Patmol, Mika, Léa, lyly, jenni944, NEPHERIA : merci pour la review !
Orphée Potter : Ne t'en fait pas, je ne serais pas trop méchante avec Gaby pour le moment... enfin... disons qu'il ne sera pas traumatisé comme au début de la fic...
lafolledu2° : Alors, ton genou ? Ca va mieux ? Et la maison ? La cuisine doit être posée maintenant, non ? En tout cas, merci pour la review au chapitre 29. Si je me rapelle bien, quand je t'avais fait lire la fin de ce chapitre 30 et le suivant, tu avais bien aimé alors j'espère que ce sera toujours le cas... A bientôt ! (et surtout reviens en super forme parce que là 4 soirs avec A...M... au dessus je sature !!!)
Bijouf : Merci pour ta review ! Je ne t'en veux pas du tout pour ne pas en avoir laissé avant, ne t'en fait pas ! Et je te félicite même : tu es la seule personne a avoir trouvé le but de ce passage sur les vampires, à savoir, mettre Gaby face à la sexualité ! Pour les fautes d'orthographe, j'essayerai de faire plus attention, c'est promis et même si je ne cherche pas de "relecteur" pour le moment, ta proposition m'a fait très plaisir.
Pour tous ceux qui pensent que le passage sur les vampires au chapitre précédent signifie que je vais les faire entrer en jeu, je suis navrée de vous décevoir mais non. Severus n'est pas un vampire et Gaby ne sera pas un calice. Mes seuls buts en écrivant ce passage étaient de montrer à quel point Gaby est sérieux dans son travail (puisqu'il puise ses infos dans des livres de niveau avancé et fait ses devoirs dès qu'il a un temps libre) et de le confronter à la sexualité, ce qui, comme j'ai essayé de le montrer, reste quelque chose de difficile pour lui.
Joyeux noël à tous (avec un peu d'avance) et à dans deux semaines pour le dernier chapitre de l'année 2006 qui sera tout à fait de saison puisqu'il sera consacré aux vacances de noël !
Chapitre 30 :
Noël blanc
Un matin, alors que la dernière semaine de cours venait de débuter, le sol boueux se recouvrit d'une couche de givre étincelant, donnant enfin à Poudlard l'allure du tableau hivernal que tous étaient habitués à voir à cette période. La pluie avait enfin laissé place à un temps froid et sec, au grand soulagement de tous, et plus particulièrement de Rusard et Mme Pomfresh.
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Le concierge se plaignait en effet depuis quelques temps qu'il en avait assez de nettoyer les cochonneries d'une bande d'insolents qui ne respectaient rien ni personne. Il était d'ailleurs d'une humeur massacrante et les élèves le fuyaient comme la peste, en particulier les plus jeunes, depuis qu'il avait menacé un malheureux deuxième année de Poufsouffle de le pendre par les pieds dans les cachots si celui-ci laissait encore tomber ne serait-ce qu'une seule goutte de boue dans les couloirs du château. Le pauvre garçon avait eu tellement peur que ses amis s'étaient vu obligés de le conduire à l'infirmerie pour que Mme Pomfresh lui administre une potion calmante.
L'infirmière, quant à elle, avait du faire face à une épidémie de rhume parmi les élèves et les membres du personnel et elle en avait plus qu'assez de distribuer de la pimentine à longueur de journée.
Harry, comme une bonne partie de ses camarades avait lui aussi été touché (probablement une répercussion du match de quidditch contre Poufsouffle qui s'était déroulé quelques jours plus tôt). Son père l'avait donc obligé à prendre une grosse cuillère de pimentine pour s'en remettre.
La potion, comme dans la plupart des cas, avait un goût répugnant (ce qui n'avait rien d'étonnant étant donné sa composition) qui l'avait fait grimacer de dégoût sous le regard amusé de Severus qui ne s'était pas gêné pour se moquer de lui et de ses 'jérémiades inutiles'. Le jeune garçon avait cependant eu sa vengeance dès le samedi suivant quand son père avait lui aussi du se résoudre à absorber une dose de la potion orangée. Il avait vu là l'occasion de lancer un bon nombre de pics à son père, se moquant de la fumée qui lui était sortie des oreilles durant plusieurs heures.
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Les élèves, que la météo capricieuse avait plongés dans une humeur morose s'étaient finalement mis à discuter par petits groupes de leurs projets de vacances. La plupart d'entre eux, comme les Weasley ou Terry, rentraient chez eux pour passer noël en famille, profitant avec plaisir de cette occasion pour revoir leurs proches qu'ils avaient quitté depuis plus de quatre mois. D'autres par contre, et c'était le cas pour la majeure partie des Serpentards, partaient plus par obligation que par réel plaisir, les traditions des vieilles familles de sorciers, particulièrement les familles aristocratiques, voulant que le 'clan' au grand complet soit réuni pour ce genre de festivités. Dans ces cas là, bien entendu, noël n'était pas vraiment associé à un sapin ou à des jeux dans la neige mais plutôt aux réceptions et aux mondanités organisées pour faire étalage des richesses familiales et préserver les apparences.
