Salut tout le monde !
Me revoila avec un nouveau chapitre et l'arrivée d'un homme à la robe rapiècée... vous voyez de qui je parles je penses ?
RAR pour les anonymes :
- Orphée Potter : Rassure toi, Gaby ne subira plus jamais ce que son oncle lui a fait. C'est vrai que Drago n va pas lui rendre la vie facile, mais il n'irait pas jusque là.
- jenni944 : C'est vrai que Sev a tendance à réagir vite et fort quand quelqu'un ou quelque chose s'en prend directement ou indirectement à Gaby... tu en auras d'ailleurs la prenve dans deux chapitres.
- Petite grenouille, neverland, touraz, kalhana, lyly, Soazig : merci pour la review.
- geminou : je sais, je sais, je suis très sadique avec Sev et ce pauvre Gaby... mais j'aime être sadique, ça permet à Sev de le chouchouter un peu plus comme ça ! Mais tu va être ravi, dans ce chapitre je ne leur fait rien ... enfin presque ! lol !
- atchoum : je suis ravie d'avoir un nouveau lecteur et surtout ravie que tu aimes ma fic. J'espère sincèrement que tu continueras à la suivre.
- Lothy : tu voulais voir Remus... et bien , il arrive ! Pour Sirius, il va encore falloir attendre par contre.
- jo : oui certaine personnes vont découvrir pour Harry. Et ne t'en fais pas, son oncle va payer, je ne le laisserais pas s'en sortir !
- Lafolledu2° : Tu as tout a fait raison, je n'ai volontairement pas révélé tout de suite la forme du patronus de Sev. A ce soir !
Bonne lecture à tous et à dans 2 semaines !
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Chapitre 22 :
Premiers essais
- « Le sortilège du patronus est un acte de magie très avancée qui dépasse de très loin le niveau de compétence en matière de sortilège d'un sorcier de premier cycle. Alors si tu n'y arrives pas à la première séance, ce n'est pas grave du tout, au contraire, c'est tout à fait normal, d'accord ? »
- « Compris papa. Comment ça marche ? »
- « Et bien, si le sortilège est correctement exécuté, un patronus apparaît. C'est une sorte d'anti-détraqueur si tu veux. Il jouera comme je te l'ai déjà dit le rôle d'un bouclier entre toi et le détraqueur. C'est une force positive, une projection de tout ce qui nourrit les détraqueurs : l'espoir, le bonheur, le désir de vivre, etcetera… Mais à l'inverse de nous, le patronus ne peut pas ressentir de désespoir, ainsi, les détraqueurs ne peuvent pas lui faire de mal. »
- « A quoi ça ressemble ? » demanda Harry, avide d'en savoir plus.
- « Le plus souvent, on n'obtient qu'un brume argentée. C'est le patronus de base, le plus simple et le moins éprouvant à invoquer. Par contre, chez les sorciers plus puissant ou qui y mettent tout leur cœur, le patronus devient ce qu'on appelle un patronus corporel. Celui-ci n'apparaît que quand le sortilège est parfaitement exécuté. C'est pour cela qu'en dehors des personnes spécialement formées pour combattre, comme les aurors, par exemple, les sorciers qui maîtrisent cette forme sont assez rares. La forme d'un patronus corporel est unique et change en fonction du sorcier qui le lance. De plus, à moins d'une très forte émotion, et même là peu de cas on été recensés, la forme que prend un patronus change très rarement. Il garde l'apparence qu'il prend la première fois que le sorcier arrive à l'invoquer. Ainsi, on l'a même parfois utilisé comme messager lors de certaines batailles, pour demander des renforts par exemple. C'est presque comme une signature magique puisqu'il ne peut pas être imité. »
- « Mais pourquoi est ce qu'il est différent pour chaque sorcier ? » demanda Harry intrigué.
