Coucou tout le monde !

RAR pour les anonymes :

- Soazig, Patmol, Touraz, Lyly jenni944 : Merci pour la review

-Orphée Potter : hum… ne pas taper ne pas taper…. Mais ce n'est pas encore dans ce chapitre que Gaby pourra vraiment souffler…. Pourtant je l'aime cette pauvre petite chose

- Mika : Sirius va pointer le bout de son nez… enfin de sa truffe d'ici quelques chapitres. Pour le couple Remus-Sirius… et bien… je les ai toujours imaginé ensemble ces deux là. Alors après avoir longuement hésité sur un Severus-Remus j'ai gardé ma première idée.

Saki123 : merci pour la review. J'irai avec plaisir voir ton blog mais le site a coupé la fin de l'adresse alors si tu pouvais me la remettre…

-severafan : Si Lupin se mêle de ça c'est simplement parce qu'il aime Harry. Pour Sirius par contre, désolée de te décevoir mais il finira par connaître la vérité… Cependant, c'est fou ce qu'Azkaban peut changer un homme ! Donc… Pour hpfanfiction, c'est pas moi qui l'ai classée interdit aux moins de 18 ans, c'est les administrateurs… même si à mon avis, interdit aux moins de 16 ans suffit, mais bon…

Petite grenouille : ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention d'abandonner cette fic, c'est juste que je mets plus de temps à écrire… chapitres plus longs oblige. Et en plus, j'ai changé une partie de l'intrigue ce qui fait que je suis obligée de remodeler l'histoire avant d'écrire d'autres chapitre, ce qui fait que j'avance moins vite, ce qui m'oblige à ne publier que toutes les 2 semaines…

Encore merci à tous pour les reviews et place à la suite !

… avec dans ce chapitre, l'arrivée d'un 'personnage' bien connu…. Tout poilu et orangé… je pense que vous voyez de qui je parle ?


Chapitre 24 : retrouvailles

Harry et Severus se tenaient depuis une vingtaine de minutes près du passage qui permettait de rejoindre le Chaudron Baveur depuis le Chemin de Traverse. Ils étaient déjà passés à Gringotts, la banque des sorciers, pour retirer de l'argent et attendaient à présent les amis d'Harry qui devaient les rejoindre d'un instant à l'autre.

C'était une belle journée ensoleillée et le Chemin de Traverse était noir de monde. La rentrée à Poudlard étant le lendemain, beaucoup de familles venaient faire leurs achats de dernières minutes. Harry avait même eut l'occasion d'apercevoir les cheveux blonds de Drago Malefoy et son père tourner dans une ruelle et Roger Davies, le capitaine de son équipe de Quidditch qu'il s'était contenté de saluer d'un vague signe de tête sans lui prêter réellement attention, préférant se concentrer sur ce qui l'entourait.

En effet, depuis leur arrivée sur le Chemin de Traverse il y a de cela presque une heure, Harry avait passé son temps à lancer des regards inquiets et méfiants autour de lui, se crispant dès que quelqu'un le frôlait sans faire attention. Il avait d'ailleurs refusé de lâcher la main de Severus ou de s'écarter de lui de plus de 50cm, restant presque caché dans ses robes, comme la première fois qu'ils étaient venus au Chemin de Traverse ensemble l'an passé.

L'explication à ce comportement était simple : c'était la première fois qu'il sortait de Poudlard depuis l'incident avec le détraqueur et alors qu'il avait, avec de grosses difficultés, repris l'habitude de déambuler seul dans le château, se retrouver immergé au milieu d'une foule bruyante composée d'inconnus, même avec son père à ses côtés, le rendait particulièrement mal à l'aise. Il se sentait oppressé et n'aimait pas du tout cette sensation. Cela additionné à la crainte de croiser un détraqueur à un coin de rue le rendait presque malade. Il n'avait d'ailleurs pas desserré les dents depuis leur arrivée.

-

Alors qu'Harry venait pour la énième fois de tressauter en entendant une porte claquer, Severus, inquiet de le voir se mettre dans des états pareils pour si peu décida de lui demander comment il allait.

- « Gaby ? Ça ne va pas ? »

- « Si ! Si ! » Répondit précipitamment Harry sans détourner les yeux d'un groupe de vielles femmes à l'aspect étrange qui passaient à quelques mètres d'eux.

- « 7 GALLIONS POUR UN CHAUDRON EN ÉTAIN ? C'EST DE LA FOLIE ! » hurla une petite femme rondelette à l'adresse du commerçant qui tenait la boutique de chaudron près de laquelle Harry et Severus se tenaient, faisant bondir le jeune garçon une fois de plus.

- « Gaby ? » insista Severus en relevant la tête de son fils de sa main libre de façon à pouvoir le regarder dans les yeux, « Est ce que ça va ? »

- « Oui… tout… tout va bien. » répondit Harry d'une petite voix qui signifiait justement le contraire en se détournant du regard inquisiteur de son père.

- « Dans ce cas, tu veux bien m'expliquer pourquoi tu essaies de me broyer la main depuis près d'une heure ? » demanda Severus, même s'il se doutait bien de ce qui tracassait son fils.

- « Je… bon, c'est vrai, … je me sens pas très bien. » Avoua Harry en baissant la tête.

