Coucou! Me voici avec le premier chapitre! J'espère que vous allez apprécier! :)
Merci à leila, Onja et Megue pour leur review :)
Sandra; Oui, mais pas immédiatement. On fait un retour dans le passé pour voir c'qui s'est passé avant ;)
Bonne lecture!
- MamzelleCaro
~ Chapitre 1 ~
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Trois semaines plus tôt
La rue était faiblement éclairée. Seuls quelques luminaires tremblotants donnaient de la lumière, illuminant l'asphalte doucement. Les voitures de police ainsi que les gyrophares avaient attiré une foule de curieux à cette heure indue. Quelques personnes se tenaient en retrait, observant la scène curieusement. Des hommes habillés de combinaisons blanches entraient et sortaient, traînant de grosses valises massives. Qu'y avait-il donc dans ces valises? Le crépitement des radios de polices se mêlaient aux conversations à voix basse que s'échangeaient les voisins attroupés. Un policier en uniforme contrôlait chaque personne qui voulait entrer dans le périmètre instauré quelques instants plus tôt. Les journalistes ne devaient en aucun cas entrer sur la scène de crime.
Une vieille femme qui habitait en face de l'immeuble avait alerté la police lorsqu'elle avait entendu des coups de feu dans la maison, deux heures auparavant. La police s'était amené aussitôt, craignant des morts. Quelques minutes après leur arrivée, la vieille femme avait vu qu'un des officiers était ressorti de la maison et avait contacté ses collègues. Que se passait-il? Au bout d'un moment, les hommes habillés en blanc ressortirent pour une énième fois avec un brancard recouvert d'un sac où les personnes présentes sur la scène devinèrent qu'il contenait un corps. Ils le déposèrent dans l'ambulance et elle repartit peu après. Pas besoin d'enclencher les sirènes, c'était déjà trop tard pour celui qui était dans la pochette.
Alors que la voiture des ambulanciers s'éloignait, une voiture vint se stationner à l'endroit de l'ambulance quelques instants plus tôt. Une jeune femme svelte en descendit, jeta quelques coups d'œil autour d'elle avant de se diriger d'un pas déterminé vers la barrière de sécurité. Le policier se redressa immédiatement lorsqu'il la vit venir vers lui et leva la barrière pour qu'elle puisse passer sans problèmes. Elle hocha de la tête en remerciement et continua son chemin sans accorder plus d'attention à l'homme. Elle monta rapidement les escaliers menant à l'étage et s'arrêta un instant au seuil de l'appartement.
La pièce était spacieuse, décoré richement, néanmoins, elle semblait vide, comme si son propriétaire n'avait voulu que donner une impression sans toutefois s'investir réellement dans cet appartement. L'équipe scientifique était à l'œuvre, amassant poils, cheveux et empreintes pour des analyses plus poussés qui aurait lieu au laboratoire scientifique. Elle s'avança dans la pièce, silencieuse, contournant habilement les techniciens. Un homme à la crinière blonde s'approcha d'elle, une mine sérieuse sur le visage. Cela n'annonçait rien de bon.
- Homme blanc de cinquante ans tué à l'arme blanche dans son lit. Selon la pathologiste, il n'a pas vu venir le coup. Il devait probablement dormir paisiblement quand ça eut lieu.
Elle hocha simplement la tête, alors qu'il lui faisait signe de le suivre. Elle pénétra dans la chambre et une odeur douceâtre la frappa de plein fouet. L'odeur de la mort, pensa-t-elle. Elle prêta attention au spectacle qui se déroulait devant elle. L'homme était couché dans son lit et semblait, en effet, dormir d'un sommeil bienfaiteur. Si ça n'avait été de la tache rouge qui tâchait ses draps au niveau de son cou et qui s'écoulait goutte par goutte sur l'élégante –et probablement coûteuse- moquette, la scène aurait semblait tout à fait normale. Elle s'avança lentement dans la pièce, nota quelques détails, comme la fenêtre qui était entrouverte légèrement et les rideaux qui s'agitaient doucement.
Était-ce un des policiers qui avait ouvert la fenêtre par souci d'évacuer cette odeur de mort ou était-ce le meurtrier qui s'en était servi comme porte de secours?
Elle s'arrêta près du corps et s'agenouilla pour observer plus en détail la blessure. Un seul coup, vif et tranchant, remarqua-t-elle. Le meurtrier devait être gaucher vu l'angle de la blessure. Pauvre bougre, pensa-t-elle. Mort dans son sommeil. Il ne sait même pas ce qui lui est arrivé.