Hermione et Neville, eux par contre, se voyaient obligés de passer les fêtes à Poudlard. Les parents de la jeune fille étaient partis en France pour fêter leur anniversaire de mariage et la grand-mère du jeune homme préférait le savoir au château où il aurait de quoi s'occuper plutôt que le voir s'ennuyer dans le manoir familial. Ils furent d'ailleurs les seuls à inscrire leur nom sur le parchemin que le professeur McGonagall avait fait circuler pour déterminer le nombre d'étudiants qui seraient présents pendant les vacances de fin d'année. Le fait de rester à Poudlard n'était cependant pas pour leur déplaire puisqu'ils auraient ainsi la possibilité de passer du temps avec leur ami Gaby qu'ils n'avaient vu que très rarement en dehors des heures de cours depuis quelques semaines, celui-ci étant prit par ses entraînements avec son père et son 'parrain' Remus et les séances de quidditch… sans compter la quantité phénoménale de devoirs que les professeurs avaient eu la bonté de leur donner avant la fin du trimestre.
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Le jour de la sortie à Pré-au-lard, la veille des vacances, un vent glacé s'était levé et soufflait en rafales alors que le ciel, d'un blanc cotonneux, semblait gorgé de neige prête à être déversée sur la région d'un moment à l'autre.
Après le déjeuner, Harry, Ron, Terry, Neville et Hermione firent la queue avec les autres devant le bureau de Rusard. Le concierge cocha leurs noms sur la liste des personnes autorisées à se rendre au village avant d'hocher brièvement la tête pour leur donner son accord.
Les cinq jeunes traversèrent rapidement le hall d'entrée puis franchirent les lourdes portes en chêne du château, bien emmitouflés dans leurs épaisses capes d'hiver. Ils resserrèrent leur écharpe autour de leur cou puis descendirent les marches de pierre menant dans le parc avant de s'avancer d'un pas vif le long de la grande allée qui menait au portail près duquel Harry eut la surprise de voir Lupin, nonchalamment appuyé à l'un des grands piliers surmontés d'un sanglier ailé qui soutenait la lourde grille de fer forgé de l'enceinte de Poudlard.
- « Moony ? Qu'est ce que tu fais là ? »
- « Ça ne se voit pas ? Je prends le frais ! »
Voyant le regard perplexe que lui lançait Harry, il ricana et s'approcha de lui pour lui ébouriffer les cheveux.
- « Je plaisantais mon grand ! Ne me regarde pas avec ces yeux là ! Je surveille simplement que tout se passe bien avec le détraqueur qui est posté un peu plus loin. D'ici, je peux intervenir en cas de besoin. » Expliqua Remus en le regardant droit dans les yeux.
- « C'est très gentil de ta part de t'être porté volontaire mais je pense que tout devrait bien se passer. » Répondit Harry qui avait très bien comprit que si le lycanthrope était là, c'était uniquement pour lui.
L'idée que son presque parrain se soucie de lui à ce point le rendit particulièrement heureux et un immense sourire s'inscrivit sur son visage. Il s'approcha un peu plus de lui et l'embrassa sur la joue pour le remercier, en profitant pour lui glisser quelques mots à l'oreille.
- « C'est pas toi qui disais que papa ne devrait pas trop me couver ? » chuchota t-il.
Remus eut la bonne grâce de rougir et de paraître légèrement gêné, ce qui accentua encore un peu plus le sourire d'Harry.
- « Il est où au fait ? » demanda le jeune homme en regardant autour de lui, étonné que son père ne soit pas là lui aussi.
- « Il est a Pré-au-lard, c'est lui qui est de surveillance aujourd'hui, avec Minerva. »
- « et bien sur, c'est un hasard n'est ce pas ? » Demanda Harry qui n'était pas dupe. « Allez, parrain, rentre. Tu va finir par attraper froid. Tu n'aimerais quand même pas te retrouver avec une grosse cuillère de pimentine dans la bouche non ? »
- « Rigole, rigole, espèce de sale gosse ! Mais si j'en crois Severus, ça te faisait moins rire quand c'est toi qui a bu cette fichue potion ! »Grogna Remus alors qu'Harry commençait à s'éloigner avec ses amis.
- « Amusez-vous bien ! » Cria t-il aux adolescents.
- « Merci Moony ! A tout à l'heure ! » Répondit Harry en se retournant pour lui faire un signe de la main.
Une dizaine de mètres plus loin, Harry commença à ressentir les effets du détraqueur. Il s'arrêta un instant, imité par ses amis qui se trouvaient derrière lui et se concentra de toutes ses forces sur un souvenir heureux et sur le sentiment de sécurité qu'il ressentait en présence de son patronus. Il reprit finalement son chemin, retenant son souffle qu'il ne relâcha qu'une fois qu'il fut suffisamment éloigné de la créature encapuchonnée. Se rappelant ce que son père et son parrain lui avaient conseillé, il plongea la main dans sa poche et en sortit une grosse barre de chocolat. Il la mangea rapidement, dissipant ainsi le léger malaise qui s'était emparé de lui et poursuivit son chemin avec un entrain retrouvé, fier d'avoir réussi sans encombre 'l'affrontement' tant redouté.
Ils marchèrent pendant une vingtaine de minutes, discutant de choses et d'autres puis arrivèrent enfin en vue des premières maisons du village.
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- « On commence par où ? » Demanda Terry alors qu'ils arrivaient au niveau du bureau de poste qui se trouvait au centre du village.
- « Honeydukes ? » Proposa immédiatement Ron avec envie en désignant la boutique qui se trouvait à leur gauche.
- « Ça vous embête si on passe d'abord chez Gaichiffon ? » Intervint Harry.
