Jenni944, grispoil, winrii, aliminar, Mika, adenoide : Merci pour la review
petite grenouille : Sirius va finir par apprendre ce qui est arrivé à Harry... mais forcement de la meilleur des manière qui soit.
Titegaya : Pour la véritable identité de Gaby... je dirais juste que quelqu'un va l'apprendre très bientôt !
Lafolledu2° : Et bien, à ta demande, j'ai rajouté le deuxième prénom de Severus dans le chapitre précédent. J'espère que tu est contente !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 38 :
GaFredGe
Le mois de juin approchait et la blessure à la tête de Severus et le genou de Gaby étaient depuis longtemps parfaitement remis et la douleur engendrée n'était plus qu'un mauvais souvenir.
Les relations entre le garçon et son véritable parrain, après des premiers jours difficiles durant lesquels Gaby ne parlait que très peu en sa présence tout en restant collé à Severus, s'étaient nettement améliorées. Elles n'étaient certes pas aussi profondes que celles qu'il entretenait avec Remus et ne seraient jamais au niveau de celles qu'il partageait avec son père mais, en dehors des moments où Sirius essayait de lui faire parler de sa petite enfance ou des Dursley, en quel cas le Serdaigle se refermait comme une huître, ils s'entendaient à présent plutôt bien.
Depuis près d'un mois qu'il vivait avec Remus, Sirius allait de mieux en mieux. Les deux hommes, qui étaient toujours amoureux l'un de l'autre, avaient décidé de reprendre petit à petit leur vie de couple. Grâce aux bons soins de son petit ami et de Pompom, qui était, comme à son habitude, toute dévouée à son patient, Sirius commençait à ressembler au jeune homme élégant, aristocratique et plein de charme qu'il était il y a une douzaine d'année, avant son séjour à Azkaban.
Lorsqu'il était arrivé au château quelques semaines plus tôt, son visage était creusé, émacié et crasseux et ses cheveux étaient longs et emmêlés mais à présent, il les portait beaucoup plus courts avec quelques mèches qui lui retombaient devant les yeux et son visage, tout comme le reste de son corps, avait perdu de sa maigreur. Bien sur, il était encore loin d'avoir retrouvé sa silhouette d'entant, mais au moins, il ne ressemblait plus à un squelette.
En plus d'avoir retrouvé un état de santé acceptable, le temps passé au château avait permis à Sirius de se maintenir dans un état d'esprit plutôt positif. A chaque cauchemar qu'il faisait, Remus était là pour le ramener à la réalité, lui caressant le dos, l'embrassant pour le rassurer, ou le tenant simplement tendrement contre lui. Ces petits gestes lui permettaient de ne pas sombrer dans un état dépressif, bien que la présence régulière de Gaby à ses côtés ait aussi eu un rôle assez important à jouer dans son humeur relativement enjouée.
Côtoyer presque quotidiennement Gaby et par la même Severus qui, bien que ne voulant pas les empêcher de se voir ne semblait pas vouloir laisser son fils seul en sa compagnie, lui permit de comprendre à quel point ces deux là s'étaient rapprochés et prenaient soin l'un de l'autre. Il avait en effet plusieurs fois vu Gaby se blottir contre Severus ou simplement lui prendre la main en signe de soutien lorsque la conversation déviait sur leurs années au collège. Sirius s'était d'ailleurs excusé auprès du Serpentard pour tout ce qu'il lui avait fait subir, et plus particulièrement pour le jour où il l'avait envoyé droit sur Remus sous sa forme de loup-garou, mais, même si après quelques réticences, le professeur de potion avait fini par accepter ses excuses, Sirius était certain, au regard que celui-ci lui avait lancé, que certaines blessures qu'il avait lui-même plus ou moins volontairement causées à l'époque ne se refermeraient jamais complètement. Il lui avait de toute façon semblé que Severus avait accepté d'enterrer la hache de guerre uniquement pour ne pas que Gaby souffre de leur mésentente. Cependant, grâce à cela, lorsque les deux maraudeurs et les deux Snape se retrouvaient dans l'appartement de Remus duquel Sirius n'avait pas le droit de sortir, l'atmosphère était à présent toujours détendue…. Ce qui, avec l'arrivée imminente des examens de fin d'année, était quelque chose de plutôt rare dans le château ces dernier temps.
