Coucou tout le monde ! Merci pour les 33 reviews !
geminou, rim999, Touraz, Mika, Severia ROGUE, grispoil, petite grenouille, jenni944, Obscura, lyly : merci pour la review et les encouragements
bouba : bienvenue dans le monde de Harry Potter ! J'espère que tu trouveras beaucoup de fic qui vont te plaire !
aliminar : j'étais bien tentée de répondre à une de tes questions mais finalement, j'ai préféré te garder la surprise ! lol ! Moi ? Sadique ? ... Oui ! Et fière de l'être !
lafolledu2° : Merci beaucoup de m'avoir épargnée... même si je sais que c'est juste parce que tu veux pouvoir lire la suite ! lol ! J'espère que tu es bien reposée et prête pour demain soir ... et que ta DS est chargée !
adenoïde : Pourquoi avoir enlevé Gaby ? ... Parce que j'aime le voir souffrir ? Nan... Je t'assure que Sirius pense avoir d'excellentes raisons de le faire !
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Et voilà maintenant la suite que vous attendiez tous : le face à face avec Sirius !
Bonne lecture !
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Ps: Et pour tous ceux qui ont grogné parce que j'ai coupé mon dernier chapitre à un moment critique... et bien... je suis désolée de vous apprendre que je le referai ! Niak !
Chapitre 36 :
Face à face
La pièce dans laquelle Severus et Remus débouchèrent était en fait une chambre. Elle n'était éclairée que par quelques vieux morceaux de chandelles alignés sur le manteau de la cheminée mais d'après ce qu'ils pouvaient voir, elle semblait légèrement en meilleur état et mieux entretenue que le reste de la maison.
A gauche, devant le foyer, se trouvait une vieille chaise bancale et une table dont l'une des pattes avait été grossièrement rafistolée avec de la ficelle et un morceau de bois quelconque. Dessus, on pouvait voir de vieux exemplaires froissés de la gazette du sorciers, sans doute récupérés dans une poubelle, un couteau émoussé, ainsi qu'une vieille assiette en porcelaine ébréchée contenant une poignée de baies sauvages, un quignon de pain et un trognon de pomme.
Dans le coin le plus éloigné de l'entrée se dressait un majestueux lit à baldaquin qui avait du, il y a longtemps, être magnifique, et juste à côté, recroquevillé entre le mur et la table de nuit, se trouvait… Harry.
Il avait, semblait-il, essayé de se dissimuler au maximum dans l'ombre du lit puis s'était roulé en boule sur le tapis rongé aux mites, un bras passé au dessus de sa tête, comme pour se protéger, et l'autre tenant sa jambe blessée qui formait d'ailleurs un angle inquiétant.
A la gauche du jeune sorcier était accroupi un homme décharné aux cheveux sales et emmêlés lui tombant sur les épaules, lequel essayait apparemment de le tirer de sa maigre cachette.
# Merlin soit loué, il va bien ! # soupira intérieurement Snape qui venait de repérer son fils.
- « Recule immédiatement Black ! » susurra Severus d'une voix mortellement froide, sa baguette fermement pointée vers le fugitif.
Sirius Black, qui n'avait pas entendu les deux professeurs entrer, sursauta et se retourna brusquement vers le directeur de Serpentard avant de se redresser difficilement.
Sa peau était pâle et crasseuse, tendue sur les os de son visage, et ses yeux gris, hantés, brillaient au creux de ses orbites sombres et profondes si bien qu'à la lueur blafarde des bougies, on aurait facilement pu le prendre pour un cadavre. Lorsqu'il parla, ce fut d'une voix rauque qui semblait avoir du mal à retrouver son timbre normal, preuve qu'il avait depuis longtemps perdu l'habitude de parler.
- « Snivellus ! » lança t-il de sa voix gutturale, « qu'est ce que tu viens faire ici ? Si tu crois que je vais te laisser à nouveau l'approcher… »
Il reprit son souffle et poursuivit :
- « J'aurais du t'achever tout à l'heure… quand j'en avais l'occasion ! »
- « Recule Black ! Je ne le répèterai pas une troisième fois ! » Siffla Severus d'un ton glacial, se faisant plus menaçant.
Alors que Black s'apprêter à répliquer de façon toute aussi sèche, il y eut un gémissement puis ils entendirent une petite voix enrouée d'avoir trop crié et pleuré.
- « P…pa-pa…c-c'est t-toi ? »
- « Oui mon cœur, je suis là ! … Ca va aller maintenant, ne t'en fais pas ! »
- « J…J'ai mal p-papa… » Sanglota Harry qui se tenait toujours le genou.
