Lyly, jenni944, Patmol, moji : merci pour la review
adenoide : j'avoue que laisser Sev massacrer Lucius était tentant mais... En tout cas, en ce qui concerne Drago, je vois avec plaisir que tu as parfaitement cerné le personnage !
Bijouf :ne t'en fait pas, Sev a l'estomac solide ! L'ulcère n'est pas pour tout de suite ! Pour l'attitude de Gaby a la fin, et bien, j'ai essayé de mélanger son attitude soumise (en le faisant partir dans sa chambre au lieu de continuer à s'imposer) et le fait qu'il aime vraiment trop son père pour 'le perdre'.
vilarie : j'espère que la suite te plaira tout autant ! et... non je n'ai pas l'intention de devenir écrivain; je suis déja infirmière et ça me suffit largement !... et de toute façon entre utiliser des personnages déja existants et créer les siens, il y a une grande marge !
lafolledu2°: euh... ben je crois que je t'ai tout dit quand on s'est vu...
Désolée pour le retard mais je n'ai vraiment pas eu le temps de publier pendant le week-end.
Pour me faire pardonner, je vous annonce une bonne nouvelle : J'ai fini d'écrire la deuxième partie de cette fic !... Et encore mieux : j'ai même commencé le premier chapitre de la troisième partie (ch 40) !
Chapitre 33 :
Ma lueur d'espoir
Dans les jours qui suivirent l'intrusion de Sirius Black dans l'école, tout le monde ne parla plus que de ça, chacun exposant sa théorie sur la façon dont il avait réussi ce tour de force.
Et attendant sa remise en état, le portrait de la Grosse Dame avait été décroché de l'entrée de la salle commune des Gryffondors pour être remplacé par celui du chevalier du catogan et son poney gris, le personnage un peu loufoque qui avait indiqué à Ron, Hermione, Neville et Terry le chemin vers la tour de divination lors de la première semaine de cours.
D'après les trois Gryffondors, le chevalier passait son temps à les provoquer en duel, pointant sa lourde épée vers eux d'un air rageur, à draguer tous les portraits féminins des environs, et à inventer des mots de passe ridiculement compliqués qu'il modifiait au moins deux fois par jours. De nombreux élèves s'étaient d'ailleurs vus obligés de les écrire sur un morceau de parchemin pour s'en souvenir.
Heureusement pour les rouges et ors, après seulement une dizaine de jours, le portrait de la Grosse Dame était de retour. Elle avait été rénovée d'une main de maître mais se montrait à présent très inquiète, à tel point qu'elle n'avait accepté de reprendre son poste qu'à condition d'être protégée.
Dumbledore, qui n'avait toujours pas trouvé pourquoi et comment Sirius Black avait franchi les murs du château accéda sans discuter à sa requête et fit poster une escouade de trolls dans le couloir menant à la tour de Gryffondor afin qu'ils surveillent les allées et venues.
Pour plus de sécurités, le professeur Flitwick avait même ensorcelé la porte d'entrée et la grille du parc à l'aide d'une grande photo de Sirius Black de façon à ce qu'ils puissent le reconnaître et se verrouiller à son approche.
Le directeur avait également annulé toutes les sorties à Pré-au-lard et interdit les balades dans le parc une fois la nuit tombée. Il avait même recommandé de ne pas se promener seul hors du château ou dans les couloirs isolés mais de plutôt rester par groupes de trois ou quatre personnes au minimum.
Toutes ces mesures, bien que prises pour le bien de tous, laissaient l'école dans une atmosphère tendue semblable à celle qu'il y avait l'année précédente lorsque le monstre de Serpentard rôdait dans les couloirs.
Cette tension s'évapora cependant comme par magie quelques jours avant la St Valentin. Enfin… pour être plus précis, elle disparu deux jours avant le match Gryffondor – Serdaigle qui devait se dérouler le samedi précédant la fête des amoureux.
C'était donc à présent une ambiance fébrile qui régnait dans le château puisque, les deux équipes en question ayant gagné tous leurs matchs, la rencontre allait désigner le vainqueur du tournoi de quidditch de cette année.
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Le jour du match, lorsque les deux équipes sortirent en avance de table pour avoir le temps, avant le début de la rencontre, de vérifier les conditions climatiques et de se mettre en tenue, des applaudissements chaleureux s'élevèrent dans la pièce pour les encourager. Les Serdaigles, les Gryffondors et les Poufsouffles qui s'étaient levés pour frapper dans les mains en criant le nom des joueurs, ne reprirent place devant leur petit déjeuner qu'une fois les deux équipes hors du château. Seuls les Serpentards, par habitude pour beaucoup, par conviction pour quelques uns et par peur des représailles pour les autres ne suivirent pas le mouvement et restèrent assis à leur table et silence ou en sifflant. Malefoy et ses acolytes ne se gênèrent bien sur pas pour huer les deux équipes. D'ailleurs, si quiconque avait croisé le regard du blond à ce moment là, l'air à la fois diabolique et impatient qu'il y aurait vu lui aurait sans doute donné des frissons dans le dos tant le garçon semblait malveillant.
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Une demi-heure plus tard, dans leurs vestiaires, les joueurs de Serdaigle, leur tenue bleue sur le dos, écoutaient l'habituel discours d'avant match de leur capitaine, Roger Davies :
- « Comme vous avez pu le constater, les conditions climatiques sont presque optimales. Il y a bien une petite brise mais elle ne devrait pas gêner. Par contre, il faudra nous méfier du soleil ! Si jamais il arrive à percer les nuages, la visibilité en sera sans aucun doute réduite !