-
Depuis quelques temps en effet, au lieu de paresser au soleil, les élèves, et plus particulièrement les cinquièmes et les septièmes années, qui devaient dans quelques jours passer leurs BUSE et leurs ASPIC, étaient forcés de rester dans leur salle commune ou à la bibliothèque, plongés dans d'épais grimoires, sans pouvoir céder aux appels de la brise printanière qui s'insinuait par les fenêtres ou à l'envie de faire une partie de quidditch.
L'ambiance dans le château était donc studieuse et tendue. Certains élèves comme Hannah Abott, une troisième année de Poufsouffle, souffraient de surmenage ou de stress et étaient obligés de se rendre chez Mme Pomfresh pour prendre une potion de sommeil ou une potion calmante, mais la personne qui semblait la plus anxieuse de toutes, c'était Hermione. Elle était de plus en plus irritable et ce fut encore pire quand ses amis eurent la mauvaise idée de la questionner sur le programme de ses épreuves d'examen :
- « Hermione ? » demanda prudemment Ron, ne voulant pas s'attirer les foudres de la jeune fille qui, depuis quelques temps, était très sujette aux explosions de colère.
- « Quoi ? » grogna celle-ci sans lever les yeux de son livre d'arithmancie, « Qu'est ce que tu me veux ENCORE ? »
- « Tu es sûre de ne pas t'être trompée en recopiant les horaires pour tes examens ? » questionna le rouquin qui venait d'examiner le programme de son amie avec Terry et Neville.
- « Evidemment ! « Claqua celle-ci en lui lançant un regard noir, sans même vérifier. « Tu me prends pour une idiote ? »
- « Mais pas du tout enfin ! » Se défendit le jeune homme, implorant Terry du regard pour qu'il vienne à son secours.
- « C'est juste qu'on se demandait comment tu allais faire pour passer deux épreuves en m… »
- « Ca ne vous regarde pas ! » trancha Hermione, agacée. « Et maintenant continuez à travailler vous trois !... Et taisez-vous ! »
Alors qu'elle replongeait dans sa lecture, Gaby, qui avait prévu de rejoindre le groupe pour réviser (bien qu'il n'en ait pas réellement besoin), entra dans la petite salle d'étude que son père avait mis à leur disposition dans les cachots près de sa propre salle de classe afin qu'ils puissent travailler au calme.
- « Bonjour tout le monde !
- « Salut Gaby ! » répondirent les garçons alors qu'Hermione se contentait d'un vague mouvement de tête.
- « Désolé pour le retard mais j'étais plongé dans une potion fascinante avec papa et je n'ai pas vu le temps passer. »
- « Pas grave ! » fit Neville en haussant les épaules. « De toute façon, on vient à peine de commencer. »
- « Et puis on commence à y être habitués ! » le taquina gentiment Terry.
- « Tu travailles sur quoi Hermione ? » demanda Gaby en s'installant près de l'autre Serdaigle après lui avoir tiré la langue d'une façon très mature pour répondre à la pique qu'il venait de lui lancer.
- « … »
- « Arithmancie. » répondit Ron à la place de sa condisciple.
Alors qu'il disposait les livres d'histoire de la magie et d'astronomie qu'il avait apporté avec lui sur la table, les yeux d'Harry tombèrent sur le planning d'Hermione.
Lundi :
9h : métamorphose
13h : sortilège
Mardi :
9h : Soins aux créatures magiques
9h : arithmancie
13h : potion
Mercredi :
9h : histoire de la magie
13h : botanique
21h : astronomie
Jeudi :
9h : défense contre les forces du mal
13h : étude des moldus
13h : étude des runes
- « Hum… Hermione ? … Tu n'aurais pas fait une petite erreur en recopiant tes hor… »
- « NON ! »
- « Tu es sûre ? Parce que mardi et jeudi tu passes deux épreuves en m… »
- « J'en suis certaine ! Alors fiche-moi la paix et travaille ! »
… sur ce, elle retourna à sa lecture.
-
Durant la semaine des examens, le château connut un silence inhabituel.
Le lundi, les troisièmes années, mis à part Gaby qui avait parfaitement réussi son épreuve, sortirent de la salle de métamorphose avec une mine abattue. Même Hermione semblait effondrée puisqu'à sa plus grande horreur, elle avait commis une erreur dans l'exercice pratique demandé en transformant non pas sa théière en tortue terrestre mais en tortue marine.
