Je viens tout juste de sortir du concert de Patriiiiiiiiiiiiiick Bruel et je le conseille à tous, c'était génial !!... maintenant j'ai un peu mal à la gorge mais bon....

Encore un petit chapitre de 'transition' mais il y aura bientôt plus d'action, c'est promis.

Merci à tous pour vos reviews au chapitre précédent, j'espère que celui-ci vous plaira !

Bonne lecture................................................


Chapitre 45 :

Petite discussion entre amis

Gaby était installé depuis deux bonnes minutes derrière la fenêtre du salon au premier étage lorsque la vieille cloche de la porte d'entrée retentit pour la dix ou douzième fois. Il poussa un soupire de dépit, constatant qu'encore une fois, il ne s'agissait pas de ses amis, mais soudain, alors qu'il se rasseyait sur sa chaise, une dizaine de personnes aux cheveux roux apparurent directement sur le perron. La sonnette n'avait pas encore retenti que déjà, Gaby bondissait de son siège. Renversant presque la table basse sur son passage, il traversa le salon en courant et dévala les escaliers quatre à quatre pour se précipiter dans le hall.

Dès qu'ils l'aperçurent, Ron et les jumeaux, qui venaient tout juste d'entrer, se précipitèrent sur lui, le saluant à grands cris avant de le serrer dans une étreinte à l'aplatir. Il fut heureusement 'sauvé' par son père qui, tout en refermant la porte derrière les Weasley, leur fit remarquer de son habituel ton sarcastique que son fils n'allait pas s'envoler alors qu'ils feraient mieux de le laisser respirer s'ils ne voulaient pas se retrouver pendus au plafond par les pieds.

L'intervention de Severus eut l'effet escompté puisqu'aussitôt les trois amis relâchèrent Gaby – qui en profita pour prendre une grande bouffée d'air – et se tournèrent vers leur professeur pour le saluer.

- « Bonjour professeur. » firent-ils en cœur.

- « Comment allez-vous ? » poursuivit Fred. « Vous passez de bonnes vacances ? »

- « Excellentes. » répondit Severus avec méfiance.

- « Oh mais qu'on est bête ! » s'exclama soudain George en se frappant le front. « Fred ! Je suis sur que notre professeur adoré veut un gros câlin lui aussi ! »

Avec un sourire de connivence, les jumeaux s'avancèrent vers Severus, les bras tendus.

- « STOP ! » ordonna aussitôt celui-ci. « N'y pensez même pas ! Vous et vos inventions êtes priés de rester loin de moi ! Je n'ai pas envi d'être transformé en lapin, en canari, ou en je ne sais quoi d'autre ! »

- « Tu entends ça, George ! » s'indigna faussement Fred en se tournant vers son frère.

- « Hélas oui ! » lui répondit son jumeau d'un ton dramatique. « Notre bien aimé professeur ne veut pas de nous ! Pourrons-nous seulement nous remettre de… »

- « FRED ! GEORGE ! » Les interrompit Molly Weasley d'un ton cinglant. Comment osez-vous parler à un de vos professeurs de cette façon ? Excusez-vous tout de suite ! … Et que je vous vois seulement sortir une de vos blagues idiotes ici !... »

- « Calmez-vous Molly. Ce n'est rien. J'ai l'habitude de leurs pitreries, ils ne sont pas bien méchants. Et en ce qui concerne leurs blagues, j'ai le regret de vous apprendre que depuis quelques mois, ils n'agissent plus seuls ! … ce qui les rend encore plus redoutables d'ailleurs. Demandez donc à Remus ce qu'il a pensé de leur dernière trouvaille. Je ne suis pas sur qu'il ait réellement apprécié de se retrouver dans le corps d'une femme ! … N'est ce pas Gaby ? » Termina t-il en jetant un regard lourd de sens à son fils.

- « Je ne vois absolument pas de quoi tu parles ! » répondit celui-ci en le regardant avec de grands yeux innocents qui ne trompèrent personne.

- « C'est ça, oui… » Marmonna Severus.