Le sol est encore gelé donc on pourra faire un décollage rapide. Il faut en profiter pour nous saisir du souaffle les premiers ! Et cette fois-ci, attention aux chutes ! Il n'y aura pas de boue pour amortir le choc ! »
Il fit un clin d'œil à Harry qui lui répondit en lui tirant la langue. Son capitaine ne manquait en effet jamais une occasion de lui rappeler son bain de boue lors du premier match de la saison et il avait donc depuis longtemps cessé de s'en vexer.
- « Bon ! » poursuivit Roger, beaucoup plus sérieusement. « Vous connaissez tous les enjeux de ce match ! Jusqu'à présent, au décompte des points, nous sommes largement devant Poufsouffle et Serpentard. On n'a donc rien à craindre d'eux ! Je sais qu'ils ont encore un match à jouer après les vacances de Pâques mais c'est maintenant que la coupe va se jouer. D'ailleurs, comme Dumbledore l'a annoncé ce matin, elle sera remise dès aujourd'hui. Gryffondor n'a que quarante points de retard sur nous. Ce qui veut dire que nous n'avons pas le droit à l'erreur ! »
Tout le monde acquiesça.
- « Vous connaissez l'efficacité de leur gardien et de leurs poursuiveuses alors soyez extrêmement précis dans vos tirs et dans vos passes ! On doit perdre le moins de balles possibles ! Si vous n'êtes pas sur d'avoir une bonne chance de marquer, ne tirez pas ! Faites une passe ! Il faut monopoliser le souaffle au maximum !
Les batteurs, vous vous concentrez au maximum sur la défense : ne laissez personne approcher de nos buts ! Vous pouvez utilisez la défense en double batte mais soyez imaginatifs ! N'utilisez pas deux fois de suite la même tactique !... Que ce soit en défense ou en attaque d'ailleurs ! Donc les poursuiveurs, cela vaut aussi pour vous !...
Il faut absolument les déstabiliser au maximum ! Être rapide et efficace !
Quant à toi Gaby, essaye d'attraper le vif d'or au plus vite !... Et le plus tôt sera le mieux, tu peux me croire !
En bref… soyez meilleurs que jamais ! »
Personne n'ajouta quoi que ce soit. Une concentration et une détermination extrême se lisaient à présent dans les yeux de chacun.
- « C'est l'heure, allons-y ! » termina Davies en jetant un coup d'oeil à la pendule qui se trouvait juste au dessus de la porte.
L'équipe se leva, balai sur l'épaule, et sortit des vestiaires en file indienne.
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Ils arrivèrent sur le terrain exactement en même temps que les Gryffondors, déclanchant une véritable tempête sonore.
Les trois-quarts de la foule arboraient des cocardes ou des écharpes aux couleurs d'une des équipes, voir des deux, et agitaient des drapeaux ornés du lion de Gryffondor ou de l'aigle de Serdaigle.
Dans la tribune des professeurs, le rouge et le bleu étaient également de sortie :
Le petit professeur Flitwick, directeur de la maison Serdaigle, était habillé en bleu des pieds à la tête.
Le professeur McGonagall, elle, avait décoré son chapeau d'une multitude de cocardes rouges et or et tenait à la main un drapeau aux couleurs de sa maison.
Severus lui-même avait dérogé à ses habitudes et, assis au premier rang, laissait voir l'écharpe de Serdaigle empruntée à son fils qu'il portait autour du cou.
Remus, quant à lui, partagé entre son presque filleul et sa maison de cœur (avec quand même une large préférence pour le premier) s'était peint en un tour de baguette un animal animé représentant chaque maison sur les joues. Il avait d'ailleurs proposé à Severus de lui dessiner à lui aussi un aigle sur la joue mais celui-ci avait refusé de se donner ainsi en spectacle.
Installé à sa place habituelle, c'est-à-dire juste à côté du professeur McGonagall, Lee Jordan était une fois de plus au commentaire :
- « Et voici les deux équipes qui entrent sur le terrain ! L'équipe de Gryffondor, composée de Dubois au poste de gardien… Johnson, Bell et Spinnet aux postes de poursuiveuses… ALLEZ LES FILLES ON EST AVEC VOUS !!! … Thomas au poste d'attrapeur… j'en profite d'ailleurs pour lui souhaiter bon courage, il en aura besoin ! … et ceux que vous adorez tous : Weasley et Weasley, les cognards humains, aux postes de batteurs ! »
Les supporters des rouges et ors étaient debout dans les tribunes et faisaient une véritable ovation aux joueurs de leur équipe.
- « Et pour Serdaigle… » Poursuivit Lee dès que sa voix pu passer par-dessus les cris de la foule « … on retrouve Chambers dans les buts… Davies, Chang et Belby aux postes de poursuiveurs… MacDougal et Carmichael aux battes… et Gabriel Snape au poste de poursuiveur, toujours armé de son magnifique éclair de feu ! »
- « JORDAN ! Vous n'allez pas recommencer ! » Prévint le professeur McGonagall qui n'avait pas envie d'entendre une nouvelle fois toutes les qualités et caractéristiques du balai de l'attrapeur des Serdaigles, tandis qu'une nouvelle salve d'applaudissement, en faveur des bleus cette fois-ci, se faisait entendre.