- « Gaby… » Soupira Severus en voyant l'attitude soumise d'Harry, attitude qu'il avait reprise depuis l'incident avec le détraqueur « Arrête de baisser la tête comme si tu étais en faute ! Tu as le droit de ne pas aller bien, je ne vais pas te disputer ou te punir, et encore moins te frapper parce que ça ne va pas. »

- « Je…je sais… »

- « Alors pourquoi ne voulais-tu pas me le dire ? Je t'ai pourtant de nombreuses fois dit que tu pouvais tout me raconter, d'autant plus quand quelque chose ne va pas. Tu ne dois pas essayer de cacher ce genre de choses. » Expliqua patiemment Severus pour la centième fois en posant ses mains sur les épaules d'Harry avant de s'accroupir devant lui. « Alors ? Qu'est ce qui ne va pas ? J'ai bien vu que depuis qu'on est là, tu es prêt à me sauter dans les bras au moindre bruit suspect et que tu te caches derrière moi à chaque fois qu'on croise quelqu'un avec une cape noire rabattue sur la tête ou que quelqu'un te frôle. »

- « … J'ai peur de croiser un détraqueur et …et …je …à chaque fois que quelqu'un que je ne connais pas me touche, je… j'ai l'impression que c'est lui… »

- « Écoute Gaby, il faut que tu essaies de faire abstraction de tout ça. Je ne te demande pas d'oublier ce qu'il t'a fait, je sais que c'est impossible. Ce que je te demande, c'est de réaliser qu'il ne peut plus rien te faire. Il ne connaît pas Gabriel Snape et tu sais aussi bien que moi qu'il ne mettra jamais un pied dans le monde magique à moins d'y être traîné de force. »

- « Je sais… mais si je croise encore un dét… »

- « Il n'y a aucun risque ici Gaby. Tu sais bien qu'avec le nombre de plaintes qu'a reçu le ministère, ils ont été obligés de retirer ces horreurs des lieux publics la journée et de les remplacer par des aurors, non ? Alors arrête de penser à eux et profite de cette journée. Il n'y a aucune raison que tu en croises un aujourd'hui et de toute façon, je te promets que je ne les laisserais plus te faire du mal, plus jamais. »

Severus se redressa avant de poursuivre, les yeux toujours plongés dans ceux de son fils, comme pour lui prouver la sincérité de ses paroles :

- « Il n'y a que toi qui puisse surmonter cette peur de les voir surgir à n'importe quel moment et tu dois le faire si tu veux recommencer à vivre comme avant. Je sais que c'est difficile et je ne te demande pas d'y parvenir aujourd'hui, mais je sais que tu en es capable Gaby !… et je t'aiderais du mieux que je peux. »

- « Merci papa. » répondit Harry.

Severus lui fit un sourire ravi et soulagé en voyant qu'il avait enfin comprit qu'il ne devait plus se laisser porter par son passé. Il pouvait enfin lire dans son regard la détermination et l'envie de vivre qu'il y cherchait depuis dix jours.

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Dix jours : dix jours qu'ils avaient rencontré le détraqueur. Six jours que Gaby avait fait la connaissance de Lupin et seulement 48 heures qu'il pouvait de nouveau se balader seul dans le château malgré les nombreux essais et stratagèmes mis en places par Severus pour lui faire mettre les pieds hors de l'appartement sans lui. Sur les conseils de Pompom, il avait même été jusqu'à passer une journée entière à se balader dans les couloirs avec son fils, faisant ainsi plusieurs fois le tour du château pour lui montrer qu'il n'avait rien à craindre et qu'aucun détraqueur ne se cachait dans un coin sombre ou derrière une armure. Et pourtant, il n'y avait eu aucune amélioration. Dès qu'Harry avait essayé de sortir seul le jour suivant, sa poitrine s'était serrée, l'air s'était fait plus rare et il avait été obligé d'aller se blottir dans ses bras pour pouvoir se calmer. Cet épisode avait été suivi d'une longue crise de larmes qui avait obligé Severus à lui donner un peu de potion calmante et qui l'avait plongé dans un état encore plus difficile puisqu'il commençait à douter de pouvoir de nouveau sortir seul un jour malgré ses efforts. Cependant, il y a de cela deux jours, tout s'était débloqué.

Severus, prit par une réunion qui durait plus longtemps que prévu avait fait appeler un elfe de maison pour que celui-ci aille prévenir Harry et lui serve le déjeuner dans leur appartement. L'elfe avait donc transplané dans le salon mais malheureusement, ou heureusement, il avait atterrit juste devant Harry qui, effrayé par cette soudaine apparition était sorti en hurlant dans le couloir. L'elfe, qui n'avait pas pu accomplir sa mission l'avait alors suivi afin de lui délivrer son message et Harry, voyant son assaillant le suivre avait parcouru à toute vitesse, et sans même s'en rendre compte, la moitié du château pour rejoindre son père. Ce n'est qu'après avoir sauté dans les bras d'un Severus à la fois surprit et ravi de le voir là qu'il se rendit compte que son monstre n'était qu'un pauvre elfe de maison. Il se sentit alors tellement idiot qu'il rougit jusqu'à la racine des cheveux en marmonnant qu' « on a pas idée d'apparaître comme ça devant les gens sans prévenir », avant de réaliser qu'il avait enfin réussi à sortir de l'appartement et de sauter à nouveau au cou de son père, le faisant basculer en arrière sous le rire des autres professeurs.

