Je suis ravie que l'histoire que Severus raconte à Gaby dans le chapitre précédent ait plu à beaucoup de monde.
... Et je suis encore plus contente que certaines personnes ne lisant d'habitude pas ce genre de fic aient pris le temps de lire la mienne.
Merci à toutes celles et ceux qui continuent à me lire ou à laisser des reviews et bonne lecture.
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Petite note pour Mailys: Snape est le nom de Severus Rogue dans la version anglaise.
Chapitre 49 :
Gérer la crise
- « Comment va Gaby ? » Demanda Albus dès que Severus entra dans la cuisine.
Severus, pas vraiment surpris de trouver le vieil homme debout à une heure aussi matinale, s'installa à table en face de lui.
- « Il dort comme une souche. »
- « Tant mieux » affirma Albus, rassuré, en servant une tasse de thé au Serpentard.
- « Merci »
- « Il a apprécié ? »
- « Je pense, oui... » répondit Severus en prenant la tasse entre ses mains « même s'il s'est endormi avant la fin. Encore merci pour le livre Albus. »
- « Ce n'est rien voyons. Mais si vous avez besoin... disons… de plus de matériel... je vous suggère de voir ça avec Molly. Elle a élevé sept enfants après tout. Je suis certain qu'elle doit avoir des dizaines de livres de contes. »
- « J'y penserai. Ce n'est pas vraiment le genre de livre que j'aurais pu trouver dans la bibliothèque des Black en tout cas. Quant à moi... disons que j'ai eu trop peu l'occasion d'en entendre lorsque j'étais enfant pour avoir la chance de m'en souvenir. »
Dumbledore acquiesça, sachant très bien que l'enfance de l'autre homme n'avait pas été facile, et déclara :
- « Gardez-le. Qui sait, il pourrait peut-être encore vous servir. »
Severus le remercia d'un hochement de tête puis resta quelques instants perdu dans la contemplation des volutes de fumée qui s'élevaient de sa tasse avant de remarquer l'exemplaire de la gazette du sorcier plié devant Dumbledore.
- « Que dit le journal ? »
- « Rendez-vous compte par vous-même.» lui répondit Dumbledore en poussant le journal devant lui.
Il s'en saisit aussitôt et déplaça légèrement sa tasse de thé vers la droite pour pouvoir le déplier.
La première page ne comprenait qu'une seule grande photo en noir et blanc qui montrait la marque des ténèbres scintillant au dessus du camping dévasté et qui avait pour titre :
'Scène de terreur pendant la coupe du monde de quidditch.'
Ouvrant le journal, il s'apprêtait à lire le premier article relatant l'évènement quand Arthur et Percy Weasley, suivis, une poignée de secondes plus tard, par Molly, entrèrent à leur tour dans la cuisine.
- « Arthur ! » protestait énergiquement la petite femme replète « Tu es sensé être en vacances ! Ils peuvent très bien s'en occuper sans toi ! Quant à toi Percy, tu viens à peine de commencer à... »
- « On doit y aller Molly. » Soupira M. Weasley, l'air las. (Ce n'était visiblement pas la première fois qu'ils avaient cette conversation.) « Il faut que nous... »
Arthur s'interrompit brusquement en avisant la présence des deux sorciers dans la cuisine.
- « Oh, vous étiez là ?...Excusez-nous, on ne vous avait pas vu. »
Avant que l'un des deux hommes ne puisse dire quoique ce soit, Molly s'avança vers eux à grands pas.
- « Albus ! » s'exclama t'elle, heureuse de le trouver là. « Raisonnez-le enfin ! »
- « Sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas Molly » intervint Severus en levant les yeux de son journal. « Je suis de l'avis d'Arthur. Il serait sans doute très mal vu, étant donné ce qui s'est passé hier, s'il n'écourtait pas ses vacances pour aider le ministère à gérer la crise... D'autant plus qu'en étant sur place, il pourra peut-être récolter quelques informations intéressantes. »
- « Très bien. » soupira Molly. « Je suppose que vous avez raison. Mais prenez au moins un bon petit déjeuner avant de... »
- « On n'a pas le temps Molly » fit M. Weasley en consultant sa montre « On essayera de rentrer tôt d'accord ? » Termina t-il en l'embrassant sur la joue.
