Un chapitre qui présente des personnages, probablement, importants pour la suite..! ;)

Sandry: Et tu n'as rien vu encore avec leur deux caractères! Il risque d'y avoir quelques flammèches..

Onja: C'est à partir de cette émission que l'idée m'est venue. J'espère que tu vas aimer!

leila: Merci pour ta review :) J'espère que tu continueras d'aimer dans le futur!

» MamzelleCaro


~ Chapitre 3 ~

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Elle avait passé une nuit exécrable. Son voisin avait fait jouer du Metallica toute la nuit, alternant les solos de guitare interminables et le beuglage incompréhensible. Ce n'était que vers trois heures du matin qu'il avait enfin consenti à éteindre sa chaîne stéréo nouvellement acquise. Trois heures plus tard, elle était supposée être réveillée. Courte était un euphémisme pour décrire sa nuit.

Après qu'elle ait quitté son appartement, son automobile de fonction avait refusé obstinément de partir. Elle avait donc dû prendre un taxi et espérer arriver au Central de police avant huit heures. En descendant du taxi, elle avait interrompu un marchant aux bords de la crise de nerfs qui s'échinait à vendre de la camelote aux touristes lève-tôt. C'est donc d'humeur massacrante qu'elle pénétra à l'intérieur des locaux de la police.

D'un pas lourd, elle se dirigea vers son bureau, accordant des regards meurtriers à ceux qui essayaient de l'arrêter ou de bloquer son chemin. Elle ouvrit la porte, passablement énervée contre l'univers entier, et jura.

- Qu'est-ce que vous faites là?

Les pieds posés sur son bureau, Edward Masen était tranquillement assis à son bureau, visiblement à l'aise. Il lui fit un sourire charmeur alors qu'elle prenait ses pieds et leur donna un coup pour qu'il les enlève de sur son bureau.

- Bonjour, lieutenant. À ce que je vois la nuit a été passablement difficile?

- Dégagez de ma place, se contenta-t-elle de maugréer.

Il se leva avec souplesse et passa à côté d'elle en la frôlant avant d'aller s'asseoir face à elle.

- J'aime votre parfum, la complimenta-t-il. Freesia?

- Je ne porte pas de parfum, rétorqua-t-elle en levant les yeux sur lui.

- Hum, c'est donc votre odeur naturelle… Adorable, répondit-il en lui faisant à nouveau un sourire enjôleur.

Gênée, elle détourna les yeux. La jeune femme se racla la gorge avant de redemander, cette fois, plus calmement.

- Que faites-vous dans mon bureau à cette heure-ci?

Elle regarda sa montre. Il n'était que huit heures et dix.

- Vous m'avez dit d'être là tôt, non?

Il n'avait pas tort. Elle avait mentionné qu'elle voulait qu'ils s'y mettent le plus tôt possible le lendemain matin. Elle sortit le dossier de la mallette qu'elle avait apporté le jour précédent à la prison et l'ouvrit. Elle en sortit quelques photos et lui tendit. Il les observa un moment, pendant qu'elle sortait ses affaires et les plaçait sur son bureau.

- Cette boîte à musique a été faite en 1509 par une tribu indienne pour un riche exportateur anglais, expliqua Bella en regardant ses notes.

Il déposa les photos et l'écouta pendant qu'elle continuait ses explications. Une fois qu'elle eut fini, il la questionna sur son implication dans cette enquête.

- Nos habituels indics ne sont pas assez important dans ce monde pour avoir accès à ce genre d'informations. Tout ce qu'ils peuvent entendre, c'est qu'elle est dans la rue. Cependant, lorsqu'ils tentent d'en savoir plus, plus personnes ne veut parler. Motus et bouche cousu. Nous croyons qu'ils ne veulent pas impliquer la petite racaille dans ce travail là. Seulement des experts dans le domaine de l'art.

Le jeune homme hocha la tête en souriant légèrement.

- C'est là que j'interviens?

- C'est là que vous intervenez, acquiesça Bella.

- Que dois-je faire?

- Faire des recherches, creuser un peu. Voir des anciennes connaissances qui pourraient nous aider à nous indiquer où est la fameuse boîte à musique.

- Comment vont-ils me laisser entrer dans leur monde à nouveau? Ça fait deux ans que je suis en prison. Pour eux, je suis fini. Je n'existe plus.