- Est-ce que l'on sait qui sait? demanda-t-elle en se relevant.
- Peter Burke, répondit l'homme aux cheveux blonds. Un magnat de la finance. Il possède plusieurs propriétés à travers le monde. Selon sa femme que nous avons contactée, il était à Seattle pour une affaire importante. Nous n'avons pas plus de détails. Elle nous a seulement dit qu'il partait souvent en voyages d'affaire et qu'il s'intéressait à l'art sous toutes ses formes.
- Pourquoi ne l'a-t-elle pas accompagné en voyage?
- Elle était souffrante au moment de son départ. Une vilaine grippe. Elle n'a pas voulu l'encombrer.
Elle jeta un coup d'œil autour d'elle. Il y avait quelque chose dans cette pièce qui ne fonctionnait pas. Selon sa femme, il était en voyage d'affaires, pourtant, il n'y avait aucune trace de son porte-documents. Où était-il?
- Jasper? Où est le porte-documents de Burke?
L'homme afficha une mine étonnée.
- Il n'y avait aucun porte-document ou valise. On a vérifié partout dans l'appartement, aucune trace.
- Il faut le retrouver. C'est peut-être le mobile de ce meurtre.
Elle prit un moment pour regarder l'homme étendu. Soudain, elle réalisa qu'elle avait vu l'ambulance partir avec une autre personne.
- Qui était l'autre victime, demanda-t-elle en se tournant vers Jasper.
- La gouvernante de Burke. Elle venait une fois par semaine pour faire le ménage dans l'appartement de monsieur. Il semble que le meurtrier l'ait tuée dans le hall avant de venir faire ce qu'il avait à faire dans la chambre.
Elle hocha la tête et sortit de la pièce, Jasper la suivant. Lorsqu'ils passèrent devant les techniciens qui étaient appuyés contre le mur discutant tranquillement, Jasper leur fit un signe discret pour leur signifier qu'il pouvait embarquer le corps de Peter Burke.
- Contacte la femme de Burke, s'il-te-plaît. Je veux savoir si quelque chose a été volé et avec qui il devait avoir rendez-vous. Si elle n'est pas au courant, appelle son assistante, il devait sûrement en avoir une.
Elle s'arrêta sur le seuil de la porte de l'appartement. Lançant un regard à la ronde, elle observa les passants qui observaient la scène curieusement. Pourquoi le meurtre attirait-il toujours autant de curieux? La mort n'était pas un évènement public. C'était privé.
- Je vais me rendre à la première heure demain matin chez la pathologiste pour qu'elle me fasse un résumé de l'autopsie, l'informa-t-elle.
- D'accord. Pour le moment, tu devrais aller te reposer. Ça fait trois quarts de travail que tu enchaînes, la conseilla Jasper.
Elle le regarda un moment avant d'acquiescer, résignée. Un peu de repos ne lui ferait pas de tort. Les cernes sous ses yeux témoignaient de sa fatigue et son teint blafard montrait l'état dans lequel elle se sentait. Certains auraient pu penser que son teint était dû à ce qu'elle avait vu plus tôt dans la chambre, mais pourtant il n'en était rien. Six ans qu'elle travaillait à la Crim' et elle avait vu beaucoup plus pire, bien malgré elle. L'imagination de l'humain n'avait pas de limite lorsqu'il venait le temps d'assassiner quelqu'un.
Elle descendit les escaliers, alors que Jasper la regarder s'éloigner vers sa voiture. Il se souvint soudainement de quelque chose.
- Eh, Bella!
La jeune femme se tourna immédiatement vers lui, interrogatrice.
- Bonne fête!
Elle sourit furtivement avant d'hocher la tête en signe de remerciement. Elle grimpa dans sa voiture et partit sur les chapeaux de roues. Jasper secoua la tête, grimaçant légèrement au crissement des pneus sur l'asphalte. Quelques passants sursautèrent, tandis que quelques uns s'éloignèrent prudemment lorsqu'elle passa près d'eux à toute vitesse. Lorsqu'elle eut disparut de sa vision, Jasper sortit son téléphone et composa un numéro. Il avait du travail à faire et des gens à réveiller.
. : : .