Molly acquiesça, résignée, et regarda son mari et son fils disparaître dans la cheminée.
- « La dernière fois qu'il a écourté ses vacances, c'était quand... »
- « Je sais Molly, je sais. » compatit Albus en lui tapotant gentiment la main. « Vous avez l'ai épuisée. Vous devriez retourner vous coucher. »
- « Il est presque 7h30. Je sais bien qu'ils se sont couchés il y a à peine quelques heures mais Bill et Charlie ont toujours été des lèves-tôt. Ils ne devraient plus tarder. » Affirma t-elle en se dirigeant vers le garde-manger.
Laissant Molly à ses fourneaux, Severus se plongea finalement dans sa lecture.
'C'est au milieu de la nuit qu'un groupe de sorciers, dont les meneurs n'ont pas été identifiés, a semé la panique aux abords du stade qui avait accueillit plus tôt dans la soirée la finale de la coupe du monde de Quidditch – rencontre qui s'est terminée sur la victoire de l'équipe irlandaise malgré le jeu exemplaire de l'attrapeur bulgare Victor Krum.
(Résumé de la rencontre p3 – interview des joueurs p 4.)
L'intervention rapide du ministère et du service de sécurité a permis d'éviter le pire puisque, malgré d'importants dégâts matériels, aucun mort ni blessé n'est à déplorer.
Les gérants du camping, des moldus, ont été légèrement malmenés mais, soumis au sortilège d'oubliette, ils n'en garderont aucun souvenir ni aucune séquelle.
D'après un communiqué des officiels présents sur place, les sorciers dont les tentes ont été détruites ou abimées pourront, après avoir déposé une plainte auprès du bureau des aurors, être entièrement dédommagés.
Toujours d'après le ministère, la marque des ténèbres qui a sinistrement illuminé le ciel pendant de nombreuses minutes ne serait en réalité qu'une farce de mauvais goût.
(Réaction du ministre de la magie ci-dessous.)'
Severus renifla.
° Une farce ! Et puis quoi encore ?°
Il poursuivit sa lecture, le reste de la page étant consacré, comme indiqué plus haut, à l'interview de Cornelius Fudge.
' C'est vers 4h du matin, une fois le calme revenu que Cornelius Fudge, actuel ministre de la magie britannique, a donné une conférence de presse – sur les lieux-même des troubles – afin de rassurer la population.
Notre journaliste, Rita Skeeter, était présente sur place et a pu nous rapporter ses propos :
- Monsieur le ministre, que pensez-vous de ce qui s'est passé ce soir ?
CF : C'est un incident regrettable, mais heureusement, sans gravité. Le point positif – si je puis dire – c'est que cela nous a permis de démontrer l'efficacité de notre service d'ordre.
- Les aurors ont-ils procédé à des arrestations ?
CF : Personne n'a été inculpé pour le moment mais une enquête a immédiatement été ouverte.
- Les aurors vont-ils favoriser la piste de la magie noire ou...
CF : Aucune piste ne sera laissée de côté ; je vous l'assure. Mais je suis intimement persuadé qu'il s'agit là d'un acte isolé, sans doute provoqué par des sorciers ayant abusé de la boisson.
- Et la marque des ténèbres ?
CF : Sans aucun doute l'œuvre d'un plaisantin ou d'un sorcier anti-moldu qui s'est laissé emporter. Quoi qu'il en soit, cela reste une plaisanterie de très mauvais goût, rien de plus.
- Et que pensez-vous de la rumeur selon laquelle celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom serait de retour ?
CF : C'est totalement grotesque ! Je l'ai déjà dit et je le répète : ces rumeurs sont sans fondement !
- Mais Albus Dumbledore...
CF : Dumbledore est un vieux fou excentrique ! Il voit le mal partout !... Il sera bientôt aussi paranoïaque qu'Alastor Maugrey !'
Severus leva un sourcil amusé et jeta un coup d'œil vers son supérieur.
- « Je crois que ce cher Cornelius ne me porte plus vraiment dans son cœur. » soupira celui-ci, faussement blessé.