- Nous avons laissé circuler la rumeur que vous étiez sorti avec une réduction de peine pour bonne conduite.

- Bonne conduite, répéta-t-il, avec une moue légèrement dédaigneuse. Je vais avoir l'air de quoi maintenant?

Elle leva les yeux au ciel. Les hommes et leur ego…

- Nous vous avons refait des nouveaux papiers, dit-elle en les lui tendant. Quelques informations sont peut-être un peu discutables, mais c'est mieux comme ça.

Il prit les papiers et les cartes et leur jeta un coup d'œil. Il siffla d'admiration en lisant à voix haute :

- Edward Masen, détenteur d'une Aston Martin Vanquish.

- Hum, se contenta de dire Bella. Nous l'avons récupéré dans une descente effectuée il y a quelques mois. Ils ont pensé que ça vous irait bien.

Il hocha la tête avec enthousiasme. Semblant se reprendre et affichant un air décontracté, il demanda avec un intérêt non dissimulé :

- Quand pourrai-je la conduire?

- Allez voir Jasper Whitlock, il vous donnera les clés, dit-elle.

Il se leva rapidement et se dirigea vers la porte alors que Bella se plongeait dans les dossiers importants dont elle devait traiter. Alors que le jeune homme ouvrait la porte, Bella, le visage toujours plongée dans ses documents, l'arrêta.

- Ma plaque, Mr. Masen.

Il se tourna vers elle, le regard perplexe. Il leva les sourcils, paraissant ne pas comprendre. Elle leva les yeux vers lui en pointant sa poche de pantalon.

- J'aimerais la ravoir, s'il vous plaît.

Il la considéra un instant, la testant. Finalement, il leva les mains en signe de reddition. D'une manœuvre lente, il sortit la plaque d'immatriculation de la jeune avec un sourire espiègle. Il lui lança d'un mouvement rapide et elle réussit à l'attraper grâce à ses réflexes aiguisés.

- Pas mal pour une police, approuva le jeune homme en lui faisant un clin d'œil juste avant de sortir de la pièce.

. : : .

Il était près de deux heures de l'après-midi lorsqu'elle s'accorda enfin une pause. Alors qu'elle sortait de l'immeuble, son téléphone sonna.

- Je crois que Masen a trouvé de quoi d'intéressant, commenta Jasper en signe de salutation.

- Qu'est-ce que c'est, demanda-t-elle en déambulant dans les rues de Seattle.

- Un passeur de pièce d'arts dans le coin de la 4e rue. D'après Masen, le gars aurait peut-être une idée de qui a tué Burke.

- Il est plutôt rapide, commenta-t-elle, impressionnée.

- Il m'a dit qu'il devait aller voir quelques autres personnes et qu'il rentrait au Central par la suite.

Il raccrocha peu après, pendant que Bella marchait parmi les passants. Cet Edward Masen pourrait leur être bien utile après tout. Elle passa près d'un banc et décida de s'asseoir pendant un moment. La température était étonnamment clémente pour ce mois de mai. Pendant plusieurs minutes, elle se contenta de regarder les voitures passer jusqu'à ce que quelqu'un s'asseye à côté d'elle.

- Belle journée, n'est-ce pas, demanda une voix.

Elle tourna sa tête vers la personne. C'était un homme habillé en trench beige, portant un costume en dessous. Elle remarqua qu'il tenait un chapeau dans ses mains.

- En effet, admit-elle.

Elle continua à regarder les passants pendant quelques instants. La rue était calme à cette heure, seules quelques personnes profitaient des rayons de soleil et de la température douce tout comme elle. Elle suivit des yeux une femme qui marchait lentement avec ses sacs.

- Plusieurs personnes commencent à se poser de sérieuses questions à propos de la boîte, déclara soudainement l'homme.

Bella continua de d'observer les piétons. Sa manœuvre aurait pu passer pour du désintéressement, cependant c'en était tout autre. Elle était tout ouïe de ce que disait l'homme à ses côtés.

- Des vilaines personnes, pour être plus précis, continua-t-il tenant toujours son chapeau à deux mains.

Elle tourna la tête dans sa direction quelques secondes, lui jetant un coup d'œil interrogateur avant de refixer son attention plus loin devant elle.

- Qui est-ce, demanda-t-elle seulement.