Après le déjeuner durant lequel même Ron ne mangea que très peu, ils passèrent à l'épreuve de sortilège pour laquelle, comme l'avait annoncé Hermione, ils durent mettre en pratique le sortilège d'allégresse.
Dès la fin du dîner, après une première journée d'épreuves difficile, tous les élèves se précipitèrent dans leur salle commune pour des révisions de dernières minutes en vue des questionnaires du lendemain. Gaby, quant à lui, préférant se détendre un peu, prit la direction du laboratoire de son père afin de fabriquer quelques potions (Technique de relaxation qu'avait transmis sans le vouloir Severus à son fils). Il y aurait sans doute passé la nuit si son père ne l'en avait pas délogé de force vers 23h, l'obligeant à aller se coucher.
Au matin, Hagrid leur fit passer l'examen de soins aux créatures magiques. Le 'sauvetage' de Buck près d'un mois auparavant l'avait mis dans un tel état d'euphorie qu'il semblait avoir constamment la tête ailleurs (imaginant sans doute ce que Buck était en train de faire). Ainsi, jamais un examen n'avait été aussi facile à réussir.
Dans l'après-midi, pendant que ses amis étaient dans les cachots avec son père pour leur épreuve de potion, Gaby, lui, passait son examen de botanique. La pratique consistait à rempoter une plante carnivore particulièrement vorace et il trouva la partie théorique d'une telle simplicité qu'il la termina avec près de quarante minutes d'avance sur les sixièmes années qui passaient cette épreuve en même temps que lui, ce qui lui permit, alors que les autres étudiants étaient toujours en train de travailler, d'aller faire une petite promenade autour du lac avant le dîner.
La journée du mercredi se passa sans encombres, bien que le questionnaire d'histoire de la magie ait demandé aux troisièmes années pas mal de réflexion.
L'avant dernière épreuve de Gaby, qui était l'examen de défense contre les forces du mal, se déroula le jeudi matin. Pour tester ses élèves, Remus avait organisé une sorte de circuit dans le parc pour permettre à chacun de se confronter aux différentes créatures étudiées durant l'année. Pour le groupe de Gaby, l'épreuve se terminait par un combat contre un épouvantard. Lorsque ce fut au tour de Gaby de l'affronter, il prit immédiatement la forme d'un détraqueur mais le Serdaigle le repoussa rapidement à l'aide de son patronus, dans lequel il avait pour l'occasion mis toute sa puissance. C'est donc une superbe panthère argentée qui se jeta sue le détraqueur-épouvantard pour le renvoyer dans sa boite.
Et ce fut enfin la dernière épreuve, étude des runes, d'où Gaby et Hermione ressortirent tous les deux en ronchonnant, persuadés d'avoir fait une erreur de traduction sur le dernier symbole.
Leur restait à présent à profiter d'une semaine complète de détente en attendant le banquet de fin d'année et l'annonce des résultats alors que de leur côté, les septièmes années terminaient les épreuves pratiques de leurs ASPIC.
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C'est donc le jeudi suivant que tous les élèves purent enfin savoir s'ils passaient ou non dans l'année supérieure, mis à part les cinquièmes et les septièmes années qui eux recevraient leurs résultats fin juillet. Comme en deuxième année, Hermione et Gaby furent de nouveau en tête de classement, ayant obtenu respectivement 93 et 98 de réussite avec un optimal dans chaque matière, leur petite erreur dans l'épreuve de rune ne leur ayant finalement pas porté préjudice.
Neville, Terry et Ron s'en étaient eux aussi bien sortis puisqu'ils avaient obtenu tous les trois une moyenne légèrement supérieure à 70, ce qui était nettement mieux que les résultats qu'ils avaient obtenu les années précédentes. … comme quoi, le travail de groupe et les remontrances journalières d'Hermione pour les obliger à étudier avaient finalement portés leurs fruits.
C'est donc cinq étudiants plus que ravis de leurs performances qui prirent place ce soir là pour le banquet de fin d'année.
Le repas touchait à sa fin quand Gaby, qui avait attendu ce moment toute la soirée, donna enfin le départ à la blague qu'il avait organisé à l'aide des jumeaux à l'intention de Remus.