- « Tout simplement parce qu'il dépend de ce en quoi crois le sorcier. Le patronus prend la forme de ce en quoi le sorcier met tous ses espoirs et sa confiance. Le plus souvent, il apparaît donc sous la forme d'un animal, lequel représente dans la majeure partie des cas une personne. En tout cas, la personnalité de la personne en qui le sorcier a foi… c'est une représentation de l'animagus de la personne si tu préfères. »
- « Mais tous les sorciers ne sont pas animagus ! »
- « Non, en effet. Cependant, chacun possède quand même ce qu'on appelle un animal totem ; c'est à dire un animal dont le caractère est proche de celui du sorcier. »
- « C'est à dire ? »
- « Laisse moi te donner un exemple, je pense que tu comprendra mieux. Prenons Voldemort par exemple. C'était… c'est un sorcier ambitieux, n'hésitant pas à utiliser les autres ou à tuer ceux qui sont sur son passage. Un homme profondément encré dans la magie noire, froid et cruel, calculateur, sans aucune pitié. A quel animal penses-tu qu'il pourrait ressembler ? »
- « Je sais pas trop… à un serpent ou une acromantula… peut-être même une chimère… en tout cas, une créature vicieuse et assoiffée de sang. »
- « Tu vois, jamais il ne te serais venu à l'idée de l'associer à une colombe ou un chaton. Tu as trouvé des créatures ayant un caractère qui se rapproche du sien. »
- « D'accord, je crois que je comprend mieux l'histoire des animaux totems maintenant. Et toi, tu sais faire un patronus corporel ? Il prend quelle forme ? »
- « Il prend la forme d'un faucon. C'était l'animagus de ma mère, la seule personne en qui j'ai toujours eu confiance quand j'étais jeune. » Expliqua Severus.
- « Et comment le fait-on apparaître ? »
- « En prononçant une incantation. Cependant, pour que celle-ci fasse effet, il faut que tu te concentres de toutes tes forces sur un souvenir particulièrement heureux. Je te montre. »
Severus sortit sa baguette et la pointa droit devant lui en prononçant distinctement « SPERO PATRONUM ». Aussitôt, un gros nuage argenté sortit de sa baguette et resta suspendu dans les airs devant lui.
- « Mais tu viens de me dire que ton patronus prend la forme d'un faucon ? » s'étonna Harry.
- « C'est le cas, mais seulement si j'y met toute ma puissance, ce que je n'ai pas fait. Invoquer un patronus corporel est assez éprouvant, je te l'ai dit. C'est pour ça que le plus souvent, à moins d'y être obligé, même ceux qui en sont capables ne l'invoquent pas et se contentent de cette forme. Tel que tu le vois, mon patronus est capable de faire fuir quatre ou cinq détraqueurs, pas plus. Mais c'est en général suffisant. Il est rare de rencontrer plus de deux ou trois détraqueurs ensembles. Et avant l'évasion de Black, il était même très rare d'en croiser en dehors d'Azkaban, sauf durant la dernière guerre. »
- « Je comprend. Je peux essayer ? »
- « bien entendu. Concentre-toi sur un souvenir heureux et quand tu te sens prêt, prononce la formule. »
Harry chercha dans ses souvenirs et choisi la première fois qu'il était monté sur un balais. Il se concentra sur la sensation de bien être il avait alors ressenti, le vent dans ses cheveux, l'impression de liberté…
- « SPERO PATRONUM ! »
Sa baguette émit quelques étincelles argentées mais ce fut tout.
- « C'est pas grave mon cœur. Essaie encore. Le simple fait d'avoir fait des étincelles prouve que tu as compris le principe. »
Harry se concentra à nouveau sur son souvenir et réessaya. Le résultat fut le même, ce qui lui fit prendre une petite mine renfrognée.
- « J'y arrive pas papa. »
- « Gaby je te l'ai dit : C'est un sortilège très difficile ! »
- « Mais pourtant je fais exactement ce que tu m'as dit ! »
- « Dans ce cas, c'est peut être ton souvenir qui n'est pas assez puissant. Qu'as-tu choisi ? »
- « Mon premier vol sur un balai. »
- « C'est loin d'être assez puissant mon ange. Je ne doute pas que tu ais alors ressenti beaucoup de plaisir mais ça ne suffit pas à invoquer un patronus. Il faut que tu en trouves un autre. »
- « D'accord. Attends une minute ! »
Harry ferma les yeux et réfléchi. Il repensa au jour ou Hagrid était venu le chercher, le jour où il avait apprit qu'il était sorcier. Gardant les yeux fermés, il récita la formule.