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- « Davies et Dubois, serrez-vous les mains ! » dit Mme Bibine.
Les deux protagonistes s'approchèrent l'un de l'autre et se souhaitèrent sportivement bonne chance.
- « Tous sur vos balais… attention… un… deux… trois… »
Son coup de sifflet fut noyé par les cris de la foule qui saluèrent l'envolée des quatorze joueurs.
Dès qu'il fut dans les airs, Harry sentit le vent s'engouffrer dans ses cheveux et immédiatement, un grand sourire illumina son visage, montrant tout le plaisir qu'il prenait à voler. Il prit quelques instants pour savourer puis se mit en quête du vif d'or.
- « Gryffondor à l'attaque ! » annonça Lee Jordan dans le mégaphone. « Katie Bell en possession du souaffle… elle passe à Angelina Johnson qui fonce vers les buts de Serdaigle… elle tire et… ARGH ! Le souaffle est intercepté par Chang qui passe immédiatement à Davies qui… OUI ! … un cognard envoyé par Fred Weasley… à moins que ce ne soit George… en tout cas, Serdaigle perd le souaffle et Gryffondor est de nouveau à l'attaque !... Spinnet… Bell… Spinnet… Johnson… Spinnet à nouveau … qui évite de justesse un cognard en faisant une superbe roulade du paresseux et qui en profite pour passer à Bell… elle arme son tir et … passe sur le côté à Johnson … qui marque !! … Superbe manœuvre des poursuiveuses de Gryffondor, qui en plus d'être très jolies sont douées (regard noir de McGonagall)… Elles ouvrent le score ! Chambers n'a rien pu faire ! »
Les trois jeunes filles firent quelques loopings en signe de victoire sous les hurlements enthousiastes des supporters puis se reconcentrèrent sur le match.
- « C'est Chang qui récupère le souaffle… elle évite Bell et Spinnet… et reçoit un cognard expédié par un des frères Weasley qui l'oblige à lâcher le souaffle qui… ZUT !! … qui est rattrapé par Belby… qui fait une passe à revers à Chang… qui s'élance… »
Le commentaire de Lee Jordan résonnait dans tout le stade, accompagné par le tumulte de la foule qui hurlait et chantait.
- « … elle contourne Johnson et repasse à Belby !... Il n'a plus que le gardien devant lui… il tire… et marque !... le score est donc de dix partout après seulement cinq minutes de jeu ! »
Les supporters des Serdaigles poussèrent des rugissements de joie.
- « Gryffondor reprend le souaffle et c'est Katie Bell qui remonte le terrain… elle est interceptée par Davies qui reprend le souaffle… il passe à Belby… Belby qui évite Spinnet…mais voilà un nouveau superbe cognard de Fred… non c'est George… Oh peu importe ! Un des deux en tout cas !... et Belby lâche le souaffle qui est repris par Katie Bell… heu… qui le lâche aussi…et c'est Davies qui le récupère ! … Le capitaine des Serdaigles en possession du souaffle qui remonte le terrain à toute vitesse… allez Gryffondor il faut le bloquer !... »
Pendant ce temps, Harry volait de l'autre côté du terrain, derrière les buts de Serdaigle, à la recherche du vif d'or.
- « Et Chang évite une nouvelle fois Spinnet !... elle file vers les buts, les trois poursuiveuses de Gryffondor à ses trousses… mais… mais attendez que fait-elle ?... Elle amorce une chandelle ascendante pour échapper à ses adversaires et … elle lâche le souaffle que récupère Davies… qui tire… et qui marque !... Nous en sommes à présent à soixante-dix à soixante en faveur de Serdaigle. En tout cas superbe réalisation de l'équipe bleue qui décidément nous fait un festival de figures puisque après l'attaque en faucon et la tremblante de Wollongong, voici à présent la feinte de Porskoff !... C'est vraiment un match exceptionnel auquel nous assistons aujourd'hui ! … Une chose est sure, le vainqueur aura amplement mérité la victoire ! »
S'en suivit une ovation générale dans le stade, certains Serpentards s'étant même joints aux autres maisons pour applaudir la prouesse technique.
Harry, qui s'était arrêté un instant pour acclamer ses coéquipiers, assura sa prise sur son balai et se remit à zigzaguer parmi les autres joueurs, virant, montant ou descendant à la recherche de la petite balle dorée.
Entre temps, trois autres buts avaient été marqués de part et d'autre, portant ainsi le score à 100 à 90, toujours en faveur de Serdaigle.
- « Katie Bell de Gryffondor évite Davies… contourne Belby…elle passe à Johnson qui file vers les buts… VAS-Y ANGELINA !... GRYFFONDOR MARQUE !... 100 partout ! Les deux équipes sont de nouveau à égalité !... Et c'est Chang qui reprend le souaffle… »
La rencontre avait débuté il y a maintenant plus d'une heure sans que personne n'ait encore aperçu le vif d'or. Pourtant il était évidant que ce serait la seule chose à même de départager les deux équipes puisque le score était resté très serré depuis le début de la rencontre.
Soudain, alors que Roger Davies marquait un nouveau but, permettant ainsi à son équipe de reprendre la tête 190 à 180, Harry le vit enfin : la minuscule balle dorée voletait à une trentaine de mètres du sol, juste au dessus des buts de Gryffondor.
