Eh non, vous ne rêvez pas ! C'est bien la suite !
Il faut dire qu'avec les multiples menaces de morts et les supplications que j'ai reçu, je ne pouvais pas vous laisser sans nouvelles plus longtemps ! Lol !
… Et maintenant que je me suis remise de la lecture du tome 7, je vais pouvoir continuer à écrire le chapitre 44.
Encore désolée pour l'attente mais j'ai du réécrire plusieurs chapitres qui ne plaisaient définitivement pas alors….
Une dernière chose : il n'y aura aucun élément du tome 7 avant de très nombreux chapitres alors toute ressemblance entre certains faits seraient un pur hasard.
Merci à tous pour les 46 reviews du chapitre précédent et pour vos messages … persuasifs (ne jamais prendre une menace à la légère ! Lol !)
Bonne lecture !
TROISIEME PARTIE :
Chapitre 40 :
Explications
- « Où est Gaby ? »
- « Je ne sais pas… »
- « Vous avez vu ? Le professeur Snape n'est pas là non plus ! »
- « Ils sont peut-être déjà partis en vacances ? »
- « Ne soit pas stupide Ronald ! Gabriel nous l'aurait dit ! » … « Et puis regardez, le professeur Lupin est absent lui aussi ! »
- « … Vous croyez que c'est à cause de la blague d'hier soir ? »
- « Ca m'étonnerait… »
- « … »
- « Vous avez vu la tête que fait Dumbledore ? »
- « Ouais… on dirait qu'il n'a pas fermé l'œil de la nuit… »
- « A mon avis, on a plutôt du lui donner une mauvaise nouvelle. Il n'a pas seulement l'air fatigué ; il semble aussi… »
- « Regardez ! Il se lève !... Il va sûrement faire un discours ! »
- « A votre avis, qu'est ce qui se passe ? »
- « Aucune idée… »
- « Sirius Black est peut-être de retour ? »
- « On l'aurait lu dans la gazette si c'était le cas ! »
- « Je te signale que les hiboux n'ont pas encore livrés le courrier, Neville ! Alors si ça se trouve il… »
- « Chut ! Taisez-vous tous les deux ! Il va commencer ! » Chuchota Hermione d'une voix sévère, coupant ainsi court à la conversation entre Ron et Neville qui se tournèrent finalement eux aussi vers le directeur, lequel, debout à sa place, au milieu de la tablée de professeurs, attendait que les occupants de la grande salle fassent silence.
- « Chers élèves, …» Commença Dumbledore d'un ton tellement inhabituel que les étudiants lui prêtèrent immédiatement toute leur attention, « … il y a un fait de la plus haute importance dont je me dois de vous informer avant que vous ne rentriez dans vos familles.
Je suis sûr… » Poursuivit-il, « que le ministère de la magie ne souhaite pas que je vous donne cette information et que les parents de certains désapprouveront ce que je m'apprête à faire – soit parce qu'ils n'y croiront pas eux-mêmes, soit parce qu'ils penseront que vous êtes trop jeunes pour que je vous dise une pareille chose – mais vous devez savoir !
J'ai toujours eu la conviction que la vérité est préférable au mensonge – j'en ai d'ailleurs malheureusement pour moi encore eu la preuve pas plus tard qu'hier – et qu'il vaut mieux affronter ses peurs que se voiler la face…. C'est pourquoi je veux que vous sachiez ce qui se passe ! »
Dumbledore laissa le silence s'installer un instant pour que tous prenne conscience de l'importance de ses paroles et poursuivit :
- « La nuit dernière, Lord Voldemort est revenu à la vie ! »
Une vague de panique parcourut la grande salle.
Les élèves fixaient le directeur d'un air incrédule et terrifié ; même les quelques enfants de mangemorts qui avaient, par un moyen ou par un autre été mis au courant, et qui, en cet instant, tentaient de cacher leur satisfaction en affichant un air aussi catastrophé que les autres.