- « Heu… non. Mais qu'est ce que tu veux faire là-dedans Gaby ? »
- « A ton avis Ron ? Qu'est ce qu'il peut bien vouloir faire dans un magasin de vêtements ? »
- « Oh ça va Terry ! Je sais ce qu'on vend chez Gaichiffon, merci bien ! » Répliqua Ron vexé. « Ce que je voulais savoir c'est pourquoi il y va puisqu'il a déjà largement tous ce qui lui faut. »
La légère pointe de jalousie qu'Harry décela dans la voix du rouquin ne lui plus pas vraiment. Il plissa donc les yeux et lui lança un regard acéré digne de son père.
Ron se rendit rapidement compte du froid qu'avait jeté sa phrase et tenta tant bien que mal de se corriger.
- « Je voulais pas dire que tu… enfin, c'est juste… »
- « C'est bon Ron, laisse tomber. » Soupira Harry. « J'ai très bien compris ce que tu sous-entendais. »
- « Alors ? Tu nous dis ce que tu veux acheter ou il faut qu'on devine ? » lança gaiement Neville pour détendre l'atmosphère.
- « J'ai pas encore acheté de cadeau pour papa et Moony donc j'espère pouvoir leur trouver quelque chose là-bas. Et comme je ne sais pas combien ça va me coûter, je préfère y aller avant d'avoir dépensé la moitié de l'argent que j'ai économisé depuis plus de six mois en sucreries. » Répondit assez sèchement Harry.
- « Oh, ça suffit les garçon ! Vous n'allez pas gâcher cette journée en vous disputant ! » Râla Hermione. « Alors Ron, tu t'excuses et toi Gaby, tu laisses tomber pour cette fois, d'accord ? »
- « T'as raison Hermione. » fit Ron après un instant. « Écoute Gaby, je suis désolé OK ? Tu sais que je parle toujours sans réfléchir. »
- « OK, c'est bon. N'en parlons plus. ……Bon, vous venez ou pas ? » Lança Gaby en traversant la rue.
- « Hey ! Attend nous ! »
- « T'as vraiment réussi à économisé six mois d'argent de poche ? » demanda Terry une fois qu'il fut à la hauteur d'Harry.
- « Ouais ! »
- « c'est pas toi qui en serais capable, hein Terry ? » rigola Hermione alors que son ami se retournait vers elle faussement outré.
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La boutique était légèrement plus petite que celle du chemin de traverse mais les étalages de vêtements semblaient aussi bien fournis. Tout était trié par couleur et par type de vêtements : Chemises, pulls, pantalon… à droite, robes de sorciers à gauche, vêtements ensorcelés au milieu et sous vêtements au fond.
Il fallut quand même à Harry plus de vingt minutes pour trouver ce qu'il offrirait à Remus. Il avait tout d'abord pensé à une nouvelle robe de travail pour donner ses cours. De cette façon, Malefoy et sa bande de Serpentards n'auraient plus d'excuses pour se moquer de lui… mais en faisant cela, c'était, d'une certaine façon, reconnaître qu'ils avaient raison. Il préféra donc jeter son dévolu sur un épais pull en laine grise, trouvant que cette couleur ferait ressortir ses yeux dorés.
Une fois son premier cadeau trouvé, il reporta son attention sur ce qui pourrait convenir à son père. Alors qu'il hésitait entre lui choisir une nouvelle chemise et une nouvelle cape, Terry, qui se trouvait de l'autre côté du magasin, attira son attention.
- « Tu sais Gaby, pour ton père, j'ai trouvé exactement ce qu'il te fallait. Alors…. Tu as le choix entre : une robe noire…(il leva sa main gauche dans laquelle il tenait une robe semblable à celles que portait habituellement Severus)… ou une robe noire. »
Il leva alors l'autre bras, montrant une robe identique à la première, ce qui fit éclater de rire ses camarades, Harry le premier.
- « Certainement pas ! » Répliqua Harry une fois calmé. « Il porte ces horreurs suffisamment souvent sans que je lui en achète encore une autre ! »
- « Heu…ne le prend pas mal Gaby mais … il porte toujours ça… » risqua Hermione.
- « Bien sur que non ! » Fit Harry en éclatant de rire une fois de plus. « Oh, bien sur, il ne portera jamais autre chose pour faire cours ou pour sortir, mais à la maison il ne met jamais ça ! »
- « J'avoue que j'ai du mal à l'imaginer habillé autrement. » Murmura Neville.
- « T'es pas le seul ! » poursuivit Terry alors que Ron et Hermione acquiesçaient.
- « Vous ne me croyez pas ? »
- « Et bien… »
- « Vous ne me croyez pas ! » Affirma Harry. « Très bien! Dans ce cas, faisons un pari. Si j'arrive à lui faire porter une autre couleur pendant les vacances vous devrez… vous devrez vous arranger pour que Fred et George mangent ceci ! » Proposa Harry en sortant un petit sachet et papier d'une de ses poches pour le montrer aux autres.
- « Qu'est ce que c'est ? » Demanda Hermione suspicieuse.
- « Rien de bien méchant, ne t'inquiète pas. Simplement des sucreries que j'ai inventé pendant les vacances. »
- « Si c'est le même genre de truc que tu as donné à Lockhart, ne compte pas sur moi pour… » Commença Ron.
- « Non, ça n'a rien à voir… et de toute façon, je l'ai déjà testé sur moi alors aucun risque… L'effet n'est que d'une trentaine de secondes. » Crut-il bon de préciser en voyant le regard soupçonneux de ses amis.
- « Et pourquoi tu veux donner ce truc à mes frères ? »
- « Ben… mon père m'a raconté certaines de leurs blagues alors je sais de quoi ils sont capable et … je suis sur que ça, il vont adorer ! Au fait Ron, c'est vrai qu'ils ont envoyé une cuvette des toilettes à ta mère ? »
- « Ils ont fait ça ? » Demanda Neville incrédule.