- « Venez, je vais vous montrer vos chambres ! » fit Gaby à l'adresse de ses amis. « Ginny ? Tu viens avec nous ? »

Puis sans attendre de réponse, il monta les escaliers en courant. Arrivé au milieu, il s'arrêta soudain et se retourna.

- « Au fait papa… quand Neville arrivera, tu pourras l'accompagner au salon ? »

Puis, reprenant sa course, il a jouta un « merci papa » enjoué.

Un « sale gosse » lui parvint alors qu'il atteignait le premier étage, auquel il répondit un moi aussi je t'aime papa ! » Avant d'éclater de rire alors que dans l'entrée, les adultes secouaient la tête amusés.

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- « Alors voilà ! » Annonça Gaby une fois que les quatre autres l'eurent rejoint au deuxième étage. « Il y a trois chambres ici, une dans le couloir de l'autre côté, et deux autre à l'étage du dessus…. Enfin trois… mais la dernière n'est pas prête. Elles ont à peu près toutes la même taille mais au troisième, elles ont chacune leur salle de bain, alors ce serait peut être mieux si vous les laissiez à vos parents et à… »

- « et à Percy ! » s'écrièrent aussitôt les quatre Weasley.

- « Heu… d'accord… si vous voulez. Je pensais plutôt à vos frères ainés mais… »

- « Oh non ! Fais-nous confiance, Gaby ! Il vaut mieux mettre Percy aussi loin de nous que possible ! »

- « … A moins bien sûr que tu ne veuilles l'entendre à parler pendant des heures de l'épaisseur des fonds de chaudrons ? »

- « Ou entendre : Arrêtez de faire du bruit ! J'ai un rapport à finir !... »

- « …A longueur de journée ? »

- « Pas vraiment, non. » Grimaça Gaby « Alors ça y est ? Il a commencé à travailler au ministère ? »

- « Ouais. Au département de la coopération magique internationale. »

- « Et ça lui plait ? »

- « Si ça lui plait ? » rigola George. « Tu plaisantes ! Si papa ne l'y obligeait pas, il ne quitterait plus son bureau ! Le travail c'est une obsession chez lui ! »

Tout en continuant à parler du nouveau travail de Percy, ils visitèrent les différentes chambres de l'étage et se décidèrent pour les trois premières, laissant la plus éloignée à Bill et Charlie, puis descendirent au salon.

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- « Au fait Gaby » lança Ron en se laissant tomber dans un des confortables fauteuils en velours vert installés au milieu du salon. « Et toi ? Tu dors où ? »

- « Au premier étage. Avec mon père. » Répondit Gaby.

Puis, ne souhaitant pas que ses amis le questionnent à ce sujet, il enchaina rapidement.

- « Alors ? Vous avez passé de bonnes vacances ? »

- « Excellentes ! On a fait du quidditch… du quidditch et … du quidditch ! » Répondirent les jumeaux. « Et toi ? »

- « Tu as inventé de nouvelles sucreries ? » demanda presque avidement Fred, imaginant déjà sur qui ils pourraient les tester.

- « Non, je… »

- « Laisse-moi deviner ! » intervint Ron avant que Gaby ne termine sa réponse. « Tu as fais tes devoirs ! »

- « Non plus. Je ne les ai même pas commencés. Je… »

- « Quoi ? » firent-ils tous étonnés.

- « Ce n'est pas possible ! »

- « Tu te moques de nous, là ! »

- « Pince-moi George ! Je crois que je rêve !......AIE ! T'étais pas obligé de le faire crétin ! »

- « C'est toi qui me l'as demandé je te signale ! »

- « Attendez, je crois que j'ai mal compris là ! » enchaina Ron. « Toi, Gabriel Sébastian Snape, le meilleur élève de Poudlard, le seul à travailler plus et plus vite qu'Hermione, TOI, tu n'as pas fait tes devoirs ? »

Gabriel acquiesça alors que tous le regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes.