Malgré l'heure matinale, le poste de police grouillait de vie. Des effluves de café de piètre qualité se mêlaient à l'odeur du tabac froid et de la sueur. Une prostituée protestait à grands cris avec un policier qui tentait de la raisonner, tandis que deux junkies –visiblement défoncés- étaient assis à côté d'elle, le regard dans le vague. Le téléphone sonnait sans arrêt. Probablement des voisins qui voulaient se plaindre, grand-mère qui appelait pour son chat ou encore une connerie du genre.
Elle salua quelques uns de ses collègues avant d'aller s'installer bien au calme dans son bureau. Le voyant de la messagerie clignotait, annonçant des messages auxquels elle n'avait aucune envie de répondre. Elle ignora le clignotant, se concentrant plutôt sur le dossier face à elle. Les photos de la scène de crime étaient posées devant elle. Pendant plusieurs minutes, elle les observa, les plaçant minutieusement sur son bureau. Quelque chose clochait, mais quoi? La mise en scène semblait lisse, toute calculée. Car, oui, c'était bien une mise en scène. Tout était à sa place, à son endroit déterminé. L'assassin était parti avec le porte-document, cependant, ce n'était pas son but premier. Elle en était certaine. Qu'un bonus, une opportunité de dernière minute dans son affaire. Quel était donc l'objet mystère qui avait disparu? Ce n'est pas en observant ces photos que tu vas le découvrir, pensa-t-elle.
Elle jeta un coup d'œil à sa montre. Sept heures et quart. Plus de deux heures qu'elle était penchée sur ces photos. Elle décida qu'il était temps qu'elle aille rendre une petite visite au médecin-légiste. Elle prit son veston et sortit de son bureau. Aussitôt, les bruits caractéristiques du poste de police et cette odeur familière lui revinrent. Elle parcourut la salle commune, perdue dans ses pensées. Il faudrait faire un rapport au commandant qui ne manquerait pas d'appeler. Elle devait aussi avertir Jasper qu'il devait demander à la femme de Burke si quelque chose avait disparu, si ce n'était déjà fait. Par la suite, retourner sur la scène de crime pour revoir certains détails et peut-être discuter avec les voisins.
Elle descendit rapidement les escaliers qui menaient au sous-sol et évidemment à la morgue. Pourquoi la morgue devait-elle toujours se trouver, inévitablement, dans un couloir lugubre, mal illuminé, se demanda-t-elle, alors qu'elle poussait les portes de la salle S où reposait Peter Burke. Une douce musique jazz l'accueillit lorsqu'elle pénétra dans la pièce. Une femme-magnifique- leva la tête à son entrée, interrompant ce qu'elle faisait, tenant scalpel en main.
- Je dois avouer que j'attendais votre venue plus tôt, dit-elle avec un demi-sourire.
- Je me suis dit que vous n'apprécierez pas que je vous mette la pression à regarder au-dessus de votre épaule, s'expliqua la jeune femme. De plus, ton frère m'a conseillé plus ou moins subtilement d'aller me reposer.
- Sage conseil de la part de Jasper, approuva la médecin-légiste.
Elle lui passa un dossier par-dessus le corps de l'homme sans vie étendu sur la table auquel Bella lut rapidement les grandes lignes en le feuilletant.
- Tu peux me faire un topo? Je me perds légèrement dans ton jargon.
- Évidemment, approuva de nouveau la spécialiste. Donc, ce cher monsieur ici présent à été victime d'un coup tranchant d'un gaucher. Pourquoi gaucher te demandes-tu? L'angle de la blessure le suggère. Cependant, il serait possible que le tueur soit ambidextre. Seulement l'ambidextrie touche qu'un petit pourcentage de la population, soit environ 4% et moins. Donc, ma conclusion : gaucher et en second, ambidextre.
Bella hocha la tête.
- La largeur de la plaie suggère un couteau de chasse ou un couteau particulièrement effilé. Tu vois ceci?
Elle lui montra un léger renflement à l'extrémité de la blessure au cou.
- Je dirais que c'est le manche du cou qui a accroché dans la peau. La victime s'est vidée de son sang en six à huit minutes, ce qui est considérablement assez long. La blessure n'était pas assez profonde pour que ça le tue en quelques secondes. Probablement que s'il avait été soigné, il serait encore en vie.
Le médecin laissa passer un moment avant de reprendre.
- Oh! Fait intéressant. L'analyse toxicologique montre qu'il avait pris –consciemment ou pas- des puissants somnifères. Un peu plus que la dose prescrite habituellement. J'ai fait une recherche. Aucune prescription n'a été émise à son nom.