- « Si tenté que ce fut un jour le cas, Albus ! » rétorqua Severus avant de replonger dans sa lecture.
' - Vous niez donc que les événements de cette nuit aient un lien quelconque avec les serviteurs de vous-savez-qui ?
CF : Je nie uniquement que cela ait un rapport avec vous-savez-qui. Pour ce qui est des mangemorts, le ministère a toujours admis que certains d'entre eux étaient sans doute passés au travers des mailles du filet. Il est donc possible, effectivement, que l'un des anciens partisans de vous-savez-qui ait pu se joindre aux 'festivités' et que ce soit lui qui ait invoqué la marque des ténèbres 'en souvenir du bon vieux temps' pour effrayer la foule. Néanmoins, il n'y a absolument aucune preuve que cela se soit déroulé ainsi.
- Vous restez donc persuadé qu'il s'agit là d'un incident isolé ?
CF : Bien entendu ! Et le ministère s'engage d'ailleurs à retrouver les coupables de cette sinistre affaire.
- Comptez-vous annuler le tournoi des trois sorciers qui doit se dérouler cette année à Poudlard ?
CF : Merlin, non ! Pourquoi ferais-je une chose pareille ?... non, non, le tournoi aura bien lieu comme prévu !'
- « Pourquoi en effet... » Ironisa Severus en refermant le journal. « Ce n'est pas comme si... »
Severus ne termina pas sa phrase, se crispant soudain en portant la main à son avant bras alors qu'au même moment, un hurlement de douleur raisonnait à travers toute la maison.
-" Gaby..." murmura Severus, blême, en se ruant vers l'étage, faisant fi de sa propre douleur.
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Sentant qu'on le secouait énergiquement, Gaby finit par ouvrir les yeux. Son corps était entièrement recouvert d'une sueur glacée. Ses draps et ses couvertures s'étaient entortillés autour de lui et il avait l'impression qu'on lui appliquait une lame chauffée à blanc sur le front.
- « Gaby » entendit-il « Gaby calme-toi... C'est fini... »
- « P-pa pa... » Gémit-il en reconnaissant son père, assis à côté de lui sur le lit.
Il y avait plusieurs autres silhouettes à l'entrée de la chambre mais il était incapable de les identifier. La douleur l'aveuglait.
Il avait encore une fois 'vu'.
Il avait vu ce que faisait Voldemort.
Il l'avait vu lire la gazette du sorcier et entrer dans une colère noire en découvrant la première page...
Il l'avait vu appeler Queudver pour appuyer sur sa marque...
Il avait vu les mangemorts arriver à l'appel de leur Maître et être accueillis les uns après les autres par un puissant doloris...
Il les avait vu se tortiller de douleur sur le sol encore et encore alors que Voldemort intensifiait ses sortilèges...
Il les avait vu désigner sans hésitation ni remord celui d'entre eux qui avait eu l'idée de semer la panique à la coupe du monde...
… Et il avait vu la peur dans les yeux de cet homme lorsque Voldemort s'était tourné vers lui...
…Et il avait vu Voldemort le torturer encore et encore avant de l'abandonner, baignant dans une mare de sang...
A ce souvenir, Gaby fut soudain pris de haut le cœur et roula sur lui-même pour vomir par dessus le bord du matelas.
La douleur à son front diminua alors légèrement mais il continuait à transpirer et à frissonner, comme sous l'effet d'une fièvre.
Aspirant l'air à grandes bouffées avec la volonté de s'empêcher de vomir de nouveau, il se laissa retomber sur le dos.
Le corps toujours secoué de tremblements incontrôlables, il sentit qu'on lui essuyait la bouche avec un linge mouillé et qu'une main glissait sur son visage pour dégager ses cheveux collés par la transpiration avant de passer sous sa nuque. Il sentit alors qu'on lui surélevait la tête et que quelqu'un – sans aucun doute son père – appuyait le goulot d'une fiole de potion contre ses lèvres.
- « Boit ça Gaby » entendit-il, l'esprit brumeux.
Dès la première gorgée, il sentit la douleur refluer et son estomac se calmer.
- « Ca va mieux mon cœur ? »
Gaby hocha la tête et essaya à nouveau d'ouvrir les yeux.
