Hello! Désolée pour l'attente ! Donc, dans ce chapitre, on rencontre le vilain pas si vilain. Ce n'est pas un chapitre où il se passe beaucoup de chose, sinon qu'on apprend à connaître son caractère un peu.. spécial :) J'espère que vous allez aimer quand même!
Sandry: Yeah, une autre qui adore les romans policiers! T'as raison avec Ed et Bella c'est encore mieux!
leila: Tu es la seule qui a remarqué! héhé! Bravo et oui en effet, l'idée de départ part bien de FBI: Duo très spécial! Je l'adore moi aussi, c'est pourquoi j'ai voulu en faire une adaptation à ma façon :)
Elle: Merci pour ta review :) J'espère te revoir d'ici la fin de la fiction!
Merci à celles qui m'ajoutent en alerte et/ou favoris! Une review, ça fait jamais mal, au contraire ;)!
- MamzelleCaro
~ Chapitre 2 ~
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Alors qu'elle marchait dans les couloirs stériles de la prison, elle se demandait ce qui lui avait passé par la tête d'accepter l'idée d'Alice et d'aller voir ce que cet Edward Masen pourrait faire pour eux. Lorsqu'Alice avait mentionné qu'il avait eu quelques problèmes récemment, jamais elle n'aurais cru qu'il serait en prison. Elle aurait été portée à croire qu'il avait seulement eu des ennuis financiers, mais la prison? Jamais.
Pendant qu'elle dépassait des cellules, des sifflements appréciateurs se firent entendre de la part des détenus.
- Hey, ma jolie! Ça te dirait de venir t'amuser avec moi un peu?
- Regardez, la police qui s'amène. Tu peux venir m'arrêter quand tu veux, ma belle!
- Taisez-vous, cria le garde qui accompagnait Bella en faisant tinter violemment sa matraque sur les barreaux. Reculez dans vos cellules les gars ou vous allez avoir des ennuis.
Bella continua son chemin, sans prêter plus attention aux remarques que certains détenus laissaient échapper sur son passage. Elle ne leur jeta qu'un vague coup d'œil avant de concentrer son regard droit devant elle. Ils s'arrêtèrent devant une porte qui semblait étrangement déplacé dans cet environnement carcéral. Elle était en bois sombre et des fines gravures s'étendaient dans le haut de la porte.
Bella haussa un sourcil étonné pendant que le garde sortait une clé d'apparence ancienne de son trousseau massif de clés. Qui était donc ce Masen pour avoir un traitement si spécial dans cette prison?
Avec un grincement discret, la porte s'ouvrit et le policier laissa la jeune femme entrer en premier. Elle fut stupéfaite lorsqu'elle entra dans la cellule. La pièce, tout premièrement, n'avait aucunement l'allure d'une cellule de prisonnier se rapprochant plus d'un petit appartement cosy qu'une cellule froide de prison. Quelques tableaux étaient posés sur les murs et un lit à baldaquin trônait en plein milieu de la cellule. Dans le coin gauche, des fines draperies étaient disposées de façon à donner plus d'intimité à l'occupant de la pièce.
- Mais qu'est-ce que…, commença Bella, ahurie.
Elle se tourna vers le garde qui la regardait, franchement amusé.
- Edward Masen est quelqu'un de très extravagant, dit-il seulement. Il aime que tout soit selon son goût.
Elle haussa un sourcil, sans dire un mot avant de se retourner pour prêter plus attention à la pièce. Une bibliothèque était placée près du lit. Elle s'avança lentement et lut rapidement les titres des livres.
- Nous avons dû détruire les murs mitoyens des deux cellules pour que tout rentre dans sa cellule. Pour installer le lit, il a fallu le démonter entièrement et son avocat a insisté pour que nous n'endommagions pas le lit de son client, sinon ils nous auraient poursuivi pour deux millions de dollars, nous avait-il promis, expliqua le garde, positionné près de la porte.
- Pourquoi a-t-il eu droit à ce traitement de faveur, questionna-t-elle, intéressée.
- Edward Masen est le neveu du procureur général, se contenta-t-il de dire, comme si cette seule phrase pouvait résumer toute la situation.
Elle hocha la tête silencieusement, regardant ultimement la cellule avant de demander où se trouvait le prisonnier.
- Il vous attend dans la salle réservée aux visiteurs de l'aile B.
- Alors, pourquoi…? Demanda Bella, sans finir sa phrase.
- Je voulais que vous vous fassiez une idée de qui est Edward Masen avant que vous ne le rencontriez, expliqua le garde en la précédant dans le couloir.
Ils dépassèrent à nouveau les détenus qui, cette fois, les regardèrent passer en silence, sans dire un seul mot. Certains cependant firent des grimaces qui pouvaient être considéré déplacées à Bella.