- Il les a peut-être obtenus illégalement par une connaissance ou le meurtrier avait tout prévu. Peut-être le meurtrier ne voulait-il pas que Burke se réveille pendant qu'il cherchait ce pour quoi il était venu.
Elle réfléchit pendant un moment.
- Je pencherais pour la deuxième option. Il me semble quelqu'un de prévoyant qui planifie tout.
Elle leva les yeux vers la pathologiste qui la regardait, silencieuse.
- Merci, Rosalie. Si jamais il y a du nouveau, tu sais où me trouver.
Celle-ci approuva tandis que Bella tournait les talons. En chemin vers la scène de crime, Bella contacta Jasper.
- J'ai téléphoné à sa femme. Elle a accepté qu'on lui envoie les photos. Elle vient de me rappeler à l'instant. Selon elle, il manquerait un coffre ou une boîte à musique. Elle n'est pas complètement certaine. Elle doit vérifier dans les dossiers de son mari. Il parait qu'il tenait un répertoire pour tous ses achats.
- Parfait. Quand tu auras plus d'infos, rappelle-moi.
Elle raccrocha et parvint à se stationner entre une camionnette blanche et une berline en mauvais état, ce qui était plutôt un exploit personnel pour elle. Elle n'avait pas eu à faire quatre fois le tour du pâté. Elle descendit de la voiture et jeta un regard autour d'elle. L'agitation de la veille s'était plutôt calmée. La foule s'était maintenant dispersée et seuls quelques passants curieux observaient cette femme d'allure autoritaire posée près du cordon de sécurité. Elle se fraya un chemin et monta à l'appartement de la victime. Sans briser le sceau de sécurité, elle pénétra à l'intérieur. Il était visible que l'équipe scientifique était venue ici. Une fine couche de poudre blanche parsemait le sol et quelques meubles. Poudre pour empreintes, devina-t-elle. Elle déambula pendant un moment dans les pièces, s'imprégnant de l'atmosphère qui y régnait, ouvrant parfois un tiroir ou une armoire pour farfouiller dans les affaires du défunt. Dans son bureau, elle ouvrit l'agenda qui était toujours sur le meuble. Elle regarda la date de la veille. Mis à part une partie de golf avec un certain M. Ramsey, il n'y avait rien. Elle tourna les pages, remontant dans le temps. Trois jours plus tôt, il avait eu un rendez-vous avec un membre de la fratrie Volturi à leur siège social. Son sang se figea. Peut-être tenaient-ils leur assassin?
Les Volturi étaient une famille italienne très importante dans la ville. Ils se targuaient d'être des piliers dans l'économie, s'intéressant à plusieurs champs d'intérêts. Bella, tout comme la majorité de la population, ne se leurrait pas. Leurs champs d'intérêts consistaient en grande partie aux activités criminelles. Assassinat. Prostitution. Drogue. Armes. Tels étaient leurs fameux champs d'intérêts. Ils étaient insaisissables. Peu de policiers se risquaient à les inculper d'un quelconque crime. Les pots-de-vin circulaient plus vite que la lumière dans ces moments-là. Même si elle savait que c'était probablement vain, elle devrait aller voir de ce coté-là. Au moins pour soulager sa conscience.
Elle déposa l'agenda et alla vers le salon. Une photo près du foyer attira son attention. Peter Burke y posait avec un homme âgé. Dans leurs mains, ils tenaient un chèque d'un montant d'un demi-million de dollars fait à l'intention d'une quelconque fondation. Tout juste à côté de la photo, elle remarqua un espace vide. Son œil averti lui montra tout de suite que l'objet en question avait disparu. La différence était minime, pourtant elle la perçut. La poussière avait épargné cet endroit. La boîte à musique, pensa-t-elle. Décidant qu'elle en avait assez vu, elle quitta l'appartement. Après une demi-heure de questions aux voisins qui ne l'avancèrent guère dans son enquête, elle retourna au Central. Jasper la héla alors qu'elle passait devant son bureau. Elle s'arrêta, fit demi-tour et vint s'asseoir dans le siège qu'il lui présentait.
- Nous somme à présent convaincu que cette boîte à musique était le mobile de ce meurtre. Suite à l'appel de Clarissa Burke, nous avons effectuée une petite recherche pour savoir de quoi il en retournait.
