Chapitre 12
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Le reste de la journée fut très difficile avec Castiel.
Celui-ci resta impassible, obéissant, docile et poli et pourtant… Et pourtant Dean eut envie de le secouer toute la journée.
Ils finirent de peindre vers les 17h00 et prévoyaient de retourner demain matin pour les dernières finitions avant le grand déménagement le samedi matin et Castiel ne lui demanda pas de l'accompagner. En fait il resta complètement silencieux tout le trajet du retour. Seulement ce n'était pas un silence « à - la - Castiel », pas le genre de silence empli de sous-entendus, mais bien un silence vide. Comme si Castiel n'avait rien à dire, rien à penser, rien à ressentir. Son regard était vide et perdu dans le paysage défilant devant lui et Dean eut peur. Il eut peur de l'avoir véritablement brisé. Il tenta de se convaincre que Castiel redeviendrait aussi entêté qu'avant après une bonne nuit de sommeil mais il retrouva le même Castiel vide le lendemain matin. Castiel s'habilla silencieusement lorsque Dean lui choisit des vêtements et alla docilement préparer le petit déjeuner.
Ils mangèrent en silence et Dean finit par s'impatienter.
- Je vais terminer les dernières retouches à l'appartement. Je reviendrai vers l'heure du souper.
- D'accord Dean. Tu veux quelque chose de particulier pour le repas ?
Dean en resta bouche bée. Non seulement Castiel ne lui demandait pas de l'amener mais il semblait s'en ficher royalement.
- Pas de crise aujourd'hui Cass ? Lui demanda-t-il en se demandant pourquoi il lui tendait la perche ainsi.
- Non Dean. Je vais terminer d'emballer ce qui reste et je vais en profiter pour nettoyer la maison de fond en comble pour John.
- Ok…
Il vint pour se lever puis changea d'idée et foudroya Castiel du regard.
- Tu me fais encore la gueule Cass ? C'est ta nouvelle manière ?
Castiel eut sincèrement l'air étonné.
- Pardon ?
- Arrêtes ton petit jeu ok ?
Cette fois, l'oméga sembla blessé.
- Mais Dean… Expliques-moi ce que j'ai fait pour te mettre en colère ainsi ?
- Arrêtes de faire semblant d'être un gentil petit oméga ok ! T'es en colère parce que je te laisse ici aujourd'hui ?
- Quoi ? Mais non… Je te suivrai si tu le veux Dean et je resterai ici si tu ne le veux pas. Ça n'a pas d'importance.
Le pire était qu'il ne semblait pas même acter. Et Castiel était un acteur terriblement mauvais.
Il était sérieux. Dangereusement sérieux et Dean sentit cette petite peur enfouie à l'intérieur de lui depuis la veille remonter dans sa gorge.
- Où est le vrai Castiel ? Demanda-t-il mi sérieux et Castiel le regarda impassiblement.
- J'ai réfléchi Dean. Tu n'auras plus jamais honte de moi.
- Quoi ? Mais tu me fais quoi encore ?
- Rien Dean. Tu m'as fait comprendre plusieurs choses hier. Tu as raison. Je dois arrêter de vivre dans un monde imaginaire et de souhaiter des choses qui n'existeront jamais. J'ai bientôt 20 ans et il est temps pour moi de voir la vérité en face. Je suis un oméga Dean. Je suis ton oméga et je devrais me sentir privilégié de ma condition. Tu es un maître doux et juste. J'ai à manger, un toit et des vêtements neufs. J'ai une vie que n'importe quel oméga désirerait.
- Cass ! Merde ! Tu me fais quoi ? Lui cria Dean sans trop savoir pourquoi il était si en colère.
- Désolé Dean. Je te laisse partir et je cesse de t'embêter avec mes états d'âme. Je ferai un souper spécial ce soir pour souligner ton dernier repas familial dans cette maison.
Dean voulut répliquer…Crier…Hurler…
Il aurait voulu voir du sarcasme et de l'ironie dans les yeux de Castiel mais il n'en vit pas. Castiel agissait comme un brave petit oméga. Castiel était reconnaissant de tout ce qu'il avait. Et Dean eut soudainement envie de hurler de douleur en s'arrachant le cœur de la poitrine.
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La journée fut terrible et Castiel était sans cesse dans ses pensées. Il termina rapidement la peinture de l'appartement et en profita pour installer les rideaux et les petites finitions de dernière minute avant que l'appartement ne reçoive tous ses meubles le lendemain. Il flâna après son travail et alla prendre une bière au Roadhouse sans vouloir avouer qu'il retardait volontairement son retour à la maison.
Il y revint à l'heure du souper et John était déjà installé à table.
- Enfin ! J'en étais à demander à Castiel de me servir tellement j'en pouvais plus d'attendre ! Ça sent rudement bon dans toute la maison !
