ses amis Peter Pettigrow. Et….»

- «Et quoi ?»

- «Selon toutes les apparences, c'est aussi lui qui… qui a permit au seigneur des ténèbres de retrouver tes parents.»

- «QUOI ?»

- «Personne n'aurait pu imaginer qu'il tourne aussi mal. A l'époque du collège, ton père, Black et deux autres gryffondors, formaient un groupe très uni. James et Black étaient presque des frères d'ailleurs il me semble qu'ils ont même habité ensemble durant un période. Black était en tout cas le témoin au mariage de tes parents et James en avait même fait ton parrain.» Expliqua Severus en guettant la réaction d'Harry du coin de l'œil «Lorsque j'ai prévenu Albus que le Lord en avait après les Potter, James à choisi un gardien du secret sans dire à personne de qui il s'agissait pour plus de sécurité. Il n'y a donc que lui qui pouvait mener le seigneur des ténèbres jusqu'à eux; ce que veut dire que c'est Black que ton père avait choisi pour protéger sa famille. On savait depuis quelques temps qu'il y avait sans doute un traître parmi leurs proches qui donnait des informations aux mangemorts J'ai d'ailleurs moi-même eu l'occasion de croiser cette personne à plusieurs reprises lors des réunions de mangemorts mais sa voix était toujours modifiée et il s'enroulait dans une épaisse cape noire qui ne laissait rien deviner de sa silhouette. Ce n'est que quand on a retrouvé Black au milieu de la rue tenant sa baguette d'une main et un doigt de son ami de l'autre qu'on en a déduit que c'était lui qui informait l'ennemi depuis plusieurs mois. Bartemius Croupton, qui présidait à l'époque le conseil de justice magique, l'a alors condamné sans aucun procès à Azkaban.»

- «Tu veux dire que mon père a été vendu par celui qu'il considérait comme sa famille ? Pendant dix ans j'ai vécu un enfer chez les Dursley à cause de mon propre parrain ?» Dit Harry d'une voix blessée mais pleine de colère.

- «Oui… Quand Pettigrow, un de leurs amis proches, a comprit que les Potter avaient été tués, il a conclu que le coupable ne pouvait être que le gardien du secret et comme la personne en qui James mettait toute sa confiance était Black, il en a déduit que c'était lui et est alors parti à sa poursuite. Quand il l'a trouvé, il a essayé de le capturer mais celui-ci ne s'est pas laissé faire et l'a fait exploser, tuant par la même douze moldus.»

- «Comment peut-on faire ça ? Faire tant de mal à ceux avec qui on a été ami pendant des années ?» Murmura Harry.

- «Il a été présumé fou. Lorsqu'il a été arrêté, sa seule réaction a été de rire… rire comme un dément.»

- «Alors voilà pourquoi je suis orphelin ? Pourquoi j'ai subi humiliation sur humiliation, coup sur coup et même… Parce qu'un jour, un fou furieux a trouvé que ses amis n'avaient plus assez de valeur pour lui ?»

La colère de Harry était telle qu'un verre explosa, répandant son contenu sur la table. Voyant qu'Harry commençait à s'énerver et à perdre le contrôle, Severus s'empressa de sortir une fiole de potion calmante qu'il gardait en permanence sur lui depuis plusieurs mois dans le cas où Harry aurait un cauchemar trop éprouvant. Il l'ouvrit en laissa quelques gouttes couler sur les lèvres de son fils avant de le reprendre contre lui. En moins d'une minute, il sentit Harry se calmer.

- «Ça va mieux?» demanda Severus sans quitter le visage d'Harry des yeux tout en le laissant se rasseoir correctement sur sa chaise.

- «Je crois. Je suis désolé pour ça. Ça arrive toujours quand je suis trop en colère.» Murmura Harry en désignant le verre brisé d'un signe de tête.

