Voilà la suuiiiiite ! Merci tout d'abord à ceux qui ont pris la peine de commenter, je vous aime toujours autant, les gars ! les choses vont se précipiter dans ce chapitre ! (Entre nous, je crois que la fin de cette partie va vous plonger dans un abîme d'angoisse…)

Chapitre 4 :

Durant les jours qui suivirent, Edward insista pour escorter Envy partout où il allait, ce dont le brun eut vite marre. Il comprenait son ami, mais il se sentait mal d'avoir provoqué une guerre, alors si en plus son ami ne le lâchait plus...

-Laisse tomber, Ed ! Je ne vaux pas la peine qu'on se batte pour moi ! lui disait-il sans cesse.

Et à chaque fois, Ed lui répondait avec un sourire triste :

-Jamais, je ne te laisserai tomber.

Et il éludait tous les arguments qu'Envy avançait de cette manière. Et Envy se sentait plus mal que jamais.

Un matin, il précéda Edward pour se rendre à l'école. Il allait lui en vouloir, mais il y avait peu de chance qu'une créature quelconque tente de le tuer sur une si courte distance ! Une file s'était formée devant le portail. Curieux, le jeune homme s'approcha et vit une jeune fille aux longs cheveux noirs et aux yeux verts perçants distribuer des canettes de jus de fruits.

-Heu, qu'est-ce qui se passe, ici ?

La fille se tourna vers lui.

-C'est pour une campagne de sensibilisation contre l'obésité. Si tu prends un jus, tu marques ton nom sur cette feuille et tu as une chance d'être tiré au sort pour gagner le gros lot.

Envy n'aimait pas trop le jus de fruits, mais il inscrivit quand-même son nom sur le papier. Et puis, cette fille était si jolie...

-Envy Aglieri, lut la jeune fille, merci de nous aider pour notre campagne ! Tiens, voilà ta canette.

Envy saisit la boite en métal et entra dans la cour du lycée.

-Du jus de pommes ? Qu'est-ce qui m'a pris ?

Il alla s'asseoir en classe et attendit Edward, qui ne manqua pas de l'enguirlander.

-Bon sang, comment tu veux que je te protège si tu t'enfuis ?!

-Calme-toi, Ed. Tiens, pour me faire pardonner, dit Envy en lui tendant la canette.

-Cool ! J'adore les pommes !

Puis Ed se souvint qu'il boudait.

-Mais je t'en veux toujours, hein !

-Mais oui...

-Tu l'as eue où, cette boisson ? demanda Ed en avalant une gorgée.

-A l'entrée, il y avait une fille qui en donnait...

À cet instant, le blondinet s'étouffa avec le jus et recracha le tout par le nez.

-T'es dégueulasse, vieux ! commenta Envy en lui tapotant le dos.

-Et toi, t'es con ! C'est une pomme empoisonnée ! Si je n'étais pas là, tu serais mort !

-Quoi ?!

-Tu t'es fait avoir par la méchante reine !

-Mais non, c'était une gamine !

-C'est une sorcière, abruti ! Elle peut changer d'apparence !

-Mais alors, tous les autres vont se faire empoisonner !

-Pas si elle sait qui tu es. À mon avis, il n'y avait qu'une bouteille empoisonnée...Ils sont peut-être dingues, mais ils ne peuvent pas prendre le risque de faire un génocide dans une école.

-J'espère que tu as raison...

-Rhaaa ! Je vais buter cette femme !

-Elle est immortelle, comme toi.

-M'en fous !

-Tu l'as vue en rentrant, tout à l'heure ?

-Heu, non.

-Alors, elle est déjà partie.

-Pfff...

*O*O*O*O*O*O*O*

La colère d'Edward augmentait d'heure en heure. Envy avait été attaqué par un rosier géant et très épineux, un faux nain de jardin et une gamine qui avait essayé de l'étrangler avec ses cheveux plus longs que la moyenne.

-Heu, la dernière, c'était Raiponce ?

-Encore neuf mois à tenir...murmurait Ed dans son coin avec un sourire flippant.