Sa vision était redevenue presque nette et il put enfin voir que se tenaient près de lui son père, son grand-père, Sirius et Remus... et que la famille Weasley, alertée par les hurlements qu'il avait poussés, était entassée dans l'encadrement de la porte.
- « Merlin, Gaby ! Qu'est ce que tu avais ? J'ai cru que quelqu'un était en train de te torturer ! » Lança Ron qui avait l'air vraiment inquiet.
- « C-Cauchemar » marmonna Gaby d'une voix enrouée d'avoir trop crié.
- « Un Cauchemar ? Ca ? »
- « Il fait ce genre de mauvais rêve de temps en temps. » expliqua Severus en essuyant à nouveau le visage couvert de sueur de son fils. « C'est pour ça qu'il dort avec moi et qu'à Poudlard il ne reste pas dans son dortoir. »
- « Et ça fait longtemps que ça dure ? » s'inquiéta Molly dont l'instinct maternel se révoltait
- « Depuis la mort de sa mère. » éluda Severus. « Ça a été très difficile pour lui. »
-« Oui…oui je m'en doute. Mais ça dure depuis si longtemps ? Vous ne pouvez rien lui donner ? Une potion de sommeil sans rêve ou... »
- « Les potions de sommeil sont dangereuses à long terme. » expliqua Severus « Et d'habitude, les cauchemars ne sont pas si violents... Je suppose que les évènements de cette nuit ont aggravés les choses cette fois-ci. »
Ron s'apprêtait à faire une autre remarque mais sa mère l'en dissuada d'un regard.
- « Est ce que je peux faire quelque chose, Severus ? »
- « C'est gentil à vous Molly mais ça ira, j'ai l'habitude. »
- « Dans ce cas... Je serai à la cuisine si vous avez besoin de moi. »
Severus acquiesça.
-« Aller oust ! Tout le monde dehors ! » Ordonna Molly à l'adresse de ses enfants. « Gabriel a besoin de repos, pas d'être regardé comme une bête de foire ! Allez vous habiller, le petit déjeuner va être prêt ! »
Molly sortit de la chambre, 'poussant' sa famille devant elle.
Avant de fermer la porte, elle ajouta :
- « Je vous monterai quelque chose à manger, Severus. Et je mettrai un petit quelque chose pour Gabriel au cas où…
Severus la remercia d'un hochement de tête puis reporta à nouveau son attention sur son fils.
Maintenant qu'il ne restait que Sirius, Remus, Albus et lui et que Gaby allait mieux, il pouvait enfin s'attaquer au cœur du problème.
- « Qu'est ce qui s'est passé mon ange ? » demanda t-il avec douceur.
- « Voldemort n'était pas content. » répondit Gaby, la voix toujours éraillée « Vraiment pas content. »
- « Tu as encore une fois vu ce qu'il faisait ? »
Gaby hocha la tête.
- « Il était assis sur un…un espèce de trône, dans une grande salle. Il lisait le journal. Et... quand il a vu ce qui s'est passé cette nuit... il est devenu fou furieux…
Il a appelé Queudver... et il a appuyé sur sa marque pour faire venir ses mangemorts et…il leur a lancé le doloris…à tous... au fur et à mesure qu'ils arrivaient...
Il disait qu'ils auraient pu faire échouer ses plans... il les a traité d'imbéciles... ils étaient par terre... ils hurlaient... il leur a demandé qui avait eu l'idée et... ils ont tous désigné un homme. Un blond. »
- « Lucius Malefoy ? » demanda Severus
- « Non... je ne l'avais jamais vu... il l'a puni... encore... et encore... et encore... i-il y avait du sang partout et je... je crois qu'il l'a tué... »
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Severus avait encouragé son fils à boire un peu de lait que Molly avait apporté avec le petit déjeuner qu'elle avait promis, après quoi il l'avait bordé et cajolé jusqu'à ce qu'il se rendorme. Il s'était ensuite confortablement installé dans un fauteuil qu'il avait placé juste à côté de son lit et s'était attaqué à son propre petit déjeuner tout en surveillant Gaby d'un œil attentif.
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- « Professeur Snape ? Puis-je entrer ? » Fit une voix douce alors qu'on frappait doucement à la porte.
