RAR :
Orphée Potter, lyly, jenni944, petite grenouille, Mika, moi : merci pour la review !
adenoide : pour la venue de Sirius ne t'en fait pas, j'ai trouvé une excuse tout à fait plausible !
Patmol : pour la barrière, j'avoue que je l'avais un peu oublié en écrivant la suite de la fic mais j'en reparlerai dans le début de la troisième partie normalement et je dirais à ce moment là à quoi ça correspond.
lafolledu2° : bon, j'espère que j'ai livré mon chapitre dans les temps et que je peux venir travailler sans risque lundi soir ! lol !
severafan : pour l'arrivée de Sirius... enfin la vraie arrivée, il faut attendre encore six ou sept chapitres !
Merci à tous pour les 29 reviews au dernier chapitre !
Place maintenant à un chapitre un peu plus mouvementé et humide que les précédents ! lol !
Chapitre 29 :
Bain de boue.
La grande salle était éclairée pas des centaines de citrouilles évidées dans lesquelles brûlaient des chandelles. Des nuées de chauves-souris volaient en tous sens et des serpentins oranges et noirs ondulaient comme des serpents dans le ciel magique.
Comme chaque année, les mets servis étaient délicieux et même Ron qui s'était pourtant gavé de bonbon chez Honeydukes se resservit plusieurs fois.
A la fin du banquet, les fantômes de Poudlard offrirent un beau spectacle : surgissant des murs, ils se mirent à voler en formation, décrivant de spectaculaires figures aériennes. Celui qui eut le plus de succès fut le fantôme de Gryffondor, Nick-Quasi-Sans-Tête, qui mima sa décapitation bâclée.
Harry avait passé une si bonne soirée que Malefoy ne parvint même pas à assombrir sa bonne humeur lorsqu'en passant près de lui il murmura :
- « Les détraqueurs t'envoient leurs amitiés Snapy ! J'espère qu'à votre prochaine rencontre ils se décideront à t'embrasser ! »
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Le lundi suivant, lorsque Harry arriva dans la salle de Défense contre les forces du mal en compagnie de Terry, il eut la surprise de trouver son père assit derrière le bureau avec à ses côtés, ce qui semblait être une grosse caisse recouverte d'un drap blanc.
Il prit place au premier rang avec son ami, comme ils avaient pris l'habitude de le faire pour ce cours, puis, pendant que le reste de la classe arrivait, il interrogea son père sur sa présence si loin des cachots.
- « Qu'est ce que tu fais là ? Où est Remus ? »
- « Au lit. Il ne se sentait pas très bien depuis hier. » Répondit Severus à voix basse. « Il m'a demandé de le remplacer. »
Se souvenant que la veille c'était la pleine lune et que Moony leur avait dit que malgré les améliorations apportées par la nouvelle potion, il se sentait encore très faible le lendemain, il ne posa pas plus de questions et laissa son père démarrer son cours. (NdA : Je sais que ce n'est pas la première pleine lune depuis la rentrée mais les autres fois, Lupin n'avait tout simplement pas de cours à donner le lendemain.)
- « Comme vous pouvez le constater » commença Severus, « C'est moi qui vous ferai cours aujourd'hui en l'absence du professeur Lupin. Il m'a laissé des indications précises sur les sujets que vous avez étudié jusqu'à présent et nous allons donc poursuivre le cours qu'il a commencé la semaine passée sur les êtres aquatiques et marécageux potentiellement dangereux pour des sorciers de votre âge, c'est à dire classés niveau deux à trois par le ministère de la magie. Qui peut me citer les principales créatures concernées ? »
Quelques mains se levèrent, hésitantes pour la plupart.
- « Oui Miss Brocklehurst. »
- « Les pitiponks ? »
- « Exacte Miss. Mais ce n'était pas très difficile vu que mon collègue a traité cette espèce avec vous il y a moins de cinq jours. Cependant… voilà l'occasion de voir ce que vous en avez retenu. Je saurais enfin si le manque d'attention habituel de cette classe n'est réservé qu'à mon cours ou si vous en faites également profiter les autres professeurs. »
Harry esquissa un sourire en entendant le ton sarcastique qu'avait employé son père. Comme il ne suivait plus les cours de potion et que son père, même lorsqu'il était fâché, n'employait jamais ce ton avec lui, cela lui semblait étrange de l'entendre parler de cette façon…. Comme AVANT… même si sa voix était désormais beaucoup moins froide.