- « QU'EST-CE QUE TU LUI A FAIT, BLACK ? » explosa Severus, entrant dans une colère noire, faisant ainsi exploser la pauvre assiette qui trônait il y a quelques secondes encore sur la table. « QU'EST-CE QUE TU AS FAIT A MON FILS ? »
- « Ton fils ? » se moqua Sirius Black en éclatant d'un rire froid semblable à un aboiement. « Comment pourrait-il être ton fils ? Tu n'espères quand même pas me faire croire qu'une femme comme elle aurait pu tromper James avec une chose aussi répugnante que toi ! » Fit-il encore d'un air dégoûté avant de jeter un coup d'œil à Harry qui n'avait toujours pas bougé d'un centimètre.
- « Mais qu'est ce que tu racontes Sirius ? Qu'est ce que James viens faire ici ? » Intervint Remus qui jusque là était resté dans l'ombre, en s'avançant un peu plus dans la pièce, sa baguette toujours pointée sur son ancien amant.
- « Remus ? » murmura Black, dont les yeux semblèrent soudain briller un peu plus, avant de faire quelques pas en direction du lycanthrope, donnant ainsi l'occasion à Severus de rejoindre Harry.
- « Ne t'approches pas de moi Sirius ! » cracha Lupin en levant un peu plus sa baguette. « Je n'hésiterai pas à m'en servir, je te préviens ! »
L'animagus chien fit encore un pas en avant puis, voyant le regard plus que sérieux de l'autre homme, n'insista pas et préféra se traîner jusqu'à la chaise devant la cheminée.
- « Comment va Gaby Severus ? Qu'est ce qu'il a ? » Questionna Remus qui, du coin de l'œil, avait vu son collègue soulever délicatement son fils du sol pour l'installer sur le lit en prenant bien soin de ne pas trop mobiliser sa jambe blessée.
- « Il s'est … »
- « On ne t'a pas sonné Black ! » cracha Severus en direction du fugitif, avant de lancer un sortilège de diagnostic sur Harry.
Une fois son rapide examen terminé, il poursuivit plus calmement, à l'attention à son collègue :
- « Ce n'est pas trop grave… il a quelques égratignures et contusions, une marque de morsure au bras droit, sans doute là où ce sale clébard l'a attrapé, et un genou démis » …. « Je vais le remettre en place et le bander, ça te soulagera. Pour le reste je ne peux rien faire ici mais j'ai tout ce qui faut à la maison. » Ajouta t-il en s'adressant cette fois à Harry. « Ca risque de faire un peu mal… » Prévint-il avant de placer la pointe de sa baguette sur son genou douloureux.
- « Vois pas comment ça pourrait être pire… » Marmonna Harry les dents serrées.
Il ne put cependant pas s'empêcher de pousser un hurlement quand son père, à l'aide d'un sort, remis son articulation en place.
- « Voilà ! Comment te sens tu maintenant mon cœur ? » Demanda Severus après lui avoir posé une attelle.
- « Beaucoup mieux ! » soupira Harry, soulagé, en desserrant le poing pour libérer la robe de son père qu'il avait agrippé pour se rassurer. « Mais j'ai froid… »
- « Il faut que je le ramène au château. » fit Severus en direction de Remus tout en détachant sa lourde cape afin de s'en servir comme d'une couverture pour son fils. « Il a été assez secoué ! »
- « pourquoi est ce que tu fais semblant de te préoccuper de lui Snivellus ? Hein ?... Qu'est ce que ça te rapporte ? »
- « Je ne fais PAS semblant Black ! C'est mon fils ! Je le protège ! Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser lui faire du mal ? » Persifla Severus qui ayant mis Harry au chaud le reprenait à présent contre lui en prenant garde à ne pas bouger sa jambe afin de ne pas raviver la douleur. « Je savais bien que toi et tes semblables finiriez par vous en prendre à lui pour m'atteindre après que j'ai révélé où allait véritablement ma fidélité mais… »
- « Pour t'atteindre ? » cria Black alors qu'Harry se blottissait un peu plus contre la poitrine de son père, pas vraiment rassuré de voir un meurtrier énerver dans la même pièce que lui. « Mais tu dérailles Snivellus ! La magie noire et les vapeurs de potion ont finies par te bousiller le cerveau ?... Je n'en ai rien à faire de toi Snivellus ! Tu m'entends ? RIEN !... D'ailleurs qu'est ce que tu fais à Poudlard ? De quelle mission tes 'amis' t'ont-ils chargés ? »
- « Severus est professeur de potion depuis plus de… »
- « Professeur ? Lui ? Non mais tu te fiches de moi ? Si je n'étais pas intervenu tout à l'heure dans le parc, je suis sur qu'il aurait fini par le tuer ! » Lança l'animagus chien. « Heureusement, il a réussi à se défendre contre se sale mangemort jusqu'à ce que je sois là ! »
- « Non mais t'as le chaudron qui déborde Black ? Qu'est ce qui ne va pas chez toi espèce d'abruti de cabot ? Gabriel et moi ne faisions que nous entr… »
- « ARRETE ! » Hurla soudain Black. « Arrête de l'appeler comme ça ! Il s'appelle Harry ! H.A.R.R.Y ! »
Severus resserra inconsciemment son étreinte sur le garçon qu'il tenait dans ses bras et s'apprêtait à répliquer quand le lycanthrope le devança :
- « Ce que tu dis n'a aucun sens Sirius ! …Mais regarde le enfin ! Il ressemble comme deux gouttes d'eau à Severus quand on était à Poudlard !... en plus, tu sais aussi bien que moi qu'Harry a hérité des yeux verts de Lily ! » Fit Remus, espérant convaincre l'autre homme.