Harry remonta donc en chandelle à la vitesse d'un boulet de canon. Dean l'imita immédiatement mais se trouvant à une altitude largement inférieure, il avait beaucoup de retard, ce qui signifiait que pour lui, c'était pratiquement perdu d'avance.
Malheureusement pour le Serdaigle, le vif d'or décida soudain de s'éclipser. Il amorça une descente puis contourna les buts avant de filer de l'autre côté du terrain. Son changement de trajectoire arrangeait bien Dean qui du coup, se retrouva à la même hauteur que lui.
Voyant cela, Harry piqua immédiatement et ramena son éclair de feu aux côtés du Nimbus 2000 de l'attrapeur de Gryffondor.
Ils étaient à moins de dix mètres du vif quand soudain, un mouvement aux pieds de la tribune faisant face à celle des professeur fit tourner la tête au Serdaigle : juste là, alors que personne ne semblait encore les avoir remarqué, se tenaient cinq détraqueurs encagoulés et vêtus de longues capes noires.
Ensuite, tout se passa très vite : alors que les spectateurs s'apercevaient enfin de la présence d'intrus sur le terrain, Harry, lui, stoppait net sa course pour plonger la main sous sa robe de quidditch, récupérant ainsi sa baguette magique. Il se concentra finalement sur un souvenir heureux et hurla « SPERO PATRONUM ! »
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Tribune des professeurs, quatre minutes plus tôt :
- « Est-ce que tu as discuté avec Gaby de ce qui s'est passé l'autre jour ? » demanda Remus à voix basse sans quitter le match des yeux.
- « Oui… et je crois que j'ai compris ce qui l'avait mis dans cet état… »
- « … »
- « En fait, il s'imagine que si un jour je rencontre quelqu'un, je ne m'occuperai plus de lui. » … « Il m'a vu te prendre dans mes bras dans le hall… » Ajouta Severus après quelques secondes dans un murmure à peine perceptible.
- « Et il a cru… » Pouffa Remus « Il a vraiment une imagination débordante ! »
- « Ça c'est le moins qu'on puisse dire ! » répondit Severus avec un rictus amusé en repensant à la plaisanterie d'Harry sur le fait d'appeler Remus 'maman'. « Enfin… » Soupira t-il, « Je lui ai expliqué pour la millième fois que non, je ne l'abandonnerai pas, et ce, quelle qu'en soit la raison, que personne ne pourrait jamais le remplacer… etcetera… et il a rapidement été beaucoup mieux !... Je pense d'ailleurs que cette fois-ci, il a compris que je n'allais pas m'évaporer du jour au lendemain parce que depuis, j'ai l'impression qu'il me colle un peu moins. »
- « Maintenant que tu le dis, c'est vrai q… »
- « Ça y est ! Il l'a repéré ! Regarde ! » L'interrompit Severus en pointant Harry du doigt.
- « ALLER GABY ! FONCE ! » Crièrent-ils en cœur, se mêlant à la foule.
Ils regardèrent Harry filer en direction des buts de Gryffondor puis changer brusquement de trajectoire, toujours à la poursuite du vif d'or, contourner les buts, frôler l'herbe sur une dizaine de mètres, revenir à côté de l'attrapeur adverse…gagner petit à petit du terrain sur la balle…
… Puis stopper net, laissant le Gryffondor terminer la poursuite seul.
Le sourire que les deux professeurs arboraient en regardant les acrobaties du garçon se fana lorsqu'ils le virent arrêter net sa course et faire face, baguette en main, à cinq formes encapuchonnées qui venaient d'arriver sur le stade.
- « Non Severus, attend ! » fit Remus en posant une main sur le bras de son collègue dans le but de l'empêcher de sortir lui aussi sa baguette. « Laisse faire Gaby ! »
Severus, qui, depuis qu'il les avait aperçu, n'avait plus quitté les formes noires des yeux, leva la tête juste au moment où son fils lançait son sortilège.
De la baguette d'Harry jaillit alors non pas un nuage informe comme cela avait toujours été le cas jusqu'à maintenant mais un animal argenté qui étincelait d'une lumière aveuglante. Une magnifique panthère couru silencieusement jusqu'aux détraqueurs et leur sauta dessus. Les cinq créatures se retrouvèrent immédiatement au sol et l'animal fit volte face pour revenir vers Harry avant de se volatiliser.
- « Oh Merlin… » Murmura Severus, choqué, les yeux ronds comme des soucoupes, en retombant lourdement sur son siège.
- « Il a réussi ! Tu as vu Severus ? Il a fait un patronus corporel ! Il l'a fait ! » Cria Remus, ravi. « Il a … »… « Severus ? » demanda t-il, inquiet, en voyant le regard figé de son collègue.
- « … »
- « Severus, ça va ? »
- « … »
- « Severus ? »
Toujours aucune réaction : Le professeur de potion continuait à fixer l'endroit où se trouvait son fils.
- « Severus Snape répond-moi ! »
- « … »
- « SEVERUS ! »
En entendant le calme Lupin hurler, les autres professeurs détournèrent leur attention du terrain et alors que Mme Bibine sifflait la fin du match, ils observaient leur collègue Serpentard figé sur son siège.
- « SEVERUS ! » cria à nouveau Remus, cette fois-ci en l'attrapant fermement par les épaules pour le secouer.