-Ed, tu me fais peur... gémit Envy en passant de la crème sur ses traces de strangulation.

Il reposa le tube de crème sur sa table de nuit et s'assit sur son lit.

-Au fait...Ces temps-ci, quand je suis en danger et que tu n'es pas là, j'entends des voix qui me disent quoi faire...

Edward se retourna pour le regarder.

-Des voix ? Toujours la même ?

-Oui, je crois.

Ed sourit.

-Quoi encore ? Je suis maudit ?

-Non, on dirait que tu as un ange gardien qui veille sur toi. Ou une marraine fée.

-Heuu...et comment ça se fait ?

-Je l'ignore. Peut-être que tes parents ont fait un pacte avec elle sans le savoir, ou qu'ils ont retrouvé quelque chose pour elle... Tu devrais leur demander.

-Ca risque d'être dur, je ne les ai pas connus.

Ed le dévisagea avec tristesse.

-Tu es orphelin... ?

-Ouais. On m'a trouvé dans un parc quand j'avais deux ans.

-Je suis désolé.

-Y a pas de quoi. Je ne suis pas le seul. Si ça se trouve, une sorcière m'a maudit à cause de mes parents et ils avaient peur de me garder ou un truc comme ça...un peu comme la Belle au Bois Dormant. Ou alors, ma mère n'avait que seize ans quand elle m'a eu et elle m'a abandonné parce qu'elle n'avait plus les moyens...

-Envy...

-Au fond, je suis bien content que tu me protèges, vieux comme tu es, ajouta le brun d'un ton dégagé. J'ai l'impression d'avoir un frère. Tu vas me protéger jusqu'à ma mort ?

-S'il le faut.

Envy se leva et s'approcher d'Ed avant de lui sauter dessus pour le plaquer sur son matelas.

-Envy ? Tu fais q... ?

Il ne put terminer sa phrase, car le brun avait écrasé ses lèvres avec les siennes. Les doigts de son ami se refermèrent sur ses mèches folles et lui arrachèrent son élastique, défaisant sa tresse. Son autre main parcourait son dos sans cesser de le caresser et un de ses genoux força ses cuisses à se séparer. Edward s'efforça de le repousser, mais il n'était pas assez fort physiquement face à son colocataire, qui avait l'avantage de multiples années de baston. Envy décolla ses lèvres et embrassa son nez, ses paupières, son front avant de redescendre vers la gorge du blond. Il souleva le t-shirt du Joueur de Hamelin pour le lui enlever et s'attaqua à son torse.

-Envy... Arrête... gémissait Edward sans grande conviction.

Mais Envy, galvanisé par sa voix, redoubla de passion dans ses caresses. Il lécha la poitrine qui lui faisait face et détacha la ceinture qui lui grattait le ventre avant de descendre le pantalon qui se trouvait en dessous.

-Envy ! Non ! hurla le blond.

Il sifflota un air rapide et Envy fut repoussé en arrière et jeté au sol.

Edward, rouge de honte et couvert de transpiration, réajusta ses vêtements sans le regarder.

-Pourquoi, Ed ? Tu...tu n'aimes pas ça ?

Les mouvements du blondinet ralentirent.

-Ce n'est pas ça, c'est juste que...un humain qui a ...ce genre de relation avec quelqu'un comme moi...c'est très dangereux. Si quelqu'un te propose ça, assure-toi que c'est un humain avant d'accepter, d'accord ?

-Mais bordel, je ne peux rien faire avec toi normalement ?! explosa l'adolescent. Quoique je veuille faire avec toi, c'est trop dangereux ! Je ne peux même pas être ton ami sans qu'une bande de fées psychotiques attentent à ma vie ! Tu ne peux même pas chanter sans que les gens autour de toi te suivent comme des petits chiens ou se retrouvent collés au sol ! Mais le pire, dans tout ça, c'est que je ne peux même plus te toucher !

-Envy, je...

-Quoi ?! J'en ai marre à la fin ! En plus, c'est pas comme si j'allais raconter à tout le monde que tu n'es pas humain, parce qu'à part toi, j'ai PAS D'AMIS !