Cette fois-ci, il ressentit comme une vague de chaleur l'envahir. Il ouvrit les yeux et eut le temps de voir qu'un fin ruban argenté avait jailli de sa baguette, juste avant que celui-ci ne disparaisse.
- « J'ai réussi ! J'ai réussi ! » S'écria Harry enthousiaste en sautant sur place, sa réussite lui ayant momentanément fait oublié tous ses soucis.
- « Bravo mon ange ! C'est vraiment très bien ! Je suis très fière de toi ! » Dit Severus en le prenant un instant dans ses bras pour le féliciter. « Quel souvenir as-tu choisi cette fois ? »
- « Le jour où j'ai appris que j'étais un sorcier, quand Hagrid est venu m'apporter ma lettre avant la première année. »
- « Parce que les Dursley ne te l'avaient pas dit ? » demanda Severus incrédule.
Depuis qu'il avait sortit Harry de là, ils avaient très peu parlé de la vie qu'il avait vécue avec sa famille moldue, Harry ne voulant pas y repenser. Bien sûr, il lui avait raconté que son oncle le battait et il avait vu par lui-même les atrocités qu'il lui avait fait subir mais en dehors de ça, il ne savait pas grand chose de la vie de son fils chez ces moldus avant son entrée à Poudlard.
- « Non. Pour eux, j'étais simplement le monstre… » Expliqua Harry en baissant la tête.
- « Raconte-moi, tu veux bien ? » demanda Severus en l'attirant vers le fauteuil derrière lui avant de l'installer sur ses genoux.
- « Depuis aussi longtemps que je me souvienne, Les Dursley m'ont toujours fait subir des humiliations et des privations en tout genre. Avec le recul, je pense qu'ils essayent de chasser toute trace de magie hors de moi. Bien sûr, ils ne m'ont jamais rien dit à propos de mon identité. Jusqu'à l'arrivée de Hagrid, je pensais que mes parents étaient morts dans un accident de voiture… »
- « Un accident de voiture… n'importe quoi ! » Grogna Severus.
- « C'est un peu près ce qu'a dit Hagrid. » fit remarqué Harry machinalement avant de continuer.
- « D'après eux, c'est de là que venait ma cicatrice, et comme je n'avais pas le droit de poser de questions, jamais je n'ai mis cette version en doute. Toute mon enfance, je l'ai passée dans le placard sous l'escalier. C'était ma chambre. Lorsque je n'avais pas de corvées à faire ou que je n'étais pas à l'école, je devais y rester enfermé. »
Voyant son père se crisper pour contenir sa fureur, il poursuivi, se collant un peu plus à lui comme pour le calmer.
- « Dudley, mon cousin, a toujours été choyé… pourri gâté. Il avait même deux chambres avant que mon oncle m'en donne généreusement une quand je suis rentré de Poudlard. »
- « C'est là que je t'ai trouvé ? Cette espèce de cellule de prison ? »
Harry hocha la tête, réprimant difficilement un frisson de peur à ce souvenir avant de continuer.
- « Je n'ai jamais eu d'amis avant d'entrer à Poudlard. A l'école, Dudley et sa bande d'amis dissuadaient les autres de s'approcher de moi. J'étais son souffre-douleur. Et comme tout le monde avait peur de lui, personne ne m'approchait pour ne pas avoir d'ennuis. Tante Marge, la sœur de Vernon, prenait aussi plaisir à me rabaisser quand elle venait leur rendre visite. Elle achetait toujours de beaux jouets à Dudley et à moi, m'offrait un cure-dent ou des croquettes pour chien. »
A ce moment, un bruit de verre cassé en provenance de la table basse retentit. Tournant la tête, Harry pu constater que les deux verres de jus de fruit que son père avait posé là avant de commencer l'entraînement quelques temps plus tôt, étaient à présent réduits en morceaux.
- « Continue, s'il te plait. » dit Severus, en fermant les yeux avant de prendre une profonde respiration pour se calmer.