- « Je vous recommande donc à tous et à toutes la plus grande prudence ! » reprit Dumbledore d'une voix grave. « Je suis convaincu – et je n'ai jamais tant souhaité me tromper – que nous allons bientôt connaître une période sombre et difficile. Certains d'entre vous ont déjà eut à souffrir directement des agissements de Voldemort. Nombreuses sont les familles qui ont été déchirées à cause de lui ! … Souvenez-vous en si un jour vous êtes amené à choisir entre rejoindre les forces de ténèbres ou vous battre, peut-être au péril de votre vie, pour rester libre et permettre à ceux que vous aimez de vivre en paix ! »
…
Le petit déjeuner se termina dans un profond silence, personne n'osant troubler l'atmosphère pesante qui s'était abattue sur la grande salle après le discours du directeur.
Alors que celui-ci quittait la pièce d'un pas lourd, comme si les années l'avaient soudain rattrapé, il ne sentit pas le regard lourd de question de son adjointe le suivre, laquelle se demandait ce qu'il avait bien pu vouloir dire par 'encore eu la preuve pas plus tard qu'hier'.
-
Une trentaine de minutes plus tard, alors que dans le hall d'entrée bondé, les élèves attendaient les diligences qui devaient les emmener vers Pré-au-lard, le professeur Dumbledore, lui, venait de frapper à la porte des appartements du directeur de Serpentard.
Après quelques instants, le portrait s'ouvrit sur Severus, lequel ne semblait pas être dans de meilleures dispositions envers son supérieur que lorsque celui-ci l'avait quitté quelques six heures plus tôt.
- « Severus je voul… »
BLAM !
Albus n'avait pas eut le temps de prononcer trois mots que l'entrée des appartements de son employé s'était déjà refermée.
Pas totalement étonné par la réaction de l'autre homme, Dumbledore prit son courage à deux mains et essaya à nouveau de se faire entendre.
Il frappa à plusieurs reprises, espérant que Severus finirait par ouvrir de nouveau la porte – ne serait-ce que pour lui hurler dessus – mais même après de nombreux essais, le passage resta hermétiquement clos.
… et il le resta les jours suivants.
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- « Ah, Albus ! Enfin je vous trouve ! » S'exclama Remus en arrivant au sommet de la tour d'astronomie. « Ca va faire deux heures que je vous cherche partout !... Même Minerva ne savait pas où vous étiez ! »
- « … »
Dumbledore resta appuyé contre les remparts, le regard plongé vers la forêt interdite en contrebas.
- « Sirius et moi avons pu contacter tout le monde pour la réunion de ce soir. »… « Certains membres pensent même avoir déjà trouvé de nouvelles recrues dont deux aurors qui… »
- « C'est parfait Remus… » Soupira Albus Dumbledore d'une voix éteinte sans quitter les arbres des yeux.
C'est seulement en entendant le manque d'enthousiasme de cette réponse que Remus se rendit compte de l'air mélancolique et maladif du directeur de Poudlard, lequel semblait sur le point de s'effondrer.
- « Vous vous sentez bien Albus ? »
- « … »
- « Que se passe t-il ? » essaya t-il encore, inquiet du mutisme de l'autre sorcier. « Est-ce que Voldemort a déjà … »
Dumbledore secoua négativement la tête puis, après une longue minute de silence, se décida finalement à répondre :
- « J'ai fait une terrible erreur Remus… une erreur qu'ils ne me pardonneront jamais… »
-
- « … Voilà… vous savez tout… » Termina Albus une quarantaine de minutes plus tard alors que Remus venait d'écouter son histoire sans l'interrompre une seule fois.
- « Je pense comprendre la décision que vous avez prise à l'époque Albus. » Fit Remus après quelques instants de réflexion. « Je la comprend mais je ne l'approuve pas ! ... Vous auriez très bien pu protéger Harry vous-même ! Et il aurait d'autant plus été en sécurité qu'il aurait pu vivre ici, à Poudlard, la majeure partie de l'année ! »… « Mais ce qui est fait est fait. » Poursuivit philosophiquement Remus. « Il est trop tard pour revenir en arrière de toute façon !... Tout ce que vous pouvez faire, c'est essayer de réparer les dégâts ! ... Et le plus tôt sera le mieux ! Connaissant Harry, s'il pense – et je suis persuadé que c'est le cas – que vous n'avez pas voulu vous 'encombrer' avec lui, il ne doit pas être beau à voir ! »
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- « Severus ? … C'est Remus ! Ouvre ! » Cria Lupin en tambourinant à la porte de son ami.