Un long silence s'installa.

Envy, le souffle court d'avoir hurlé, fusillait le Joueur du regard.

-J'ignorais que...tu souffrais autant. Je suis vraiment désolé, Envy.

Le brun se rendit compte (enfin) de ce qu'il venait de dire à son ami.

-Ed, ce n'est pas ce que je voulais dire...

-Bien sûr que si. J'aurais dû m'en rendre compte plus tôt...

-Ed...

-Pour que tout s'arrête, il n'y a qu'une solution à part la mort.

-Si pour ça je dois te perdre, je préfère mourir.

-Il te suffit d'oublier. Oublier tout ce que j'ai dit sur les fées, le Méchant Loup, Raiponce, le nain, le rosier...Le Joueur du Hamelin.

-Quoi ?! Je ne veux pas t'oublier !

-Tu oublieras juste qui je suis, c'est tout. J'ignore si tu te rappelleras de notre amitié, mais si ce n'est pas le cas, tu n'en souffriras pas.

-Vu que je t'aurais oublié, pas vrai ?! Mais je n'aurais toujours aucun ami. Et puis, on est colocs, tu te souviens ?

-Je changerai de chambre.

Envy se pinça l'arête du nez.

-Et comment tu vas me faire perdre la mémoire ?

-Tu verras.

-Désolé, mais je refuse. Bonne nuit, Edward.

Envy se coucha en prenant soin de lui tourner le dos.

-Bon sang, que tu es difficile ! marmonna Ed en s'allongeant sur son lit après avoir éteint la lumière.

*O*O*O*O*O*O*

(Écouter "For you" de Sawano Hiroyuki)

Le lendemain matin, Edward se réveilla plus tôt qu'Envy et écrivit une lettre au Conseil.

« Mesdames, Messieurs,

Après avoir réfléchi à la situation présente, j'ai pris la décision de faire perdre la mémoire à l'humain Aglieri Envy. J'espère ainsi que vous et vos agents laisserez ledit humain vivre en paix à l'abri de toute tentative de meurtre.

J'irai aujourd'hui même récupérer les eaux du Léthé et je vous demande humblement de cesser les attentats contre cet humain. Par la suite, je viendrai reconnaître mon erreur et recevoir mon châtiment devant l'ensemble du Conseil. Je m'en remets à vous.

Edward Elric, Joueur de la troisième génération. »

Dès qu'il eut écrit le dernier mot, la lettre s'embrasa et disparut. Edward posa son stylo, attrapa son sac à dos et son manteau et sortit de la chambre après un dernier regard à la silhouette endormie de son ami.

*O*O*O*O*O*O*

Envy émergea du sommeil et s'aperçut qu'Edward était parti.

-Et merde... !

Il se leva et se prépara en vitesse, puis il se rendit à la cafét' pour y chercher son colocataire.

Personne.

-Putain il est où ce con !? Hé, la Voix ! Tu ne peux pas m'aider ?

Mais seul le silence lui répondit.

Au lieu de ça, une marée d'élèves entra dans la salle et se jeta sur la nourriture. Quelqu'un tapota l'épaule du brun.

-Ed ? T'étais où ?

-Je me promenais dans la forêt... répondit évasivement le blondinet. Tiens, j'ai été te chercher ton petit-déjeuner.

Il lui tendit un plateau avec un jus d'oranges, des croissants et du café.

-Heu, merci, vieux.

Ils s'assirent à leur table habituelle, à l'écart des autres.

-Ed, pour hier...je ne sais pas ce qui m'a pris, j'étais énervé et j'ai dit des choses horribles...

Edward sourit tristement en évitant son regard.

-C'est normal, n'importe qui serait énervé dans cette situation.

Envy avala son jus d'oranges et se sentit mal.

-C'est bizarre...marmonna-t-il avant de laisser tomber sa tête sur son banc.

Quand il revint à lui il était seul. Comme d'habitude.

-Bon, je faisais quoi, moi ?

Plus que deux chapitres ! Profitez-en !

Reviews ?