- « La première fois que mon oncle a vraiment perdu la raison et m'a battu, enfin vraiment battu, c'était le jour du onzième anniversaire de Dudley. Avant ça, c'était de simples correction, des coups par-ci par-là, mais ce jour là, j'ai vraiment cru qu'il allait me tuer et peut être l'aurait-il fait si tante Pétunia n'était pas intervenue. Pas parce qu'elle m'aimait ou pour m'aider, non, mais pour ne pas avoir d'ennuis. Ce jour là, on avait passé la journée au zoo et je les avais accompagné parce que la voisine chez qui ils me mettaient d'habitude quand ils sortaient, Mme Figgs, s'était cassée la jambe. Donc ils ont été obligé de m'emmener. Dans le vivarium, sans le faire exprès, j'ai lâché un serpent sur mon cousin Dudley… mais je t'en avais déjà parlé je crois… »
- « Oui… continue. »
- « Quand on est rentré à Privet Drive après cela, mon oncle m'a attrapé et m'a balancé dans mon placard. Il s'est ensuite penché vers moi et m'a frappé de toutes ses forces jusqu'à ce que Pétunia l'arrête. Je n'ai pas pu bouger pendant des jours après cela. »
- « La première fois que tu as fait de la magie accidentelle tu avais presque onze ans ? » demanda Severus sans y croire vu la puissance qu'Harry dégageait.
- « Non. Mais les autres fois, il n'y avait pas de témoins ou alors, c'est passé pour accidentel à leurs yeux. Une fois, ma tante qui ne supportait plus mes cheveux m'a presque rasé la tête, laissant juste une mèche pour cacher ma cicatrice. Mais le lendemain matin, mes cheveux étaient de nouveaux normaux. Ils m'ont privé de nourriture durant trois jours à cause de ça. Une autre fois, alors que Dudley et sa bande me poursuivaient, je me suis retrouvé sans savoir comment sur le toit de l'école. J'ai inventé que j'étais monté pour m'amuser et je n'ai recu que quelques coups de ceinture pour m'en faire passer l'envie. Un jour, j'ai même rétrécit un vieux pull de Dudley que Pétunia tenait absolument à me faire mettre mais ce jour là, elle a simplement cru qu'il avait rétrécit au lavage. »
- « Et tu ne t'es jamais posé de question en faisant tout ça ? »
- « Bien sûr que si. Mais comme j'étais un monstre pour eux… je pensais que c'était mon anormalité qui faisait ça… jusqu'à l'arrivée d'Hagrid qui m'a expliqué pour mes parents. La suite tu la connais. Quand je suis rentré après ma première année, Vernon s'est déchaîné sur moi. » Termina Harry avant de se mettre à pleurer, libérant la pression qu'il avait accumulé en racontant son histoire.
- « Tu n'es pas un monstre Gaby, ce sont eux les monstres. » lui souffla Severus à l'oreille tout en le berçant.
-
- « tu veux bien que j'essaie encore une fois de faire un patronus ? » demanda Harry quelques temps plus tard.
Étrangement, parler avec son père de ce qu'il avait subit l'avait rendu plus détendu, plus serein et il sentait que cette fois, il pouvait faire encore mieux.
- « Je sais pas si c'est prudent Gaby, tu as déjà fait trois essais aujourd'hui et… »
- S'il te plait papa juste une fois. Je te promets que je ne me sens pas fatigué. »
- « Vas-y … mais une seule fois c'est tout ! Après tu te reposes, entendu ? »
Harry acquiesça et ferma les yeux. Il fouilla son esprit à la recherche du souvenir idéal et se décida enfin.
- « SPERO PATRONUM ! »
Cette fois, ci, ce ne fut pas un léger ruban mais un beau nuage argenté qui sortit de sa baguette. Il réussi même, a sa grande satisfaction, à le maintenir une quinzaine de secondes avant de sentir ses jambes céder sous lui.
Il sentit son père le rattraper à la dernière minute et l'allonger sur le canapé avant de lui fourrer un gros morceau de chocolat dans la bouche.
- « Mange ça mon cœur, ça te fera du bien. »
Harry obéit à son père et se sentit immédiatement mieux.
- « Comment tu te sens ? »
- « Bien… un peu fatigué mais je me sens bien. Je ne pensais vraiment pas que c'était aussi fatiguant de maintenir un patronus. »
- « Je te l'ai dit tout à l'heure, c'est un acte de magie très avancé. Ce que tu viens de faire, moins de la moitié des sorciers adultes en sont capables. »
- « je peux essayer encore une fois ? » demanda Harry en commençant à se redresser.