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- « Gaby ! » entendit soudain Severus, sortant de ses pensées.

Il eut juste le temps de s'écarter qu'une touffe de cheveux bruns ébouriffés se jetait sur son fils.

- « Salut Hermione, je suis content de te revoir ! » répondit celui-ci avec un sourire légèrement crispé en se dégageant des bras de son amie.

- « Moi aussi je suis contente de te revoir ! Bonjour professeur Snape. » Ajouta t-elle précipitamment en remarquant la présence de Severus aux côtés de Gaby.

- « Miss Granger. » salua Severus d'une voix moins froide que celle qu'il utilisait habituellement avec ses élèves. « Savez vous qui nous devons encore attendre ? »

- « Euh… Ron m'a écrit qu'il ne pourrait pas venir puisque sa mère l'a privé de sortie dès leur retour d'Égypte en 'récompense' de ses exploits de l'an passé. Par contre Terry et Neville ne devraient plus tarder, Monsieur… d'ailleurs les voilà ! » Termina t-elle en désignant les deux garçons qui venaient de franchir le passage permettant d'entrer sur le chemin de Traverse.

- « Salut Gaby ! Bonjour professeur. »

- « Jeunes gens. »

- « Euh… on peut y aller Gaby ? » demanda Terry assez pressé de quitter son professeur de potion même si celui-ci était nettement remonté dans son estime l'année précédente avec l'attitude plus humaine qu'il avait montré à divers occasions.

- « oui, si tu veux mais…ça…ça vous dérange si mon père reste avec nous ? Je n'me sens pas très bien depuis quelques jours alors je… »

- « C'est bon Gaby, on comprend. » répondit immédiatement Hermione. « Ca ne nous pose aucun problème. Pas vrai les garçons ? »

- « Non, aucun…le pro…enfin, ton père peu rester avec nous. » Balbutia Neville alors que Terry acquiesçait d'un mouvement de tête, ne voulant pas froisser son professeur.

- « Allons, ne faites pas cette tête, je ne vais pas vous mordre ! » plaisanta Severus qui avait passé ses bras autour des épaules d'Harry qui se tenait devant lui, légèrement appuyé contre son torse. « Alors ? Par où on commence ? »

- « Je… euh…Comme vous voulez professeur. » répondit Hermione interdite face à l'attitude détendue de son professeur qui était décidément bien différente de ce à quoi il les avait habitué en cours.

Même son apparence semblait différente mais elle n'arrivait pas à déterminer en quoi. Il portait son habituelle robe noire et pourtant, un détail, dans son aspect le rendait différent de celui qu'elle avait l'habitude de voir, mais ce détail lui échappait.

- « Dans ce cas, commençons par l'herboriste. C'est la boutique la plus proche. Je suppose que vous avez tous besoin de renouveler votre stock d'ingrédients ? »

Les trois jeunes acquiescèrent et emboîtèrent le pas à leur professeur, restant quand même légèrement tendus de devoir passer l'après-midi en sa compagnie, bien que celui-ci s'avérait mieux disposé que d'habitude.

Moins de quinze minutes plus tard, ils ressortaient de l'échoppe, prenant la direction du magasin de quidditch qui se trouvait de l'autre côté de la rue.

- « Est ce que tu as retrouvé ta pince à brindilles ? » demanda Severus en franchissant la porte de la boutique.

- « Oui, elle était au fond de ma valise. Par contre, je n'ai plus de crème à polir. »

- « Dans ce cas, pendant que tu fais le tour avec tes amis, je vais aller en acheter. »

- « D'accord papa mais… tu reste dans le magasin hein ? » demanda Harry d'une voix suppliante qui surprit légèrement ses amis qui ne l'avaient jamais vu comme ça. Enfin, sauf Neville mais c'était après que Ron l'ait roué de coup alors que là, il ne risquait absolument rien.

- « Mais oui, ne t'en fait pas. Je vais juste voir le vendeur. » Répondit Severus avant de s'éloigner.

Ni l'un ni l'autre ne firent attention au regard étrange que leur lança Hermione en les entendant parler et au moment où elle allait demander à Harry pourquoi il avait peur que son père s'éloigne, elle fut devancée par une exclamation de surprise venant de sa droite.

- « Waouh ! Regarde ça ! » S'extasia Terry en désignant un superbe balai de course.

Harry s'approcha et en un coup d'œil, il reconnu le magnifique prototype qu'il avait eu l'occasion d'essayer pendant les vacances.

Juste à côté était posé une petite pancarte qui ventait les mérites de cette nouvelle merveille.

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L'Éclair de Feu :

Avec sa ligne aérodynamique et son manche en bois de frêne vernis garanti inattaquable, ce balai représente le dernier cri en matière de technologie. Chaque model porte sur le manche un numéro de fabrication gravé à la main qui garanti sa qualité. Les branches de bouleau soigneusement sélectionnées ont été taillées une à une pour obtenir le meilleur coefficient de pénétration dans l'air, donnant à l'Éclair de Feu un équilibre et une précision insurpassable.

Avec des accélérations de 0 à 240 km/h en dix secondes et un sortilège de freinage à toute épreuve, l'Éclair de Feu offre les meilleurs performances et les meilleurs sécurités actuellement disponibles sur le marché.