- « …. C'est bon ! Arrêtez de me regarder comme si j'étais un ronflack cornu ! » Marmonna Gaby mal à l'aise en s'enfonçant un peu plus dans son fauteuil. « Je n'ai pas eu le temps, c'est tout ! Sinon je les aurais faits depuis longtemps ! »

- « Je m'disais aussi… » Rigola Fred. « Mais qu'est ce que tu as bien pu faire alors ? »

- « J'ai aidé à nettoyer cette maison ! Voilà ce que j'ai fait ! » Soupira Gaby. « C'était abandonné depuis plus de dix ans alors depuis qu'on est là, on a passé notre temps à faire le ménage. »

- « Tout à pourtant l'air très propre… » Fit bêtement remarquer Ron.

- « Evidement que tout est propre Ron ! » Intervint pour la première fois Ginny. « Puisque Gabriel vient de te dire qu'ils ont passé des jours à tout nettoyer ! »

- « On croirait entendre Hermione… » Bougonna Ron, vexé.

- « Tu sais Ron, si tu ne me crois pas, tu peux toujours aller faire un tour au quatrième étage ou au grenier. On n'a pas encore eu le temps de nous en occuper !... Quand tu auras vu la taille des araignées, tu comprendras mieux ! »

Ron frissonna puis, dégouté, il répondit précipitamment...

- « Non merci ! Ça ira. »

- « Une envie de faire un peu de ménage M Weasley ? » Fit Severus alors qu'il pénétrait dans le salon suivit de Neville. « Ne vous en faites pas... » Ajouta t-il en s'approchant du rouquin « Vous aurez largement de quoi faire dans les prochains jours ! »

A peine le maître des potions reparti, Ron balbutia :

- « I- il plaisante là ! »

- « Non. » répondit Gaby en haussant les épaules « Je te l'ai dit, on n'a pas eu le temps de terminer ! » Puis, s'adressant au nouveau venu, il ajouta : « Salut Neville ! Aller viens ! Installe-toi ! »

- « Merci Gaby ! » soupira celui-ci en s'affalant dans un fauteuil.

- « Ça va pas ? » s'inquiéta Ginny en voyant la mine légèrement verdâtre de son camarade.

- « C'est rien. Ça va passer... c'est juste que je n'aime pas vraiment le transplanage d'escorte... »

Ne voulant pas être repérés, les membres de l'ordre avaient en effet tous transplané directement sur le perron pour venir à la réunion.

- « Je te comprends ! » assura Gaby qui, lui non plus n'appréciait pas vraiment ce mode de transport. « Ca me donne toujours l'impression de passer dans un tuyau d'arrosage !... Mais il y a trop de risque que les portoloins soient pistés... Quant au réseau de cheminette, n'en parlons même pas ! D'après grand-père, le... »

- « Ton grand-père fait aussi parti de l'ordre ? »

Gaby gigota, gêné.

- « C'est... c'est pas vraiment mon grand-père... c'est... vous savez, je n'ai jamais connu mes grands-parents alors... »

- « C'est une sorte de grand-père adoptif, c'est ça ? » comprit Neville.

- « Oui » confirma Gaby. « Au début, ça m'a fait un peu bizarre de l'appeler comme ça mais... on a passé pas mal de temps ensemble... et il est vraiment gentil... »

- « L'important c'est que tu l'aimes Gaby. » fit sagement Neville « Et qu'il te rende heureux. Qu'il soit réellement de ta famille ou non, ça n'a pas réellement d'importance !... Et de toute façon, tu n'as pas à te justifier. »

- « Merci Neville ! » souffla Gaby, reconnaissant.

- « Et il s'appelle comment ? » demanda Fred. « On le connait ? »

- « Oui. C'est... C'est Albus Dumbledore... »

- « ... »

- « Eh bien … c'est... Waouh ! » Fit George une fois remis de sa surprise

- « Albus Dumbledore ? » répéta Ron, n'en croyant pas ses oreilles. « Tu appelles le professeur Dumbledore grand-père ? »

Gaby acquiesça.

- « Et... et il est comment comme grand-père ? » le questionna à son tour Fred.

- « C'est le meilleur ! » affirma Gaby, un sourire jusqu'aux oreilles.

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- « Tout le monde doit être arrivé maintenant, non ? » demanda Fred, interrompant ainsi la conversation sur le quidditch que tenait le groupe.