- « Certainement pas ! Tu en as largement assez fait pour aujourd'hui, tu es épuisé ! »
- « Mais non, pas du tout je… »
- « Gabriel j'ai dit non ! Et je ne reviendrais pas la dessus c'est claire ? Tu viens de faire une grosse dépense magique et ton corps à besoin de se recharger alors il est hors de question que tu réessayes sans mon autorisation ! »
- « D'accord papa… » Marmonna Harry en baissant la tête, sachant que quand son père l'appelait Gabriel, il ne valait mieux pas insister.
Severus se fâchait en effet rarement contre son fils mais quand c'était le cas, il ne plaisantait pas et même s'il savait qu'il ne lèverait jamais la main sur lui, Harry savait qu'il valait mieux ne pas le pousser à bout. (La dernière fois, il s'était quand même retrouvé interdit de laboratoire.)
- « Bien ! Racontes-moi plutôt ce qui tu as ressenti en présence de ton patronus. »
Harry réfléchi un instant avant de répondre.
- « Je me suis senti en sécurité. Mieux que je me suis jamais senti ces derniers jours. D'ailleurs… »
- « Oui ? »
- « Même maintenant je me sens bien. C'est comme si une partie de l'angoisse que je ressentais constamment avait disparu. Je me sens plus fort. »
- « Ta réussite t'a amenée à croire en toi, tout simplement mon cœur, c'est pour ça que tu te sens si bien. » expliqua Severus en lui ébouriffant les cheveux.
- « Et tu crois que tu te sens suffisamment bien pour aller manger dans la grande salle avec les autres aujourd'hui ? » demanda Severus tout en réparent les dégâts que sa colère avait causé un peu plus tôt.
- « … »
- « Gaby ? »
Ce n'est qu'en tournant les yeux vers lui qu'il se rendit compte qu'Harry s'était laissé emporter par la fatigue.
Il secoua la tête, amusé, et fit venir une couverture avec laquelle il le recouvrit puis s'installa dans le fauteuil face à lui avec un épais livre de potion qu'il avait acquis il y a peu et qu'il n'avait pas encore eu le temps de lire.
-
Il était près de 17h quand Harry commença à se réveiller. Il s'étira paresseusement et jeta finalement un œil autour de lui. Il remarqua très vite son père qui le regardait en se retenant apparemment de rire.
- « Quoi ? » marmonna t-il d'une voix encore un peu ensommeillée.
- « Rien du tout. Je me disais juste que pour quelqu'un qui disait ne pas être fatigué, ma petite marmotte a quand même dormi bien longtemps. »
- « Pourquoi, il est quelle heure ? »
- « Et bien, le repas est servi dans moins de dix minutes. »
- « Tu veux dire que ça fait presque une heure que je dors ? »
- « Oh non, pas une heure, sept heures ! C'est le dîner qui est servi dans dix minutes ! » Ricana Severus en posant son livre sur la table devant lui.
- « Quoi ? J'ai dormi tout l'après-midi ! » S'écria Harry en se redressant vivement.
- « Oui, c'est bien cela. J'espère que tu as faim après cette longue sieste. J'avais dans l'idée d'aller manger avec les autres ce soir. »
- « Tu…tu veux dire dans la grande salle ? »
- « Oui. Si tu t'en sens capable bien entendu. Mais tu sais Pompom à raison. Il vaut mieux que tu recommences à sortir le plus tôt possible sinon tu vas te renfermer sur toi même. Et je ne veux pas ça. Je veux te revoir sourire et t'amuser comme à la fin de l'année dernière. »
- « Alors je peux recommencer aussi à faire des blagues aux professeurs ? » demanda Harry pour le taquiner tout comme pour occulter le fait qu'il allait devoir sortir du lieu où il se sentait à présent le plus en sécurité.