- « Et la magie tu en fais quoi Remus ? Hein ? Il existe plus d'une manière pour cacher la véritable identité de quelqu'un ! Polynectar… bon là OK c'est pas ça puis qu'Harry n'a rien bu depuis plus d'une heure … Glamour… Métamorphose humaine… et sans doute quelques sorts de magie noire ! » Fit Sirius avant de se jeter sur Remus pour lui arracher sa baguette des mains.
- « Lâche ça tout de suite Black ! » prévint Severus en le menaçant de sa baguette.
- « NON ! … Je vais vous prouver que j'ai raison ! FINITE INCANTATEM ! …REVELO ! »
Bien entendu… rien ne se passa !
- « FINITE INCANTATEM !... FINITE INCANTATEM !... NON ! … non ce n'est pas possible !... Je n'ai pas pu me tromper ! » S'écria Sirius en se laissant tomber à genou, lâchant la baguette de Remus qui roula jusqu'aux pieds de son propriétaire. « Cette odeur… c'est lui… C'est Harry ! J'en suis sur ! »
- « Donc c'est bien ça ! Tu voulais finir l'œuvre de ton maître ! » Cracha Remus en récupérant sa baguette avant de reculer jusqu'au lit. « Tu t'es évadé pour retrouver Harry et le tuer ! Après avoir trahis James et Lily tu voulais aussi … »
- « Non… Ce n'était pas moi ! » Le coupa le fugitif, toujours par terre. « Tu dois me croire Remus ! Je n'ai rien fait ! Jamais je ne les aurais trahis ! »
- « MENTEUR ! » s'écria soudain Harry en essayant de se dégager des bras de Severus qui le maintenait fermement contre lui. « C'EST À CAUSE DE VOUS QU'ILS SONT MORTS ! C'EST VOUS QUI LES AVEZ VENDUS ! C'EST VOUS ! …. VOUS LES AVEZ TRAHIS ! …ILS VOUS FAISAIENT CONFIANCE !... ILS AVAIENT MEME FAIT DE VOUS MON PARRAIN ! VOUS ETIEZ CELUI QUI ETAIT SENSE ME PROTEGER ET A CAUSE DE VOUS PENDANT 10 ANS MA VIE A ETE UN ENFER ! JE VOUS DETESTE ! C'EST A CAUSE DE VOUS QU'IL (Vernon) MA FAIT CA ! A CAUSE DE VOUS ! TOUT EST DE VOTRE FAUTE ! TOUT ! TOUT ! TOUT ! Tout ! T-tout!... T-tout …. » Termina Harry en pleurant dans les bras de son père, ne se rendant même pas compte qu'il venait, dans sa colère et son chagrin, de dévoiler sa véritable identité.
Severus avait préféré ne rien dire, ne rien faire, pour le faire taire, jugeant préférable de le laisser évacuer sa rage et sa peine. Après tout… Black n'aurait de toute façon jamais l'occasion de raconter cela à qui que ce soit !
- « Alors j'avais raison… c'est bien toi… » Bredouilla Sirius en se traînant jusqu'au bord du lit pour attraper la main d'Harry « Harry… Harry… »
- « Lâche le Sirius ! Enlève tes sales pattes de lui ! »
- « Harry… Harry… » Continua à murmurer Sirius en caressant la main du jeune garçon sans se préoccuper de ce qui se passait autour de lui, ne se rendant même pas compte que son geste effrayait le jeune sorcier qui s'était mis à trembler comme une feuille.
Black sentit soudain une main puissante le saisir par le col pour l'écarter de son filleul et, bien qu'il ait essayé de résister durant un court instant, il se retrouva étalé face contre le sol un peu plus loin, les maigres forces qui lui restaient n'ayant pas été suffisantes pour échapper à la forte poigne du lycanthrope.