- « Remus ? » demanda la voix de Snape un instant plus tard alors que le panneau de bois s'entrouvrait légèrement. « Je ne pensais pas te voir avant la réunion de ce s… »
A peine Severus avait-il aperçu Dumbledore qu'il s'empressa de refermer le passage, mais c'était sans compter les réflexes de Remus qui s'était empressé de placer un pied dans l'ouverture.
- « Pousse-toi de là Remus ! Si tu veux nous voir, tu n'auras qu'à revenir quand tu seras mieux accompagné ! » Lança le maître des potions d'une voix sèche en tirant un peu plus fort sur la porte pour tenter de la refermer alors que Dumbledore poussait un soupire dépité et blessé.
- « Severus laisse-nous passer ! » insista Remus sans se laisser impressionner par le ton glacé de son collègue. « Je suis au courant pour…tu sais quoi… et… »
- « Tu savais ? » gronda Severus, lâchant soudainement la porte pour attraper Remus par le col de sa robe de sorcier. « Depuis quand ? Hein ? » Cracha t-il en le secouant. « Tu t'es bien foutu de nous en… »
- « Je l'ai appris il y a à peine cinq minutes, Severus ! » Répliqua le lycanthrope en se dégageant de la poigne du Serpentard. « Laisse-lui une chance de s'expliquer et tu verras que… »
- « J'ai déjà entendu assez de… »
- « Aller Severus… Ne soit pas si têtu ! ... Pense à Gaby ! »
- « Je ne pense qu'à lui justement ! …Tu entends Lupin ? … Je ne pense qu'à lui ! » Grogna Severus en ouvrant brusquement la porte au large, permettant ainsi à son collègue et au directeur d'apercevoir la forme tapie dans une couverture sur le canapé et laissant par la même occasion passer assez de lumière pour leur permettre de voir les profondes cernes qui marquaient ses traits. « Ca fait trois jours qu'il pleure sans arrêt parce que 'Papy Albus' n'a pas voulu de lui !... Et quand il arrive enfin à s'endormir, il se réveille en hurlant au bout de quelques minutes, soit parce qu'il voit les 'rencontres' entre Voldemort et ses mangemorts et les punitions qu'il leur fait subir, soit parce qu'il 'rêve' que 'Papy' l'a renvoyé chez son oncle ! »… « Et je vous préviens Albus ! » Poursuivit il en pointant un doigt menaçant vers le directeur. « Je vous préviens que si jamais c'est dans vos intentions je… »
- « Mais pas du tout enfin ! Au contraire ! » S'insurgea Dumbledore. « Je me réjouis qu'il soit heureux avec v… »
- « Son bonheur n'a pourtant pas eu l'air de vous préoccuper tant que ça ces dix dernières années ! »
- « Arrête ça tout de suite Severus ! » lui demanda fermement Remus. « Ce genre de réflexion ne sert à rien ! Laisse plutôt Albus expliquer pourquoi il… »
- « Pour le protéger, soit disant ! Il me l'a déjà dit !... Le plus grand sorcier du monde a envoyé son arrière petit-fils chez des MOLDUS pour le PROTEGER ! »
- « Et c'est vrai ! » confirma énergiquement Dumbledore. « Et pas seulement à cause de la protection par le sang dont je vous ai parlé l'autre jour mais aussi en l'éloignant de moi ! »
- « Tu vois ! » Hurla Severus en se tournant brusquement vers Lupin. « Il avoue lui-même qu'il… »
- « L'éloigner de moi pour ne pas donner aux mangemorts encore en liberté une raison de plus de s'acharner sur lui ! » Précisa Dumbledore d'un ton sec alors qu'il commençait réellement à être agacé par l'attitude bornée de Severus. « Pour avoir sa garde, j'aurai été obligé de révéler qu'il était de ma famille ! Ils se seraient alors acharnés sur lui pour m'atteindre ! …Et c'est sans compter la presse qui ne l'aurait pas laisser faire un pas tranquille ! Il n'aurait pas pu avoir une enfance normale en étant la cible des mangemorts et des médiats ! »
- « Parce qu'être la cible de moldus violents et pervers c'est mieux sans doute ? »
- « Je n'ai jamais dit ça Severus ! Si je m'étais douté un seul instant qu… »
- « Peut-être que si vous vous étiez donné la peine de surveiller sa 'famille' d'un peu plus près, vous vous en seriez aperçu ! … Et que rien ne serait arrivé !... Si vous aviez gardé un œil sur lui, ce…ce porc n'aurait jamais osé le toucher ! » Cracha Severus, haineux.