- « Ouais ! La réunion doit même avoir commencé depuis un moment ! » Confirma George en regardant sa montre.

- « Et alors ? » fit Gaby, ne voyant pas en quoi cela pouvait les intéresser.

- « Et alors ?... Tu n'es pas curieux de savoir de quoi ils sont en train de parler ? »

- « Bien sur que si ! » assura Gaby. « Seulement, j'espère que tu ne prévois pas de te faufiler en douce dans la cuisine ! Parce que vu la batterie de sorts que papa a jeté sur la porte – et vu leur complexité – tu n'aurais même pas encore touché la poignée qu'il le saurait déjà !... Et je préfère ne pas m'imaginer sa réaction si tu faisais ne serais-ce qu'essayer d'enlever ses sortilèges ! »

- « Ne t'en fais pas ! Je ne suis tout de même pas fou à ce point ! » Sourit Fred. « On va écouter d'ici ! »

- « Et tu espères faire ça comment ? »

- « Avec ceci ! » répliquèrent les jumeaux en sortant de longues ficelles couleur chair de leurs poches. « Oreilles à rallonge ! » ajoutèrent t-ils en le voyant hausser les sourcils d'un air interrogateur.

- « Des quoi ? »

Les deux roux soupirèrent.

- « On t'a connu plus rapide Gaby !"

- « La poussière t'a enseveli le cerveau ou quoi ? »

- « Euh…moi-aussi j'aimerai bien savoir ce que c'est exactement. » Hasarda Ginny

- « Très bien ! Dans ce cas... George, si tu veux bien... »

Le concerné acquiesça puis se leva pour s'adresser d'un ton professoral à 'l'assemblée'.

- « Hum ! Hum !...Mademoiselle... Messieurs...Poudlariens et Poudlarienne... amis et..."

- « Abrège George ! » firent en cœur Ron et Ginny en baillant.

Leur frère, pas vexé pour un son, leur tira puérilement la langue et poursuivit :

- « Weasley et Weasley, inventeurs en farces et attrapes – et autres objets pouvant être utiles à Poudlard voir dans le monde sorcier – sont fiers de vous présenter leur toute dernière trouvaille : l'oreille à rallonge ! Idéale pour espionner vos parents, vos ennemis... et même vos amis ! Très facile d'utilisation, il suffit de placer une extrémité dans votre oreille et de laisser l'oreille se dérouler ; elle se dirigera d'elle même vers la voix la plus proche ! »

- « Génial, non ? » demanda Fred d'une voix enjouée alors que son frère distribuait à chacun un 'morceau de ficelle' avant de revenir s'asseoir.

- « Que je comprenne bien... » Fit Gaby en inspectant l'oreille à rallonge qu'il tenait entre les mains. « Je mets ce truc dans l'oreille et il va s'allonger et se diriger tout seul vers la cuisine, c'est bien cela ? »

Fred et George hochèrent frénétiquement la tête.

- « Et maintenant silence ! » ordonna Fred.

- « … »

- « …g…d….R….r….t … »

- « Euh... c'est normal qu'on n'entende qu'un grésillement ? »

- « Non. » Grogna George, déçu. « On dirait que les sorts de ton père font des interférences..."

- « Ou alors il a jeté un puissant sort d'impassibilité sur la porte... » Marmonna Fred.

- « Donc c'est fichu ? » demanda quand même Ron.

- « J'ai bien peur que oui » soupira George. « Dommage ! J'aurai bien voulu savoir ce qu'ils comptent faire pour arrêter vous-savez-qui... »

- « Moi aussi... » Ronchonna Gaby. « Papa et grand-père ne veulent jamais rien me dire ! Tout ce que je sais, c'est que Volde..."

- « Ne prononce pas son nom ! » grimaça Ron.

- « Pardon... que vous-savez-qui a recommencé à rassembler des partisans. Il n'a pas encore attaqué mais ça ne devrait plus tarder... enfin, je pense. »

- « Ouais... maintenant que cet abruti de Fudge a annoncé partout que Harry Potter est mort, il va s'en donner à cœur joie ! » ragea Fred.