- «C'est rien. Moi aussi ça m'arrive de temps à autre. Je crois que c'est le cas pour tous les sorciers ayant une certaine puissance.» Expliqua son père en sortant sa baguette.

- «Recurvite… Reparo…Voilà il est comme neuf. »

Severus se rassit et se servit un autre verre de jus de fruit.

- «Je ne dis pas que je sais ce que tu peux ressentir en apprenant ça, mais je crois que je peux comprendre.»

- «Merci papa…. Ce qui est difficile c'est de savoir que sans lui, j'aurais peut être pu avoir une enfance heureuse. Sans lui, mes vrais parents seraient peut-être encore en vie et je n'aurais jamais connu les Dursley… Je sais que maintenant tu es là mais j'aurais vraiment voulu les connaître…»

Severus ne répondit pas. D'ailleurs qu'aurait-il pu dire ? Qu'il était désolé que James et Lily soient morts ? Que Black méritait la mort pour ce qu'il avait fait ? C'était vrai dans un certain sens mais d'un autre côté, il lui en était presque reconnaissant pour lui avoir permis d'avoir Harry comme fils.

- «Tu as parlé de détraqueurs tout à l'heure. Qu'est ce que c'est ?»

- «C'est les gardiens d'Azkaban.»

-«Mais qu'est ce qu'ils ont de si particulier ?»

- «Ils comptent parmi les plus répugnantes créatures qu'on puisse trouver à la surface de la terre. Ils infestent les lieux les plus sombres, les plus immondes. Ils jouissent de la pourriture et du désespoir, se nourrissent d'émotions humaines positives et vident de toute paix et de tout bonheur l'air qui les entoure. Quand l'un d'eux s'approche trop de toi, tu sens toute sensation de plaisir ou de bonheur disparaître. Tu n'as plus aucun souvenir heureux. Même les moldus peuvent ressentir leur présence. Ils sont comme un froid intense qui te glace le cœur. Si un sorcier reste trop longtemps en sa présence, il fini même par être privé de ses pouvoirs.»

- «Mais alors, comment Sirius Black a t-il fait pour s'enfuir ?»

- «Je l'ignore… Je te l'ai déjà dit : ce n'était jamais arrivé avant. D'habitude, en moins de deux mois, les prisonniers, s'ils ne sont pas morts avant, deviennent incapables d'avoir des pensées suffisamment cohérentes pour monter un plan pour s'évader.» Termina Severus, laissant Harry à sa réflexion.

En début d'après-midi, pour lui changer les idées, il lui proposa finalement une petite partie de quidditch, simple duel d'attrapeur ou poursuite dans les airs bien entendu, mais il savait qu'Harry ne pouvait pas y résister… et cette fois ne fit pas exception. En moins de dix minutes, Harry avait leurs balais et un vif d'or en main. Il avait revêtu la tenue de quidditch des Tornades de Tutshill que son père lui avait offert la semaine précédente et attendait celui-ci dans le jardin, impatient de commencer.

Ils restèrent dans les airs pendant des heures. C'est à l'arrivée d'Albus Dumbledore aux environs de 17h qu'ils se décidèrent à regagner la terre ferme.

- «Le dernier arrivé met la table ce soir !» Hurla Harry en se dirigeant à toute allure vers le sol, son père sur les tallons, pour se poser à quelques mètres de Dumbledore.

- «Bonjour professeur !»

- «Bonjour Gabriel ! Comment vas-tu ? Tu passes de bonnes vacances à ce que je vois !»

- «Excellentes, je vous remercie. J'ai appris la moitié du programme de 4ème année et j'ai même réussi à battre papa aux échecs !»

- «Une seule fois! Et encore, je t'ai laissé gagner pour te faire plaisir !»

- «Vous connaissant Severus, je suis certain que ce jeune homme à gagné à la loyale. Jamais vous ne vous abaisseriez à laisser la victoire à quelqu'un qui ne la mérite pas. Tout comme jamais je n'arriverais à vous faire reconnaître que vous êtes mauvais perdant !»