Alors qu'il venait de se servir une seconde part de tarte à la mélasse, sa préférée, Gaby fit 'malencontreusement' tomber sa cuillère. Il se pencha donc sous la table pour la ramasser, permettant ainsi à Sal, qui jusqu'à présent était enroulé autour de sa taille, camouflé par un sortilège de désillusion que Gaby avait appris spécialement pour l'occasion, de se faufiler discrètement jusqu'au sol et de ramper sans être vu jusqu'à la table des professeurs.
Une fois arrivé, le serpent escalada tranquillement la jambe droite de Severus (que Gaby avait averti sans pour autant lui dévoiler le contenu de la blague), puis se dirigea vers Remus.
Il eut tout juste le temps de lâcher le minuscule paquet qu'il tenait entre ses mâchoires, que le lycanthrope, averti de sa présence grâce à ses sens surdéveloppés, l'attrapait pour le remettre par terre, craignant apparemment, et à raison, une blague de son 'filleul' pour ce dernier repas de l'année scolaire.
Gaby avait mis à profit le court laps de temps pendant lequel Remus avait quitté la table des yeux pour, d'un 'finite incantatem' informulé, rendre sa taille d'origine au 'cadeau' que son serpent venait de livrer. C'est donc un gros paquet rouge emballé avec soin avec un large ruban bleu et vert que le professeur trouva en face de lui lorsqu'il se tourna de nouveau vers son assiette pour finir son dessert.
Etonné, il hésita à s'en saisir, s'attendant à ce qu'il lui explose dans les mains, puis vit qu'une petite carte était attachée dessus. Il la prit donc et lut, sous le regard intéressé d'une partie des élèves et des autres occupants de la table qui s'étaient arrêté de manger pour l'observer et surtout de Severus, curieux de savoir ce que son fils avait inventé.
A Moony,
Le seul véritable professeur de défense contre les forces du mal
A avoir franchi les portes de ce château
Depuis de trop nombreuses années.
- GaFredGe-
'GaFredGe' ? … Ce nom ne lui disait absolument rien…. Et Moony ? … il n'y avait que Gaby pour l'appeler de cette façon… et puis il était certain que c'était Sal qui avait déposé ça à sa place.
… Mais pourquoi Gaby aurait-il signé GaFredGe ?...
Jetant un coup d'œil dans la salle, il vit que Gaby, comme la quasi-totalité de ses camarades, le regardait, attendant qu'il ouvre le paquet.
Se disant que le jeune homme étant forcement dans le coup (seul lui avait pu demander à Sal de participer), il risquait, en ouvrant le cadeau, de se retrouver temporairement dans le même état que Lockhart, il sortit sa baguette et lança quelques sortilèges de vérifications sur le paquet.
Ne descellant aucun sortilège particulier dessus mis à part un sortilège d'animation, il décida finalement, pensant qu'il ne risquait rien, à le prendre dans ses mains.
Il déchira donc l'emballage et, à sa grande surprise, découvrit… une boite !
Une boite toute simple, noire, en bois, sans gravures ni inscriptions, avec sur le devant, un petit fermoir métallique.
Intrigué, il actionna le crochet.
Il avait à peine effleuré le mécanisme qu'un mini-Severus, vêtu en tout et pour tout d'un caleçon à fleurs et d'un bonnet de père noël, jaillit hors de sa boite.
La poupée, d'une cinquantaine de centimètres, montée sur ressort, se rua sur Remus et, tendant les bras, l'attrapa par les oreilles pour lui faire un gros baiser sonore sur le bout du nez avant de lui souffler de la poudre verte au visage et de le lâcher pour retourner dans sa boite.
Remus, en voyant 'son collègue' bondir ainsi sur lui, sursauta, surpris, puis resta immobile, les yeux grands ouverts et fixés sur la poupée qui continuait à se balancer sur son ressort, les bras croisés sur la poitrine en lui tirant la langue, un grand sourire sur le visage. Remus était tellement absorbé par la figurine qu'il n'avait même pas remarqué les quelques 'changements' qui l'avaient frappés, puis, après quelques secondes de silence, il finit par éclater de rire.
A ses côtés, Severus, le vrai cette fois, avait faillit s'étouffer avec son thé en voyant la 'nature' de la petite surprise de Gaby, et hésitait à présent entre hurler de rire en raison de l'aspect de Lupin ou hurler tout court pour cette utilisation sans la moindre autorisation de son image.