- « Heu… les pitiponks sont des petites créature d'apparence frêle et inoffensive. Et… ils attirent les voyageurs vers les sols marécageux pour leur sucer le sang. Ils n'ont qu'une seule patte et leur corps semble fait de fumée et …euh… »
- « Ça suffira Miss. Il semblerait donc que mon collègue ait réussi à faire entrer quelque chose dans vos têtes…. Alors ? » Poursuivit-il vivement, « Quoi d'autre ?… Miss Patil ? »
- « Le boullu … qui est une sorte de poisson sphérique doté de longues pattes et de pieds palmés. Il y a aussi le fangieux que l'on trouve dans les marais. Il ressemble à un morceau de bois mort quand il flotte à la surface de l'eau. Et aussi… »
- « Stop Miss Patil. Laissez-en un peu pour les autres. Oui M Corner ? »
- « Les calamars géants ? »
- « En effet, dans certains cas. Mais n'ayez aucune inquiétude celui qui vit dans le lac de Poudlard est totalement inoffensif à moins qu'on s'en prenne directement à lui ou à l'école. M Goyle ? »
- « Les crabes de feu ! » Proclama le Serpentard, fier d'avoir pour une fois donné une réponse.
Severus poussa un long soupire, désolé qu'un tel imbécile puisse être dans sa maison.
- « M Goyle, quand vous déciderez-vous à utiliser ce qui vous sert de cerveau ? Le crabe de feu est un animal terrestre ! Si vous en mettez un dans l'eau, il coule et finit par se noyer. Ce n'est absolument pas une créature aquatique ! Cinq points en moins à Serpentard ! Ça vous apprendra à réfléchir avant d'énoncer de pareilles stupidités ! D'autres idées ? … Oui M Nott ? »
- « Les démons des eaux ? Comme le kappa ou le kelpy ? »
- « Ce sont effectivement des créatures dangereuses. Elles sont par contre de niveau quatre. Vous ne les étudierez donc que l'an prochain. »
Snape attendit quelques instants pour voir si quelque un avait encore une idée mais voyant que seule la main d'Harry était encore levée, il lui donna la parole, en sachant très bien que sa réponse serait correcte puisqu'il avait vu cette partie du programme il y a plus de six mois.
- « Vas-y Gabriel, on t'écoute. »
- « Il y a aussi les murlaps et les verlieux, qui sont classés catégorie trois et les strangulots qui eux, sont en catégorie deux. »
- « Très bien. Nous avons les six créatures qui sont au programme de troisième année. Deux d'entre elles sont de niveau deux : les strangulots et les pitiponks et les quatre autres, c'est à dire les verlieux, les boullus, les fangieux et les murlaps sont de niveau trois. Et voilà ce que nous allons étudier durant le cours d'aujourd'hui ! » Termina Severus en faisant un mouvement de baguette vers l'objet drapé qui se trouvait près de lui.
Le voile blanc disparu, révélant ainsi que ce qu'Harry avait prit pour une grosse caisse était en fait un grand aquarium. En réalité, c'était celui qu'il avait remarqué au fond du bureau de son parrain il y a de ça quelques jours.
- « J'espère que vous avez tous reconnu cette créature ! » Lança Severus en scrutant la classe d'un œil inquisiteur avant de démarrer son exposé.
- « Le strangulot également appelé Grindylow » expliqua t-il alors que les élèves commençaient à prendre des notes, « …est un démon des eaux de niveau deux, comme je l'ai déjà dit précédemment. Il est donc l'un des moins dangereux mais ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas s'en méfier. Il est d'ailleurs réputé pour son agressivité envers les humains. Généralement de couleur vert pâle, il en existe cependant une variété presque blanche que l'on pourrait qualifier d'albinos. Comme vous pouvez le voir sur celui-ci, leur tête est hérissée de petites cornes et ils sont pourvus de dents pointues et extrêmement tranchantes dont ils n'hésitent pas à se servir. Leurs doigts sont extrêmement allongés et constituent donc… »
-
Le cours que leur fit Severus s'averra être aussi intéressant et complet que ceux qu'avait l'habitude de leur faire Remus, comme s'y attendait Harry mais au grand étonnement de certains élèves qui, malgré le 'léger adoucissement' que montrait leur professeur depuis plus d'un an, avaient encore du mal à le considérer autrement que comme le sale bâtard graisseux qui ne faisait que des cours incompréhensibles. Severus ne faisait de toute façon aucun effort particulier pour changer cela. Ses cours de potion étaient en effet toujours aussi complexes et il continuait à retirer sans aucun scrupule un nombre incalculable de points aux différentes maisons à chacun de ses cours et à envoyer immanquablement en retenue ceux qui avaient la mauvaise idée de faire exploser leur chaudron. (Châtiments dans tous les cas justifié malgré ce que certains pourraient en dire).