- Ils commencent à se poser beaucoup de questions, répondit-il en jouant nerveusement avec son chapeau avant de le mettre sur le banc à côté de lui sans toutefois répondre à sa question.

Il regarda rapidement autour de lui avant de baisser la voix et de lui dire dans un murmure :

- Vous devriez faire attention, Lieutenant.

Il se leva et s'apprêtait à partir lorsqu'elle Bella le stoppa. Elle prit son chapeau et lui tendit avec un léger sourire. Il la remercia d'un hochement de la tête avant de disparaître dans la foule. Peu après qu'il ait disparu, elle jeta un coup d'œil au papier qu'il lui avait glissé subrepticement. Elle le déplia, veillant à ce que personne ne le voit. Un seul mot était écrit.

Volturi.

En lisant ce seul mot, elle sentit une appréhension monter en elle. Les Volturi étaient-ils impliqués dans cette affaire? Étaient-ils les tueurs de Peter Burke, en avaient-ils commandité le meurtre? Elle plia rapidement le papier et le glissa dans la poche de son veston. Elle se leva à son tour et prit le chemin du retour vers le Central.

Elle était rendue à un carrefour lorsqu'elle remarqua un homme d'apparence louche posté de l'autre côté de la rue. Appuyé contre un lampadaire, il la fixait sans bouger. D'une ossature plutôt imposante, il semblait patienter pour quelque chose. Ses cheveux bruns bouclés bougeaient sous la douce brise alors qu'il restait là, immobile. Sa posture était assez intimidante. Se remettant en marche, elle arriva rapidement au Central. Jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, elle remarqua que l'homme ne l'avait pas suivie. Elle s'engouffra dans le poste de police avec cet étrange sentiment d'être épié.

Elle se dirigea rapidement vers son bureau et s'y enferma jusqu'à ce que le dernier des officiers de sa brigade soit parti. Pendant tout le reste de la journée, elle avait travaillé sur son enquête, appelant la médecin-légiste pour savoir si elle avait trouvé des nouvelles preuves ou pour menacer l'équipe de techniciens-experts. Rien. Rien n'avait été assez important pour être concluant. Vers la fin de la soirée, Jasper était passé à son bureau, lui aussi, n'ayant pas de trouvailles intéressantes à lui annoncer. Ce n'est finalement que vers neuf heures moins quart qu'elle se décida à partir. Elle ne pouvait rien faire d'autre pour le moment. Ils n'avaient aucun indice sur la localisation de la fameuse boîte. Elle mit sa veste machinalement en réfléchissant au fait qu'Edward n'avait pas fait son apparition de la journée. Où était-il donc passé? Avait-il trouvé quelque chose de son côté? Elle ferma son bureau et sortit à l'extérieur du poste en saluant quelques collègues qui s'étaient attroupés dehors pour fumer. Elle était en train de chercher ses clés, par habitude, lorsqu'elle se rappela qu'elle n'était pas venue en voiture ce matin, puisque celui-ci l'avait lâché misérablement avant qu'elle ne parte travailler. Elle leva les yeux et croisa des yeux de l'autre côté de la rue qui la firent se figer immédiatement.

Il était à nouveau là, l'homme qui l'avait suivie cette après-midi. Avec une impression de malaise, elle soutint son regard jusqu'à temps qu'une voiture passe entre les deux, interrompant leur contact visuel. Lorsque la camionnette dégagea son champ de vision, l'homme n'était plus là.