- « Oui. Je m'en rappelle très bien, j'étais à côté de maman quand elle a ouvert le paquet. Si vous aviez vu sa tête ! Je ne l'avais jamais vu devenir aussi rouge ! Elle était tellement furieuse qu'elle est partie sur le champs à Poudlard leur dire sa façon de penser. »
- « Pourquoi ils ont fait ça ? Ça n'a absolument rien de drôle ! » Interrogea Terry qui était toujours un des premiers à rire des pitreries des jumeaux.
- « C'était pendant leur première année… une semaine après la rentrée je crois. C'était la première fois qu'ils partaient aussi longtemps de la maison et je ne voulais pas qu'ils y aillent sans moi. Alors pour me faire patienter, ils m'ont promis de m'envoyer quelque chose du château et … bref, ils ont choisi ça ! »
- « Ils sont vraiment complètement cinglés ! » Pouffa Neville tandis qu'Hermione esquissait un sourire.
- « C'est pour ça que je sais qu'ils aimeront mes bonbons ! Alors ? Vous êtes d'accord avec ma proposition ? »
Ils se concertèrent un instant avant d'acquiescer.
- « C'est OK Gaby, on marche. Mais… Et si tu perds ? » Demanda Ron.
- « Heu… »
- « Je sais ! » S'exclama Terry, un sourire légèrement sadique collé au visage. « Si Snape… »
- « Hum hum ! »
- « Excuse moi. Si ton père ne met pas autre chose que sa robe noire, en publique bien sur, sinon, ce serait trop facile, tu devras…tester ton invention sur l'ensemble des professeurs le soir de la rentrée ! »
- « Mais t'es malade Terry ? Il va quand même pas… »
- « J'accepte ! » La coupa Harry sur de lui. « De toute façon, je sais que je vais gagner ! »
- « Encore une chose. Il faut que nous approuvions tous le choix du vêtement donc… c'est ton cadeau qu'il devra porter ! » Ajouta Terry.
- « … »
- « Alors Gaby ? T'es plus aussi sur de toi on dirait ! »
- « Bien sur que si ! » Répliqua Harry bien que méfiant quant au choix de la tenue que ses amis allaient choisir. « Mais je dois être d'accord aussi ! Pas question que je lui offre une robe avec des canard ou des fleurs dessinées dessus ! … C'est quand même son cadeau de noël alors j'aimerais que ça lui fasse plaisir ! »
- « Mais non, ne t'en fait pas. Par contre, rien de vert ou de gris. C'est trop Serpentard ça ne lui poserait sûrement pas beaucoup de problème. » Suggéra Neville.
- « T'as raison. Moi je verrais bien quelque chose qui rappelle Gryffondor… » fit Ron.
- « Heu… une chemise rouge, ça vous irez ? » Demanda Harry en leur montrant une superbe chemise en soie rouge sang qui avait la particularité de s'adapter à la température ambiante. « Parce que quelque chose de couleur or, même si je le supplie à genoux… »
Ils furent tous satisfaits de cette trouvaille : Harry, persuadé que son père accepterait de la mettre puisque la couleur était relativement sombre; les autres, surs que jamais leur professeur ne porterait quelque chose rappelant de près ou de loin les couleurs la maison Gryffondor.
Une fois la facture payée, ce qui coûta à Harry presque toutes ses économies, les cinq adolescents repartirent dans leur visite du village.
Ils firent tout d'abord halte chez Scribenpenne où Hermione voulait se racheter des plumes et de l'encre, puis, après avoir croisé Severus qui leur avait demandé s'ils passaient un bon après-midi, ils remontèrent la rue vers Zonco, le magasin de farces et attrapes.
La boutique était bien plus grande que celles où ils s'étaient rendus jusqu'à présent et on y trouvait absolument tout ce qui existait sur le marché du rire : des bombabouses, des tasses à thé mordeuses, des savons sauteurs, en passant par des bonbons à hoquet ou des feux d'artifice, sans oublier certains instruments moldus comme les coussins péteurs ou encore les verres baveurs.
Après que Ron et Terry y aient dépensé une bonne partie de leur argent, achetant notamment une bonne quantité de 'pétards mouillés du Docteur Flibuste', ils se rendirent enfin chez Honeydukes où ils se gavèrent de succulentes friandises comme les nougats moelleux, les cubes de glace à la noix de coco, les dragées surprises de Bertie Crochue, les chocoballes ou encore les fizwizbiz et les plumes en sucre.
Ils ressortirent du magasin plus d'une heure après y être entrés, un gros sachet de bonbons dans une main et une baguette réglisse dans l'autre. Ils prirent alors la direction des trois balais, le pub qui se trouvait à la sortie du village, pour y déguster une chope de bièraubeurre, histoire de se réchauffer avant de rentrer au château.
Lorsqu'ils arrivèrent, ils virent qu'une affiche d'aspect officiel avait été placardée sur la porte juste sous le portrait de Sirius Black qui y était apposé depuis l'évasion de celui-ci.
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Par ordre du ministère de la magie,
Il est rappelé à notre aimable clientèle que jusqu'à nouvel avis, des détraqueurs patrouilleront dans les rues de Pré-au-lard tous les jours à partir du coucher du soleil.
Cette mesure est prise dans l'intérêt de la population et restera en vigueur jusqu'à la capture de Sirius Black.
