Pairings : Damien Sandow/Cody Rhodes

Rating : M

Context : RAW 03/11/13, après leur match contre les 'New Ages Outlaws' puis Orton&Sheamus.

Warning : lemon !

Notes : conclusion du défi proposé par ArtlessRose ! Merci encore pour ce fantastique défi ;_;

Disclaimers : théoriquement, aucun personnage de la WWE m'appartient, toutefois, leur présence dans mon cerveau de timbrée, ça, m'appartient totalement.


Aaron s'étira, et baillâ lentement. Il resserra la ceinture de son peignoir autour de sa taille, et s'adossa au mur qui faisait face à la porte fermée de sa chambre d'hotel.

Ce soir fut un soir très éprouvant. Suite à la mise en déroute des New Ages Outlaws par Brock Lesnar, le match alors prévu contre ces derniers fut remplacé par un affrontement décidé à l'improviste par la general manager contre Orton et Sheamus, match qu'ils perdirent. Encore. A peine leur équipe décidée à être reformée, ils n'avaient réussi qu'à enchainer une série de défaites. Durant le match, Cody fut supposer tenir tête à Orton durant un bon moment, avant de le mettre en difficulté et d'enchainer sur un travail d'équipe. Mais alors qu'il entrait sur le ring, la foule a commencé à scander de nombreux chants moqueurs sur la moustache de ce dernier. Déstabilisé, il enchaina les coups avec maladresse, et lorsqu'il fut à la merci de son ancien mentor, perdit rapidement l'avantage, forçant Aaron à intervenir bien plus tôt que prévu. La foule avait remarqué que Cody semblait très affecté par ces remarques, et s'amusait à jouer avec ses nerfs depuis quelques semaines. Considérant l'alliance exceptionnelle de Orton et Sheamus très prometteuse à l'approche du pay-per-view, les scénaristes avaient décidés que ces derniers remporteraient le match, inscrivant une défaite supplémentaire dans les statistiques des « Rhodes Scholars ».

Lors de leur retour dans les vestiaires, Cody s'était empressé de se diriger vers l'hotel sans un mot, tandis que Aaron avait dû mettre en œuvre toute sa diplomatie pour expliquer la situation a un sire McMahon peu enchanté de la tournure qu'avait prise ce match. Après cette courte entrevue légèrement houleuse, il avait eu une brève discussion avec leurs adversaires désignés, eux aussi perplexe face à la déconcentration systématique de Cody face à ce genre de réactions venant du public.

Et maintenant, il se trouvait là, devant la porte de la chambre qu'ils avaient réservée, mais sans aucune possibilité d'y rentrer. De toute évidence, Cody s'y était enfermé et refusait d'en sortir, ni même de le laisser entrer. Malgré plusieurs tambourinements plus ou moins insistants, il n'y avait aucun moyen de le faire changer d'avis. Qu'est-ce qui n'allait pas ?

- Dégage, murmurait la voix de Cody, de l'autre côté de la porte.

- Cody, dis-moi, qu'est-ce qui ne va pas ? lui demanda Aaron, inquiet.

- Rien ! Laisse-moi tranquille ! s'exclama ce dernier.

Aaron leva un sourcil, confus. D'habitude, il se montrait toujours joyeux voire moqueur, et ils entretenaient une entente cordiale, et même en cas de souci, ne manquaient pas d'en parler à l'autre. Il n'était pas dans ses habitudes de s'isoler ainsi sans aucune raison. Qu'est-ce qui avait bien pu le pousser à agir ainsi ?

- Je ne souhaite rien de plus que comprendre ce qui ne va pas ! S'il s'agit du match, nous pouvons en discuter…

Il se sentait réellement troublé par le mal-être dissimulé de son partenaire.

- Laisse-moi seul !

De toute évidence, il semblait réellement avoir été perturbé par les chants ironiques de la foule. Aaron se souvint alors d'avoir regardé par curiosité le compte Twitter de son ami il y a un ou deux jours, et s'était retrouvé effaré a la vue du nombre impressionnant de messages laissés à propos de sa pilosité faciale. Tous étaient chargés de critiques négatives, ce qui avait hautement choqué l'intellectuel. Comment tous ces gens osaient-ils s'en prendre à lui pour un tel détail ? A lui, son partenaire et meilleur ami ! La façon dont il entretient son apparence physique ne les affecte pas personnellement, qu'en ont-ils à faire, au fond ? Pourquoi un tel acharnement ? Celui-ci fut probablement de trop.