Prix sur demande.

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- « Tu te rends compte ? De 0 à 240 km/h en dix secondes ! Ca doit être génial ! » S'exclama Terry qui avait lu l'écriteau en même temps qu'Harry.

- « C'est même encore mieux que ça ! T'as l'impression d'avoir des ailes à une telle vitesse et tout ce que tu vois, c'est des couleurs mélangées, comme si tu… »

- « Attends ! Tu l'as déjà essayé ? Ton père ne t'en as quand même pas offert un ? » Demanda Terry incrédule tandis que Neville et Hermione s'étaient légèrement rapprochés pour prendre part à la discussion.

- « Bien sûr que non ! Il est sortit il y a seulement quinze jours dans le commerce. Et puis tu as vu le panneau ? Prix sur demande ! Cette merveille doit valoir une vraie fortune ! »

- « Mais comment as-tu pu l'essayer alors ? » demanda à son tour Neville.

- « Et bien, au début des vacances, papa m'a fait une surprise. Il m'a bandé les yeux et m'a emmené par portoloin. Quand j'ai enlevé le bandeau, je me trouvais dans un stade de quidditch avec l'équipe des Tornades de Tutshill au grand complet devant moi. »

- « Tu as rencontré les Tornades ? » Demandèrent d'une seule voix Terry et Neville qui étaient eux aussi supporters de cette équipe. « Allez raconte, c'était comment ? »

- « C'était absolument fantastique ! J'ai assisté à l'entraînement au complet et ils ont même joué un vrai match de quidditch. Je n'avais jamais vu personne voler aussi bien qu'eux, ils sont incroyables ! Et quand Merwyn Finwick fait une feinte de Wronski, c'était…c'était waouh ! Et en plus c'est un type vraiment sympathique et…»

- « Tu lui as parlé ? Tu lui as vraiment parlé ? »

- « Oui. Papa le connaît, c'était un de ses élèves. C'est grâce à lui qu'on a pu assister à l'entraînement d'ailleurs. Bref… A la fin du match, il est venu nous rejoindre dans les tribunes et c'est là qu'il m'a montré son balai. Il a dit que c'était un prototype mais que si je voulais je pouvais l'essayer. C'est donc ce que j'ai fait. »

- « Et alors ? C'était comment ? »

- « Vraiment génial ! J'avais jamais été aussi vite ni enchaîné de telles figures. J'ai même fait peur à mon père sans le vouloir mais j'étais tellement à l'aise que je ne m'en suis aperçu qu'en redescendant. »

- « Tu as réussi à faire peur à ton père ? » demanda Terry en jetant un regard à Severus qui, un peu plus loin, avait une discussion animée avec un vendeur qui semblait rétrécir à vue d'œil devant l'impressionnant professeur. « J'ai du mal à imaginer cet homme avoir peur de quelque chose. » ajouta t-il en tournant la tête vers ses amis.

- « Il n'a pas eu peur de quelque chose Terry. » rectifia Hermione. « Il a eu peur pour son fils, c'est différent. »

- « Peut être mais ça n'empêche pas que Gaby devait être impressionnant. »

- « Il était très impressionnant ! » fit soudain une voix grave juste à côté d'eux, les faisant sursauter. « Mais s'il veut pouvoir profiter de sa place d'attrapeur, je ne lui conseille pas de recommencer ce genre de choses. Je vois que tu es encore une fois en admiration devant ce balai ! » Termina Severus en désignant l'objet en question d'un signe de tête.

- « J'étais pas en admiration ! » Ronchonna Harry faussement vexé par le ton moqueur de son père. « Je leur expliquait seulement… »

- « A quel point il est fantastique, sensationnel, rapide, le meilleur balai que tu n'ais jamais essayé, etc., etc.… je connais ! Tu as bien du me le répéter une centaine de fois ! » Ricana Severus alors qu'Harry croissait les bras, cette fois réellement vexé.

- « On y va ? » fit-il en ignorant son père. « Puisque je n'ai même pas le droit de regarder, je n'ai plus rien à faire ici ! »

Il partit sans attendre vers la porte d'un pas décidé avant de faire demi-tour et d'attraper son père par la main, le tirant derrière lui sous les regards amusés de ses amis.

- « Alors, comme ça, tu es attrapeur ? Tu as pris la place de Cho ? » Demanda Terry en les suivant hors du magasin.

- « Oui. Flitwick m'a envoyé un mot pour me dire qu'elle prenait le poste de poursuiveur et que la place d'attrapeur me revenait. » Expliqua Harry, toujours légèrement contrarié par la moquerie de son père.

- « Elle a bien fait. Je suis sûr qu'elle sera meilleure à ce poste. Tu sais si d'autres postes seront libres cette année ? »

- « Pourquoi ? Toi aussi tu aimerais jouer au quidditch ? » Demanda Neville qui marchait juste derrière eux avec Hermione.

- « Évidemment ! C'est le plus beau sport du monde ! »

- « Je suis désolé Terry mais tous les autres postes sont déjà pris. L'année prochaine peut-être ? »

- « Oui. » fit Terry, déçu.

- « Il n'y a pas de quoi être aussi dépité. Ce n'est qu'un simple sport après tout ! Je ne comprends pas pourq… » Commença Hermione avant de se taire, quatre regards noirs fixés sur elle.