Il lui tendit une photo. Elle l'observa pendant qu'il continuait de parler. Elle était rectangulaire, fait de marbre, peut-être et était recouverte de jade. Sur les côtés des gravures d'éléphants s'alternaient aux pierres.
- Cette boîte à musique aurait été construite en 1509 à l'intention d'un riche exportateur anglais par une tribu indienne. Au fil des années, elle a voyagé un peu partout avant d'atterrir il y a deux ans à une vente aux enchères du côté de New York. Peter Burke l'aurait acheté pour une somme de… écoute bien ça. Quatre millions trois cent milles.
Bella haussa les sourcils, surprise. Quatre millions pour une boîte? C'était définitivement un bon mobile ou du moins une bonne motivation.
- Il faut demander à nos indics s'ils ne sauraient pas où elle est rendue…
Jasper hocha la tête alors qu'elle se relevait.
- Le commandant veut te voir, l'informa-t-il, un léger sourire aux lèvres.
- Merde, marmonna-t-elle.
Elle passa une main dans ses cheveux en se dirigeant vers le bureau du commandant. Elle toqua, attendit qu'on lui dise d'entrer et ferma la porte une fois entrée. Elle s'avança vers lui et attendit patiemment qu'il parle en premier.
Carlisle Cullen était un homme d'une quarantaine d'années, minutieux dans son travail, pointilleux sur les règles et les lois. Abordant toujours un sourire avenant, elle savait qu'il cachait sa vraie personnalité – un homme sans pitié lorsqu'il était question de justice- sous un masque de beauté lascive. N'eut-il été marié, qu'elle lui aurait sauté dessus. Elle avait des principes…tout de même.
- Alors, lieutenant Swan, commença-t-il en croisant ses mains – parfaites – devant lui. Comment votre enquête évolue?
- Bien, commandant. Nous avons découvert ce qui nous semble être le mobile. Un vol maquillé en meurtre. Nos indics se renseignent en ce moment. Je suis retournée sur la scène plus tôt et j'ai découvert une piste qui me semble prometteuse. Je vais m'y pencher dès que je sors d'ici.
- Je n'ai pas besoin de vous dire que cette enquête est notre priorité. Peter Burke était un homme reconnu, ici, à Seattle. Trouvez-moi qui l'a tué, ordonna-t-il.
Elle hocha la tête, sans répondre. Il la questionna encore un peu et elle prit congé pour rejoindre son bureau. Avant de s'y rendre, elle s'arrêta à la machine à café. Elle reconnut la jeune femme qui la précédait. Alice Brandon. Elle ne faisait pas partie de la division des homicides, mais elle l'avait vue quelques fois traîner dans le coin. Elle la salua tout en se servant une tasse de café.
- Alors, Lieutenant, paraît que vous avez une affaire intéressante en cours?
- Si par intéressante vous parlez d'un meurtre et d'un vol combiné ensemble, j'imagine que oui, admit Bella en haussant les épaules.
- La boîte à quatre millions, précisa Alice, les yeux brillants. Jasper me l'a dit, ajouta-t-elle, rougissante, devant le regard interrogateur de la jeune femme.
- Oh, ouais…J'ai l'impression qu'on va avoir besoin d'aide sur ce coup, dit Bella, songeuse. Le monde de l'art et tout, je ne m'y connais pas vraiment…
Elle but une gorgée tranquillement en réfléchissant. Il leur faudrait un expert dans ce domaine. Elle serait bien surprise si Jasper s'y connaissait un tant soit peu dans ce domaine.
- Il vous faudrait un spécialiste dans ce domaine, déclara Alice comme si elle avait lu dans ses pensées. Je connais peut-être quelqu'un qui pourrait vous donner un coup de main…
L'attention de Bella se concentra immédiatement sur Alice. La jeune femme sirotait son café tout en l'observant calmement.
- Qui, demanda Bella, intéressée.
- C'est un jeune homme particulièrement calé dans tout ce qui touche l'art. Il peut vous dire l'âge de la pièce, si c'est un vrai ou un faux en quelques secondes. Malheureusement pour lui, il a eu quelques problèmes dernièrement, mais je crois que c'est votre homme.
Alice avait attisé sa curiosité. C'était à peine si elle se retenait de lui ordonner de lui dire son nom.
- Qui est-ce, demanda à nouveau Bella, curieuse.
- Edward Masen, dit Alice en rivant son regard au sien.