- « Bien sur miss Tonks. » répondit Severus en posant le livre qu'il était en train de lire sur le bras de son fauteuil.
- « Molly m'a apprit ce qui s'est passé. » chuchota la jeune femme après avoir refermé la porte derrière elle. « Comment va t-il ? »
- « Ca va aller. Il a réussi à se rendormir assez rapidement. »
- « Tant mieux. » soupira Tonks, visiblement inquiète pour le jeune garçon qu'elle avait tout de suite apprécié. « Le pauvre poussin » ajouta t'elle, le couvant du regard « Perdre sa mère si jeune... on comprend qu'il soit bouleversé. Elle doit énormément lui manquer. »
Severus ne répondit pas. Il glissa simplement une main dans les cheveux de son fils dans un geste d'affection.
- « Une présence féminine lui ferait peut-être du bien. » poursuivit Tonks. « Vous n'avez jamais pensé à... »
- « N'y voyez rien de personnel miss Tonks mais je n'ai pas vraiment envie de... »
- « Appelez-moi Tonks tout court s'il vous plait » l'interrompit la jeune femme « Et excusez-moi, je ne voulais pas me montrer indiscrète. »
Un long silence suivit, durant lequel les deux adultes regardèrent Gaby dormir, puis Severus finit par demander des nouvelles du ministère.
- «C'est une véritable tempête.» soupira Tonks « Le département des aurors et le département des relations internationales essayent de gérer ça au mieux mais ils sont débordés. On a reçu une vraie pluie de beuglantes... et comme vous le savez, quand on ne les ouvre pas tout de suite, elles explosent ! Il y a des marques de brûlure dans tous les coins. Les gens se plaignent de la sécurité et pensent que le ministère n'a pas fait tout ce qu'il fallait. Il y en a beaucoup qui réclament des dédommagements pour leurs tentes saccagées et d'autres qui demandent purement et simplement qu'on leur rembourse leurs billets.... et tout cela bien sûr, c'est sans compter la presse et les journalistes comme cette Rita Skeeter qui fourrent leur nez partout ! »
- « Et Fudge ? »
Tonks haussa les épaules.
- « Il refuse toujours d'admettre le retour de Voldemort. Il est resté dans son bureau toute la journée. La sous-secrétaire d'état, Dolores Ombrage, et Bartemius Croupton l'ont rejoint vers midi et ils sont ressortis tous les deux vers 17h. Quand ils sont passés près de moi, je les ai entendu parler de Poudlard mais je n'ai rien pu saisir de plus. »
- « Sans doute s'étaient-ils réunis avec Fudge pour parler du tournoi. »
- « Possible... mais dans ce cas, est ce que Verpey n'aurait pas du être avec eux ? Il est l'un des responsables de l'organisation après tout. »
- « ... »
- « Hum... professeur Snape... » Fit Tonks après de longues minutes
- « Je me suis plus votre professeur depuis quelques années mi... Tonks. Vous pouvez m'appeler par mon prénom vous savez. »
Tonks hocha la tête.
- « Je voulais... pour l'autre jour... ce que j'ai dit je... »
- « Ce n'est ni le lieu ni le moment de parler de ça. » la coupa Severus un peu brusquement.
- « Oh... euh... oui bien sur monsieur... je veux dire Severus…je... » Balbutia Tonks gênée et surtout étonnée par le changement d'attitude du Serpentard. « Désolée…je... euh... je vais y aller…je... au revoir... » Termina t'elle avant de sortir comme si elle avait un détraqueur aux trousses.
- « Question délicatesse, tu n'es pas mieux que Sirius, papa. » marmonna soudain Gaby d'une voix endormie.
Severus sursauta, n'ayant pas remarqué que son fils s'était réveillé.
- « On aurait dit un vieil ours grincheux.» ajouta Gaby en s'asseyant dans son lit.
- « Tu es réveillé depuis longtemps ? »
- « Juste assez pour t'entendre ronchonner » fit Gaby avec un petit sourire.
- « Comment te sens-tu mon cœur ?" demanda encore Severus avec inquiétude.
- « Ça va. Par contre, je crois que tu as fait peur à Tonks. »
A suivre....