- «Moi, mauvais perdant ? Pas du tout !» Répliqua Severus avec toute la mauvaise foi possible.

- «Oh papa ! Rappelle toi la première fois où je t'ai battu à la course ! Tu n'es plus monté sur un balai pendant une semaine après ça !»

- «Ca n'avais absolument rien à voir ! Ce jour là tu m'avais forcé à voler pendant des si longtemps que je ne pouvais plus m'asseoir ! … et de toute façon, on n'est pas là pour parler de ça !» Termina Severus pour clore le débat, se sachant dans le tort.

- «En tout cas, cette fois, tu ne pourras pas nier que j'ai gagné. Il y a un témoin. C'est moi qui suis arrivé le premier !»

- «Tu plaisantes j'espère ! Espèce de sale tricheur ! Tu as démarré avant d'avoir donné le signal du départ ! Tu es pire qu'un Serpentard j'espère que tu sais ça!»

- «C'est peut-être pour ça que le choixpeau à failli m'y envoyer alors.»

- «Le choixpeau voulait t'envoyer à Serpentard ? Pourquoi as-tu été réparti à Serdaigle alors ?»

- «Parce que je lui ai demandé. Je ne me serais jamais senti à l'aise ou en sécurité au milieu d'enfants de mangemorts. Pourtant il m'a dit que j'avais certaines qualités dignes de Salazar Serpentard. Je suppose qu'il parlait de mon don de fourchelangue. Mais ça n'a aucune importance, je suis très bien à Serdaigle.»

- «Je suis ravis de te l'entendre dire. A ce propos, est ce que tu veux rejoindre les dortoirs cette année ?»

- «En fait professeur, si ça ne vous dérange pas, je préfèrerais rester avec mon père. C'est plus pratique pour nos recherches en potion et mes entraînements. Et puis comme ça, on peut passer nos soirées ensemble. Dans la journée on ne se voit presque pas. De toute façon, ne pas dormir avec les autres étudiants ne m'a pas empêché de me lier avec eux.»

- «Certes. J'ai remarqué que tu t'étais même rapproché de Ronald Weasley ces derniers mois.»

- «Oui. On s'entend assez bien à présent. Mais c'est lui qui a amorcé ce rapprochement. Il s'est excusé et a proposé qu'on reprenne tout de zéro Honnêtement, si lui n'avait pas fait le premier pas, je n'aurais sans doute jamais essayé d'effacer ce qu'il m'a fait. De toute façon après ça, je ne pense pas qu'il puisse devenir plus qu'un bon camarade. Jamais je ne pourrais le considérer comme un vrai ami ou un confident, il m'a fait trop souffrir.»

- «M Weasley n'est pas un mauvais garçon tu sais. Il est seulement trop obtus et campé sur ses positions. Pour lui, toute personne ayant un lien quel qu'il soit avec la maison Serpentard est forcement mauvais. Pour lui, Serpentard égal ennemi.»

- «Comme pour beaucoup de personnes.» Fit remarquer Severus qui n'avait encore rien dit.

- «C'est exacte. Pourtant, même si beaucoup d'adeptes de la magie noire sont issus de Serpentard, certain, et parfois les plus inattendus, proviennent d'autres maisons.»

- «Vous parlez de Sirius Black ? N'est ce pas professeur ?»

- «Comment sais tu cela Gabriel ?» demanda Albus surprit.

- «Papa m'a un peu parlé de lui quand j'ai demandé qui c'était ce matin en voyant le journal.»

- «Et que t'a t-il dit ?»

- «Il m'a dit qu'il était allé à l'école en même temps que lui, à Gryffondor et que c'est lui qui a vendu les Potter à Voldemort. Il m'a aussi raconté qu'il a tué treize personnes d'un seul sort avant d'être arrêté et envoyé à Azkaban.»