- « I…il… c…c…c…c'est m-moi… » Balbutia le maître des potions encore sous le choc. « C'est moi… c'est moi… »
Avant que quiconque ne puisse lui demander ce qu'il voulait dire, il se redressa d'un bond et quitta les tribunes en courant sous le regard étonné de ses collègues.
- « Qu'est ce qui lui prend ? » s'étonna Remus, « Gaby a travaillé très dur sur ce sortilège, et on était sur depuis le début qu'il finirait par y arriver… alors je comprend qu'il soit content mais à ce point là… »
- « A mon avis, ce n'est pas tant le fait que Gabriel ait réussi à faire un patronus que la forme du patronus lui-même qui le fait réagir comme ça ! » L'interrompit McGonagall alors que le directeur, les yeux pétillant comme jamais, se levait pour rejoindre à son tour le terrain.
- « Qu'est ce que vous voulez dire Minerva ? » demanda Remus en fronçant les sourcils.
- « Voyons Remus, réfléchissez un peu ! Une panthère ! »
- « … »
Minerva leva les yeux au ciel devant le manque de compréhension de son jeune collègue.
- « Un animal à la fois ténébreux et solitaire mais aussi courageux et protecteur envers les siens… ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? »
- « … si… » Répondit Remus, hésitant. « … Severus… »
- « Précisément ! »
- « Alors il est… comment l'avez-vous su ? »
- « C'est moi qui lui ai appris…. Il y a des années, quand il est devenu professeur… tout au début. On pensait que ça pourrait l'aider dans son rôle d'espion donc quand Albus a commencé à lui apprendre l'occlumentie et la légilimancie, moi, je me suis chargée de sa formation d'animagus. »
- « Sa formation d'animagus… » Fit Remus, pensif « … donc la personne en qui Gabriel met toute sa confiance… »
- « C'est son père ! Exactement ! » Répondit Minerva en se levant.
Remus eut un léger pincement au cœur en pensant que normalement, si les vrais parents d'Harry étaient encore en vie, ce serait sans doute Cornedrue, l'animagus cerf de James, qui serait apparu. Si Voldemort…
Remus secoua la tête pour se remettre les idées en place, ne voulant pas replonger dans un passé douloureux, et suivit le professeur McGonagall qui descendait les escaliers jusqu'au terrain.
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Pendant que Minerva donnait quelques explications à Remus, Severus avait déjà rejoint Harry qui, après avoir lancé son sortilège, s'était posé sur le terrain. Dès qu'il fut prêt de son fils, il le serra plus fort que jamais contre lui, ému.
- « Je vais bien papa ! Je n'ai rien ! » Fit Harry qui se demandait s'il n'allait pas finir étouffé, pensant que son père agissait ainsi parce qu'il avait eu extrêmement peur pour lui. « Et tu as vu, les détraqueurs ne m'ont rien fait ! Je n'ai rien ressenti ! »
- « C'est parce que ce n'était pas de vrais détraqueurs ! » répondit Albus qui venait de les rejoindre en désignant les 'détraqueurs' d'un signe de tête.
Harry, que son père avait finalement consenti à reposer sur le sol, se tourna dans la direction indiquée par le directeur et vit alors l'équipe de Serpentard (Montague, Flint, Malefoy, Bletchley, Bole, Derrick et Warrington) ainsi que Crabbe, Goyle et Pucey, l'ancien poursuiveur, allongés les uns sur les autres, empêtrés dans de longues robes noires avec cagoules assorties dont ils essayaient tant bien que mal de se débarrasser.
A la façon dont ils étaient tombés, il était évident que les plus légers étaient montés sur les épaules des plus forts de façon à paraître suffisamment grand pour que la ressemblance avec les véritables créatures soit plausible.
A leurs côtés, Mme Bibine, les mains sur les hanches et une expression d'intense fureur sur le visage était en train de leur hurler sa façon de penser :
- « UN STRATAGÈME LAMENTABLE ! UNE TENTATIVE LACHE ET ABJECTE POUR DÉSTABILISER LES JOUEURS ! … VOTRE VENGEANCE POUR VOTRE DÉFAITE LORS DU DERNIER MATCH JE SUPPOSE ! N'EST-CE PAS MONSIEUR MALEFOY ? … VOTRE DIRECTEUR DE MAISON ET LE PROFESSEUR DUMBLEDORE DOIVENT ÊTRE RAVIS D'UNE TELLE ATTITUDE ! J'EN SUIS PERSUADEE ! ET LAISSER MOI VOUS DIRE QUE QUELQUE SOIT LA PUNITION QU'ILS VOUS … »
- « Je crois qu'il vaut mieux que je rejoigne Rolanda avant Minerva… » Fit Albus en s'éloignant pour 'intercepter' la directrice de Gryffondor avant qu'elle n'atteigne l'endroit où se tenaient les dix Serpentards et le professeur de vol. « … à elles deux, j'ai peur de ce qui pourrait advenir de ces messieurs. »… « Severus…. Je m'occupe de la sentence, ne vous en faites pas ! » Termina t-il.
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- « C'était magnifique Gaby ! Je savais bien que tu finirais par y arriver ! »
- « Merci Moony ! » répondit Harry alors que son père, encore légèrement déboussolé n'avait pas encore dit un mot.