- « Ca suffit Sirius ! » gronda Remus, une lueur purement animale au fond des yeux en se penchant sur le fugitif. « On a attendu suffisamment longtemps ! Tu vas nous suivre bien gentiment jusqu'au château et… »
- « Non… » Souffla Black en redressant la tête. « Ne fait pas ça Remus… je t'en supplie… il faut que tu m'écoutes ! »
- « Je n'ai pas envie d'entendre tes mensonges Sirius ! Alors tu vas venir avec nous ! Nous te livrerons aux détraqueurs et ils te ramèneront à Az… »
- « Non… Remus…. Ecoute !... Je t'en supplie ! » Dit Black d'une voix soudain tendue. « Tu ne comprends pas !... Ce n'était pas moi !... Ce n'était pas moi le gardien du secret ! »
- « MENSONGE ! » cracha Remus en s'éloignant d'un pas.
- « Non ! C'est la vérité ! C'était Peter le gardien ! Pas moi ! »
- « … »
- « James était comme mon frère Remus ! Tu crois vraiment que j'aurais pu lui faire ça ? »
- « … »
- « Regarde-moi Remus… s'il te plait…. »
Remus obéit, levant ses yeux ambrés baignés de larmes vers lui.
- « Est-ce que tu crois que j'aurais pu le trahir ? … Que j'aurais pu te trahir ? Toi ? Alors que je t'aimais ? … Alors que… »
- « Que quoi ? » bredouilla Remus.
- « Que je… »
Black déglutit puis baissa la tête.
- « … Que je m'apprêtais à te demander… si tu voulais bien m'épouser… »
Lupin ouvrit de grands yeux.
- « … Remus…. » Fit Black dans un murmure à peine audible en cherchant le regard de son ancien compagnon.
- « Je ne sais pas… je ne sais plus… » Balbutia celui-ci en se laissant glisser par terre à côté du lit, les joues inondées de perles salées. « J'ai si longtemps espéré… je… j'ai tellement voulu y croire… » Termina t-il en se prenant la tête entre les mains.
- « Crois-moi… je t'en supplie Remus… crois-moi… » Implora Sirius qui s'était approché pour le serrer contre lui.
- « Tout ceci est certes très émouvant Black… » Intervint Severus qui malgré tout n'avait pu qu'être touché par l'apparente sincérité de l'animagus chien « Mais ce n'est pas une preuve. Comment espères-tu nous convaincre de ne pas te renvoyer expressément à Azkaban ? »
Lentement, sans retirer ses bras du corps de Remus qui s'était laissé allé à pleurer contre lui, Sirius tourna la tête vers Severus et vers Harry qui était toujours blotti dans les bras de son père.
- « Je sais que… que je n'ai aucune preuve formelle de ce que j'avance… tout ce que je peux faire, c'est vous raconter ce qui s'est réellement passé et … Sniv… Severus… je ne t'ai jamais fait confiance mais… si tu as du véritaserum sur toi… je… je suis prêt à en prendre ! »
- « Tu crois vraiment que je me balade avec ça dans les poches Black ? » demanda Severus d'un ton cinglant.
- « Et bien je… »
- « Par contre… » Fit le professeur de potion en le regardant droit dans les yeux, « si tu es vraiment sincère, tu n'auras rien contre une petite séance de légilimancie ?... N'est ce pas ? »
- « Si tu connais quelqu'un qui est capable de le faire, je… »
- « Black ! Espèce de crétin congénital ! » Lança Severus agacé. « Si je te propose ça, c'est que MOI je peux le faire ! »
- « Oh… euh… oui, évidement… dans ce cas je… j'accepte… je vous explique ce qui s'est vraiment passé et … et si vous avez un doute sur ma bonne foi… je te laisserai jeter un œil par toi-même Severus ! »
- « Entendu ! » approuva Severus sans pour autant lâcher sa baguette.
Il se tourna ensuite vers Harry et demanda :
- « Est-ce que ça va aller mon cœur ? Comment tu te sens ? »
- « Mieux…je n'ai plus mal… enfin… presque plus. »
- « Est-ce que tu veux que Remus te ramène au château pendant que j'interroge Black ? »
- « Non merci papa… ça va aller. Je préfère rester. ….Il faut que je sache, tu comprends ? »
Severus acquiesça avec un léger sourire compréhensif.
- « Et toi Remus ? Ca ira ? » Demanda t-il encore en regardant son ami prostré au pied du lit dans les bras de Sirius.
- « Oui… oui…je… j'écoute… » Murmura le lycanthrope en se dégageant de la prise de l'animagus chien pour venir, en séchant ses larmes, s'asseoir sur le lit près d'Harry, lequel lui prit la main en signe de soutien.
- « Dans ce cas vas-y Black ! Mais je te conseille d'être convainquant ! »
Sirius Black se releva et se dirigea vers la cheminée. Il se saisit de la chaise qui se trouvait devant et l'amena au centre de la pièce pour s'installer face au lit. Il prit quelques secondes pour rassembler ses idées puis se lança :
- « Quand Dumbledore a apprit à James que Voldemort en avait après lui et sa famille, il m'en a immédiatement fait part et m'a demandé de devenir leur gardien du secret. D'après ce qu'il m'a dit ce jour là, Dumbledore lui avait proposé de jouer lui-même ce rôle, voulant être sur qu'ils seraient en sécurité, mais James a refusé…. Oh bien sur, il avait une confiance absolue en Dumbledore, ça n'a jamais fait aucun doute, mis il préférait que ce soit moi.