Il est vrai que l'odeur de nourriture était alléchante mais Dean avait perdu tout appétit dès qu'il avait croisé le même regard que le matin dans les yeux de Castiel. Il s'assit tout de même à table et Castiel leur servit une assiette emplie d'un filet de porc à l'odeur appétissante. Il vint s'asseoir à son tour et leur souhaita un bon appétit. John lança un regard curieux à Dean mais ne posa aucun commentaire et commença à manger avec délectation.
- Humm ! Castiel ! Tes talents culinaires vont me manquer !
- Je pourrais toujours vous faire à manger lorsque vous viendrez visiter Dean, John Lui dit poliment l'oméga.
- Oui Papa. Tu seras toujours le bienvenu chez moi, tu le sais…. Dit doucement Dean.
- Oui. C'est que la maison va être rudement vide ici… Dit tristement John et Dean baissa les yeux.
- Allons ! Se reprit John en souriant. On ne va pas larmoyer comme une bande d'adolescentes non ? Tu seras à deux minutes d'ici ! C'est pas la fin du monde non ?
- C'est vrai.
Il avait eu peur de passer une soirée tendue et larmoyante avec son père mais ce ne fut pas le cas. Ils mangèrent avec appétit et passèrent un bon moment à écouter une partie de football ensemble en rigolant comme deux joyeux lurons.
Castiel lavait calmement la vaisselle et ne fit qu'annoncer à Dean, vers les 22h00, qu'il irait bien se coucher si Dean n'avait plus besoin de lui.
Dean lui donna la permission et le regarda monter les escaliers avec tristesse.
- Je ne sais pas ce que tu lui as fait Dean, mais ça marche. Voilà un bon oméga ! Lui dit fièrement John.
Ce qu'il lui avait fait? Il lui avait enlevé tout espoir et avait par le fait même, détruit tous ses rêves et ses désirs. Il l'avait brisé. Comme devait l'être tout bon oméga.
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Le lendemain, Sam arriva vers les 07hoo du matin. Il avait conduit toute la nuit et Dean le lui reprocha amèrement.
- Tu aurais pu te tuer au volant idiot !
- Mais non ! J'ai l'habitude des nuits blanches Dean ! Je suis encore assez jeune pour être capable de les supporter ! J'ai hâte de voir cet appartement !
Il aperçut Castiel qui sortait les dernières boîtes de leur chambre et sourit :
- Hé Cass ! Content de te voir ! Il s'avança vers lui en lui ouvrant les bras mais Castiel ne fit que lui sourire artificiellement.
- Bonjours Sam, tu as fait bonne route ?
Sam s'immobilisa en plein élan et jeta un regard amer à Dean.
- Bien… Merci… Et toi ? Tu as hâte d'être dans votre nouvel appartement ?
- C'est l'appartement de Dean, Sam Lui rappela poliment l'oméga en se dirigeant vers l'entrée avec sa boîte.
- Mais qu'est-ce que tu lui as fait ? Lui chuchota Sam, avec colère te Dean ne fit que secouer la tête, agacé.
- Mais rien !
- Va chier oui ! Il a l'air d'un robot ! C'est papa ?
- Non c'est moi ! Lui cria Dean exaspéré et Sam le regarda, déçu.
- Écoute Sam… Je t'expliquerai plus tard ok ? Viens chez moi demain.
- Et tu me parleras ?
- Promis.
- Bob… Allons-y avec le déménagement alors !
Dean eut énormément d'aide. Benny, Charlie, Jo, Ash, Bobby, Sam et John. Jamais un déménagement ne se sera fait si rapidement ! Les meubles achetés par Dean furent livrés juste au bon moment et à l'heure du souper tout avait été rangé dans l'appartement. Il ne restait que des boîtes que lui et Castiel auraient bien le temps de déballer plus tard. Dean paya la bière et la pizza à tout le monde et ses amis quittèrent vers les 19h00 sous ses remerciements sincères. Dean s'écroula dans un sofa, épuisé et regarda Castiel qui s'afférait à déballer des boîtes et il fronça les sourcils.
- Cass ?
- Oui Dean ? Toujours ce ton si poli, si vide.
- Arrête avec ces boîtes. Viens t'asseoir un peu, tu dois être épuisé.
Castiel vint docilement s'asseoir près de Dean et celui-ci posa affectueusement une main sur sa cuisse.
- Alors Cass ? Tu aimes notre appartement ? Demanda-t-il en souhaitant plus que tout au monde retrouver cet enthousiasme dans la voix de Castiel qu'il avait toujours eu au sujet de l'appartement.
- C'est un très joli appartement Dean.
- Et tu l'aimes ? Insista Dean.
- L'important est que tu l'aimes toi mais oui, il me plaît.
Dean sentit sa gorge se nouer. Il voulait Cass Il voulait son Cass et il se sentit si seul tout d'un coup.