Honnêtement, Aaron trouvait Cody bien plus attirant avec cette moustache. Cela le rendait plus adulte, plus mature. Cela rajoutait un petit plus à son charme déjà ravageur, et soulignait de plus belle son sourire éclatant. Il n'en était que plus remarquable à ses yeux.

- Cody, je devine combien tu peux être fâché, mais, ne t'abaisse pas à écouter les moqueries de tous ces gens. Ce ne sont que des ignorants qui se permettent de plaisanter sur quelques détails de ton physique. Je t'en prie, ouvre-moi. J'aimerais converser avec toi un moment, sans aucune animosité.

- Je me fiche de ce que tu as à me dire… Va-t'en, bon sang !

Aaron pouvait sentir toute la tristesse que cachait cette tentative de dissuasion hargneuse. Il entendit un faible sanglot, et devina alors qu'il devait probablement pleurer de rage. A son tour, il se sentit heurté. La seule pensée de Cody en larmes le rendait instantanément aussi triste. C'était injuste pour Cody d'en arriver à être dans un tel état. Il devait prendre les réactions des fans bien trop à cœur, bien que celles-ci soient erronées. Il fallait le convaincre de cela, mais pas tant qu'il ne cessera de vouloir s'isoler. Il réessaya, d'un ton plus calme.

- Cody. S'il te plait. Ouvre-moi. Tu es énervé, fatigué, et je peux comprendre pourquoi. Je n'aspire qu'à comprendre ce que tu ressens et te réconforter. Quoi que ces gens aient à dire, ce ne sont que mensonges. Ils ne valaient pas la peine que tu te mettes dans cet état…

Aaron ne pouvait contenir l'anxiété dans sa propre voix. Il se sentait réellement blessé à l'égard des critiques qu'avaient pu subir Cody. Ce dernier renifla encore, sans pour autant lui ouvrir. Un claquement de porte indiqua à Aaron que Cody s'était isolé dans la salle de bain, et il resta un moment sans rien entendre avant qu'un bruit de rasoir électrique ne parvienne à ses oreilles. Ses yeux s'affolèrent tandis qu'il comprenait ce que son ami s'apprêtait à faire, et il essaya plusieurs fois d'abaisser la poignée, avant de se souvenir que la porte était réellement bloquée.

- Non, Cody! Ne fais pas ça ! s'écria-t-il.

Il employa la force en frappant plusieurs fois la porte de son épaule, et réussit enfin à la forcer au bout de quelques secondes, ne se souciant pas de déranger les propriétaires des suites alentoures à cause du vacarme, mais peu l'importait. Tout ce qui comptait pour le moment était Cody, et seulement Cody. Sans perdre un instant, il se précipita vers la pièce annexe, sans s'occuper de son épaule rougie, et ouvrit la seconde porte avec violence.

- Attends !

Lorsque Aaron fut enfin face à Cody, ce qu'il vit fit battre son cœur d'affolement. Celui-ci avait les yeux emplis d'une rage désespérée, des larmes perlant sur ses joues rougies. Ses cheveux en bataille lui donnaient un air éperdu. Il se tenait face au large miroir, tenant ferment le rasoir en direction de sa moustache. Leurs deux regards se croisèrent dans le reflet du miroir, mais Cody n'avait visiblement pas l'intention d'arrêter son geste pour si peu.

- Je t'en prie, Cody… Arrête…. souffla Aaron.

Cody tourna lentement sa tête sans pour autant lâcher le rasoir.

- Ne t'approche pas… gronda-t-il.

Un peu désemparé, Aaron tenta un pas en avant dissuasif, mais Cody se retourna brusquement en plaquant l'extrémité du rasoir éteint au-dessus de sa lèvre supérieure.

- Je vais réellement le faire, Aaron ! menaça-t-il, les yeux emplis de colère.

L'acte, se voulant délibérément dramatique, en devenait presque ridicule. Aaron soupira intérieurement, ne sachant trop comment agir face au comportement quelque peu irréfléchi de son ami.

- Cody…

Le bras tremblant de Cody finit par actionner soudainement l'interrupteur du rasoir, et il dut le lâcher dans un cri de surprise. Le rasoir tomba à terre, et les piles roulèrent hors de leur compartiment. Un long instant de silence s'installa, avant que Cody ne se laisse choir sur le sol froid de la salle de bain, relâchant sa garde. Aaron eut le réflexe de se précipiter et de prendre le jeune homme dans ses bras pour ne pas qu'il glisse et se blesse.

Cody se mit de nouveau à pleurer, effrayé et démuni, serrant dans ses mains les pans de la veste du Sauveur. Ce dernier le souleva, et ils marchèrent jusqu'au lit le plus proche. Cody s'asseya sans résister, et son ami prit place à côté de lui, essayant de choisir les bons mots.