… Encore heureux que grâce au couvercle de la boite, seule sa tête était restée visible pour les élèves et que 'sa' sortie avait été trop rapide pour qu'ils puissent correctement voir son accoutrement !
Ne pouvant se décider, il opta finalement pour une troisième solution : il se leva doucement, silencieusement, les yeux encrés dans ceux de son fils qui, ayant opté pour un replis stratégique, avait presque atteint les portes de la grande salle tout en essayant tant bien que mal de ne pas s'écrouler de rire.
Voyant que celui-ci s'apprêtait à sortir, il se lança à sa poursuite, renversant même sa chaise dans sa précipitation.
Harry de son côté, ayant vu son père se lever avec, dans les yeux, une lueur qui ne lui disait rien qui vaille, avait pris ses jambes à son cou et courait à présent en direction de sa chambre dans le but de lui échapper au moins temporairement.
Remus qui lui, était toujours en train de pouffer, fut soudainement interrompu par Albus :
- « Je serai vous, mon cher, je me lancerais moi aussi à la poursuite de Gabriel ! »
- « Pourq… » Commença Remus avant de se taire en portant une main à sa gorge, étonné de l'intonation de sa voix, heurtant au passage un des deux imposants globe de chaire qui se trouvaient à présent sur sa poitrine. « Mais qu'est ce qu…. » poursuivit-il de sa voix anormalement aiguë en baissant les yeux, s'apercevant enfin de sa 'tenue', radicalement différente de celle qu'il portait au début du repas.
Malheureusement pour lui, Remus avait en effet oublié que Gaby, bien que très doué en sortilèges, était surtout un spécialiste des potions ! Or, les sortilèges de vérification qu'il avait lancé sur le paquet, bien que très efficaces pour déceler les enchantements, n'étaient d'aucune utilité face à une potion. Ils ne lui avaient donc pas permis de repérer la préparation que le jeune homme avait glissé dans la boite !
En raison de cela, il se trouvait à présent vêtu d'une robe rouge vif, légèrement cintrée au niveau de la taille et fendue jusqu'en haut de la cuisse, sous laquelle on pouvait distinguer des formes plutôt généreuses. (NdA : pensez à Jessica Rabbit )
Comme pour vérifier que sa nouvelle physionomie était bien réelle, Remus posa ses mains sur ses seins, avant de les retirer brusquement, comme s'il s'était brûlé, en sentant qu'ils étaient bien vrais.
Rouge comme une tomate, il se leva d'un bond, croisant les bras sur sa poitrine pour cacher au mieux sa nouvelle silhouette, puis fila en courant vers la petite porte derrière la table des professeurs, de longs cheveux couleur miel flottant derrière lui.
La porte était à peine refermée qu'Albus, suivit de la totalité des professeurs et de la majeure partie des élèves, éclata de rire.
Pendant ce temps, Gaby, suivit de très près par son père, avait atteint le portrait gardant l'entrée de leur appartement. Il cria le mot de passe, essoufflé, et se rua à l'intérieur. Il était arrivé à moins de deux mètres de sa chambre quand il entendit le passage s'ouvrir de nouveau et qu'il sentit quelque chose de lourd s'abattre sur son dos, le faisant tomber à plat ventre sur l'épais tapis. Il se retourna tant bien que mal, se demandant ce qui venait de lui tomber dessus, et se retrouva aussitôt avec une panthère noire d'une cinquantaine de kilos au dessus de lui.
L'animal lui lança un regard diabolique et s'allongea sur lui, le planquant ainsi complètement au sol, ses pattes sur ses épaules et sa queue au niveau de ses pieds.
C'est dans cette position que Remus les trouva lorsqu'il entra à son tour dans les quartiers du maître des potions par le portrait qui était resté ouvert. La seule différence était qu'à présent, Gaby riait aux éclats sous les coups de langue de l'animal qui avait entreprit depuis quelques minutes de lui léchouiller le visage et les oreilles en guise de représailles.
Severus ayant entendu son ami entrer stoppa finalement sa douce torture et reprit sa forme normale, puis, assis sur son fils qui tentait de reprendre son souffle, se tourna vers le lycanthrope.
- « Tu me donnes un petit coup de main Remus ? » lança t'il en direction de la femme en rouge qui venait d'entrer.
- « Et comment ! » répliqua celle-ci en se jetant à son tour sur Gaby pour l'attaquer à coup de chatouilles.