- « Je ne te conseille pas de recommencer ce que tu as fait au banquet de fin d'année ! Il y a d'autres façons de s'amuser non ? »
- « Je plaisantais ne t'en fait pas ! »
° Enfin, j'espère que je me sentirais vite mieux et que je pourrais faire la blague que j'avais prévu… en plus Sal attend ça avec impatience…°
- « C'est d'accord, on peut y aller ! » dit Harry à qui l'idée de pouvoir refaire des blagues avait donné un sursaut de courage. « Mais tu restes prêt de moi hein ? » demanda quand même Harry en prenant la main de son père.
- « C'est promit mon cœur. Aller, viens. Les autres sont sans doute déjà à table. »
-
Alors qu'ils arrivaient dans le hall d'entrée dont la porte donnant sur le parc du château était grande ouverte, Severus sentit Harry se crisper.
- « Gaby ? Qu'est ce que tu as ? »
- « Je… tu es sûr qu'il n'y a pas de détraqueurs dans le parc ou dans les couloirs ? »
- « Certain ! Dumbledore ne leur donnera jamais l'autorisation d'approcher le château. Il l'a dit lui même pendant les vacances, tu te rappelles ? »
- « Oui…mais je…j'ai l'impression que quelque chose nous observe. »
A peine avait-il dit ça qu'une ombre allongée passa les portes.
- « Sal ! Tu m'as fait une peur bleue espèce d'idiot ! » Dit Harry en fourchelangue en poussant un soupir de soulagement alors que son serpent glissait vers lui.
- « pardonnez-moi maître ! »
- « C'est rien mais ne fait plus jamais ça ! » siffla Harry en se baissant pour laisser son serpent monter sur son bras pour s'enrouler autour de son cou.
- « Ce que tu peux être lourd ! Qu'est ce que t'as encore mangé ? »
- « Rien de particulier. Quelques botrucs et un ou deux furets…je suis en pleine croissance après tout ! » Rétorqua le serpent, vexé.
- « Tu veux pas grimper sur papa ? Je suis fatigué et là tu est 'vraiment' lourd ! »
Obéissant, Salazar glissa le long du bras de son maître pour remonter jusqu'au cou de Severus et s'étendit royalement sur ses épaules.
- « Gaby ? Je peux savoir ce que Sal fait sur moi ? »
- « C'est moi qui lui ai demandé, je le trouvais trop lourd. Ça t'embête ? »
- « Non, c'est bon. Mais j'aurais préféré que tu me demandes avant. Tu sais que j'ai horreur qu'il se glisse sur moi sans prévenir. » Dit Severus alors qu'ils atteignaient les portes de la grande salle.
- « Tu es prêts mon cœur ? »
Harry répondit d'un léger mouvement de tête et déglutissant bruyamment.
- « Personne ne veux te faire de mal ici Gaby. »
- « Je sais. Mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal à l'aise. » Murmura Harry et agrippant le bras de son père avec ses deux mains pour mieux se coller contre lui tout en restant légèrement en retrait.
- « Si tu ne te sens pas bien ou si tu veux repartir, tu me le dis tout de suite d'accord ? » demanda Severus et ouvrant les portes, n'attendant pas de réponse.
-
- « Ah Severus, Gabriel ! Comment allez vous ? »
- « Pas trop mal Albus. Merci. »
- « Quel superbe collier vous avez là Severus ! » S'amusa Minerva en désignant le gros serpent qui se pavanait sur les épaules du maître des potions.
Severus leva les yeux au ciel mais alors qu'il s'apprêtait à répliquer, les portes s'ouvrirent de nouveau sur un homme que Gaby ne se rappelait pas avoir déjà vu avant.
Il portait une robe de sorcier miteuse, rapiécée à plusieurs endroits, qui semblait un peu trop grande pour lui et il devait mesurer environ la même taille que Severus mais contrairement à lui, il avait l'air malade et épuisé. Il avait de profondes cernes sous les yeux et trois grandes cicatrices ressemblant à une grande griffure lui traversaient le visage. Bien qu'il devait avoir environ 35 ans, ses cheveux châtains étaient parcourus de mèches presque blanches et son visage livide donnait l'impression qu'il risquait de s'écrouler d'un moment à l'autre. Malgré cela, ses yeux étaient vifs, même si son regard donnait une étrange impression de douceur et de tristesse.
- « Excusez-moi de mon retard mais je m'étais assoupi et je ne me suis pas rendu compte de l'heure tardive. » s'excusa le nouveau venu en fermant la porte derrière lui.