En conséquences, nous vous recommandons de rentrer chez vous ou de terminer vos achats avant la tombée de la nuit.
Joyeux noël à tous !
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- « Vous croyez que Sirius Black va venir par ici ? » Demanda Neville avec inquiétude sans quitter l'avis de recherche des yeux.
- « Je ne penses pas. » Répondit Terry. « Après tout, il n'a aucune raison de venir à Pré-au-lard… En plus, ce serait vraiment idiot de sa part, c'est l'un des endroits les mieux surveillés avec le chemin de Traverse, le ministère et Ste Mangouste. »
- « Et pourtant, il a été aperçu à moins de vingt kilomètres. » Marmonna Ron. « T'en penses quoi Hermione ? »
- « Je sais pas trop… C'est vrai que je ne sais pas ce qui pourrait l'amener à venir par ici. Mais il a du faire ses études à Poudlard. Il pourrait donc simplement revenir sur les lieux de son enfance ou… »
- « Aller, assez parlé de lui ! » Coupa Harry qui ressentait toujours une certaine rage quand il entendait parler de son vrai parrain. « Vous ne voulez pas qu'on entre ? Je commence à mourir de froid moi ! »
- « Tes pas le seul Gaby ! » Fit Neville en claquant des dents alors que la neige commençait à tomber. « On peut aller se mettre au chaud ? »
- « Oui, allons-y ! » Approuva Hermione « De toute façon, ce n'est pas à nous de nous occuper de ça ! »
Sur ce, elle s'avança et poussa la porte des trois balais.
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La salle était bondée et les décorations de noël aussi réussies que dans les souvenirs d'Harry.
- « Je vais chercher les chopes, d'accord ? » Demanda Ron en désignant le bar derrière lequel se tenait Mme Rosemerta. « Quelqu'un viens m'aider ? »
- « J'arrive ! » S'écria immédiatement Terry, ne laissant pas aux trois autres le temps de répondre.
- « Eh bien, que d'enthousiasme ! » Ricana Hermione. « C'est la soif qui te fait cet effet Terry ou l'envie de voir Mme Rosemerta d'un peu plus près ? »
Le garçon piqua un far monumentale et marmonna ce qui pouvais ressembler à « Voispasdequoituparles…n'importequoi ! » avant de rejoindre rapidement Ron près de la femme en question.
Hermione, Neville et Harry, quant à eux, se dirigèrent vers un coin de la salle où ils avaient repéré une table libre.
Ils restèrent assis pendant près de deux heures, parlant de tout et de rien. Ils ne se rendirent compte de l'heure tardive que lorsque le professeur McGonagall, qui était chargée de vérifier qu'il n'y avait plus d'élèves dans les lieux vint leur rappeler qu'ils devraient déjà être dans l'enceinte de l'école depuis plus de cinq minutes, leur conseillant donc de ne pas traîner en chemin s'ils ne voulaient pas finir leur soirée en retenue avec Rusard.
Ils ne se le firent pas dire deux fois et sortirent à toute allure de l'établissement de Mme Rosemerta. Dehors, la neige tombait à présent tellement fort qu'ils voyaient à peine à dix mètres devant eux.
Harry avait prit la direction du château avec ses amis mais alors qu'ils n'avaient parcourus qu'une vingtaine de mètres, l'étrange impression d'être observé qu'il avait déjà ressenti durant l'été refit surface… et cette fois-ci, ça ne pouvait pas être Sal puisque le serpent était resté dans les appartements de Severus et devaient dormir dans son panier, bien au chaud devant la cheminée du salon.
Harry s'arrêta brusquement, recevant Terry qui marchait juste derrière lui dans le dos et scruta les alentours d'un air inquiet. Malheureusement pour lui, la quantité de neige que le ciel déversait rendait toute recherche quasiment impossible.
- « Qu'est ce qui t'a prit de t'arrêter comme ça Gaby ? » demanda Terry en se frottant les côtes, endolories par la collision brutale avec son ami.
- « Je… »
- « Dépêchez-vous les garçons! Vous discuterez plus tard ! » leur cria Hermione qui se tenait avec Ron et Neville un peu plus loin. « Si le professeur McGonagall nous trouve encore dehors quand elle rentrera, on est bon pour une semaine de retenues ! … et je ne parle même pas de ce qui se passera si on tombe sur Rusard ! »
- « T'as raison ! » répondit Terry « Allez hop Gaby ! Avance ! »
Alors que les cinq étudiants reprenaient le chemin du château, courant à présent à en perdre haleine, un gros chien noir sortit de l'ombre des maisons pour les suivre, gardant quand même une certaine distance entre eux.
Une centaine de mètres plus loin, il s'arrêta, huma l'air un instant en remuant joyeusement la queue, puis fit demi-tour. Il fouilla un instant les poubelles qui se trouvaient derrière les trois balais puis repartit finalement en direction des collines jouxtant le village, une carcasse de dinde entre les dents.
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Depuis la veille des vacances, il y a de ça trois jours, la neige n'avait pas cessé de tomber, si bien que lorsque Harry alla se coucher le soir du 24 décembre, le parc était recouvert d'un manteau blanc de près d'un mètre d'épaisseur.
Au petit matin, lorsqu'il ouvrit les yeux, ce fut pour tomber sur une belle pile de cadeaux posée au pied de son lit. Il poussa une petite exclamation ravie puis se leva le plus rapidement possible. Il passa sa robe de chambre et enfila ses pantoufles avant de sortir de sa chambre pour voir si, malgré l'heure relativement matinale, son père était déjà levé, préférant déballer ses cadeaux avec lui plutôt que seul dans sa chambre.