Lorsque la cloche sonna, le professeur retint les élèves quelques instants
- « Pour dans deux semaines, à la demande du professeur Lupin, vous ferez cinq à dix rouleaux de parchemin sur les vampires afin de préparer le cours qu'il démarrera à cette période. Vous prendrez bien sur soin de traiter leur aspect physique et psychologique ainsi que leurs différentes habitudes et coutumes, sans oublier les moyens dont on dispose pour se protéger lors d'une attaque. Vous pouvez y aller. »
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Harry se réveilla très tôt le samedi matin. Par la fenêtre enchantée qui se trouvait dans sa chambre, il pouvait encore voir une lune pratiquement pleine briller dans le ciel étoilé. Il attrapa son réveil à tâtons et regarda le cadran. Il n'était que 5h30. Il grogna en enfuissant une dernière fois sa tête dans son oreiller puis, sachant très bien qu'il lui serait impossible de se rendormir, il se leva et passa sa robe de chambre avant d'aller s'installer à son bureau. Il termina rapidement son devoir de botanique pour le professeur Chourave qu'il avait débuté la veille puis sortit quelques livres de défense contre les forces du mal pour commencer son devoir sur les vampires.
Supposant qu'il trouverait plus de détails dans un livre de niveau supérieur à celui qu'ils utilisaient en cours, il ouvrit 'Les forces du mal surpassées' que son père lui avait offert pendant les dernières vacances d'été.
Les vampires :
Les vampires, tout comme les loups-garous, sont des créatures ténébreuses. Par contre, leur classement dans la catégorie des créatures maléfiques est sujet à controverse, tous n'étant pas mauvais ou agressifs.
Anatomie et psychologie des vampires :
Le vampire a la plupart du temps l'apparence d'un humain normal et les seuls moyens de les repérer sont leurs canines blanches et anormalement longues, leurs ongles relativement effilés et leur teint pâle.
Ils possèdent un regard troublant et intense, presque hypnotique, ce qui explique leur fort pouvoir de séduction. Leurs yeux sont généralement d'un noir profond ou d'un bleu azure éclatant, sauf durant une période de soif intense ou ils deviennent rouge.
Au niveau du caractère, ils sont généralement plutôt manipulateurs et ont un comportement imprévisible.
Alimentation :
Normale, bien qu'en faible quantité lorsqu'ils peuvent s'abreuver régulièrement de sang humain. Les autres substituts comme le sang d'animaux ou les potions ne sont que de piètres imitations qui laisseront le vampire affaiblit, même si toujours d'une puissance supérieur aux humains.
Pouvoirs spécifiques :
L'intensité de leurs pouvoirs dépend généralement de leur âge et de leur puissance mais les vampires sont tous pourvus de grandes capacités, à la fois physique et psychiques :
- grande résistance
- force surhumaine
- changement d'apparence (fumée, chauve-souris)
- guérison rapide, quasi instantanée
- grande vitesse de déplacement
- sens exacerbés
- télépathie (en particulier avec son calice, s'il en a un)
Ils sont également capables, s'ils le souhaitent de transformer leurs victimes en vampires.
Le vampire et son calice :
Le calice est le compagnon du vampire, y comprit sur le plan sexuel.
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En lisant ça, Harry se sentit rougir. Il avait toujours été assez mal à l'aise avec la sexualité, même avant que son oncle…
Il secoua la tête, autant pour sa stupidité que pour s'empêcher de repenser à ça, puis reprit sa lecture.
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…Les vampires possèdent une bissexualité marquée et exigeante leur permettant de choisir leur calice parmi les deux sexes. Cependant, une fois celui-ci trouvé, le vampire lui sera d'une fidélité sans faille.
Le vampire sera dans tous les cas le dominant dans le couple mais le lien particulier qui le lie à son calice le rend attentif aux besoins et aux désirs de celui-ci de par la protection qu'il lui doit. (Pour plus d'informations à ce sujet, voir le chapitre suivant sur l'initiation et le rôle du calice)
Ce lien très fort résulte de l'échange de leur sang. Il est toujours définitif et se renforce avec le temps, à chaque fois que le vampire boit le sang de son compagnon.