- « Je reconnais que j'ai fais des erreurs Severus… mais je le pensais en sécurité. Je ne voulais pas qu'il lui arrive la même chose qu'aux autres ! »
- « Quels autres ? » Demanda le Serpentard, les bras croisés sur la poitrine.
- « … Les autres membres de ma famille… à part mon frère, Abelforth, Harry est le seul à être encore en vie. »
- « Si vous les avez tous protégé de la même façon que lui, ce n'est pas étonnant ! » claqua froidement Severus.
- « Arrête maintenant Severus ! » S'énerva Remus. « On a bien compris que tu en voulais à Albus !... Mais laisse lui au moins une chance de s'expliquer ! »
- « Eh bien faites donc ! » cingla celui-ci avec un mouvement négligeant de la main, invitant ainsi le directeur à parler. »
- « Tu pourrais peut-être nous laisser entrer non ? » demanda Remus d'une voix posée.
Severus, qui jusque là n'avait pas bougé de l'encadrement de la porte, hésita quelques instants puis avec un soupire, libéra le passage pour permettre aux deux autres sorcier d'entrer.
Faisant fi de toute politesse, il n'attendit pas qu'ils soient à l'intérieur pour refermer la porte derrière eux mais retourna dans le salon où l'attendait Gaby, les laissant dans l'entrée.
Albus et Remus s'approchèrent finalement à leur tour des fauteuils. Ils eurent à peine le temps d'apercevoir les yeux rougis de larmes et de fatigue de Gaby que déjà celui-ci détournait la tête et, le corps secoué de sanglots – lesquels s'étaient amplifiés depuis qu'il avait entendu la voix de son grand-père – allait se réfugier sur les genoux de son père qui venait de s'asseoir juste à côté de lui sur le canapé.
Voyant que Severus et Gaby ne se préoccupaient pas d'eux, Albus et Remus s'assirent à leur tour.
Après quelques minutes d'un silence pesant seulement entrecoupé par la respiration saccadée de Gaby, Albus commença à raconter l'histoire de sa famille :
- « Ma femme, ton arrière grand-mère Harry… Gaby » réajusta t-il après un regard noir de Severus qui avait sentit son fils se crisper « s'appelait Lysandra. Je l'ai connue en 1902, lorsque j'ai commencé ma carrière de professeur de métamorphose à Poudlard. Elle avait trente ans de moins que moi mais elle était déjà en poste depuis trois ans lorsque je suis arrivé.
Je suis sûr que vous l'auriez adorée Severus ! Elle était aussi voir plus passionnée que vous par les potions ! … D'ailleurs, cela explique sans doute que Ha… Gaby soit si doué dans ce domaine ; il a sans doute hérité de son don ! … A moins que ce soit le fait d'être devenu si proche de vous qui… »
- « Venez-en aux faits, Albus ! » le coupa sèchement Severus qui reçut en retour un regard de reproche, qui ne l'atteignit pas le moins du monde, de la part de Remus.
- « Je crois bien que je l'ai aimée dès que je l'ai vue… » Continua Dumbledore. « Elle avait de très longs cheveux noirs légèrement bouclés qu'elle portait presque toujours tressés et les yeux verts les plus magnifiques que je n'avais jamais vu !... Tu lui ressemble d'ailleurs beaucoup … »
- « Cinq ans après notre première rencontre, je l'ai demandée en mariage… et elle a dit oui. Un an plus tard environ, elle donnait naissance à notre première fille : Cassandra.