- Tout va bien, Cody… Calme-toi…

La respiration de Cody restait bruyante, et la haine dans ses yeux s'était à peine estompée.

- Non, ça va pas ! s'exclama-t-il en secouant vigoureusement la tête. Tout ce qu'ils disent est vrai ! Je ne ressemble à rien, comme ça !

Alarmé, Aaron se pencha vers son partenaire, qui détourna le regard. Il posa une main sur son épaule, essayant de ramener son attention à lui.

- Regarde-moi…

Cody refusa dans un premier temps, jusqu'à ce que la main de son partenaire glisse jusqu'à sa joue, créeant une réaction de surprise qui le fit directement tourner la tête. Aaron laissa son pouce finir de caresser sa peau, ce qui surprit encore plus Cody, dont les larmes s'arrêtèrent de couler.

- Ecoute-moi, Cody. Ces gens ont tort, n'est-ce pas ? Ils ont certes trouvé en la particularité physique que tu arboresainsi que dans tonrôle quelqu'un achâtier. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils t'en veulent à toi tout particulièrement. Ils ne cherchent qu'à te déstabiliser. Ne les laisse pas gagner ainsi…

- Ils ont déjà "gagné"… répondit Cody d'un ton abattu.

- Non, loin de là. Tu es plus fort qu'eux. Tu ne dois pas t'abaisser à leur niveau, tu ne dois pas répondre à leurs provocations. Tu dois t'accepter tel que tu as choisi d'agir, quoiqu'ils puissent en dire.

Cody leva ses yeux clairs, qui suivirent le mouvement d'un des doigts de Aaron venu se poser sur sa moustache désordonnée.

- Et ça, ça reste là. Ne prends pas des décisions sous le coup de la pression ou des moqueries. L'humanité est parfois cruelle… c'est ainsi. Tu les connais. Si tu te mets à réagir négativement a tout ce qu'ils te disent, tu leur laisses encore plus d'opportunités. Reste toi-même, comme tu l'as fait jusqu'à présent. Dès lors que tu te mets à changer à cause des dires et des critiques, tu les laisses gagner. Il ne faut pas, Cody.

Cody resta sans mot dire. Aaron semblait tout d'un coup plus… terre-à-terre. Cela ne lui ressemblait pas de s'exprimer si simplement. D'ordinaire, il employait avec n'importe lequel de ses interlocuteurs un langage soutenu et un large vocabulaire, non seulement pour les besoins du rôle d'érudit qu'il joue mais également pour faire étal de son savoir culturel. Mais là, ses mots étaient francs, posés, réconfortants. Et ils n'étaient adressés qu'à lui, sans aucun détour.

- Tu n'as peut-être pas tort. Des mots aussi horribles ne peuvent être prononcés que par des personnes horribles… Mais si ça se trouve, c'est bien parce que je suis plus horrible qu'eux…

Le regard qu'il lançait à Aaron était empli de détresse, si bien que son ami sentait à son tour un sentiment de tristesse serrer sa propre gorge. Cody semblait si malheureux ainsi. C'est pour cela qu'Aaron éprouvait le besoin d'être plus fort. Il avait besoin de mettre ses propres interrogations et doutes de côté et réellement lui faire comprendre. Il prit une grande inspiration. Le moment était peut-être venu, cette fois.

- Non, Cody. Tu ne l'es pas. Tu auras beau penser que tu l'es… je pense plutôt que tu n'as jamais été aussi beau qu'à présent.

Ce fut à son tour de baisser les yeux. Cependant, Cody releva les siens en entendant cette confession soudaine.

- Quoi ?

Pensant que c'était le moment ou jamais, Aaron posa les paumes de ses deux mains contre les joues de Cody, afin qu'il puisse bien écouter ce qu'il avait à lui dire. Son cœur battait à vive allure, mais il ne se laissa pas démonter lorsqu'il plongea à nouveau dans son regard.

- Pour moi, tu es beau. Tu l'as toujours été. Avant même que nous soyons associés professionnellement, aux époques ou notre amitié était naissante, tu m'as toujours semblé resplendissant. En fait, quoi que tu fasses ou que tu deviennes, tu le seras toujours à mon sens. Je t'apprécie tel que tu t'es toujours montré à moi, et si cela venait à changer, mes ressentis envers toi, eux, resteront toujours aussi forts.