- « Joyeux noël papa ! » dit-il à son père d'une voix enjouée alors que celui-ci sortait tout juste de sa chambre, vêtu d'une chemise et d'un pantalon noir, sa robe de sorcier sur le bras.
- « A toi aussi mon cœur ! … Tu as déjà ouvert tes paquets ? » demanda t-il après l'avoir embrassé.
- « Non, pas encore. Je viens à peine de me réveiller… et je pensais qu'on pourrait les ouvrir ensemble. »
- « Excellente idée ! Va chercher tes cadeaux pendant que je prends les miens et rejoins-moi près du sapin. »
- « Tout de suite ! » fit Harry en courant déjà à travers le salon.
Moins d'une minute plus tard il était de retour, une douzaine de paquets de toues les couleurs et de toutes les tailles flottant au bout de sa baguette.
- « Eh bien ! Tu as été plus que gâté cette année ! » Lança Severus en avisant la pile plus que conséquente de paquets que son fils venait de déposer sur le sol.
- « Y a pas que moi ! Toi aussi tu en as plus que l'an dernier ! » Lui signala Harry alors qu'il se saisissait de son premier présent.
Sur la carte, il reconnu l'écriture brouillonne de Ron :
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« Joyeux noël Gabriel ! Et n'oublie pas notre pari.
Ron Weasley.
PS : ma mère a tenu à te faire un cadeau de la part de toute la famille pour te remercier encore une fois pour ce que tu as fait pour Ginny l'an dernier. »
-
Harry arracha rapidement l'emballage et découvrit un gros paquet de chocogrenouilles accompagné d'un épais pull-over bleu et blanc tricoté main et d'une grosse boîte de fondants maison.
- « Je vois que Molly a aussi pensé à toi ! » fit Severus.
- « Comment tu sais que ça viens d'elle ? » demanda Harry intrigué en se servant une des pâtisseries que la mère de Ron avait préparé.
- « J'ai reconnu sa cuisine. » expliqua Severus en lui montrant la boite de fondants qu'il avait lui aussi reçu.
- « J'y avais déjà goûté quand j'étais en première année mais je dois dire que c'est toujours aussi délicieux. » dit Harry en se fourrant un second gâteau dans la bouche avant d'en proposer un à son père qui l'accepta avec plaisir.
Ce n'est qu'une fois la boite vide qu'ils reprirent le déballage de leurs cadeaux. Harry se retrouva rapidement entouré de papiers multicolores au milieu desquels trônaient une série de livres intitulés 'la défense magique appliquée et son usage contre les forces du mal' offert par Remus, les figurines animées de l'équipe de quidditch d'Angleterre pour son jeu de simulation offertes par Neville et Terry, divers sachets de bonbon venant pour la plupart de Dumbledore et de ses coéquipiers, un dictionnaire des plantes utiles offert par Minerva et Pompom et l'album des meilleures manœuvres de quidditch qui venait lui d'Hermione.
Il ne lui restait plus qu'un seul cadeau à déballer, celui de son père, qu'il avait préféré garder pour la fin. C'était un long paquet étroit entouré d'un large ruban argenté presque trop beau pour être ouvert. Après l'avoir inspecté sous toutes les coutures, il retira précautionneusement le ruban et détacha l'emballage en prenant soin de ne pas le déchirer. Une fois le papier écarté, il ouvrit de grands yeux devant l'objet qu'il venait de découvrir :
C'était un éclair de feu, exactement semblable au merveilleux balai qu'il avait eu l'occasion d'essayer et d'admirer durant l'été. Il posa une main tremblante sur le manche qu'il sentit vibrer sous ses doigts puis promena son regard le long du balai, depuis les branches de bouleau qui constituaient la queue de l'engin jusqu'à la gravure qui indiquait :
« Éclair de Feu - n°212 »
Il remarqua alors que juste en dessous avait été ajouté en petites lettres noires :
« Gabriel Sébastian Snape » .
Cette attention, plus que le cadeau lui-même, lui fit monter les larmes aux yeux.
- « C'est.. C'est… » Balbutia Harry incrédule avant de se jeter au cou de son père, le faisant tomber à la renverse.
- « Merci ! Merci ! Merci ! » cria t-il fou de joie en le couvrant de baisés alors que son père le serrait tendrement contre lui, allongé sur le dos au beau milieu du salon entre l'arbre de noël et le canapé.
Ils restèrent ainsi quelques minutes, savourant l'étreinte puis Harry se redressa, laissant son père se rasseoir.
- « Moi aussi je dois te remercier mon cœur. Ton cadeau est vraiment superbe ! » déclara Severus alors qu'il admirait sa nouvelle chemise quelques instants plus tard.
- « Tu le penses vraiment ? J'avais un peu peur que tu n'aimes pas la couleur. »
- « Et bien… c'est vrai que le rouge n'est pas ma couleur favorite mais là, les légers chatoiements de la soie font merveilleusement ressortir la teinte sombre et puis… le sortilège qui lui a été lancé est très pratique je trouve ! »
- « Tu vas la porter alors ? »
- « Bien entendu ! »
- « Ce soir ? Pour le repas de noël ? »
- « Euh… tu sais… je ne porte jamais ce type de vêtement au collège d'habitude alors… »
- « Mais l'an dernier tu avais bien mis ta chemise bleue ! »
- « Et bien c'est vrai mais… l'an dernier, on a fêté noël ici alors c'était un peu comme si on était en famille. »
- « Oh aller… s'il te plait ! En plus il n'y aura que deux de mes amis et les professeurs… et puis, c'est pas comme si je te demandais d'y aller en caleçon ! »
- « Oui, mais… »
- « T'as dis que tu l'aimais bien ! » gémit Harry à court d'arguments.