Si le calice meurt, le vampire meurt avec lui. La mort du vampire par contre n'entraîne pas le décès du calice. Il n'est cependant pas rare de voir des calice se laisser mourir de chagrin après la perte de leur…
- « Mais qu'est ce que tu fais déjà debout ? »
Harry sursauta, n'ayant pas entendu son père entrer dans sa chambre et laissa ainsi l'épais volume en cuire retomber lourdement sur son plan de travail, renversant sur son passage sa bouteille d'encre qui se déversa à seulement quelques centimètres du devoir sur lequel il avait travaillé un peu plus tôt.
- « Tu m'as fait une de ces peur ! »
- « Excuse-moi mon cœur. » répondit Severus en venant l'enlacer par derrière. « J'avais pas l'intention de t'effrayer. »
- « C'est bon papa, c'est pas ta faute, j'étais plongé dans ma lecture. » fit Harry après avoir réparé les dégâts d'un coup de baguette.
- « Alors ? Qu'est ce qui te passionnait autant ? »
- « Je cherchais quoi mettre dans mon devoir de défense contre les forces du mal. J'arrivais plus à dormir alors j'en ai profité. » Précisa t-il avant que son père puisse lui faire une remarque sur son besoin de sommeil.
- « Tu es anxieux pour ton match de quidditch ? C'est ça ? »
- « Un peu. » répondit Harry avec un sourire légèrement crispé.
Il s'appuya un peu plus contre son père et pencha la tête en arrière pour pouvoir le voir.
- « C'était encore pire à mon premier match mais je n'ai jamais réussi à être vraiment détendu avant d'être dans les airs. Mais bon, j'ai l'habitude. Et c'était pareil pour le match de l'an dernier, tu te souviens ? »
- « Je vois pas comment je pourrais oublier ce jour. » soupira Severus. « A quelques mètres prêt, tu me tombais dessus… ce que j'aurais préféré en passant, tu te serais fait moins mal. »
- « La prochaine fois, j'essayerai de mieux viser ! » répliqua Harry, taquin, avant de se dégager des bras de son père pour aller s'habiller.
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- « J'espère que le temps sera meilleur qu'hier. » marmonna Harry en sortant de la salle de bain.
- « Je n'espèrerais pas trop si j'étais toi mon cœur. Ça m'étonnerait que le temps se soit amélioré dans la nuit. »
La veille, en effet, le vent s'était mit à hurler et le ciel, obscurci par une pluie plus drue encore que le jour de la rentrée avait obligé Rusard à allumer des torches et des lanternes supplémentaires dans tous les couloirs du château.
Normalement, l'équipe d'Harry n'aurait pas du jouer aujourd'hui, mais en raison de la blessure au bras de Malefoy, qui jouait au poste d'attrapeur chez les vert et argent, le match Gryffondor contre Serpentard avait été remplacé par celui des Serdaigles et des Poufsouffles qui n'aurait du se dérouler que dans un mois.
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Quand ils débouchèrent dans le hall d'entrée une dizaine de minutes plus tard, Harry ne put que constater que son père avait raison. Non seulement le temps n'était pas meilleur que la veille, mais en plus, ça avait encore empiré. On pouvait entendre le fracas des coups de tonnerre, l'assaut du vent contre les fenêtres, le tambourinement de la pluie et les s'apprêtait à franchir les portes de la grande salle, Harry sentit la main de son père le retenir.
Il se retourna et put voir la mine soucieuse qui ornait le visage de son père.
- « Tu feras attention n'est ce pas ? » demanda t-il en resserrant un peu plus sa prise sur le poignet de son fils.
- « Oui, je te le promet. » Répondit Harry avec un petit sourire qui se voulait rassurant.
- « T'as intérêt sinon gare à tes fesses !… Allez, file rejoindre tes amis ! » Ajouta Severus en lui donnant une petite tape sur le postérieur.
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Harry alla s'installer à la table des Serdaigles, encore presque vide vu l'heure plutôt matinale. En réalité, les seules autres personnes à s'y trouver étaient Terry et une élève de deuxième année, Luna Lovegood, aussi surnommée Loufoca, une blonde un peu bizarre au regard perpétuellement rêveur qui portait des radis en guise de boucles d'oreilles.
Il les salua rapidement et se servit un bol de chocolat chaud.
Alors qu'il commençait à tartiner son deuxième toast, les autres joueurs de équipe rejoignirent eux aussi la table.
- « Ça risque d'être difficile ! » marmonna Cho en grignotant sa tartine sans le moindre appétit.