Cassi me ressemblait énormément… que ce soit physiquement ou pour son caractère espiègle et enjoué. La seule chose qui rappelait sa mère, c'était ses yeux vert forêt.
Trois ans plus tard, Lysandra donnait naissance à Lycoris puis, lors de notre dixième année de mariage à des jumelles : Willaya et Briana.
… Et finalement, seize ans jours pour jours après notre union est arrivé Aloïs. Il ressemblait autant à sa mère que sa sœur aînée me ressemblait : ses cheveux noirs, son visage fin, ses yeux…
A ce moment là, nous étions la famille la plus heureuse de la terre. Lysandra avait abandonné depuis quelques années déjà son poste de professeur pour s'occuper à plein temps des enfants et nous avions la grande famille dont nous avions toujours rêvé.
… Mais tout a basculé… »
A ce moment du récit, la gorge d'Albus se serra, des flots d'images qu'il s'était efforcé d'oublier lui revenant en mémoire.
La voix légèrement cassée, il poursuivit néanmoins :
- « Deux semaines après la naissance d'Aloïs, alors que la rentrée scolaire approchait, Lysandra et les filles se sont rendues sur le chemin de Traverse faire quelques achats. Il me restait quelques cours à préparer alors j'ai préféré rester à la maison…d'autant plus que j'avais toujours eu horreur de faire du shopping.
Comme je ne voulais pas venir, Lysandra en avait profité pour laisser Aloïs avec moi… elle le trouvait trop jeune pour un bain de foule…surtout qu'elle avait déjà quatre terreurs à surveiller !
…
Il y avait beaucoup de monde sur le chemin de Traverse ce jour là – comme c'est encore le cas aujourd'hui à l'approche du mois de septembre – … et pour un mage noir qui cherchait à faire parler de lui, c'était l'occasion rêvée !...
Pour la majorité des gens de l'époque, ce 26 août 1923 a marqué le début de la montée en puissance de Grindelwald mais pour moi, c'était la fin de vingt années de bonheur… »
Dumbledore se tut quelques instants, le temps de calmer les tremblements de sa voix.
- « Je connaissais bien Gellert Grindelwald. Nous étions dans la même promotion à Poudlard : moi à Gryffondor et lui à Serdaigle. Il savait donc très bien que j'étais un sorcier puissant et que j'avais des idées radicalement opposées aux siennes.
A l'époque, je ne savais pas si l'attaque qu'il avait lancée visait ma famille en particulier – une manière de me prévenir que je ne devais pas me mêler de ses affaires – ou si leur mort n'avait été qu'un malheureux hasard, mais je n'ai voulu prendre aucun risque ! Je ne voulais pas que mon fils soit lui aussi menacé par la folie de Gellert !
Je l'ai donc confié à Charlus, le frère cadet de Lysandra, dont la femme, Alanna, venait d'accoucher, et j'ai fait passer mon fils pour mort. Charlus avait tout de suite accepté mon point de vue et il a donc élevé Aloïs comme son propre enfant, bien qu'il ait tenu à lui apprendre la vérité dès son plus jeune âge.
Mon fils a donc fait ses études à Poudlard en même temps que Cygnus, son pseudo-frère, sous le nom de Aloïs Potter. Après ses ASPIC, il est devenu auror puis s'est marié avec une de ses anciennes camarades de Serdaigle, Serena Yaxley qui, elle, avait suivi des études de médicomagie.
Le noël suivant leur union, nous étions tous réunis chez Charlus pour fêter la futur naissance de leur premier enfant quand Grindelwald et ses sbires ont attaqué. Ils avaient décidé de prendre le contrôle total du ministère et, comme Charlus et son épouse occupaient tous les deux un poste important, ils se sont immanquablement retrouvés sur la liste des personnes à éliminer en priorité !...