- « OK, t'as gagné ! Je la mettrai pour le dîner ! T'es content ? »
- « Très ! « Répondit Harry en souriant. « Et… »
- « Quoi encore ? » Soupira Severus, s'attendant au pire. « Tu ne veux quand même pas que j'emprunte à Albus le chapeau qu'il portait l'an dernier non ? »
- « Tu laisseras tes cheveux normaux ? Sans mettre ton habituel gel protecteur ? » demanda encore Harry sans tenir compte de la remarque que son père venait de faire.
( C'est ce produit qui rend les cheveux de Severus huileux. Il les enduit tous les matins avec cette sorte de gel pour les protéger des effluves de potion. Sans cette préparation, étant donné le temps qu'il passe au dessus des chaudrons, il serait sans doute chauve depuis longtemps !)
- « … D'accord, … d'accord… » Abdiqua Severus. « Aller file t'habiller maintenant avant d'avoir une autre idée en tête. En plus, je suis sur que tu meurs d'envie de montrer ton nouveau balai à tes amis ! »
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Une demi-heure plus tard, Harry fit son entrée dans la grande salle, son éclair de feu dans la main, et se dirigea vers la table des Gryffondors où ses amis prenaient leur petit déjeuner.
- « Salut Hermione, salut Neville. Joyeux noël ! »
- « Salut Gaby ! » répondirent en cœur ses deux amis.
- « Gaby… est ce que c'est ce que je crois ? » demanda soudain Neville.
Harry acquiesça un sourire jusqu'aux oreilles et déposa son cadeau au milieu de la table de façon à ce que l'inscription sur le manche soit visible.
- « Je n'arrive pas à y croire… c'est vraiment un éclair de feu ? Un vrai éclair de feu ? Le balai que Terry et toi n'avaient cessé d'admirer au chemin de traverse ? »
- « C'est bien le même. » Approuva Harry. « C'est le cadeau de mon père ! »
- « Et il l'a même fait gravé à ton nom ! » S'exclama Hermione qui venait de remarquer les petites lettres noires sous le numéro de série.
- « Il doit vraiment t'aimer pour t'offrir un cadeau pareil ! » murmura Neville. « Ce genre de gravure coûte une vraie fortune ! »
- « Et tu l'as déjà essayé ? » demanda Hermione en voyant que son ami était relativement gêné par cette remarque.
- « Non. Mais j'espérais bien que vous viendriez avec moi après le petit déjeuner pour y remédier. »
- « Aucun problème. » répondit Neville. « Seulement ne compte pas sur moi pour voler avec toi ! »
- « Mais non, t'en fais pas ! » rigola Harry qui savait très bien que son ami avait une peur bleue de monter sur un balai depuis son premier cours de vol durant lequel il s'était cassé le poignet en raison d'une chute de plusieurs mètres.
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A peine leur repas terminé, les trois adolescents se dirigèrent vers le stade de quidditch, se frayant difficilement un chemin dans la neige qui leur arrivait presque à la poitrine.
Une fois sur place, Harry se dirigea vers le milieu du stade où il entreprit de dégager une place suffisante pour décoller et atterrir en toute sécurité. Il lança un puissant Incendio à l'aide de sa baguette mais dut quand même s'y reprendre à deux fois pour faire fondre la neige dans un cercle de trois mètres de diamètre.
Pendant ce temps, les deux Gryffondors étaient partis s'installer dans les tribunes afin de pouvoir profiter du spectacle.
Après un échauffement de quelques minutes, Harry fit un signe de la main à Hermione pour que celle-ci lâche le vif d'or qu'il avait pensé à apporter. Le Serdaigle ne mit pas plus de trois minutes pour repérer la boule dorée qui filait vers les buts à l'autre bout du terrain. Il se pencha immédiatement en avant et donna la pleine puissance à son balai, se lançant à sa poursuite. Moins de dix secondes plus tard, il refermait les doigts sur la balle. Il la relâche, lui laissa quelques minutes d'avance, puis repartit à sa poursuite.
Il s'amusa ainsi pendant près d'une heure sous le regard admiratif de ses amis qui ne l'avaient pas quitté des yeux un seul instant avant d'aller se poser à leurs côtés, les joues rougies par le froid mais rayonnant de plaisir.
- « C'était super Gaby ! L'avais jamais vu quelqu'un voler comme ça ! » Le complimenta Neville.
- « Je sais, …je sais,… c'est moi le meilleur ! » Fit Harry d'une voix traînante et pompeuse, imitant à la perfection Drago Malefoy, avant d'éclater de rire.
- « Je vais le ranger et on fait une bataille de boule de neige, d'accord ? »
- « On s'installe où ? Ici ? » demanda Neville.
- « Il vaudrait mieux pas. Je pense que les professeurs, et en particulier les professeurs Snape et Lupin, préfèreraient nous voir depuis le château. » Supposa Hermione avec bon sens.