- « Papa ça va ? » demanda Harry qui venait de remarquer l'attitude étrange de son père. « Qu'est ce que tu as ? »
- « …je… »
- « Papa ? »
- « Ne t'en fais pas, il va très bien ! Il est simplement trop heureux pour te répondre… »
Harry se tourna vers Remus, le regardant sans comprendre.
- « Tu viens de lui faire le plus beau des cadeaux dont un père puisse rêver Gabriel… »
- « … »
- « Ton patronus ! … enfin… sa forme ! » Précisa Remus en voyant qu'Harry n'avait pas saisi ce qu'il voulait dire.
- « J'EN ÉTAIS SUR ! » s'écria Harry en sautant sur son père qui le réceptionna avec plaisir. « C'est toi ! Je savais que ce serait toi ! Ça ne pouvait être que toi ! »
Sentant l'étreinte de son père se resserrer, il poursuivit, à voix basse cette fois-ci, de façon à ce que seul Severus entende :
- « C'est toi qui m'a sauvé ! Qui m'a aimé !... C'est à toi que j'ai pensé en faisant mon patronus !... C'est toi ma lueur d'espoir ! »
En entendant cela, Severus laissa échapper une larme de bonheur et chuchota un « je t'aime » à l'oreille de son fils avant de le reposer sur le sol.
- « C'est ton animal totem ou tu es animagus ? » demanda Harry qui après ces moments d'émotion venait de retrouver toute sa curiosité.
- « Je suis un animagus… non déclaré, bien entendu sinon cela ne m'aurait servi à rien. C'est Minerva qui m'a appris quand je suis devenu espion… pour m'aider à me fondre dans le décor. »
- « Tu m'apprendras ? Tu me montreras comment devenir animagus ? »
- « Promis ! » lui répondit Severus qui, maintenant remis de sa surprise, avait un sourire jusqu'aux oreilles.
-
Quelques minutes plus tard, Dumbledore, McGonagall, Mme Bibine, les deux capitaines et Flitwick, qui avait fini par rejoindre ses collègues sur le terrain, allèrent se placer au centre du stade.
Le directeur se lança alors un sonorus et s'adressa à la foule :
- « COMME VOUS L'AVEZ CONSTATE, C'EST DEAN THOMAS, L'ATTRAPEUR DE GRYFFONDOR, QUI A RÉUSSI A SE SAISIR DU VIF D'OR, DONNANT AINSI LA VICTOIRE A SON ÉQUIPE. CEPENDANT, … » poursuivit-il avant que les rouges et ors ne laissent éclater leur joie « …LES EVENEMENTS DE LA FIN DU MATCH DOIVENT ÊTRE PRIS EN COMPTE. »
Un grand silence se fit dans le stade, chacun écoutant attentivement.
- « EN CE QUI CONCERNE LES ELEVES DE SERPENTARD AUTEURS DE CETTE MASCARADE, JE LEUR DONNE A CHACUN UNE SEMAINE DE RETENUE ET JE RETIRE 200 POINTS, SOIT 20 PAR PERSONNE, A LEUR MAISON. EN PLUS DE CELA, J'AJOUTERAI QUE MONSIEUR MALEFOY, AYANT DÉJÀ ÉTÉ AVERTI A PLUSIEURS REPRISES LORS DE LA PRECEDENTE RENCONTRE EN CE QUI CONCERNE SON ATTITUDE INADMISSIBLE SUR LE TERRAIN, EST DES AUJOURD'HUI EXCLU, ET CE DÉFINITIVEMENT, DE L'ÉQUIPE DE QUIDDITCH DE SERPENTARD ! »
Des sifflements et des grognements s'élevèrent des tribunes des verts et argents mais personne n'osa protester ouvertement.
- « COMME JE LE DISAIS » reprit Dumbledore, « LES EVENEMENTS DE CETTE FIN DE MATCH DOIVENT ÊTRE PRIS EN COMPTE. EN CONSÉQUENCE, APRÈS M'ÊTRE CONCERTÉ AVEC LES CHEFS DE MAISON ET LES CAPITAINES DES DEUX EQUIPES, J'AI DÉCIDÉ, AVEC LEUR ACCORD, QUE CETTE ANNÉE, LA COUPE DE QUIDDITCH REVIENDRAIT A LA FOIS A SERDAIGLE ET A GRYFFONDOR ! »
Dans les tribunes, ce fut l'explosion de joie ! En réalité, cette solution plaisait à tout le monde, que ce soit à Serdaigle ou à Gryffondor, et même à Poufsouffle, puisque cela permettait de reconnaître les qualités exceptionnelles des deux équipes.
Dès la fin de l'annonce, des vagues de supporters vêtus de robes rouges ou bleues submergèrent les barrières et envahirent le terrain. Tous les joueurs furent alors hissés sur les épaules de la foule pour un tour d'honneur tandis que les professeurs regagnaient les gradins.
Une demi-heure plus tard, Dubois et Davies brandissaient la coupe de quidditch, la tenant chacun par une anse.
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Ravis de cette victoire conjointe, les quatorze joueurs avaient décidé de se retrouver dans la grande salle le soir même, avec tous les élèves qui le souhaitaient, et ce, quelque soit leur maison, pour fêter le gain de la coupe.