-
- « Alors ? Je vais rester comme ça combien de temps ? » Questionna Remus qui était à présent assis sur un confortable fauteuil face à Severus, lequel s'était installé dans le canapé avec son fils.
- « Jusqu'à demain matin ! » Répondit Gaby en rigolant alors que son père, contre lequel il s'était allongé, sa tête reposant sur ses genoux, lui caressait les cheveux.
- « Dommage… » Murmura Severus d'un ton presque sensuel en regardant Remus droit dans les yeux. « Je te trouvais beaucoup plus sexy comme ça ! »
- « Papa ! » lança Gaby, rougissant légèrement, en lui donnant une petite tape sur le bras.
- « Ben quoi ? C'est vrai ! » Répliqua Severus.
- « Pas sur que Sirius soit de ton avis… » Marmonna Remus qui avait lui aussi pris quelques couleurs.
La conversation se poursuivit jusque tard dans la soirée, si bien que Gaby, fatigué, finit par s'assoupir contre son père.
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Gaby courait dans le parc de Poudlard, un phénix doré, un chaton noir, un serpent orangé et un balai à ses trousses quand soudain, il se mit à pleuvoir des bonbons… des dizaines de milliers de bonbons de toutes les sortes et de toutes les tailles.
Rapidement, le sol se trouva recouvert d'un épais tapis de sucreries plus appétissantes les unes que les autres. Gaby, incapable de résister plus longtemps à la tentation se pencha pour ramasser une chocoballe et alors qu'il allait refermer sa main sur la friandise, le chaud soleil d'été disparu, laissant place à l'obscurité la plus totale.
Gaby n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait à présent mais une chose était sûre, il n'était plus au pays des sucres d'orges !
Une lune à moitié pleine sortit finalement de derrière un rideau de nuages, révélant ainsi un paysage pour le moins inquiétant : il se trouvait à présent en plein milieu d'un cimetière envahi par la végétation avec à sa droite, derrière un grand if, une petite église, et à sa gauche, une colline au sommet de laquelle se dressait une luxueuse maison ancienne.
Gaby commençait à explorer le cimetière du regard quand des bruits de pas brisèrent le silence. Il ne discerna pas tout de suite d'où ça venait puis tout à coup, deux silhouettes se découpèrent dans la brume, s'avançant parmi les tombes.
La première personne semblait plutôt replète, bien que relativement grande et, lorsqu'elle fut un peu plus proche, il pu voir qu'il s'agissait d'une femme. Elle portait une robe boueuse et déchirée par endroits et semblait complètement perdue dans ses pensées, avançant d'un pas mal assuré, les yeux dans le vague, comme si elle n'était qu'une simple marionnette guidée par des fils.
L'autre individu était de petite taille, tout au plus un mètre soixante-cinq, et était vêtu d'une large cape noire avec un capuchon rabattu sur sa tête. De sa main gauche, il maintenait un espèce de tas de linge serré contre lui et de sa main droite, il tenait sa baguette, pointée en direction de la femme qui le précédait.
Arrivés à cinq ou six mètres de lui, ils s'arrêtèrent finalement à côté d'une haute pierre tombale en marbre. L'homme, du moins, Gaby supposait que s'en était un, déposa son fardeau sur le sol puis, d'un sortilège, fit apparaître des cordes qui ligotèrent la femme qui l'accompagnait à la stèle. Celle-ci, semblant enfin se réveiller un peu, tenta de se libérer en tirant sur ses liens mais elle ne parvint même pas à les desserrer.
Soudain, alors qu'il contemplait la scène, terrifié, Gaby entendit une voix aiguë et glaciale s'élever du petit tas de 'chiffons', signe qu'il dissimulait finalement quelque chose de vivant.
- « Dépêche toi un peu Queudver ! »
Alors que le dénommé Queudver s'éloignait… Gaby avait reconnu ce nom tout de suite : c'était celui de l'homme qui avait vendu ses parents à Voldemort !... Gaby s'approcha rapidement dans le but d'aider la prisonnière à s'échapper mais à sa grande horreur, il s'aperçu qu'il ne pouvait même pas toucher les cordes, passant au travers comme s'il était devenu une sorte de fantôme.
Résigné, il ne pu donc qu'assister, impuissant, à ce qui suivit.