La bataille a duré longtemps. Les forces étaient plutôt déséquilibrées mais j'ai fini par venir à bout de Grindelwald. Malheureusement, pris dans mon combat, je n'ai rien pu faire pour aider les autres. Je n'ai pas pu sauver Charlus et Alanna… ni Cygnus qui a succombé à ses blessures après quelques jours…
Aloïs était lui aussi sérieusement blessé, surtout au niveau des jambes, mais il s'en est sorti sans aucune séquelle. Quand à Serena, un sortilège doloris particulièrement vicieux lui avait fait perdre le bébé…
Elle est restée très longtemps choquée après ça ; elle a même été obligée d'arrêter son travail, ne supportant plus la vue du sang. Elle a par la suite également fait plusieurs fausses couches mais finalement, alors qu'Aloïs et elle commençaient à désespérer, elle a réussi à mener une grossesse à terme. C'est ainsi qu'en 1960, elle a donné naissance à James.
La suite, vous la connaissez : James à épousé Lily Evans peu après leur sortie de Poudlard et ils ont eu un enfant ; toi Harry.
… Avant d'être assassinés par Voldemort à Halloween en 1981… »
…
- « Vous voyez à présent pourquoi j'ai préféré confier Harry à sa tante Severus ? » demanda Dumbledore alors que le silence s'était depuis quelques minutes installé dans la pièce. « D'abord ma femme et mes filles… ensuite Charlus, Alanna, Cygnus…. Et encore James et Lily… Tout ceux qui sont restés proches de moi sont… »
Alors que, assis à l'extrémité du canapé, Albus avait baissé la tête pour cacher les larmes qu'il n'avait pas pu s'empêcher de laisser couler, il sentit soudain une petite main venir se poser sur les siennes.
- « Profes… g-grand-père ? »
- « Harry ? » murmura Albus en levant les yeux vers son petit-fils. « Je suis désolé Harry… tellement désolé… »
- « Grand-père… » Balbutia encore Harry, la voix pleine de larmes, en venant se lover dans les bras du vieil homme, heureux de voir que finalement, celui-ci l'aimait.
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- « … Après, il a dit qu'il allait se venger de papa. » Termina Harry, qui, confortablement installé entre son père et son grand-père, venait de faire le récit détaillé du retour de Voldemort.
- « Il a dit comment ? » demanda Albus, soucieux.
- « Non… Il a seulement parlé de deux mangemorts que lui seul connaissait et qu'ils allaient lui être utiles mais c'est tout. Je me suis réveillé juste après. »
- « Qu'est ce que vous en pensez Albus ? Vous avez une idée de ce qu'il mijote ? » Interrogea finalement Severus, lequel s'était excusé auprès de son supérieur pour s'être autant emporté en apprenant qu'il était le grand-père de Harry.
- « Aucune… malheureusement ! Mais vous ne devez prendre aucun risque ! En attendant que je vous trouve un endroit sûr où passer l'été, vous resterez à Poudlard Gabriel et vous ! »
- « Sirius pourra peut-être nous aider à ce sujet Albus ! » intervint Remus. « Quand je l'ai laissé tout à l'heure, il devait aller vérifier un endroit qui selon lui serait parfait pour accueillir le quartier général de l'ordre. Alors peut-être que… »
- « Parfait ! Nous verrons cela avec lui dans ce cas…. Vous devriez profiter des quelques heures qui restent avant la réunion pour vous reposer Severus ; vous avez une mine affreuse. »
- Avec les cauchemars de Gaby, je n'ai pas vraiment pu fermer l'œil depuis trois jours. »
- « J'ai peut-être une idée pour faire cesser ces visions. » fit pensivement Dumbledore en lissant sa barbe. « Ca ne sera pas facile mais je ne vois pas d'autre moyen… »
- « Vous ne pensez quand même pas à … »
- « A l'occlumentie, oui. Je suis tout à fait conscient que ce sera long et difficile, mais c'est la seule solution qui me vient à l'esprit pour le moment… »
A suivre ...
Même si je ne sais pas quand je pourrais poster la suite... ni combien de temps il me faudra encore pour écrire les prochains chapitre... je vous promet que je terminerai cette fic !