J'avais tout d'abord accepté. J'étais prêt à tout pour le protéger… et pour protéger Lily et Harry… mais au dernier moment, je l'ai convaincu de prendre Peter à ma place. J'y avais beaucoup réfléchi et je pensais que ce serait le plan parfait ! James et moi étions comme des frères, et ça, tout le monde le savait ! Donc… si James devait demander de l'aide à quelqu'un pour protéger sa famille, ce serait forcement à moi !... en tout cas, c'est ce que la majorité penserait ! Personne ne penserait à Peter ! Personne ! De nous quatre, c'était toujours celui qui restait dans l'ombre des autres… celui que personne ne remarquait… Nous en avons parlé et James est rapidement tombé d'accord avec moi et a donc fait de Peter le gardien du secret.
Pour embrouiller les pistes, nous avions tous, dès le début, décidé de nous cacher. Peter est donc partit de son côté, emportant avec lui le secret des Potter, et Remus et moi du nôtre.
Le soir d'Halloween, c'est-à-dire environ une semaine plus tard, j'ai été pris d'un sentiment étrange… comme une sorte de vide qui se creusait à l'intérieur de moi… un peu comme si je sentais qu'une chose terrible s'était produite.
J'ai dit à Remus que je sortais prendre l'air. C'était un lendemain de pleine lune donc il n'a même pas demandé à m'accompagner… en fait, il était même déjà couché. Bref… J'ai enfourché ma moto et je suis allé vérifier que Peter était toujours bien en sécurité dans sa cachette…. Et quand je suis arrivé : il était parti ! »
Black s'interrompit un instant avant de poursuivre d'une voix amère :
- « Il n'y avait aucune trace de lutte… Rien ! J'ai trouvé ça bizarre… Peter nous avait dit qu'il avait tout ce qu'il fallait pour ne pas sortir durant au moins deux mois… qu'il préférait rester isolé plutôt que se faire capturer par des mangemorts…et là, il n'y avait personne…. Alors soudain, j'ai compris ! Le traître que l'ordre du phénix recherchait depuis des mois…celui qui informait Voldemort de nos déplacements et lui donnait le nom des différents membres du groupe… celui qui avait contribué à la perte d'une dizaine des nôtres avait agit une fois encore et aujourd'hui, son identité ne faisait plus aucun doute ! C'était lui ! C'était Peter ! Et maintenant, il s'apprêtait à faire de nouvelles victimes ! … J'ai paniqué… et je me suis précipité à Godric's Hollow.
Lorsque je suis arrivé, j'ai vu la maison détruite et James allongé sur le sol de ce qui était le salon. Ses yeux grands ouverts étaient fixés sur moi …Il était mort.
Je me suis mis à pleurer. J'avais malheureusement vu juste : Peter les avait vendu à Voldemort !... et ce monstre était venu et les avait tué… tous tué !... Et soudain … j'ai entendu les pleurs d'un bébé. Je me suis précipité à l'étage et j'ai trouvé Hagrid. Il tenait Harry dans ses bras et essayait de le calmer. Je lui ai tout de suite demandé de me confier Harry … Je voulais m'occuper de lui… remplir mon devoir de parrain… mais il a refusé. Dumbledore lui avait dit qu'Harry devait être confié à la sœur de sa mère, Pétunia, et à son mari. »
Seuls Severus et Remus perçurent le léger frisson de dégoût et de peur qui traversa le corps de Harry à l'évocation de son oncle. Black, lui, continua son récit.
- « J'ai insisté durant plusieurs minutes puis j'ai fini par abandonner, me disant que je pourrais sans doute aller le chercher dans quelques jours, une fois que j'aurais vengé James et Lily en capturant ce traître, et qu'à partir de ce moment là, j'aurais tout le temps de m'occuper de lui. J'ai donc laissé ma moto à Hagrid pour qu'il rejoigne Dumbledore au plus vite et je suis parti à la recherche de ce sale rat.
Je l'ai traqué toute la nuit et finalement, en milieu de matinée, j'ai fini par tomber sur lui dans une ruelle moldue pas très loin du chaudron baveur. Je l'ai entraîné dans un coin mais je n'ai pas pu faire quoi que ce soit de plus. Il s'est mit à hurler que j'avais trahis James et Lily pour que tout le monde l'entende autour de nous… et avant que j'ai le temps de lui lancer un sort pour le faire taire et le ligoter, il a dévasté la rue en tenant sa baguette magique cachée dans son dos. Il a tué tous les passants dans un rayon de cinq ou six mètres en créant une grosse explosion qui a dégagé une grande quantité de poussière. C'est donc caché de ceux qui étaient aussitôt venu porter secours aux blessés qu'ils s'est tranché un doigt, me la balancé dessus et s'est métamorphosé en rat pour prendre discrètement la fuite par les égouts.