Queudver, qui était resté absent tout au plus trois minutes, revint en traînant derrière lui un immense chaudron qu'il déposa au pied de la tombe. A sa suite arriva un énorme serpent, d'au moins trois mètres de long. Ondulant dans l'herbe humide, il vint s'installer juste devant les pieds de Gaby qui, bien que sachant que l'animal ne pouvait ni le sentir ni le voir, n'osait plus bouger d'un centimètre.
La 'chose' qui se trouvait dans la masse de tissus semblait, depuis que Queudver était revenu, extrêmement agitée et, alors que l'homme remplissait le chaudron d'eau, continuait à l'exhorter à aller plus vite.
Une fois que l'énorme récipient de pierre fut rempli, Queudver alluma un grand feu, faisant sans le vouloir, fuir le reptile qui, apeuré par les flammes, alla se terrer près d'une tombe, au grand soulagement d'Harry.
Soudain, le liquide qui remplissait le chaudron se mit à bouillonner. Queudver y lança quelques ingrédients que Gaby n'eut pas le temps de détailler et aussitôt, l'écume bouillonnante se mit à projeter des étincelles enflammées, comme si elle avait pris feu.
C'est ce moment que choisit la petite voix pour se faire entendre de nouveau :
- « Maintenant Queudver, … maintenant ! »
Obéissant à cet ordre, le sorcier se saisit du tas de tissus qui, comme le vit Gaby, était en réalité une robe, et dévoila son contenu.
Harry n'essaya même pas de retenir le cri d'horreur qui franchit ses lèvres, ni le long frisson de peur et de dégoût qui lui parcouru l'échine lorsqu'il posa les yeux sur la créature ainsi révélée.
Elle avait la taille et la forme d'un jeune enfant accroupi mais pourtant rien n'aurait pu être plus dissemblable à un bébé : entièrement chauve, la peau recouverte d'écailles grossières de couleur rougeâtre, elle avait des bras fins et des jambes frêles et graciles et son visage ressemblait à une tête de serpent aux yeux rouges flamboyants.
Queudver attrapa la créature sous les bras, d'un geste qui sembla à Gaby légèrement hésitant… un peu comme si l'homme répugnait à la toucher…
Il l'amena cependant près du chaudron et la laissa glisser à l'intérieur.
Il y eut un plouf suivit d'un sifflement puis Gaby entendit un petit bruit de choc, signifiant que le petit corps avait atteint le fond en pierre.
A ce moment là, Gaby n'espéra qu'une chose : que l'horrible petite chose se noie !
Il fut interrompu dans ses pensées par la voix légèrement tremblante de Queudver :
- « Que les ossements du père, donnés en toute ignorance, fassent renaître son fils ! »
Du pied de la tombe à laquelle la femme était attachée s'éleva immédiatement une fine volute de poussière.
Tournant à nouveau son regard vers la stèle, Gaby, aidé par la lueur des flammes, pu finalement distinguer le nom du défunt : Tom Jedusor.
Pour Gaby, qui était à présent tellement terrorisé qu'il tremblait comme une feuille, cela ne fit plus aucun doute : la chose dans le chaudron ne pouvait être que Voldemort !
-
Alors que la poussière atteignait le chaudron, la surface du liquide devint brillante comme du diamant puis, après quelques étincelles, vira au bleu vif.
Queudver sortit ensuite de sa cape un long poignard en argent finement ouvragé puis, tendant son bras droit au dessus du chaudron, il prononça d'une voix pleine de sanglots : « Q-que l-la chaire d-du serviteur, d-donnée vonlon-tairement, fasse re-revenir son m-maître. »
… et se trancha la main, laquelle tomba avec un bruit d'éclaboussure dans le liquide bleuté qui se mit à émettre une lueur rouge incandescente.
Gémissant de douleur, l'homme enveloppa rapidement son membre mutilé dans un pan de sa cape pour limiter l'hémorragie et poursuivit le rituel.
- « Q-que le sang de l'ennemi, p-pris par la f-force, ressuscite c-celui qui le combat ! »
Queudver, haletant, plongea son couteau dans l'estomac de la femme qui, attachée comme elle l'était ne put rien faire hormis pousser un long gémissement d'agonie.
Il sortit ensuite une fiole de sa poche et récupéra un peu de liquide carmin avant de retourner près du chaudron pour l'y déverser, laissant sa victime se vider de son sang.