Un taxi passa au même moment. Elle le héla et le chauffeur s'arrêta devant elle. En chemin pour sa maison, elle repensa encore une fois à ce Masen. C'était étrange. Jasper lui avait dit qu'il devait aller voir quelques personnes avant de revenir au Central. Pourtant, il n'était jamais revenu. S'était-il passé quelque chose? Peut-être qu'il a oublié, se sermonna-t-elle. Pour confirmer ce que son instinct lui disait, elle appela au Central pour qu'il localise le jeune homme. Avec surprise, elle entendit la réponse de la jeune femme avant de lui faire répéter une deuxième fois pour être certaine. Elle raccrocha, légèrement irritée, et dit au chauffeur de changer de trajet. Que faisait-il là? Elle observa les bâtiments changer à mesure qu'ils s'aventuraient dans les beaux quartiers de la ville. Les immeubles imposants firent lentement place à des maisons colossales, entourées de jardin à perte de vue. Les manoirs remplacèrent les immeubles crasseux des quartiers malfamés dans lesquels elle avait l'habitude de traîner. Des arbres suivaient les allées sinueuses qui menaient à chaque maison. Encore une fois, la question lui vint à l'esprit. Que diable faisait-il là? Arrivés au bon numéro, le taxi ralentit avant de s'arrêter complètement de l'autre côté de la rue. Elle observa pendant un moment la maison qui était devant elle. Elle avait beau chercher, aucune connaissance du jeune homme ne lui venait en tête. À qui appartenait donc ce manoir? Déterminée à avoir des réponses à ses questions, elle débarqua de la voiture et remercia le chauffeur qui partit aussitôt. Elle traversa la rue et s'arrêta devant l'intercom. Évidemment, elle ne pouvait entrer à sa guise sur le terrain des propriétaires. Foutus riches qui mettaient des grilles et des gardes intimidants au poste de garde à l'entrée de leur propriété. Elle appuya avec impatience sur le bouton et attendit qu'une voix lui réponde.

- Lieutenant Swan, police de New York. J'aimerais avoir la permission de venir poser quelques questions aux propriétaires de la maison, si vous me le permettez, commença-t-elle.

- Je suis désolé, lieutenant. Les propriétaires de la maison sont présentement absents, répondit un homme d'après ce qu'elle put deviner.

Elle réfléchit pendant un moment. La coordonatrice au Central ne pouvait s'être trompée.

- J'insiste. J'ai des questions à poser aux personnes présentes dans la maison.

- Je vous répète, Lieutenant, que c'est impossible, répéta-t-il, d'une voix guindée. Les propri-…

- Écoutez-moi. Soit vous m'ouvrez ou soit je trouve une façon d'entrer dans votre foutue maison. Je vous promets qu'il risque d'y avoir des dommages collatéraux.

Il y eut un court silence. Enfin, elle entendit la grille s'ouvrir dans un grincement subtil. Avec un sourire satisfait, elle remonta l'allée qui menait au manoir. Elle dépassa le poste de garde, fit un sourire aux deux gardes armés qui scrutaient les écrans. Ceux-ci hochèrent la tête simplement, horriblement sérieux. Elle jeta un coup d'œil plus attentif à la maison qui s'approchait lentement. Construite vers la fin des années 30, la demeure imposait un respect certain. Les grandes vitres mêlées à l'ancienneté des matériaux amenaient une jeunesse dans la lourdeur du style. Elle monta les escaliers du perron, en jetant un coup d'œil presque admiratif à la vue qui l'entourait. Aussitôt, la porte s'ouvrit silencieusement, laissant la place à un majordome d'allure sévère.

- Lieutenant, dit-il, les lèvres serrées.

Il la considéra pendant un moment, une grimace de dédain aux lèvres, et, avec une visible réticence, ouvrit plus largement la porte pour la laisser entrer. Elle entra dans le hall et le suivit une fois qu'il eut prit sa veste. Ils traversèrent un long couloir rempli d'imposants portraits avant de s'arrêter devant une porte colossale. L'homme cogna discrètement deux coups avant d'ouvrir la porte cérémonieusement. Il lui fit signe d'entrer dans la pièce avec un mouvement sec de la tête. Elle haussa un sourcil et, sans un mot, pénétra dans un immense salon.

Au fond de la salle, une femme dansait, un verre à la main en plein milieu de ce qui semblait être la partie bar du salon. Elle remarqua que deux hommes étaient assis, l'un, dos à elle et l'autre en agréable compagnie. Ils s'approchèrent d'eux, sans même qu'ils ne remarquent leur présence. Bella observa rapidement la pièce avant de se concentrer plus attentivement sur les deux hommes. La jeune femme qui dansait s'arrêta soudainement lorsqu'elle remarqua Bella. Elle était grande et, malgré son état d'ébriété avancé, se tenait encore sur ses talons hauts de quinze centimètres. Elle fit un sourire langoureux à l'homme qui était dos au majordome et à Bella avant d'aller s'asseoir sur lui et de lui chuchoter quelque chose à l'oreille, en pouffant doucement de rire. Celui-ci leva lentement la main et s'empara de son verre de cognac sans toutefois se retourner. L'autre homme et l'autre femme discutait toujours, dans leur bulle. Finalement, avec un raclement discret de la gorge, le majordome réussit enfin à obtenir un semblant d'attention de leur part, du moins d'un au moins.