Cody ne peut s'empêcher de s'empourprer a ces mots. Tout était allé si vite, qu'il ne savait ni quoi dire ni quoi ressentir. Quelques instants plus tôt, il était résolument persuadé que personne ne l'accepterait tel qu'il est devenu. Et voilà à présent que son partenaire et meilleur ami lui assure qu'il est, à ses yeux, la plus belle personne qu'il n'ait jamais rencontrée. Son cœur eut presque un raté. Cette déclaration était si soudaine, et si plaisante à la fois. Personne ne lui avait jamais dit ce genre de choses avant.

- Cody, murmura Aaron, prenant une dernière inspiration. Je t'aime.

Ce dernier en eut la respiration comme coupée par la surprise. Ce furent à présent les joues de Aaron qui rougirent sous le coup de l'endorphine qui affluait dans tout son corps.

- Je t'aime, que ce soit en tant que partenaire d'équipe, en tant qu'ami, ou même amant. Prends tout cela comme tu veux, car ces sentiments seront sincères en tous cas. Cody. J'ai vraiment besoin de te protéger et d'être à tes côtés.

Cody dut se mordre les lèvres pour ne pas laisser de nouveau échapper ses larmes et, sans réfléchir plus, se trouva penché au-dessus du visage bienveillant de Aaron. Ses doigts se nichèrent timidement dans la douce masse de sa barbe tandis qu'il sentait sa main glisser derrière sa tête. Ce contact le fit frémir, mais son assurance naturelle reprit un peu le dessus. Ses lèvres se posèrent sur les siennes, et ils échangèrent un baiser passionné, leurs deux cœurs libérés de toute crainte battant à l'unisson. Aaron sentit lui-même une larme de bonheur perler de ses yeux clos. Après toutes ces émotions, il se sentait heureux d'avoir enfin pu extérioriser ce qu'il ressentait pour lui depuis tant de temps. Et encore plus de savoir cela réciproque. Lorsque leurs lèvres se détachèrent enfin, Cody posa sa tête contre son épaule, et lui murmura ces mots qu'il ne sera pas prêt d'oublier avant longtemps.

- Je t'aime aussi, Aaron.

Ils restèrent ainsi longtemps, dans les bras l'un de l'autre, tellement longtemps qu'ils ne surent si cela avait duré quelques minutes ou plusieurs heures tant ils étaient confortablement installés. Aaron aurait voulu rester ainsi pour toujours, tenant juste Cody contre lui, sentant l'odeur suave et la douceur de sa peau. Lorsqu'il voulut se relever, le jeune homme poussa un gémissement en signe de protestation. Et lorsqu'il se glissa hors de ses bras, il l'implora du regard de ne pas partir.

- Je ne vais nulle part… le rassura-t-il en s'asseyant et retirant simplement sa veste tandis que Cody se glissait sous ses draps, à moitié dévêtu.

Il finit de lui remonter ses draps comme il le faisait parfois, mais la main de Cody agrippant vigoureusement son bras le dissuada de regagner son propre lit.

- Viens… susurra-t-il.

Aaron savait qu'il ne pouvait refuser. Il se retrouva alors allongé à ses côtés, les bras de Cody lui entourant fermement la taille tandis qu'il passait un des siens autour de son épaule gauche. Leurs jambes s'entremêlèrent tandis que Aaron tendit son autre bras pour éteindre la lampe. La pièce ne tarda pas à être plongée dans une obscurité bienveillante.

Au bout de quelques secondes, Cody se hissa à hauteur des lèvres de Aaron, et l'embrassa de nouveau. Le poids de leurs deux corps allongés l'un contre l'autre créa immédiatement une atmosphère intime. Leurs mains parcouraient le dos et les omoplates de l'autre, se découvrant peu à peu d'une façon plus sensuelle. Leurs gestes se firent lents, un peu maladroits, tandis qu'une envie timidement refrénée d'aller plus loin dans la découverte de l'autre s'immisçait entre eux durant plusieurs longues minutes.

Aaron se redressa pour mieux sentir la chaleur qu'émanait son partenaire, enivré par l'odeur de sa peau brulante. Ses pouces dessinèrent les contours de ses hanches anguleuses, ses lèvres effleurèrent les muscles saillants de ses pectoraux tandis que Cody s'agenouillait, cambrant son bassin au rythme des caresses qui ravissaient son bas-ventre. Le souffle bruyant du jeune homme stimulait la curiosité de son ainé, qui ne pouvait s'empêcher d'admirer la magnificence de son corps mis à nu, révélant une nouvelle facette inédite de cet amant tant désiré. Un adonis aux yeux magnifiques, aux muscles saillants qui se contractaient sous ses caresses, aux lèvres charnues, à la peau délicieusement parfumée, resté secrètement désiré depuis tant de temps.