- « Miss Granger… quand on ne sait pas de quoi on parle, il vaut souvent mieux se taire. Le quidditch n'est pas un simple sport comme vous dites. C'est … »

- « C'est quoi ça ? » glapit soudain Neville en désignant la vitrine du magasin le plus proche qui se trouvait être celle de Fleury et Bott, la librairie.

Ils s'approchèrent de l'endroit en question et virent, au lieu de l'habituelle exposition de grimoires, une grande cage en fer dans laquelle étaient enfermés une centaine de livres. Des pages déchirées volaient dans tous les sens tandis que les livres se livraient à des matchs de lutte, s'agrippant dans des prises furieuses ponctuées de féroces claquements de couvertures. Les livres, en dehors de leur caractère apparemment très difficile, étaient plutôt beaux à regarder. Ils avaient une élégante couverture verte qui semblait faite en cuire épais, sans doute de la peau de dragon, sur laquelle on pouvait lire, gravé en lettres d'or, 'Le monstrueux livre des monstres'.

- « Non mais c'est pas vrai ! Je vais le tuer… » Grogna Severus qui regardait lui aussi la vitrine.

- « Qu'est ce qu'il y a professeur ? » demanda Hermione pour qui les livres avaient toujours été un des sujets de conversation favori.

- « Il y a que cet homme est complètement fou ! Choisir ce livre… il est complètement inconscient ! Et Dumbledore est aussi fou que lui pour lui avoir confier ce poste ! »

- « Quoi ? Tu veux dire que… » Commença Harry en sortant sa liste scolaire de sa poche. « … c'est … c'est le livre qu'a choisi Hagrid pour le cours de soins aux créatures magiques ! »

- « QUOI ? » crièrent d'une même voix les trois autres adolescents.

- « Je savais bien qu'il y avait quelque chose de pas normal ! Il était beaucoup trop enthousiaste quand il a proposé cet ouvrage à Albus ! »

- « Alors on… on doit vraiment acheter ce…ça ? » demanda Neville dont le teint était devenu légèrement verdâtre.

- « J'ai bien peur que oui. » soupira Severus en entrant dans la boutique.

A peine le petit groupe fut-il entré que le directeur de la boutique se précipita vers eux.

- « Professeur Snape, ravi de vous revoir ! J'ai reçu récemment quelques ouvrages qui devrait beaucoup vous… »

- Merci bien. Je verrais ça plus tard. Pour le moment il nous faudrait… »

Un grand bruit de déchirure retentit alors. Deux livres monstrueux en avaient attrapés un troisième et s'acharnaient à le mettre en pièce.

- « Arrêtez ! Arrêtez ! » Cria le libraire en leur donnant de grands coups de canne à travers les barreaux de la cage. « Je ne laisserais plus jamais ces horreur entrer dans ma boutique ! Plus jamais ! C'est devenu une maison de fou depuis que ces… ces choses sont ici ! »

- « Dans ce cas, vous serez sans doute ravis de vous débarrasser de quatre d'entre eux ? » demanda Severus avec un petit sourire doucereux qui ressemblait à celui qu'il avait lancé à Lockhart lors du club de duel l'année précédente.

A cette demande, l'homme changea de couleur.

- « Qu-quatre ? »

- « Oui quatre. Un pour mon fils et un pour chacun de ses amis. » Poursuivit Severus sur le même ton alors que les adolescents à ses côtés se retenaient tant bien que mal d'éclater de rire en voyant la mine déconfite du vendeur. « Vous voulez un peu d'aide pour les attraper peut être ? » termina le professeur, obligeant Harry à se retourner pour ne pas laisser voir au libraire, plus livide que jamais, son amusement.

- « Je…non, ça ira professeur, merci. Écartez-vous s'il vous plait. » Demanda celui-ci d'un ton résigné en passant une paire de gants épais avant de reprendre sa canne en main et d'ouvrir courageusement la porte de la cage.

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- « Vous avez vu sa tête quand papa a dit qu'il en voulait quatre ? J'ai cru qu'il allait se mettre à pleurer ! » Fit Harry en s'installant à une table devant chez le glacier.

- « Moi aussi ! J'ai cru que j'allais exploser de rire ! C'était encore plus drôle que la fois où il a envoyé l'autre abruti … » Terry se tut immédiatement, craignant de voir son professeur lui hurler dessus.

Au lieu de ça, Sévérus lui fit un petit sourire.

- « Si c'est de Lockhart que vous êtes en train de parler M Boot, vous avez utilisé un terme tout à fait approprié, je vous rassure. »

- « Je …euh…Qu'est ce que c'est que ça ? » Hurla Terry en se levant d'un bond, une main sur le cœur tandis qu'une tête jaune triangulaire sortait de la cape de Gaby.

- « Calme toi voyons, ce n'est que Sal ! » rigola Harry s'attirant un regard noir de son ami.

- « T'aurais pu nous prévenir ! Il m'a fait une peur bleue ! » Souffla Terry avant de se rasseoir en face de lui.

Pendant ce temps, Sal s'était faufilait sur la table et était à présent enroulé autour du cou de Severus.

- « Quel paresseux tu fais Sal ! Je me demande pourquoi tu as voulu venir, tu n'as fait que dormir depuis qu'on est arrivé ! » Siffla Harry a voix basse.