- « Installons-nous près du lac alors ! » proposa Harry. « Je vous laisse commencer à préparer le terrain pendant que je ramène mon balai dans ma chambre ! »
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Les trois adolescents s'étaient lancés dans une bataille acharnée. Neville et Hermione faisaient équipe contre Harry, s'étant rendu compte que celui-ci, en raison des cours supplémentaires qu'il prenait, était beaucoup plus fort qu'eux. Dans les batailles de boules de neige version sorcier, on se servait en effet de sortilèges pour lancer ou se protéger. Par ce fait, Harry qui avait un an d'avance sur le programme avait un net avantage, ce qui explique que ses amis se soient ligués contre lui pour avoir une chance le battre.
Alors que l'heure du déjeuner approchait, Severus et Remus, qui étaient sortis voir ce que fabriquaient les jeunes, se décidèrent à mettre fin au jeu. Ils approchèrent donc du 'champ de bataille' en longeant le lac, se frayant un chemin à l'aide de leur baguette.
Harry qui faisait dos aux deux adultes, venait de lancer une grosse rafale de boules de neige et se préparait donc à essuyer la contre-attaque d'Hermione et Neville. Il attendit patiemment que ses adversaires fassent leur lancé puis lança un Protego qui détourna les projectiles loin de lui, directement dans les eaux sombres du lac.
Hermione, vexée qu'aucune de ses boules n'ait atteinte sa cible, envoya un Waddiwasi directement sur le muret de neige derrière lequel Harry se tenait, espérant ainsi le faire s'écrouler sur lui. Malheureusement, elle n'avait pas prévu que celui-ci, méfiant, avait lancé un sortilège de protection sur sa ligne de défense. Son sort ricocha donc à la surface du bouclier et fila à toute vitesse vers Severus qui se trouvait cinq mètres derrière son fils.
Le sortilège frappa le professeur de plein fouet et l'envoya percuter un arbre qui se trouvait deux mètres plus loin.
Avant que Severus, légèrement sonné, n'ait le temps de se relever, la totalité de la neige qui était accrochée dans les branches de l'arbre lui tomba dessus, le recouvrant des pieds à la tête. Il resta quelques secondes immobile, essayant de comprendre ce qui venait de se passer puis une fois remis du choc, secoua la tête pour dégager la neige qui lui recouvrait le visage. Il ouvrit finalement les yeux et de son regard perçant, observa la scène qui se déroulait sous ses yeux :
A une dizaine de mètres de lui se tenait Hermione Granger. Elle était livide et avait porté ses mains à sa bouche, apparemment horrifiée par ce qu'elle venait de faire. A ses côtés, Neville Londubat ne semblait pas aller beaucoup mieux puisqu'il le regardait avec la même expression que lorsqu'il venait de faire exploser un chaudron.
Severus devinait qu'à cette distance, les deux adolescents ne devaient voir de lui que ses deux yeux noirs et brillants puisque ses cheveux tout comme le reste de son corps étaient encore recouverts de neige. Il les fixa un instant puis détourna son regard vers son fils.
Celui-ci était assis dans le neige et se tenait les côtes en pleurant de rire, tout comme Remus d'ailleurs, bien que ce dernier se soit contenté de prendre appui contre l'arbre le plus proche, apparemment incapable de tenir correctement debout sous l'effet du fou rire.
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Pendant son examen de la situation, ce qui lui avait pris au maximum une vingtaine de secondes, Severus avait réussi à dégager discrètement sa main droit qui tenait toujours sa baguette.
Le temps qu'il avait passé immobile lui avait également permis de concocter une vengeance appropriée.
D'un mouvement rapide, il propulsa dans les airs toute la neige qui le recouvrait puis s'en servit pour créer quatre boules : deux de taille standard et deux autres de plus de 80 cm de diamètre.
Harry et Remus, voyant ce qu'il manigançait cessèrent immédiatement de rire mais avant qu'ils n'aient le temps de formuler un sort de protection, Severus envoya le tout, réservant bien entendu les deux boules géantes pour son fils et son collègue, lesquels se retrouvèrent en un rien de temps dans le même état qu'il l'était lui même un instant plus tôt.
Cette vengeance d'une grande maturité scella le début des hostilités et en moins de temps qu'il en faut pour dire quidditch, Harry et Remus s'étaient lancés dans la contre-attaque, suivis, après quelques instants d'hésitation par Neville et Hermione, démarrant ainsi une bataille des plus mémorables de l'histoire de Poudlard.
Après quelques minutes, les trois adolescents, qui s'étaient ligués contre leurs professeurs, avaient réussi à les encercler, et cachés derrière des arbres ou des buissons qui les protégeaient efficacement en cas de riposte, les mitraillaient de toutes parts.
Voyant leur situation devenir plus que critique, Severus et Remus avaient rapidement dressé une épaisse muraille de neige autour d'eux à l'aide de quelques sortilèges et préparé une quantité non négligeable de munitions. Ils s'étaient ensuite placés dos à dos pour pouvoir se protéger mutuellement et se tenaient prêts à l'attaque.
Après quelques minutes d'attente, ils aperçurent soudain du coin de l'œil un léger mouvement entre les arbres.
Vifs comme l'éclair, ils balancèrent la moitié de leur arsenal dans cette direction avant de se rendre compte, bien trop tard, qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un des trois jeunes.
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- « Oh merde ! » Murmura Severus en baissant sa baguette.
- « On est mort ! » ajouta Remus avant de se préparer à faire face à l'ouragan qui n'allait pas tarder à leur tomber dessus.
- « Messieurs Snape et Lupin… » gronda une voix féminine passablement énervée, « Puis-je savoir ce que vous êtes entrain de faire ? »
A suivre...
Alors ? A votre avis, qui s'est pris une rafale de boules de neige ?