Peter doit sans doute être resté caché depuis… peut être même sous sa forme de rat… En tout cas, ça m'étonnerait qu'il soit chez un ancien serviteur de Voldemort. Ils doivent eux aussi penser qu'il est mort sinon ils lui demanderaient des comptes ! Apparemment seul Voldemort connaissait sa véritable identité mais j'ai entendu les mangemorts emprisonnés à Azkaban crier toues sortes de choses dans leur sommeil… A les en croire, le traître les aurait trahis eux aussi puisque leur maître a disparu par sa faute… et ça, ils n'étaient pas prêts de l'oublier.
Moins de cinq secondes après la fuite de Peter, les aurors sont arrivés et ont retrouvé son doigt et moi qui… »
- « Nous connaissons tous les trois ce qui s'est passé ensuite. » le coupa Severus. « Tu as été ramené au ministère et Croupton t'a envoyé sans procès à Azkaban. Explique-nous plutôt comment tu as fait pour t'échapper de cette foutu prison et pourquoi tu es revenu à Poudlard. »
- « Je ne sais même pas exactement comment j'ai fait pour m'échapper… la chance y était pour beaucoup il me semble. Je crois que la seule raison pour laquelle je ne sui pas devenu fou, c'est que je me savais innocent. Et comme ce n'était pas une pensée heureuse, les détraqueurs n'ont pas pu la détruire en moi… Mais c'est grâce à cela que j'ai gardé la raison…. Cette pensée m'a permis de conserver mes pouvoirs. Ainsi, quand les choses devenaient insupportables, je pouvais me transformer… je devenais un chien ! … Tu dois savoir que les détraqueurs sont aveugles Severus… tu dois t'en rappeler… »
- « Comment sais tu que je… »
- « Je t'ai aperçu… le jours où ils t'ont sortit de là. » répondit Sirius.
N'ayant pas particulièrement envie qu'on lui rappel ce moment, Severus qui avait eut tout le temps de se rendre compte de cette particularité, confirma les dires du fugitif.
- « Ils ne se rendent comptent de la présence des gens qu'en percevant leurs émotions, c'est vrai. »
- « Exactement !... et donc, comme ils sentaient que mes émotions étaient moins complexes, moins humaines, lorsque j'étais un chien, ils n'ont jamais eu aucun soupçon. Ils pensaient que j'étais en train de devenir fou, comme les autres ! Le problème c'est que j'étais faible… très faible… Azkaban n'est pas réputée pour sa cuisine gastronomique n'est ce pas ?... et sans baguette, je ne pouvais pas espérer grand-chose de toute façon.
Et puis un jour, Fudge est venu visiter la prison. Sur le journal qu'il tenait à la main, j'ai vu parmi les gros titres qu'un article parlait d'Harry. Je voulais savoir comment il allait, qui s'occupait de lui, en apprendre plus sur sa vie etcetera…. J'ai donc demandé à Fudge s'il voulait bien me donner son journal et là… j'ai cru que mon cœur allait cesser de battre ! Harry avait disparu et personne ne l'avait revu depuis un an !
Il fallait que je fasse quelque chose… que je le retrouve… J'étais certain qu'il était vivant… je le sentais au fond de moi…
A partir du moment où j'ai appris sa disparition, c'est comme si quelqu'un avait allumé un feu dans ma tête ! Un feu que les détraqueurs n'avaient pas le pouvoir d'éteindre ! Ce n'était pas un sentiment heureux… loin de là même…c'était une obsession ! Mais elle me donnait la force, elle rendait mon esprit plus clair ! Alors un soir, quand ils ont ouvert la porte de ma cellule pour m'apporter à manger, je me suis faufilé dans le couloir sous ma forme de chien. Comme il leur est plus difficile de percevoir un animal, ils ne se sont rendus compte de rien… et j'étais suffisamment maigre pour me glisser à travers les grilles.
Toujours sous mon apparence de chien, j'ai quitté l'île et j'ai nagé jusqu'à la rive opposée. Je suis resté caché quelques jours dans un village moldu sur la côte, le temps de reprendre des forces. J'étais tellement misérable que les gens avaient pitié du pauvre chien errant que j'étais et me donnaient de quoi manger.
Ensuite, j'ai pris la direction du nord et je suis retourné vers la maison que j'habitais avec Remus mais l'endroit était désert. Je me suis donc dirigé vers la vieille maison que Remus a héritée de ses parents… son aspect extérieur m'a d'ailleurs toujours rappelé cette cabane… enfin… là encore, je n'ai trouvé personne…. Seulement une lettre à moitié calcinée dans la cheminée… une lettre de Dumbledore…
Et c'est comme ça que j'ai su que Remus était à Poudlard !