- « … »

(NdA : Dumbledore a, bien entendu, annoncé à l'ordre dès la première réunion que Fudge n'avait absolument aucune preuve et qu'il était lui même profondément convaincu que Harry Potter allait bien.)

- « Bon ! » lança finalement George après de longues minutes d'un silence pesant. « Et si tu nous expliquait ce qu'est exactement l'ordre du phénix, Gaby ? Tu dois en savoir plus que nous, non ? »

- « Ben... euh... » Balbutia Gaby, rendu mal à l'aise par la remarque de Fred. « Je... je ne sais pas grand chose…je... »

- « Raconte quand-même. »

- « ... Très bien... »

Gaby réfléchit un instant à ce qu'il pouvait leur dire ou non et commença :

- « C'est une organisation secrète... »

- « Non ? C'est vrai ? »

- « Ça alors ! On n'aurait jamais deviné ! » Lancèrent tour à tour les jumeaux, leur bonne humeur retrouvée.

- « Taisez-vous tous les deux ! » Claqua Ginny d'une voix autoritaire fort semblable à celle de sa mère. « Vas-y Gabriel. Continu. »

- « Dumbledore l'a créée dans les années 70 pour combattre vous-savez-qui. D'après ce que je sais, beaucoup de membres ont été tués pendant la première guerre. Je suppose que ceux qui restent sont en bas en ce moment. Papa et Remus en font parti depuis toujours. »

- « Et ils font quoi ? » demanda Ron.

- « Pour Remus, je ne sais pas, mais papa était espion. »

- « Parmi les mangemorts ? » fit Neville. « Mais c'est très dangereux ! Il aurait pu se faire prendre ! »

- « Le professeur Snape doit être vraiment très courageux pour avoir fait ça ! » fit remarquer Ginny, impressionnée.

Gaby acquiesça.

- « Oui... mais il ne le fera plus. »

- « Pourquoi ? » demanda Ron.

- « Ronald ! Franchement ! » Soupira sa sœur en roulant des yeux.

- « Parce que c'est trop dangereux. » expliqua patiemment Gaby. « Surtout depuis que tout le monde sait qu'il a aidé pendant l'affaire de la chambre des secrets. »

- « Tu connais d'autres membres ? »

- « Pas vraiment. J'ai vu passer une trentaine de personnes mais pour la plupart, je ne connais pas leur nom. Il y a votre famille bien sur, la grand-mère de Neville, grand-père,... au moins deux aurors mais je ne connais pas leurs noms... Alastor Maugrey..."

- « Maugrey ?"

- « Maugrey fol-œil ? L'ancien auror ? »

- « Ouais, lui ! »

- « Et qui d'autre ? »

- « Le professeur McGonagall... et j'ai aussi vu une fille avec les cheveux roses arriver tout à l'heure. »

- « Et c'est tout ? »

- « Non. Il y a aussi un bonhomme bizarre avec un chapeau violet, une femme d'une cinquantaine d'années avec un air sévère, et un homme crasseux qui fume la pipe. »

- « Ca ne nous avance pas beaucoup. » remarqua George. « Personne d'autres ? »

Gaby secoua la tête.

- « Juste Sirius. C'est à lui qu'appartient cette maison d'ailleurs »

- « Sirius ?...Ah oui ! Sirius Black ! Grand-mère m'a parlé de lui ! »

- « Il est vraiment innocent alors ? »

Gaby acquiesça.

- « Le pauvre... » Compatit Ginny. « Passer autant d'années en prison alors qu'il n'avait rien fait... »

- « Au fait, tu sais comment il a réussi à s'échapper ? Et comment il a fait pour éviter les détraqueurs ? »

- « Il est animagus…non déclaré bien sur. » précisa Gaby. « Il s'est donc simplement transformé en chien et il s'est caché sous cette forme. »

- « Brillant ! » admit Ron. « Mais pourquoi est-ce qu'il a attendu si longtemps pour s'échapper ? »

- « Aucune idée. Je suppose qu'il a attendu le meilleur moment pour agir. » Répondit vaguement Gaby. « Finalement, il a réussi à faire croire au ministre qu'il était parti se réfugier à l'étranger et il est venu se cacher chez Remus. »

- « Ça n'a pas dérangé le professeur Lupin d'héberger un fugitif ? »

- « Non, pas du tout ! Au contraire même !... Enfin... ça lui a quand même fait un sacré choc d'apprendre qu'il était innocent alors que depuis son arrestation il essayait de se persuader du contraire »

- « Pourquoi ? Il ne le croyait pas coupable ? » Demanda Neville.