Le moindre poil de la moustache de Cody s'hérissa en sentant son sexe immédiatement gonflé contre la pomme d'adam saillante de Aaron, qui fut également déconcerté par ce contact brûlant. Son pouls accéléra de plus belle lorsqu'il le sentit irradier d'une excitation ardente, l'attisant à chacun des halètements rauques qui s'échappaient de ses lèvres ostensiblement ouvertes. Le toucher de ce corps si masculin, si athlétique, si semblable au sien, procurait pourtant dans son cerveau une appréhension, du fait de son inexpérience évident. Mais rapidement, toutes ses appréhensions et préjugés s'envolèrent, laissant place à un désir nouveau, de lui communiquer physiquement un plaisir sans précédent, à la hauteur des sentiments qu'il lui vouait, immédiatement. Peu importait qu'il soit un homme, il était avant tout l'homme qu'il aimait. Son cœur se mit à battre brusquement plus vite en sentant une main de Cody amener l'une des siennes à saisir son membre dressé à travers son boxer, dont l'extrémité palpitante sous le tissu pénétra fébrilement entre ses doigts. Son regard plongé dans le sien semblait l'inciter à le masturber, tandis qu'une goutte de sueur perlait le long de son torse. Lorsque le Sauveur s'aperçut de la façon dont Cody l'invitait, un désir consumant lui brûla le ventre.

Après un court instant d'incertitude, les longs mouvements de va-et-vient commencèrent, accompagnant les soupirs qui s'échappaient d'entre les lèvres rosies du jeune homme. Sous ses phalanges resserrées, Aaron sentait chaque nerf érectile se détendre puis se contracter, et son désir prit le pas sur sa crainte maladroite lorsqu'il tira de l'autre main le tissu gênant, reprenant ses accélérations fermes à même la chair du sexe turgescent du beau brun, qui étouffa un soupir rauque. Entre les deux hommes passaient une osmose sensuelle sans précédent, une tension qui montait sans cesse, une tendresse incroyable qui détendait le moindre de leurs muscles contractés par cet incroyable plaisir.

L'estomac de Cody se contracta sous le désir et la satisfaction. Les doigts d'Aaron caressaient son ventre, ses adorables abdominaux, et glissèrent jusque dans le bas de son dos, tandis que son autre main effectuait des va-et-vient de plus en plus intenses pour satisfaire l'envie ardente de son partenaire. Ce dernier ferma les yeux, secoués de spasmes rythmant ses gémissements de plaisir, qui firent briller les yeux sombres de son ainé. Il était tellement beau en cet instant. Testant, il descendit ses doigts plus bas, enfonçant doucement ses doigts dans la chair musclée de son postérieur. Immédiatement, Cody se cambra dans un cri grave, posant sa main sur la sienne pour l'amener à intensifier les va-et vient, pressant au creux de sa paume brûlante la jouissance imminente de son sexe. Il garda la bouche ouverte, haletant de plus en plus difficilement, murmurant le nom de Aaron de façon saccadée, alors que ce dernier prenait un plaisir discret à titiller le renflement nerveux sur lequel son doigt était posé, surpris que cela puisse lui procurer de telles sensations. Transi de délice, le beau brun finit par perdre toute trace de lucidité, avant de rejeter sa tête en arrière et d'avoir un orgasme fiévreux quelques secondes plus tard. Les deux hommes restèrent essoufflés, collés d'un a l'autre, unissant à nouveau leurs lèvres souriantes, fermant leurs yeux tandis que leurs respirations courtes se mêlaient, laissant échapper de doux murmures a l'oreille de l'autre.

Aaron s'allongea dans les draps humides, attirant Cody à lui dans son mouvement, et pencha un peu la tête pour regarder son visage. Le jeune homme souriait, un sourire plein d'extase qui remontait ses joues mignonnes et roses d'excitation, il avait les yeux embués de bonheur, semi-clos de fatigue, les cheveux et la moustache en désordre, un corps adorable encore animé de respirations désordonnées. Cody avait… vraiment tout pour être serré et rassuré contre un corps plus fort que le sien. Aaron reposa sa tête contre l'oreiller, après lui avoir déposé un baiser sur la tempe. Il savait que bientôt, peut-être au réveil…

Petit à petit, la respiration de Aaron s'apaisa, et, après un certain temps où il se battit pour faire le point, il sombra peu à peu dans une léthargie euphorique.


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Ces OS sont enfin terminés ! Verdict, le peuple ?