- «Je crois que Severus t'a dit l'essentiel. Mais dis-moi, tu ne semble pas effrayé par le nom de Voldemort. C'est très rare de trouver un sorcier qui ose encore l'appeler par son nom de nos jours.»

- «Maman disait toujours qu'avoir peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même. Elle m'a donc apprit à toujours nommer les choses comme elles doivent l'être.»

- «C'est quelque chose de très sage que ta mère disait là !»

- «Papa m'a aussi parlé d'un gardien du secret. C'est quoi exactement ?» Demanda Harry pour détourner la conversation qui semblait se diriger vers un terrain dangereux pour lui.

- «Un gardien du secret est une personne qui est mise sous sortilège de Fidelitas. C'est un sort assez complexe qui est destiné à cacher un secret au cœur d'un être unique. Une information importante, comme l'emplacement d'une maison par exemple dans le cas des Potter, est dissimulée à l'intérieur même de la personne choisie. On appelle donc celle-ci gardien du secret. Il devient alors impossible de découvrir l'information cachée et le gardien devient la seule personne à pouvoir dévoiler ce secret.»

- «Vous voulez dire que si par exemple mon père est gardien du secret et qu'il me le dit, je serais incapable de révéler ce secret à quiconque, c'est ça ?Donc dans le cas des Potter, Voldemort aurait pu être amené jusque devant leur maison, si le gardien ne lui en avait pas révélé l'emplacement, il n'aurait rien trouvé, c'est bien cela ?»

- «Tu as tout compris. Même s'il avait collé son nez à la fenêtre de leur salon, il n'aurait rien trouvé.»

- «Donc jamais il n'aurait pu trouver les Potter si Black ne les avait pas vendu. Sans lui, cette famille n'aurait pas été tuée !»

- «Savez vous quelque chose au sujet de son évasion, Albus ? Comment s'y est-il prit pour sortir de sa cellule puis des murs d'Azkaban ?» Intervint Sévérus qui craignait qu'Harry perde de nouveau le contrôle de ses émotions.

- «On sait très peu de choses en fait. Les détraqueurs affirment qu'il était encore là la veille au soir. Il est donc parti au milieu de la nuit. Comment par contre, cela reste un mystère. Par contre, contrairement à ce qui arrive aux prisonniers habituellement, si on en croit les dires que Cornélius Fudge, Black n'a pas perdu l'esprit au contact des détraqueurs.»

- «Qu'entendez-vous par là Albus ?»

- «Et bien, d'après Cornélius, qui a vu Sirius Black moins d'une semaine avant son évasion lorsque de ses visites à Azkaban, l'homme paraissait normal. Alors que les autres prisonniers passent leur temps dans le noir à marmonner des paroles dénuées de sens, lui parlait d'une manière parfaitement raisonnable. Toujours d'après le ministre, il donnait simplement l'impression de s'ennuyer profondément Il a même demandé à Cornélius s'il avait fini son journal et s'il acceptait de lui laisser pour qu'il puisse faire les mots croisés.»

- «Si c'est vrai, c'est que les détraqueurs n'ont eu pratiquement aucun effet sur lui. Pourtant, d'après ce que je me rappelle avoir vu là-bas, il était l'un des prisonniers les mieux gardés. A l'époque, il avait même deux détraqueurs en permanence devant sa cellule.»

- «C'était encore le cas. C'est d'ailleurs pour ça que personne n'arrive à comprendre. Tout ce qu'on a pu apprendre c'est que depuis quelques temps, Black parlait dans son sommeil et qu'il répétait toujours la même chose : «il a disparu, il a disparu…».»

- «Et à votre avis, de qui parlait-il professeur ?» demanda Harry bien qu'il en ait déjà une vague idée.

- «On peut présumer que , comme cela à commencé juste après que Fudge lui ait donné son journal, dans lequel il y avait un article sur les recherches pour retrouver Harry Potter, il se soit évadé pour le retrouver.»

-

A suivre ...