- « Non. Ils étaient très liés depuis Poudlard alors... »

- « Qu'est ce que tu entends par liés ? » l'interrompit Fred, curieux.

- « Presque mariés ! » répondit une voix grave.

Les six ados sursautèrent.

- « Alors comme ça on parle de moi ? Si j'avais su, je… »

Il fut interrompu par une sorte de feulement.

Tournant la tête, il se rendit enfin compte que son entrée avait fait… sensation.

A la place de son filleul, se tenait en effet à présent un chaton noir qui remuait furieusement de la queue en le fixant d'un air agacé.

- « Oups ! Désolé Gaby ! » S'excusa Sirius avant de sortir sa baguette pour lui rendre sa forme normale.

- « Sirius ! Ne fait plus jamais cela ! Tu m'as fait peur ! »

- « Pff ! Si j'avais voulu te faire peur, je m'y serai pris autrement !... Enfin, c'est vrai que j'oublie toujours que tu n'es qu'un pauvre petit Serdaigle sans défense ! »

- « Hey ! » protesta Gaby en lui balançant un coussin qu'il rattrapa sans aucune difficulté.

- « Raté moucheron ! » pouffa Sirius en lui renvoyant son coussin. « Ou devrais-je plutôt dire …chaton ? »

- « Tu ne perds rien pour attendre… » Marmonna Gaby. « Je suis peut-être qu'un pauvre Serdaigle comme tu dis mais n'oublie pas qu'avec papa, j'ai aussi une forte influence Serpentard ! »

- « J'en tremble d'avance ! » se moqua gentiment Sirius.

- « Ga-Gaby ? » demanda Neville, visiblement très impressionné. « Tu… tu es animagus ? »

Gaby grimaça.

- « Ouais. » répondit-il. « Enfin… pas tout à fait. Papa doit me donner des cours pendant les vacances. Pour l'instant, je ne maitrise absolument pas mes transformations ce qui fait que lorsqu'on me fait peur – il jeta un regard de reproche à Sirius – je me transforme sans le vouloir. »

- « C'est quand même génial ! » s'enthousiasma Fred. « Tu imagine tout ce que tu… »

- « Hum… Si vous pouviez éviter de le répéter… personne n'est sensé être au courant. »

- « T'inquiète ! On restera muets. » Fit George en faisant semblant de fermer sa bouche à clé. « Imagine tout ce qu'on va pouvoir faire comme blagues ! Si personne ne sait que tu es capable de te transformer, personne ne pourra te soupçonner ! Tu pourras même peut-être rentrer dans le dortoir des Serpentard ! »

- « A condition qu'un Serpentard veuille bien laisser un sac à puces entrer dans leur salle commune ! » ricana Sirius.

- « Sac à puce ? » Protesta Gaby faussement vexé. « Alors là c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Comment oses-tu me traiter de sac à puce, espèce de vieux chien pouilleux ! »

Alors que Gaby faisait mine de bouder, Sirius se tourna vers les autres.

- « Ma tête de mule préférée vous a-t-elle déjà montré vos chambres ? » demanda t-il alors que Gaby ripostait à 'l'insulte' en lui tirant la langue.