Le serpent ne daigna même pas lui répondre et tourna la tête de l'autre côté pour regarder les sorciers qui passaient près d'eux.

- « Tu pourrais répondre au moins quand je te parle ! »

- « Je ne dormais pas maître. J'attendais simplement le moment idéal pour sortir. »

- « Alors tu l'as fait exprès de faire peur à Terry ? C'est ça ? »

Le serpent hocha la tête mais n'ajouta rien.

- « Au lieu de discuter avec ce grand benêt, tu devrais peut être choisir ce que tu veux…AÏE… pourquoi il m'a brûlé ? » demanda Severus en passant sa main sur son cou où on pouvais à présent voir une fine ligne rouge.

- « Hum…à mon avis, il a du sentir ce que tu disais de lui ! »

- « Vous avez fait votre choix ? » interrompit le serveur en prenant bien soin de rester à distance raisonnable de Severus et de son 'collier'.

- « Oui. Pour Gaby et moi, Sundays fraise - chocolat - caramel - patacitrouilles avec… »

- « Triple portion de chantilly et de noisette grillées. » termina Harry en se léchant les lèvres.

- « Et vous ? » demanda Severus aux trois autres qui étaient resté la bouche ouverte en entendant le choix plus que surprenant de leur professeur.

- « Je …euh… la même chose. » répondit Neville qui fut le premier à sortir de son état de stupeur, avant de donner un coup de coude à Terry et Hermione.

- « Oui, oui, la même chose, c'est très bien. »

- « Parfait même ! » répondit précipitamment Terry.

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- « Professeur ? » demanda Hermione une fois que le serveur leur eut apporté leur commande. « Pourquoi êtes vous si…si différent en cours ? »

- « Je suis professeur Miss Granger. Ce n'est pas mon rôle de sympathiser avec mes élèves. Et si je suis un tel 'bâtard' comme tous le monde le dit dans mon dos, c'est parce que les potions sont dangereuses. Je n'ai pas envi de voir la moitié de Poudlard exploser parce qu'un idiot n'a pas su se montrer attentif. Et je ne dis pas ça spécialement pour vous M Londubat puisque vous vous êtes beaucoup amélioré cette année. La preuve, votre chaudron n'explose plus à chaque cours. »

- « Ce… c'est grâce à Gaby. Il m'a expliqué certaines choses et …je … enfin, ça va un peu mieux. »

Severus hocha la tête et poursuivi :

- « Aujourd'hui je ne suis pas là en temps que professeur. C'est simplement le père de Gabriel qui est avec vous. Je n'ai aucune raison de rentrer en mode 'Serpentard sadique' comme me l'a si gentiment dit Gaby cet été. »

- « C'était pas la peine de me rappeler que je t'ai appelé comme ça. » fit Gaby en jetant un coup d'œil penaud à son père à travers sa coupe de glace, « Tu sais très bien que je ne voulais as dire ça… ça m'a échappé. Mais avoue quand même que m'interdire de labo pendant trois semaines pour une petite explosion de rien du tout était quand même un peu excessif. »

- « Excessif ! Tu plaisante j'espère ! » Répliqua Severus en avalant une bouchée de glace. « Tu avais retapissé le labo avec une espèce de glue verte et éventré un chaudron ! … et ne parlons même pas de l'état dans lequel je t'ai trouvé ! »

- « Tu t'es blessé ? » demanda immédiatement Hermione inquiète. « C'est pour ça que tu as dit que tu te sentais pas bien et que tu as voulu que ton père reste ? Tu aurais du nous le dire ! On aurait pu faire nos achats tous seul et même te ramener… »

- « Calme toi Hermione, je n'ai absolument rien eu. C'est juste que papa a était obligé de passer presque trois heures à me laver les cheveux et à les démêler pour faire partir toute la potion. »

- « Alors pourquoi tu parais si … enfin, excuse moi d'être curieuse mais qu'est ce qui ne va pas ? Tu as l'air constamment inquiet et tu n'as pas voulu lâcher ton père d'une semelle. »

- « Je… ça n'a rien à voir avec ça. » murmura Gaby, mal à l'aise en se rapprochant inconsciemment de Severus. « Il y a une dizaine de jours j'ai croisé un détraqueur et … disons que j'ai revu des choses que je préfèrerais oublier et… enfin bref, je me sens plus en sécurité avec papa près de moi. »

Voyant la réaction de Gaby, Hermione ne pu s'empêcher de se demander ce qu'il avait bien pu vivre de si terrible et ajouta ça aux autres choses étranges qu'elle avait déjà remarqué dans le comportement de son ami durant l'année précédente, se jurant de découvrir pourquoi il restait si craintif et méfiant. Elle décida même de demander leur avis aux autres le plus tôt possible.

- « Je te comprends tu sais. » fit Neville d'une petite voix. « J'en ai croisé un en allant à Ste Mangouste cet été avec ma grand-mère et j'en ai été malade toute la journée. »

- « Ta grand-mère ne va pas bien ? » demanda Harry concerné.

- « Si, si, ne t'en fait pas. On allait simplement voir une de ses connaissances qui a eu un accident de sortilège. »

- « J'espère que ce n'est pas trop grave, M Londubat. » demanda aimablement Severus, sachant très bien qu'en réalité, c'était ses parents que le jeune homme avait du aller voir.