C'est pour ça que je suis venu ici !
Je voulais le voir… je voulais lui dire que je n'avais rien fait … que je n'avais pas trahis James et Lily… que je ne l'avais pas trahis…et … et je voulais savoir s'il savait quelque chose sur Harry.
Malheureusement, à cause des détraqueurs, je ne pouvais pas m'approcher du château et j'ai donc été obligé de me contenter de surveiller les allées et venues à Pré-au-lard en espérant qu'il y passe…
C'est comme ça que vers noël, j'ai croisé un groupe d'élèves qui courraient vers le château et que parmi eux, il m'a semblé reconnaître l'odeur de Harry. Je suis donc resté dans les environs et j'ai cherché un moyen de l'approcher… »
- « Minute ! » le coupa Severus. « Tu viens bien de dire que tu ne pouvais pas approcher du château ? »
- « Oui. »
- « Dans ce cas, comment es-tu entré le soir où tu as attaqué la grosse dame ?... et d'ailleurs, pourquoi vouloir entrer dans la salle commune des Gryffondors ? »
- « Parce que j'avais vu qu'un des étudiants du groupe portait une écharpe rouge et or et que… que j'étais persuadé qu'un Potter ne pouvais être qu'à Gryffondor… ce n'est qu'aujourd'hui, en le voyant de près, que j'ai remarqué l'écusson de Serdaigle sur sa robe. Et pour ce qui est d'entrer dans le château… j'ai reçu un coup de main… enfin… de patte ! »
Ce ne fut que lorsqu'il désigna le bord de la fenêtre d'un geste de la main que les deux professeurs et Harry s'aperçurent que depuis le début, il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce.
- « Pattenrond ? » murmura Harry, étonné.
Le gros chat roux, voyant qu'on parlait de lui, s'étira nonchalamment puis sauta du bord de fenêtre pour venir s'installer sur les genoux de Black, réclamant quelques caresses.
- « Alors comme ça… tu t'appelles Pattenrond ? » demanda Sirius en fixant le chat qui se frottait contre lui, avant de se tourner vers Harry.
- « Oui… » Fit celui-ci hésitant, ne sachant pas vraiment comment s'adresser à l'homme assis à l'autre bout de la pièce. « Il… c'est le chat d'Hermione, une de mes amies. »
- « Dans ce cas, tu pourras la féliciter Harry ! C'est un animal très intelligent !... Dès la première fois qu'il m'a vu dans le village, il a su que je n'étais pas véritablement un chien. Il a fallu du temps pour qu'il me fasse confiance mais finalement, j'ai réussi à lui faire comprendre ce que je voulais et il m'a aidé. »
- « Qu'est ce que tu veux dire ? » demanda Remus.
- « Il lui a appris à ouvrir le passage du saule » répondit Harry, devançant l'ancien maraudeur. « C'est lui qui a bloqué l'arbre tout à l'heure… Je n'avais pas reconnu Pattenrond mais… »
- « C'est bien cela… et grâce à lui, j'ai enfin pu entrer dans le château ! Il avait même réussi à me voler une liste des mots de passe pour entrer dans la tour mais malheureusement, ils n'étaient plus valides. D'ailleurs…à ce propos… j'espère avoir l'occasion de présenter mes excuses à la grosse dame. Je voulais tellement revoir Harry que quand elle a refusé de me laisser entrer j'ai un peu perdu l'esprit… »… « Heu… je coir que j'ai tout dit… » Conclut Sirius Black.
Il se tut, attendant que l'un des sorciers face à lui dise quelque chose, mais rien ne vint.
- « Tu as encore des doutes n'est ce pas ? » Fit-il soudain en voyant le regard septique de Severus braqué sur lui.
- « Ton histoire est plausible et bien ficelée… je l'admets. » dit le professeur de potion après un instant. « Mais cela ne prouve pas pour autant que tout ceci soit vrai. Après tout… tu as eu des années pour peaufiner ton récit… »
- « Je n'ai pas la marque des ténèbres ! » essaya encore le fugitif en montrant ses deux avant bras, libres de toute marque.
- « Ce n'est pas une preuve non plus… si tu étais un espion de Voldemort, il ne te l'aurait pas faites … pour ne pas risquer de compromettre ta couverture… »
- Tu as sans doute raison… » Admit Sirius. « Mais tu as toujours été quelqu'un d'extrêmement suspicieux Sniv… Severus. Alors je me doutais bien que tu ne me croirais pas sur parole. Vas-y alors… fait ce que tu as à faire ! »
- « Je te signale que c'est ma 'suspicion' comme tu dis qui m'a permis de rester en vie jusqu'à maintenant ! » répondit le directeur de Serpentard en se levant du lit, confiant Harry à Remus. « Si tu veux vraiment me montrer que ce que tu dis est vrai, essaye d'abaisser au maximum tes barrières mentales et de pousser les souvenirs que tu as de ces événements vers moi, ça aidera ! »
Il laissa quelques secondes à l'autre homme pour se préparer puis pointa sa baguette sur lui.