- « Oui M. Black. » répondit Ginny. « Dès que nous sommes arrivés. »

- « Laissez tomber le monsieur. » protesta Sirius avec un vague geste de la main. « Ca me donne l'impression d'avoir 80 ans. Appelez-moi Sirius, comme tout le monde ! »

- « Et on peut savoir pourquoi tu es là ? » demanda Gaby. « La réunion est finie ou tu es juste venu pour m'embêter ? »

- « Un peu des deux, je l'avoue. » rigola Sirius. « Enfin, je venais surtout vous dire de venir mettre la table. Molly vient de commencer à préparer le diner et elle a dit que ce serait prêt d'ici vingt ou trente minutes. »

- « Ca tombe bien ! » se réjouit Ron en se frottant théâtralement le ventre. « Je meure de faim ! »

- « Le contraire m'aurait étonné… » Marmonna Ginny, suffisamment fort pour que tout le monde entende.

- « Quoi ? »

- « Rien Ron… » Soupira t'elle en levant les yeux au ciel. « Allons-y ! »

- « Tu sais ce qu'on dit » lui souffla Gaby en passant à côté d'elle. « Ventre affamé n'a pas d'oreilles ! »

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- « Quelqu'un d'autre reste dîner ? » demanda Gaby en ouvrant les portes du grand vaisselier de la salle à manger.

Sirius, qui avait suivi les jeunes au rez-de-chaussée secoua la tête.

- « Non. Tout le monde est déjà parti. »

- « Grand-père aussi ? » demanda Gaby, une pile d'assiettes dans les mains.

- « Oui. Il était désolé de ne pas pouvoir rester mais il avait des choses urgentes à régler à Poudlard. »

Puis, voyant l'air passablement déçu de Gaby, il ajouta :

- « Mais il t'embrasse ! Et il a promis qu'il essaierait de passer la semaine prochaine. »… « Bon ! Je vous laisse vous débrouiller. » Termina Sirius en retournant vers le hall. « Gaby, tu sais où tout est rangé. »

- « Tu ne nous aides pas ? »

- « Non. J'ai promis à Molly de descendre l'aider à préparer le repas. »

En entendant ça, Gaby verdit légèrement.

- « Quoi ? »

Ses assiettes toujours en main, il rejoignit Sirius d'un pas rapide.

- « Attend ! Pourquoi ce n'est pas papa qui… »

- « Parce qu'il n'est pas là. Il est parti à Poudlard avec Albus. Il avait quelques livres à récupérer à ce qu'il m'a dit. » Expliqua Sirius avant de reprendre le chemin de la cuisine. « Mais il sera revenu pour le diner. »

- « Et… et Moony ? » demanda encore Gaby d'un air quasi désespéré.

- « Parti avec lui. » répondit Sirius par-dessus son épaule avant de disparaître dans l'étroit escalier de pierre menant au sous-sol.

- « Oh Merlin… » Murmura Gaby, horrifié.

- « Qu'est ce qui t'arrive ? » lui demanda gentiment Neville en lui prenant les assiettes des mains de peur qui les lâche. « Quelque chose ne va pas ? »

Gaby resta encore quelques secondes immobile, planté au milieu du hall, fixant l'escalier que Sirius avait emprunté, avant de se tourner vers son ami.

- « Sirius va faire la cuisine… »

- « Et alors ? » fit Ginny qui les avait rejoint. « Qu'est ce qu'il y a de mal à ça ? Ce n'est pas parce que c'est un homme qu'il ne … »

- « Ca n'a rien à voir avec ça. Papa aussi fait la cuisine. »

- « Dans ce cas, je ne vois pas où est le problème. »

- « Si tu avais déjà eu à subir les talents de cuisinier de Sirius, je t'assure que tu verrais tout de suite le problème ! »

- « Il cuisine si mal que ça ? » s'inquiéta Ron.

- « Ca dépend pour qui ! » répondit Gaby. « Lui trouve tout ce qu'il prépare délicieux…Moi par contre, j'ai mis deux jours à me débarrasser du goût de ses sandwichs hareng-confiture et de sa tarte fraise-rognon ! »

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Finalement, malgré les craintes plus que justifiées de Gaby, le diner fut délicieux. Molly, ayant apparemment senti le danger, avait en effet interdit à Sirius de rajouter quoi que ce soit dans ses casseroles… et même de s'en approcher.

C'est donc l'estomac plein de pâté en croûte, de pommes de terre et de pudding qu'ils allèrent tous se coucher ce soir là.


A suivre.....