Les parents de Neville, Franck et Alice, étaient en effet hospitalisés à Ste Mangouste depuis une douzaine d'années. Les deux aurors avaient été torturés après la chute de Voldemort par des mangemorts qui espéraient les forcer à avouer où s'était caché le mage noir défait. L'exposition prolongée au sortilège Doloris les avait rendu fous et ils étaient donc internés depuis, ce qui expliquait pourquoi Neville vivait avec sa grand-mère, même s'il n'en avait jamais donné la raison à personne.

- « Non, ça peu aller. » répondit timidement Neville qui savait que comme tous ses collègues son professeur était au courant de son histoire.

- « Avez-vous encore des boutiques à faire ? » demanda Severus pour ne pas que son étudiant soit trop mal à l'aise.

- « Et bien, si ça ne vous dérange pas professeur, j'aimerais aller à la ménagerie magique. En septembre c'est mon anniversaire et mes parents m'ont donné de l'argent pour m'acheter un cadeau à l'avance… alors j'ai très envi d'un animal. »

- « Allons-y dans ce cas, il commence à se faire tard. » répondit Severus en laissant quelques pièces d'argent sur la table.

- « Hum… professeur… vous voulez bien…enfin, si ça ne vous dérange pas… » Balbutia Neville toujours légèrement hésitant face à l'attitude à adopter avec le père de son ami. « Vous pouvez réduire nos livres ? »

- « Oui, bien entendu. Excusez-moi M Londubat, je n'y avais pas pensé. » Répondit Severus en sortant sa baguette, laissant Neville sans voix d'avoir entendu son professeur lui faire des excuses.

- « Au fait, vous avez pris quoi comme options ? » demanda Harry en regardant l'énorme sac de livres d'Hermione que son père s'apprêtait à réduire.

- « Soins au créatures magiques et divination. »

- « Moi aussi. » répondit Neville

- « Et toi Hermione ? »

- « J'ai tout pris ! »

- « Quoi ? On n'était pas obligé d'en choisir que deux ? Mais alors j'aurais pu prendre aussi divination ! Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » Demanda Harry avec un regard accusateur à l'adresse de son père.

- « De un, tu ne m'as rien demandé, et de deux, runes et soins aux créatures magiques suffisent largement avec tout ce que tu fais à côté des cours normaux, tu ne crois pas ? Et de toute façon, une chose aussi futile que la divination ne t'apporterait rien de plus. »

- « Futile ? Mais ça peut être très intéressant professeur ! » Défendit Hermione.

- « Avec une vraie voyante à la limite Mais ce n'est pas Sibylle qui vous apprendra quelque chose de valable dans ce domaine. Et de toute façon, c'est et cela restera une des branches les plus nébuleuses de la magie… en plus de n'avoir aucun intérêt. » Termina d'exposer Severus en continuant son chemin vers la ménagerie qui se trouvait plus loin dans la rue.

- « Je ne suis pas d'accord avec lui. » chuchota Hermione à l'adresse de Terry et Neville sans se rendre compte que son professeur avait entendu. « Si Dumbledore a engagé le professeur Trelawney, c'est qu'elle doit quand même avoir un certain don, sinon il ne l'aurait pas choisi ! »

- « C'est sûr que vu de cette façon… » Fit Severus cynique. « Après tout, Albus choisi toujours des gens extrêmement compétents, comme ce cher Gilderoy pas exemple. »

Les trois garçons eurent un immense sourire en repensant à la tête de l'homme en question après le banquet de fin d'année alors qu'Hermione, elle, avait viré au rouge pivoine et regardait à présent ses chaussures avec une attention toute particulière.

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- « Comment as-tu pu choisir ce… cette chose ? » demanda Terry en regardant l'énorme chat orange que tenait Hermione.

L'animal avait la fourrure épaisse et foisonnante et le museau écrasé qui lui donnait un air grincheux.

- « Quoi ? Il est magnifique ! Tu ne trouves pas Gaby ? »

- « Oh…euh… tu sais moi je préfère les reptiles alors… mais enfin, l'essentiel c'est qu'il te plaise à toi. »

- « La vendeuse m'a dit qu'il était resté dans cette boutique une éternité. Personne ne voulait de lui. »

- « M'étonne pas. » marmonna Terry à l'adresse de Neville.

- « Qu'est ce que tu as dit ? » demanda Hermione en plissant les yeux.

- « J'ai dis : pauvre chat » répondit le garçon, ne souhaitant pas subir les foudres de son amie.

- « Et bien oui, c'est ce que je me suis dis aussi et …PATTENROND REVIENS ICI ! » s'écria Hermione en s'élançant derrière l'animal qui avait sauté de ses bras pour poursuivre un rat.