L'équipe toute entière l'approuva silencieusement, tous bien conscients que dans moins d'une heure, ils seraient sur le terrain à lutter contre les éléments.
- « Allons-y ! » ordonna Roger Davies une quinzaine de minutes plus tard, « comme ça on aura le temps de nous préparer et de revoir notre stratégie une dernière fois. »
- « Bonne chance ! »
- « Merci Terry ! » répondit sincèrement Harry.
- « Je vais vous supporter pendant le match et je suis certaine que vous allez gagner ! » ajouta Luna en se penchant sous la table. « Regardez ce que j'ai trouvé ! »
Devant les yeux ébahis de l'équipe, Luna posa fièrement un chapeau représentant un aigle grandeur réelle sur sa tête puis leva la main et lui donna un petit coup de baguette.
L'aigle ouvrit grand son bec et poussa un cri strident en battant furieusement des ailes.
- « il est beau non ? J'aurai bien voulu lui faire crier 'allez les bleus' mais je n'ai pas trouvé comment faire. » Expliqua t-elle avant de retourner à son petit déjeuner, n'attendant même pas de réponse à sa question.
Les joueurs la fixèrent un instant, se demandant visiblement où elle allait chercher des idées pareilles, puis se levèrent, rapidement imités par les Poufsouffles qui prirent eux aussi la direction des vestiaires.
Une fois arrivés, ils revêtirent rapidement les robes bleu azur de leur équipe et s'assirent pour entendre les derniers conseils et encouragements de leur capitaine.
- « Comme vous le savez, Cédric Diggory a réussi à constituer une très bonne équipe cette année, meilleure que l'année dernière. Alors n'allez pas croire que les Poufsouffles sont faciles à battre par ce que ce n'est absolument pas le cas. On est meilleurs, qu'eux, c'est vrai, mais par un temps comme aujourd'hui, on ne peut jurer de rien, alors faites très attention ! »
-
Une demi-heure plus tard, ils entrèrent sur le terrain, chancelant légèrement sous la violence du vent. Intérieurement, Harry fut ravi de ne plus porter de lunettes, ne voyant pas comment il aurait pu repérer le vif d'or ni même discerner quoi que ce soit dans ces conditions.
Les joueurs de Poufsouffle apparurent à leur tour dans leurs robes jaune canari.
Les deux équipes se mirent en position, attendant les consignes de Mme Bibine, mais le vacarme du tonnerre était tel que la seule chose qu'ils entendirent fut le coup de sifflet annonçant le début de la partie.
Harry s'éleva rapidement, luttant de son mieux contre les puissantes bourrasques de vent qui faisaient dévier son balai, et commença immédiatement à rechercher la balle dorée, espérant en finir au plus vite. Il plissa les yeux mais malgré cela, il ne distinguait pratiquement rien au milieu du rideau de plie qui lui brouillait la vue, l'empêchant de voir distinctement à plus de cinq mètres devant lui.
Le match était commencé depuis à peine deux minutes et déjà il se sentait glacé et trempé jusqu'aux os. Il n'en continuait cependant pas moins à sillonner le terrain de long en large, croisant de temps en temps des formes bleues ou jaunes imprécises.
Il n'avait pas la moindre idée de la façon dont se déroulait le match et se demandait comment les poursuiveurs pouvaient réussir à se faire des passes et même attraper le souaffle par un temps pareil. Il ne pouvait même pas se fier aux cris du public, venu pourtant aussi nombreux qu'à l'accoutumée, pour avoir une idée du score puisqu'en raison du vent, la voix des spectateurs, cachés sous un océan de capes et de parapluies, ne parvenait même pas à ses oreilles. Même le sifflement des cognards en approche était difficile à repérer et il les avait donc à plusieurs reprises évités de justesse, manquant d'être désarçonné.
Après vingt minutes de jeu, maintenir son balai dans les airs se révéla être de plus en plus difficile tant ses sens étaient engourdis pas le froid. C'était à peine s'il sentait encore ses doigts.
Alors qu'un éclair illuminait le ciel, Harry aperçu enfin l'objet de ses recherches, à environ trois mètres en dessous de lui, juste à raz du sol.