Ils en avaient demandé l'autorisation à Dumbledore qui la leur avait bien entendu accordée immédiatement et avait même, pour récompenser cette entente entre les maisons, demandé aux elfes de maison de préparer des gâteaux et du jus de citrouille pour la soirée et levé le couvre-feu jusqu'à minuit… à condition qu'au moins deux professeurs restent pour surveiller la soirée.
Les élèves grimacèrent un peu face à cette condition mais acceptèrent quand même, ne voulant pas manquer une telle occasion de s'amuser.
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Le dîner venait d'être servi lorsque Remus entendit une alarme résonner dans sa tête, signe qu'une ou plusieurs personnes se trouvaient actuellement dans le passage secret reliant la château à Honeydukes.
Il se pencha vers Severus qui était, comme toujours depuis leur réconciliation, assis à ses côtés et lui chuchota quelques mots à l'oreille. Si quelqu'un avait regardé Severus à ce moment précis, il aurait pu voir les traits du maître des potions se durcir et son teint prendre une nuance encore plus pâle qu'à l'accoutumée.
Quelques secondes plus tard, les deux professeurs se levèrent et quittèrent la grande salle le plus discrètement possible sous le regard intrigué du directeur et de leurs collègues ainsi que celui d'un jeune garçon aux longs cheveux noirs que seule la crainte de mettre son père dans une rage folle en se mettant peut-être en danger retint de les suivre hors de la grande salle.
Une fois dans les couloirs, Severus et Remus se mirent à courir pour gagner le plus rapidement possible le deuxième étage où se trouvait la statue de la sorcière borgne qui dissimulait un des passages secrets menant à Pré-au-lard.
Ils se cachèrent à l'angle d'un mur, se tapissant dans l'ombre, de façon à être quasiment invisibles tout en ayant un champ de vision dégagé et attendirent.
- « Tu as placé l'alarme à quel endroit ? » demanda Severus à Remus en chuchotant. « Tu es certain qu'il n'a pas pu sortir avant qu'on arrive ? »
- « Aucune chance… Le signal se déclanche dès que l'on ouvre la trappe à l'autre bout du tunnel. Alors que se soit sous forme humaine ou sous forme canine, vu la longueur du souterrain, il n'a pas pu arriver ici avant nous. »
Vingt minutes plus tard, il n'y avait toujours aucune trace d'un intrus et Severus commençait à perdre patience.
- « Tu es sur que… »
- « Attend ! » le coupa Remus, « L'alarme vient de se déclancher à nouveau ! »
- « Il aurait fait demi-tour ? »
- « Je ne sais pas… attendons encore un peu et si personne n'apparaît, on ira voir… »
Environ quinze minutes plus tard, temps que les deux hommes passèrent dans un silence tendu, ils entendirent un léger crissement, signe que le passage de la sorcière venait de s'ouvrir, puis virent deux formes apparemment masculines en sortir.
Les deux professeurs attendirent que le passage soir refermé pour être certains que toute retraite serait impossible puis jaillirent de leur cachette, baguette pointée devant eux, un sortilège d'immobilisation au bord des lèvres.
- « Sortez immédiatement de là ! » fit Severus de sa voix la plus froide.
- « Et ne faites rien d'inconsidéré ! » ajouta Remus sur le même ton.
Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'à la place de Sirius Black et de son complice … enfin… supposé complice, apparurent deux têtes rousses :
Fred et Georges Weasley, les bras chargés de sachets de bièraubeurres et de sucreries diverses se tenaient à présent devant eux, affichant un air presque apeuré, ne s'attendant pas à une réaction si virulente s'ils se faisaient prendre en flagrant délit de non respect du règlement.
Réprimant immédiatement le sort qu'ils étaient sur le point de lancer, les deux professeurs baissèrent leur baguette en poussant un soupire à la fois soulagé et agacé.
- « Qu'est ce que vous faites ici ? » gronda Severus.
- « Comment avez-vous découvert ce passage ? » demanda au même moment Remus.
- « Euh… nous… hum… » Bégaya George en montrant les énormes sachets qu'il tenait.
- « On a fait quelques provisions pour la fête… » Expliqua Fred.
- « Et COMMENT avez-vous découvert ce passage ? »
- « Heu… par hasard… » Essaya George. « … on est tombé dessus par hasard un jour en nous cachant de Rusard… »
Cette explication était bien entendu peu crédible étant donné qu'un mot de passe était nécessaire pour ouvrir l'entrée du souterrain et les jumeaux surent immédiatement, aux regards que leur lancèrent les deux professeurs que ni l'un ni l'autre ne les avait cru.
Ils furent donc franchement étonnés de voir que, contrairement à ce qu'ils pensaient, les deux adultes ne leur posèrent pas plus de question et ne semblaient pas vraiment en colère mais plutôt ennuyés.
- « Aller… filez dans la grande salle tous les deux ! Le dîner doit être sur le point de se terminer ! »
- « Merci professeur Snape ! » firent les deux garçons, ravis de ne pas recevoir de punition.
- « Oh !... une dernière chose ! » lança Severus alors que les deux Gryffondors s'éloignaient. « Vingt points en moins pour Gryffondor ! Et je ne veux plus que vous utilisiez ce passage ! Si moi ou un autre professeur vous y reprend, ce sera deux semaines de retenues avec M Rusard ! »
Fred et George répondirent d'un vague mouvement de tête et s'éclipsèrent rapidement, ne souhaitant pas faire perdre plus de points à leur maison.