- « LEGILIMENS ! »
Une multitude d'images se succédèrent alors dans l'esprit de Severus :
… James demandant à Sirius d'être son gardien du secret et de protéger sa famille…
… Sirius assistant au sortilège liant Pettigrow aux Potter…
… Sirius arrivant devant un manoir en ruine…
… Sirius face à Pettigrow…
… Sirius clamant désespérément son innocence face aux aurors qui l'emmènent à Azkaban…
… Sirius découvrant qu'Harry a disparu…
Puis, aussi soudainement qu'elles étaient apparues, les images s'éteignirent.
- « Alors ? » demanda immédiatement Remus d'une voix impatiente en voyant que Severus en avait fini.
- « … Il a dit la vérité… » Admit le maître des potions en rangeant sa baguette dans la poche intérieur de sa robe.
A peine eut-il dit ces mots que Remus, en larmes, bondit du lit pour se jeter dans les bras d'un Sirius Black soulagé, manquant de le faire tomber de sa chaise.
- « Je suis désolé Sirius… tellement désolé… J'aurais du savoir… pardon Sirius… pardon… »
- « Ca n'a plus d'importance maintenant… » Lui répondit Sirius en l'embrassant du bout des lèvres avant de le serrer contre lui.
Ils restèrent enlacés de nombreuses minutes, sans bouger, Harry et Severus n'osant pas les interrompre dans leurs retrouvailles.
Après un deuxième baiser, plus profond cette fois-ci, Sirius se détacha de Remus et s'approcha d'Harry. Il s'assit au bout du lit, suffisamment loin pour ne pas l'effrayer comme il l'avait fait au début, sentant bien que son filleul était encore mal à l'aise vis-à-vis de lui.
- « Harry… »
- « … »
- « Harry, je suis désolé pour tout à l'heure… je ne voulais pas te faire peur et encore moins te blesser… »
- « Je sais… maintenant je sais… » Murmura Harry. « Vous pensiez m'aider… »
- « VOUS ?... Harry enfin … je suis ton parrain ! Tu n'as pas à me vouvoyer…Appelle moi Sirius… ou Patmol si tu préfères… »
- « D'accord mons… Sirius… » Fit Harry avec un petit sourire.
- « Bien ! » lança Sirius avec enthousiasme. « J'aime mieux ça ! »… « Maintenant que je vous ai tout dit, si vous m'expliquiez à quoi rime cette mascarade ! A quoi joue Dumbledore ? »
- « Albus n'est pas au courant… » Répondit Severus. « Il n'y a que Harry, Remus, et moi… et maintenant toi à savoir. »
- « Quoi ? » questionna Black, étonné. « Tu veux dire que cette idée ne viens pas de lui ? Qu'il n'est pas au courant qu'Harry est toujours à Poudlard ? Mais pourquoi ? Qu'est ce qui s'est passé pour … »
- « Tu n'as pas besoin de savoir pourquoi Sirius ! » répondit Remus avant tout le monde.
- « C'est mon filleul ! J'ai le droit de savoir p… »
- « NON ! »
- « Mais pourquoi ? »
- « Parce que je ne veux pas que tu fasses de bêtise ! Je ne veux pas que tu retournes à Azkaban ! »
- « Mais je ne… »
- « C'est pour le protéger ! » Expliqua Severus pour couper court à la 'dispute' des deux maraudeurs.
- « Le protéger ? Mais de quoi ? De qui ?... Voldemort est mort et ses serviteurs ne… »
- « Non… » Le coupa Harry. « Il n'est plus en vie mais il n'est pas réellement mort… »
- « Pour être plus clair… » Ajouta Severus qui se doutait que Black ne comprenait pas ce qu'Harry voulait dire « Son corps est mort mais son esprit, lui, est toujours là… attendant son heure ! »
Sirius mit un petit moment à accuser le choc puis se tourna vers Harry.
- « Bon, très bien… dans ce cas… si tu me racontais tout ce que j'ai manqué ? Qui s'est occupé de toi ? Que… »
- « Ce n'est peut être pas le meilleur moment pour parler de ça… » dit immédiatement Severus qui avait vu Harry se crisper.
- « Severus a raison Sirius … Le plus urgent, pour le moment, c'est de savoir ce qu'on va faire de toi. Les détraqueurs sont toujours à tes trousses… il faut que tu te caches… et dans un endroit sûr de préférence ! »
-
A suivre...