- Qu'y a-t-il, Iwan?

- Un officier de la police veut vous poser des questions, monsieur.

L'homme déposa son verre au ralenti et se leva, tout aussi lentement. Il se tourna finalement vers eux et Bella se figea immédiatement. D'une façon automatique, sa main se positionna sur la crosse de son arme, en position défensive. Tout en reculant imperceptiblement, elle tenta de garder un visage impassible. Cependant, ses manœuvres n'échappèrent pas à l'homme au visage menaçant devant elle. De près, son ossature était encore plus imposante et plus inquiétante. Il la détailla rapidement, une mine grave aux lèvres, avant qu'il ne fasse signe au dénommé Iwan de quitter la pièce. Bella sentit un frisson la parcourir. Reprends-toi, bon sang, se dit-elle mentalement.

- Est-ce que je peux vous offrir quelque chose à boire, Lieutenant, demanda-t-il finalement après quelques instants de silence.

Elle hocha la tête, sèchement. Il prit son verre, et le sirota en l'observant minutieusement.

- Je ne vais pas vous manger, vous savez, dit-il avec un sourire amusé. Vous pouvez ôter votre main de la crosse de votre arme.

- J'aime mieux ne pas prendre de chances. Vous m'avez quand même suivi dans Seattle. Appelez cela paranoïa de flic.

Il haussa les épaules avec un sourire approbateur.

- Pourquoi m'avez-vous suivi, d'ailleurs, questionna-t-elle.

- Curiosité. Intérêt. Ennui. Choisissez celui que vous voulez, répondit-il en prenant une gorgée. J'aime savoir qui sont les amis de mes amis. Spécialement quand c'est une lieutenant d'une vingtaine d'années. Impressionnant, ajouta-t-il avec un clin d'œil. J'ai entendu dire que vous êtes la flic de Masen.

Elle se crispa.

- Je ne suis la flic de personne. Et encore moins celle de Masen, rétorqua-t-elle, acerbe.

Il leva les mains dans les airs, comme pour se défendre.

- Du calme, lieutenant. Je ne fais que répéter les rumeurs qui courent dans le Central.

Elle le jaugea un instant avant de lui demander ave curiosité :

- Vous êtes quoi? Certainement pas un officier de police…

Il éclata de rire, pendant qu'elle continuait.

- Ni un détective, il est évident. Vous connaissez Masen, donc… vous êtes un voleur.

Il prit un visage offensé.

- Oh, je vous en prie. Ne faites pas comme si j'insinuais quelque chose de faux.

Elle se sentait plus en sécurité maintenant, beaucoup plus confiante qu'à son entrée.

- Tout n'est que supposition, puisque je n'ai jamais été arrêté, se contenta-t-il de dire, espiègle.

- En parlant de Masen, où est-il, demanda-t-elle.

Il pointa le couple derrière eux, tout en soutenant son regard alors qu'il buvait une énième gorgée de son breuvage. Elle suivit la direction qu'il pointait et le vit finalement. La jeune femme qui était assis sur ses genoux se déplaça légèrement, lui permettant de le voir. Elle s'approcha de lui, tout en restant néanmoins à une distance respectable. L'homme s'approcha d'elle avec un sourire moqueur.

- Bon sang, marmonna-t-elle. Est-ce qu'il est …

Il se contenta d'hocher la tête simplement.

- Êtes-vous certaine que vous ne voulez pas un verre, Lieutenant?

Elle détourna les yeux d'Edward et de la jeune femme pour se concentrer sur l'autre homme.

- Je crois bien que je vais en prendre un finalement, accepta-t-elle. Nous avons plein de chose à nous dire, je suis certaine.

Il sourit grandement et lui fit signe de le suivre. Ils se dirigèrent vers le minibar et il lui servit un verre de cognac. Ils trinquèrent et elle avala d'un trait son verre. Elle grimaça lorsque l'alcool fit son avancé dans son gosier. Elle souffla et rencontra ses yeux rieurs.

- Au fait, je ne me suis pas présenté. Emmett McCarthy, dit-il en tendant sa main.