Ils atteignirent enfin le couloir B où se trouvait la salle réservée aux rencontres entre les visiteurs et les prisonniers. L'homme sortit à nouveau ses clés, en prit une et ouvrit la porte qui grinça légèrement avant de faire signe à Bella d'entrer dans la pièce. Elle le remercia d'un hochement de tête et pénétra à l'intérieur du local. Contrairement à la cellule de Masen, cet endroit reflétait parfaitement le style carcéral de l'institut. Des larges tables, vissées au sol pour la plupart, étaient disposés dans le milieu de la pièce, séparées par des cloisons étanches en leur centre. Une vitre empêchait les civils et les détenus d'avoir ne serait-ce qu'un contact. Des téléphones étaient accrochés aux cloisons et permettaient, de cette seule façon, de parler à la personne qui faisait face. Il la guida vers le fond de la pièce et s'arrêta à l'avant-dernière section. Il lui fit signe d'aller à la dernière cloison, tandis qu'il restait sagement en retrait.
Elle haussa un sourcil interrogateur et se dirigea vers la section qui était isolée des autres. Avec précaution, elle s'avança jusqu'à la chaise qui était face à la cloison. Ce fut seulement à ce moment qu'elle jeta un coup d'œil au détenu qui était assis patiemment de son côté de la vitre et qui lisait le journal avec attention en attendant l'arrivée de Bella. Elle s'assit de façon gracieuse en lui prêtant plus attention. C'était un homme d'une vingtaine d'années, musclé légèrement, avec des cheveux d'une couleur étrangement cuivrée. Elle enregistra tous les détails si minimes soit-il pendant qu'il continuait sa lecture, ne lui prêtant aucune attention. Elle se sentit légèrement irritée, sans trop savoir pourquoi. Elle n'avait pas toute la journée.
Alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour parler, il leva un doigt effilé dans les airs, l'interrompant dans sa lancée. Elle resta bouche bée. Pour qui se prenait-il de lui imposer le silence pour qu'il puisse calmement continuer sa lecture?
Énervée, elle prit sa mallette et la déposa avec bruit sur la table. Avec un soupir ennuyé, le prisonnier consentit enfin à lever les yeux vers elle. Une lueur de stupéfaction passa rapidement dans ses yeux et un sourire appréciateur apparut presque aussitôt alors qu'il la détaillait sans retenue. Elle remarqua la lueur de convoitise qui brûlait dans ses yeux émeraude pendant qu'il la déshabillait du regard.
Avec un raclement de gorge, Bella tenta d'attirer l'attention du jeune homme. Ses yeux se braquèrent immédiatement sur son visage, même si elle sentait que la tentation de laisser dériver son regard sur d'autres parties de son corps était grande. J'aurais dû mettre mon tailleur au lieu de cette chemise blanche, pensa-t-elle.
- Mr. Masen. Je suis le lieutenant Swan, commença-t-elle en ouvrant sa mallette tout en le fixant dans les yeux.
- Que me vaut le plaisir de votre adorable visite, demanda-t-il d'une voix sensuelle.
- Une de mes collègues m'a conseillé de venir vous voir pour un problème, répondit-elle en sortant un dossier épais de son attaché-case.
Il souleva un sourcil fin et croisa ses bras sur son torse. Un sourire apparut sur ses lèvres.
- Une de vos collègues, réellement?
- Oui.
Elle lui jeta un coup d'œil. Il semblait réjoui. À son tour, elle haussa les sourcils.
- Quoi, demanda-t-elle devant son regard victorieux.
- Vous, la police, avez besoin de mon aide.
Le visage de Bella se ferma.
- Non. Nous n'avons pas besoin de votre aide. Nous pouvons aisément demander à nos experts de nous fournir ce dont nous avons besoin, répliqua-t-elle sèchement.
- Pourquoi ne le faites-vous pas, questionna-t-il, railleur.
Bella garda le silence.
- Oh, je vois. Il sembla soudainement comprendre. Vous n'avez pas réussi à avoir ces informations que vous recherchiez.
Elle garda un silence obstiné.
- C'est pourquoi… Vous êtes venu me voir, Lieutenant Swan. Vous savez que je suis le meilleur.
- Écoutez. Quand vous aurez fini de vous auto-congratuler, peut-être pourrons-nous passer aux choses plus sérieuses, demanda-t-elle d'une voix acide.
Il s'esclaffa doucement. Son air fier ne quittait pas son visage. Une chance qu'une vitre les séparait parce que Bella n'aurait pas résisté à la tentation de lui enlever son petit air suffisant.
-En quoi mon expertise légendaire peut vous aider?
Elle ouvrit le dossier avant de le refermer soudainement. Elle plaça les mains dessus avant de les croiser lentement.
- Quelles sont vos qualifications dans ce domaine, l'interrogea-t-elle, narquoise.
Il sembla réfléchir longuement avant d'esquisser un sourire aguicheur.
- Vous avez lu mon dossier en venant, lieutenant. Il était en dessous du dossier que vous avez devant vous. D'ailleurs vous l'avez probablement lu pendant que vous buviez un café, car il y a une trace sur la page couverture du dossier. Je dirais que vous l'avez lu au moins trois fois pour retenir tous les détails qu'ils contenaient étant donné les traces d'usure sur la couture du porte-folio. Est-ce exact?
Elle laissa passer un silence qui renforça son sourire.