- « Ce n'est pas grave mon ami. » répondit Dumbledore. « Comme vous pouvez le constater, Severus et Gabriel sont eux aussi légèrement en retard. »
- « Dans ce cas… Bonsoir Severus ! » Fit l'homme en s'approchant. « Te voilà enfin. Depuis le temps que je voulais te voir ! »
Quand il fut à moins de trois mètres du maître de potions, il stoppa net en voyant le gros serpent accroché au cou de celui-ci qui à présent sifflait dangereusement.
- « Tu avais si peu envi de me revoir que tu as dressé ton serpent contre moi Severus ? » plaisanta l'homme en gardant néanmoins ses distances.
- « Ne sois pas stupide Lupin ! Je ne voudrais pas faire fuir le premier professeur de défense contre les forces du mal potable qu'on ait eu depuis longtemps. Et de toute façon j'ai des moyens plus efficaces qu'un serpent pour… Gaby, tu veux bien demander à Salazar de se calmer ? Je n'ai pas envie de griller sur place ! » demanda soudain Severus pas vraiment rassuré d'avoir un serpent qui semblait énervé autour du cou, d'autant plus que celui-ci, comme à chaque fois qu'il se sentait menacé, commençait à devenir très chaud.
- « Sal, qu'est ce qui te prend ? Calme toi, tu vas brûler papa ! » Siffla Harry, causant un sursaut de surprise au nouveau professeur.
- « Cet homme est étrange…son odeur est différente, comme s'il avait un animal en lui… »
Harry ouvrit de grands yeux et se cacha un peu plus derrière son père.
- « C'est …c'est à cause de lui… » Répondit Harry en désignant le professeur de défense. « Sal dit qu'il a une odeur étrange ! »
- « Évidemment qu'il a une odeur étrange ! C'est un loup-garou ! Maintenant demande à Sal de se calmer s'il ne veut pas passer par la fenêtre ! » Gronda Severus qui commençait à grimacer légèrement en raison de la température du serpent contre lui. « Lupin ne lui fera pas de mal ! »
- « Calme toi Sal. Papa dit que c'est un loup-garou mais qu'il n'est pas dangereux. »
Immédiatement, le serpent reposa sa tête sur l'épaule de Severus et retrouva une température normale.
- « Merci ! » souffla Severus, soulagé.
- « Tu es fourchelangue ? » demanda le nouveau venu qui ne l'avait pas quitté des yeux depuis qu'il avait commencé à siffler.
- « Oui Monsieur. » répondit Harry d'une voix timide sans quitter le dos de son père, se cachant au contraire un peu plus dans ses robes.
- « Eh bien, c'est un don très rare que tu as. J'espère juste que tu ne vas pas devenir le prochain Voldemort ! » Plaisanta Lupin avant de perdre son sourire en voyant les yeux du garçon se remplir de larmes.
- « excuse-moi mon grand, je ne voulais pas te faire pleurer, c'était pour rire ! » dit Lupin en s'approchant d'Harry pour lui poser une main amicale sur l'épaule. Mais là non plus cela n'eut pas l'effet escompté puisque l'enfant se blottit un peu plus dans le dos de son père en pleurant de plus belle.
- « Ne pleure pas espèce d'andouille. Lupin ne disait pas ça méchamment, c'était juste une blague. » Dit Severus en se retournant pour prendre un Harry en pleurs dans ses bras.
- « Je crois que je ferais mieux de le ramener chez nous. On essayera de nouveau demain. »
- « C'est entendu Severus. Bonne soirée et n'hésitez pas à demander si vous avez besoin d'aide. Je vais demander aux elfes de vous servir le dîner dans vos quartiers. »
- « Merci Albus. »
- « Severus ? Puis-je vous accompagner ? J'aimerai récupérer ma dose de potion tue-loup pour la prochaine pleine lune. Comme je dois la prendre demain soir… »
Severus acquiesça et se dirigea vers la sortie.
-
- « C'est … c'est vous Remus ? » demanda Harry au lycanthrope une fois qu'ils furent tous les trois dans l'appartement.
- « Oui c'est bien moi Harry. »
A suivre...