Le chaudron quant à lui bouillonnait, projetant une multitude d'étincelles, puis soudain, il sembla s'éteindre. C'est alors qu'un épais panache de vapeur s'éleva de la surface. Et plus il devenait épais, plus la cicatrice de Harry le picotait, allant même jusqu'à devenir douloureuse.
Lentement, après de longues minutes, la fumée finit par se dissiper, révélant la silhouette sombre d'un grand homme squelettique.
L'homme, totalement nu, observa un instant ses longues mains blanchâtres et osseuses puis, de la même voix glacée et aiguë qu'il avait avant sa transformation, il siffla :
- « Donne-moi ma robe Queudver ! »
L'homme s'exécuta aussitôt.
Son moignon serré contre sa poitrine, il ramassa le tissu noir qui était resté au sol et le tendit à son maître qui l'enfila sans attendre avant de sortir du chaudron.
… et alors que sans s'en rendre compte, son regard tombait droit dans celui d'Harry, celui-ci sentit une douleur atroce lui déchirer la tête, à l'endroit même où se trouvait normalement sa cicatrice, confirmant ainsi que ce n'était pas qu'un simple cauchemar : Voldemort était bel et bien de retour !
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Quelques minutes plus tôt, Severus, sous le regard inquiet de Remus, essayait de réveiller son fils qui, toujours à moitié allongé sur lui, était de plus en plus agité, apparemment plongé dans un horrible cauchemar, quand tout à coup, celui-ci poussa un petit cri effrayé en se mettant à trembler.
Severus se leva immédiatement, l'allongea complètement sur le canapé, puis l'attrapa par les épaules pour le secouer, espérant, en faisant cela, lui faire ouvrir les yeux.
Bien que son père n'ait pas réussi à le réveiller, Gaby resta ensuite silencieux durant plusieurs minutes, le corps crispé, puis d'un coup, recommença à s'agiter en poussant de petits gémissements plaintifs, des larmes de douleur perlant de ses yeux clos.
Voyant qu'aucune méthode ne s'avérait efficace, pas même une gifle, pour le faire sortir de son cauchemar, Severus, baguette en main, s'apprêtait à lui lancer un enervatum, espérant que ce sort fonctionnerait, lorsqu'il ressentit une douleur cuisante au niveau de l'avant bras.
Lâchant sa baguette, il tomba à genoux puis porta une main à son poignet en feu et, serrant les dents, ouvrit d'un geste brusque la manche de sa robe, espérant que l'absence de tissu sur sa peau à vif pourrait le soulager, dévoilant ainsi une marque des ténèbres incandescente. Jamais depuis son intronisation elle n'avait repris cette couleur et jamais elle ne lui avait fait aussi mal !
Severus suait à grosses gouttes, s'empêchant par habitude d'émettre le moindre son, mais une nouvelle vague de douleur eut raison de lui, et malgré toute sa volonté, il cria.
Presque au même moment, près de lui, Gaby, le dos arqué, se remit à hurler, les deux mains crispées sur son front.
Aussi brusquement qu'elle avait commencé, la douleur cessa ; et alors que Severus, haletant et toujours sur le sol reportait sa totale attention sur son fils, celui-ci ouvrit brusquement les yeux, jetant un regard paniqué autour de lui avant de se fixer sur son père et de murmurer, la voix cassée d'avoir trop crié :
- « Il est revenu ! Voldemort est revenu ! »
Severus, lui laissant à peine le temps de finir, le prit immédiatement contre lui pour le rassurer puis jeta un coup d'œil à sa marque qui était à présent noir charbon, comme lorsque Voldemort était au sommet de sa puissance quelques années plus tôt.
Sachant qu'il devait prévenir Dumbledore au plus vite, Severus souleva Harry du canapé et le plaça dans les bras de Remus qui, choqué par ce qui venait de se passer, était resté assis dans son fauteuil.
Le lycanthrope passa immédiatement ses bras autour du corps frêle de son filleul et l'appuya contre sa poitrine, le berçant doucement alors que Severus sortait une petite fiole de potion calmante.
Il en donna une grosse dose à Harry qui devint presque aussitôt somnolent, et partagea ce qui restait dans la bouteille entre lui et Remus. S'assurant que son fils était confortablement installé contre 'sa maman' (Remus est toujours sous son apparence de femme), il l'embrassa sur la tête avant de se diriger d'un pas rapide vers le bureau du directeur.
A suivre...