Il fixa un instant le minuscule point doré qui scintillait sous la pluie puis se lança vers lui. Alors qu'il venait de s'en saisir, l'arrivée d'un joueur face à lui l'obligea à faire un brusque écart pour éviter la collision. Le problème, c'est qu'avec la pluie, le manche de son balai était devenu vraiment glissant. Ainsi, il lui fut très difficile, et même impossible de maintenir une trajectoire correcte, d'autant plus que le vif d'or se débattait toujours dans sa main droite. Une rafale de vent plus forte que les autres lui fit définitivement perdre le peu d'équilibre qui lui restait et il lâcha prise, se retrouvant donc étalé la tête la première dans la boue alors que son précieux balai continuait sa course droit devant lui, en direction de la tribune des professeurs qui se trouvait une dizaine de mètres plus loin.
Heureusement pour le Serdaigle le sol détrempé avait amorti sa chute et il se releva sans une seule égratignure, brandissant son poing serré d'où dépassaient des ailes dorées qui s'agitaient frénétiquement.
D'un coup de sifflet, Mme Bibine, qui s'était approchée pour se rendre compte de l'état de l'attrapeur des aigles, mit fin au match sur le score de 190 à 20 en faveur des bleus.
- « Ça va Gaby ? Rien de cassé ? » S'informa immédiatement Cho en se posant à côté de lui.
- « Non, non, ça va… beurk… » Fit Harry en crachotant la boue qu'il avait encore dans la bouche « Je ne suis pas tombé de très haut. »
- « Et puis, la boue a bien amorti le choc, pas vrai Gaby ? » lança Roger en lui donna une grande claque dans le dos.
- « Ouais, pour ça, ça a amorti ! » grogna Harry qui avait l'impression qu'il ne pourrait jamais se débarrasser de l'horrible goût de terre qu'il avait dans la bouche. « Avec la quantité de boue qu'il y a sur le terrain, je ne risquais pas grand chose ! »
- « En tout cas, t'as été génial Gaby ! »
- « J'ai fait mon boulot, c'est tout ! » rigola Harry alors que le reste de l'équipe les rejoignait. « Au fait, quelqu'un a vu mon Nimbus ? »
- « Non…. Mais il… euh… il a sans doute continué sa course tout droit alors… » Fit Cho avec un regard désolé pour son équipier.
- « oh non ! » gémit Harry en comprenant que son balai avait sans doute été s'écraser sur la tribune devant lui.
Il se dirigea le plus rapidement possible vers l'endroit où l'engin était supposé avoir échoué, manquant par trois fois de se retrouver de nouveau allongé dans la boue glissante.
Arrivé au pied de la tribune, Harry se figea, sentant ses entrailles se contracter à la vue de ce qui restait de son balai. Le manche était cassé en deux et de nombreuses brindilles étaient dispersées dans la boue dans un rayon de plus ou moins deux mètres autour du point d'impact.
Presque religieusement, il s'agenouilla et ramassa ce qui, il y a encore quelques minutes, composait un des meilleurs balais du monde.
Ravalant ses larmes, il poussa un soupire dépité puis se releva. Serrant les vestiges de son fidèle Nimbus 2001 contre son cœur, il prit la direction du château, sans prendre la peine d'aller se changer, malheureux d'avoir 'perdu' un des premiers cadeaux que son père lui avait fait.
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Même s'il savait pertinemment que jamais il ne pourrait le réparer, Harry avait refusé de jeter les morceaux de son balai, même après que son père lui ait assuré que ce n'était pas grave. Il l'avait au contraire soigneusement nettoyé et remis dans sa housse de protection avant de le ranger au fond de son armoire.
Bien sur, il avait reçu dès le lendemain un flot de félicitations pour avoir réussi l'exploit de se saisir du vif dans des conditions comme celles-là, mais malgré cela, la victoire gardait un goût amer.
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Harry retrouva cependant assez vite un excellent moral.
Tout d'abord, Gryffondor l'avait emporté 190 à 160 face à Serpentard, bien que ce soit Malefoy qui ait attrapé le vif, grâce à une magnifique prestation de leur gardien, Olivier Dubois, qui n'avait laissé passer qu'un seul tir. Harry était bien entendu ravi pour ses amis et pour son ancienne maison.
L'autre chose qui l'avait plongé dans un état proche de l'euphorie étaient les progrès considérables qu'il avait fait durant ses cours de défense contre les détraqueurs. En effet, à son grand soulagement, il avait enfin réussi à créer un nuage suffisamment puissant pour faire reculer son épouvantard-détraqueur jusque dans sa boite, chose qu'il n'avait jamais réussi à faire auparavant.
Il en était terriblement fier et se sentait beaucoup plus sur de lui, à tel point qu'il décida d'accompagner ses amis à la sortie qui avait été prévue à Pré-au-lard pour le dernier week-end du trimestre.
A suivre...