- Deux, répliqua-t-elle seulement. Alors, vos qualifications, Mr. Masen?
- Vous ne lâcherez pas, donc? J'ai été à l'école nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris pendant deux ans, formation classique. Après une mésaventure, je me suis dirigé vers un domaine légèrement plus…lucratif.
- Le vol et la fraude, dit Bella.
Il hocha la tête, sourire en place.
- Alors, lieutenant, ai-je passé le test?
- Pas encore.
Elle sortit des cartes d'identité et les étala devant lui. Il se pencha vers la vitre pour mieux les voir.
- Dites-moi laquelle est fausse.
Il fronça des sourcils en prêtant attention à chacune des cartes devant lui.
- Pouvez-vous les approcher plus près, s'il vous plait?
Sans un mot, elle les approcha le plus près possible de la vitre et s'enfonça dans son siège pendant qu'il poursuivait son examen. Quelques minutes passèrent. Finalement, il releva son visage vers elle et dit :
- Toutes.
Cachant son admiration, elle ramassa les cartes et les observa attentivement à son tour.
- Dans la première, la photo était mal collée, laissant apparaître le cadre de la photo. Oh, ce n'était presque rien. Un millimètre tout au plus. Dans la deuxième, l'encre n'avait pas encore complètement séché lorsqu'on a mis le plastique la recouvrant et finalement la dernière comportait une faute dans le nom de l'État.
- Peter Burke, vous connaissez?
Il regarda son journal et lui montra la première page.
- Les journaux en font leur première page, répliqua-t-il seulement en haussant les épaules. Apparemment, il aurait été tué ainsi que sa femme de ménage.
- On lui a volé quelque chose.
L'intérêt de Masen se réveilla immédiatement. Esprit de voleur obligé.
- Quoi?
- Une boîte en jade d'une valeur de quelques millions.
Elle sortit une photo et lui montra.
- Intéressant, se contenta-t-il de dire.
Elle remit la photo dans le dossier et l'observa pendant un moment. De son côté, il faisait de même.
- Vous n'avez pas répondu à ma question, lieutenant.
- Laquelle, s'enquit-elle.
- En quoi mon expertise légendaire peut-elle vous aider?
Elle souffla d'exaspération. Voilà que son arrogance revenait.
- Vous avez des contacts qui pourraient grandement nous aider à retrouver cette boîte.
- En effet, cela est possible, accorda-t-il.
- Je veux que vous preniez contact avec eux.
Il mijota cette idée dans sa tête pendant quelques secondes avant de secouer la tête.
- Désolé, lieutenant. Je ne crois pas que cela sera possible.
Elle crispa ses poings, manœuvre qui n'échappa pas aux yeux avertis du jeune homme.
- Une si jolie jeune femme ne devrait pas avoir autant de colère en elle, Isabella.
Répondant à sa question muette, il se borna à dire :
- Vous n'êtes pas la seule à avoir fait vos devoirs avant de venir.
Il amorça le mouvement de se lever lorsque Bella l'interrompit dans son geste.
- Asseyez-vous, ordonna-t-elle.
Il la défia un moment avant de finalement se rasseoir lentement.
- Nous pouvons nous arranger pour que vous soyez transféré dans une autre cellule, un peu moins confortable. Vous n'êtes pas le seul à connaître des personnes influentes, Mr. Masen.
Il lui sourit d'une façon moqueuse.
- Faites donc. Avant même que vous ne soyez rendu chez vous, je vais être de retour dans mon ancienne cellule. Les menaces ne fonctionnent pas sur moi, lieutenant.
Elle laissa passer un silence avant de lâcher, déçue :
- C'est vrai. Je le vois bien. Vous êtes quelqu'un qui peut résister à ces jeux fallacieux.
Changeant subitement de tactique, le comportement de Bella s'adoucit.
- Combien d'années déjà avant que vous ne sortiez?
- Trois, répondit-il, méfiant.
- Hum, dit-elle pensivement.
Elle reprit sa mallette, l'ouvrit à nouveau et remit le dossier avant de se lever. Le prisonnier l'observa, étonné.
- Passez trois bonnes années dans votre cellule, Mr. Masen. C'est dommage, vous auriez pu sortir d'ici avant, mais…
Elle se mit en marche, comptant mentalement dans sa tête jusqu'à trois. « Un…deux…tr- ».
- Attendez!
Avec un sourire vainqueur, elle pivota et se redirigea vers la cloison. Elle reprit un visage sérieux et s'arrêta devant le jeune homme.
- Vous pouvez vraiment faire ça?
- Je vous l'ai dit, Mr. Masen. Vous n'êtes pas le seul à connaître des personnes influentes.
Il passa une main dans ses cheveux en prenant une grande inspiration. Il semblait réellement réfléchir à l'offre que Bella lui faisait. Elle regarda sa montre et souffla impatiemment.
- Oui ou non? Mon offre n'a pas une durée illimitée.
Il exhala bruyamment à son tour avant de lever son visage vers elle. Une lueur malicieuse brillait dans ses yeux.
- D'accord, lieutenant. J'accepte de vous aider.