Alors qu'ils tournaient à l'angle du couloir, ils entendirent le professeur de potion lancer d'un ton dégoulinant de sarcasmes :
- « Personne ne l'a jamais découvert à part vous ! … N'est ce pas Lupin ? »
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La soirée fut un véritable succès. Tous les participants prirent un immense plaisir à rire et s'amuser sans se soucier d'autre chose que de dévorer un maximum de sucreries et de gâteaux tout en évitant les 'bonbons surprises' que Fred et George (avec la collaboration plus ou moins secrète de Harry) avaient décidé de tester ce soir là.
Ainsi, malgré toutes les précautions que les élèves prirent, il ne fut pas rare de voir quelqu'un se transformer pour quelques secondes en lapin, en canari, ou même changer de couleur, puis reprendre forme normale sous les rires des autres étudiants. Même la présence de Severus et Minerva, pourtant connus comme les plus stricts professeurs du collège (c'est d'ailleurs pour ça que Dumbledore les avait choisi pour surveiller la soirée), n'entama pas la bonne humeur puisque les deux enseignant se contentèrent de s'installer dans un coin de la salle pour bavarder et jetant un coup d'œil aux jeunes de temps à autre.
A minuit, Minerva et Severus mirent fin aux festivités et renvoyèrent chaque maison dans leurs quartiers respectifs en demandant aux préfets de prendre en charge leurs camarades.
Harry, que la présence de son père n'avait pas gêné le moins du monde s'était lui aussi amusé comme un fou. C'est donc épuisé mais d'excellente humeur qu'il alla se coucher ce soir là.
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Le lendemain, tout en prenant leur déjeuner, Severus et Harry discutèrent de la journée de la veille.
- « Alors papa, qu'est ce que tu as pensé des crèmes canari ? » questionna Harry qui, bien entendu, avait informé son père du projet des jumeaux, ne voulant pas faire une chose aussi 'importante' dans son dos.
- « Très réussi ! Mais j'avoue que je préfère les lapins… surtout au goût ! » Répondit Severus qui, la veille, avait eu 'la chance' de se transformer en ces deux animaux.
- « Je sais… tu préfères le chocolat ! Les jumeaux aussi d'ailleurs… mais il fallait bien que je penses à ceux qui préfèrent la vanille ! »
- « En parlant de tes 'associés'… est ce que, par hasard, tu saurais comment ils ont découvert des passages secrets que le directeur lui-même ne connaît pas ? »
- « C'est bien possible… » Répondit Harry avec un grand sourire « Qu'est ce que tu me donnes en échange de cette information ultra confidentielle ? »
- « Je croyais avoir un fils à Serdaigle, et pas à Serpentard ! » lui fit remarquer Severus et levant un sourcil amusé.
- « Certes, certes… Cependant, père, je souhaiterai vous rappeler que le choixpeau à bien faillit m'y envoyer par deux fois ! Et que de plus, votre appartenance à cette maison a sans doute fortement influencé ma pauvre personne ! » Répliqua Harry d'un ton guindé qui fit sourire Severus.
- « Dans ce cas, fils » fit Severus en entrant dans le jeu d'Harry, « J'ose espérer que la dernière part de tarte à la mélasse, qui, si je ne m'abuse, est votre dessert favoris, me suffira pour obtenir les informations que vous détenez. »
- « Moui… je penses que ça suffira ! » répondit Harry en s'emparant du dessert d'un air gourmand.
- « Alors ? » demanda Severus après quelques minutes alors qu'Harry, faisant mine d'avoir totalement occulté la première question de son père, se concentrait sur sa part de tarte.
- « La patience est une vertu papa ! … Tu devrais le savoir pourtant vu que tu me le rappelles au moins une fois par semaine ! » Lança Harry, taquin.
- « Et qui a dit que j'étais vertueux ? » fit Severus sur le même ton.
- « … Dans le livre des maraudeurs qu'ils ont trouvés dans le bureau de Rusard. » consentit finalement à répondre Harry avant de lui expliquer, dans les grandes lignes, le contenu de l'ouvrage qu'il avait lui-même eu l'occasion de lire à plusieurs reprises.
- « Il me semblait bien avoir déjà vu certaines de leurs blagues quelque part… » Marmonna Severus.
- « Et tu en a même fait les frais… comme la fois ou tu t'es retrouvé à crier 'vive Gryffondor' au milieu de la grande salle ! »
- « Comment est ce que tu… » Commença Severus, certain de ne jamais lui avoir parlé de cet épisode.
- « A chacun de leur coup, ils ont noté qui avait été les victimes de leur blague. Mais ne t'en fais pas, j'ai interdit aux jumeaux de refaire ce genre de choses à qui que ce soit ! »
Severus lui fit un petit sourire plein de fierté pour le récompenser de cette décision puis lui demanda :
- « Est-ce que Remus est au courant ? »
- « Non ! » fit Harry en rigolant. « Et ne lui dit pas ! On lui prépare une petite surprise pour la fin de l'année !... rien de bien méchant, rassures-toi… juste pour lui rappeler le bon vieux temps ! Fred et George attendent d'ailleurs avec impatience le moment de prendre un maraudeur à son propre piège ! » (Fred et George savent que Remus était un maraudeur car ils ont entendu Harry l'appeler Moony. Ils ont donc immédiatement fait le rapprochement et n'ont eu qu'à lui demander confirmation lors de l'une de leur réunion).
A suivre...