- « NON MISS GRANGER ! NE LE SUIVEZ PAS DANS… » Commença Severus en voyant la jeune fille tourner dans une petite rue un peu plus loin sur leur droite. « Petite idiote ! Venez ! Et surtout restez avec moi ! »

La ruelle dans laquelle il les conduisit était sombre et inquiétante. Les bâtiments décrépits ne semblaient ne tenir debout que par magie, ce qui était sans doute le cas et les boutiques, plus sordides les unes que les autres semblaient toutes consacrées à la magie noire. Une vieille pancarte en bois accrochée au dessus d'une boutique qui vendait des araignée vivantes indiquait 'allée des Embrumes'. A leur droite, dans la vitrine crasseuse d'un magasin portant le nom de Barjow & Beurk, ils pouvaient voir une main desséchée reposant fièrement sur un coussin en velours noir, entourée de divers objets plus sinistres les uns que les autres : un gros oeil de verre, un jeu de cartes couvert de sang, des masques sinistres, des ossements humains et même une corde de pendu. Sur leur gauche, la boutique de têtes réduite ou de chandelles venimeuses ne semblait pas beaucoup plus accueillante.

Et bien sûr, ne parlons même pas des passants. Ils portaient presque tous de lourdes capes sombres, ou étaient vêtus de haillons. Ils avaient tous un regard hostile qui fit frissonner Harry et ses amis.

- « Elle est là ! » Cria soudain Neville en désignant une tête ébouriffée à quelques mètres devant eux.

Severus stoppa net sa course en voyant en quelle compagnie la jeune fille se trouvait. Les deux personnes étaient de dos mais il les reconnu sans mal : Malefoy père et fils, leurs cheveux blonds ne laissaient aucun doute là dessus.

Il serra sa baguette un peu plus fort dans sa poche et alors qu'il allait s'avancer vers la jeune fille qui serrait son chat contre elle avait un air apeuré sur le visage, il entendit son fils pousser un petit cri craintif et se coller à lui.

Il tourna la tête pour voir une vieille femme à l'allure miteuse portant un plateau rempli d'ongles humains l'avait saisi par le bras et le regardait d'un œil torve en découvrant ses dents gâtées.

- « Quelque chose t'intéresse mon chéri ? »

- « Va t-en de là vieille harpie ! » gronda Severus en donnant un coup dans le plateau de la sorcière, faisant tomber son contenu sur le sol.

Elle poussa un juron mais recula sous le regard glacial que lui lança l'homme avant de partir plus loin en le maudissant.

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- « Tiens donc, qui voila ? Ne serais-ce pas le sauveur des sangs-de-bourbes et son fiston chéri ? » Susurra Lucius que le bruit avait attiré.

- « Lucius. » cracha Severus en le regardant droit dans les yeux. « Miss Granger venez là ! »

La jeune fille se dépêcha de rejoindre son professeur et se cacha derrière lui.

- « Alors Severus… comme ça tu joues les héros ? Drago ma rapporté les exploits de ton fils et ta …'participation' lors de la capture de 'l'héritier'. » Fit Malefoy avec un sourire carnassier sur le visage et se rapprochant. « Tu devrais faire attention Severus… » Lui chuchota t-il à l'oreille de façon à ce que seul le professeur entende, « les traîtres ne sont pas très bien accueillis dans le coin. »

- « Parce que tu crois me faire peur ? »

- « A toi de voir… » Poursuivit le blond en reculant d'un pas. «… mais certaines de mes connaissances payeraient cher pour profiter de ce joli minois. » ricana t-il en désignant Gaby de la tête.

Severus, blanc de rage se jeta sur lui sans même penser à utiliser sa baguette, le projetant contre la maison la plus proche.

- « Je T'interdit De Poser Tes Sales Pattes Sur Lui, Lucius ! » cracha Severus avec autant de rage qu'il le pouvait en envoyant son poing dans l'estomac de Malefoy qui plia sous le choc. « Ne T'approche Jamais De Lui Tu Entends ! Jamais ! » Poursuivit-il en continuant de frapper le blond qui se défendait tant bien que mal.

- « Allons ça suffit Messieurs ! » dit alors une voix puissante.

Hagrid, qui sortait d'un magasin d'animaux un peu plus loin s'avança et sépara les deux hommes.

- « Tu me payeras ça Severus ! » grogna Lucius les yeux flamboyant de hargne en s'essuyant la bouche d'où coulait un mince filet de sang avant d'empoigner son fils par le bras et de transplaner.

- « Vous n'auriez pas du faire attention à lui professeur » dit Hagrid, « Vous savez bien qu'il est pourri jusqu'à la moelle. »

Severus cependant ne l'écouta même pas. Il s'était retourné en entendant un sanglot familier et se hâtait en direction de son fils qui tremblait comme une feuille au milieu de ses amis qui faisaient de leur mieux pour le rassurer.

Terry et Neville s'écartèrent pour le laisser passer. Il prit immédiatement Harry dans ses bras et celui-ci passa instantanément ses jambes autour de sa taille et enfuit son visage dans son cou comme il avait l'habitude de le faire.

- « Venez, je vous raccompagne au Chemin de Traverse. » fit Severus en avançant d'un pas rapide.

Ce n'est que quand il passa devant elle en parlant à voix basse à l'oreille de Gaby qu'Hermione comprit le détail qui l'avait surprise en voyant son professeur quelques heures plus tôt. Contrairement à son habitude, il n'avait pas les cheveux gras mais au contraire, ceux-ci semblaient aussi soyeux que ceux de son fils. A peine eut-elle pensé ça qu'elle se mit un claque mentale pour avoir remarqué un détail si insignifiant dans un moment pareil et se précipita à la suite des autres vers la sortie de l'allée, Pattenrond toujours serré contre elle.

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... La suite dans deux semaines !