Il baissa la tête
- Castiel…Castiel je suis désolé pour ce que je t'ai dit l'autre jour. J'ai été cruel et méchant et…
La main douce de Castiel se posa sur sa joue et soudain il eut l'espoir que ça avait suffi, que ses excuses sincères avaient suffi à rendre Castiel comme il l'avait été avant. Que lorsqu'il se tournerait vers lui, il retrouverait ce regard bleu pétillant de vie.
Non.
Le regard de Castiel était ce même regard soumis et mort qu'il devait endurer depuis deux jours et il eut envie de hurler. Il s'était excusé pourtant ! Pourquoi Castiel ne redevenait-il pas le Castiel qu'il avait toujours été ?
- Dean. Ne sois pas désolé… Lui dit doucement Castiel en caressant sa joue et Dean agrippa sa main pour y déposer ses lèvres.
- Cass… Je veux pas que tu sois comme ça. Je suis désolé ok ? Répéta-t-il désespérément mais Castiel ne fit que pencher doucement la tête sur le côté.
- Non Dean… Ne le sois pas. Les choses sont beaucoup plus faciles pour toi et pour moi à présent.
- À présent ? Tu veux dire depuis que tu agis comme un robot ? Est-ce que c'est une façon de me punir Cass ? Parce que je t'ai dit que j'étais désolé !
- Non Dean… Les choses sont comme elles doivent l'être. Simplement. J'étais un oméga égoïste Dean et je faisais passer mes besoins avant les tiens. Mon attitude et mes caprices t'ont empoisonnés la vie. J'espère maintenant que tu seras plus heureux et que tu rencontreras une fille bien. Je suis fatigué Dean, je peux aller me coucher ?
Dean hocha la tête, hypnotisé, et regarda Castiel disparaître vers la chambre avec une envie folle de crier, de se lever, de courir vers lui et de le secouer violemment en lui criant de continuer à être un oméga égoïste. Une peste… Une tête de mule… De continuer à lui empoisonner merveilleusement la vie comme il le faisait depuis deux ans. Il se replia contre lui-même sur le sofa, enfouit son visage dans ses mains et se retint d'éclater en sanglots comme un enfant.
Il voulait Castiel.
Il voulait SON Castiel.
Il ne voulait pas d'une fille dans sa vie. Ce qu'il voulait était son petit oméga entêté.
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Sam vint les visiter le lendemain alors qu'ils étaient en plein travail de déballage de boîtes.
- Oh. Vous avez presque terminé ! Avez-vous déballé toute la nuit ? Demanda Sam, impressionné.
- On s'est levé tôt Avoua Dean sans toutefois dire qu'il avait très peu dormi cette nuit. Il n'avait pas osé serrer Castiel dans ses bras et la présence de celui-ci semblait indispensable à son sommeil.
- Tu veux un café, Sam ? Lui demanda Castiel.
- Heu…Oui…Merci.
Castiel lui servit une tasse chaude de la cafetière et les deux frères parlèrent de tout et de rien, tout de même mal à l'aise par le silence de Castiel qui se mêlait habituellement à leur discussion, effrontément même.
Au bout de quelque temps, Sam craqua et demanda à Dean de l'accompagner au restaurant et Dean savait qu'il allait y goûter. Ils laissèrent l'oméga à l'appartement sous l'air indifférent de celui-ci et allèrent dans un petit restaurant.
Ils commandèrent en silence puis Sam regarda Dean avec sérieux :
- Ok…Il se passe quoi ?
- Mais rien !
- Pourquoi Cass est si… Oméga ?
- Parce que c'est ce qu'il est !
- Et tu trouves ça normal ?
- Mais non.
- Et ne fais pas semblant que tu t'en fiches parce que je vois bien que ça t'inquiète !
-C'est pas important Sam !
- Pas important ? Il a l'air d'un mort vivant Dean ! Il me fait penser à Adam ! Une sorte de zombie qui ne vit que pour rendre son alpha heureux. TE rendre heureux ! Qu'est-ce que tu as fait de Castiel, Dean ? Du Castiel que tu aimais tant !
- Il agit enfin comme un vrai oméga et tu t'en inquiètes ? Se fâcha Dean.
- Oh ! Vas te faire foutre Dean ! C'est à moi que tu parles ! Moi ! Ton petit frère ! Pourquoi tenter de me mentir à moi ? Tu étais heureux de la façon dont était Castiel Dean ! Peu importe ce que tu tentais de te faire croire. Tu l'apprécies comme ça Dean ? Tu aimes avoir un obéissant humain sans émotion ?
- JE LUI AI DIT QUE J'ÉTAIS DÉSOLÉ ! Explosa Dean si fort que quelques clients se retournèrent vers lui.
- Et si tu m'expliquais tout ? Proposa Sam et Dean flancha.
Il prit une grande inspiration et se lança. Il raconta ces mois à voir Castiel dévasté par les viols de John, parla de sa propre culpabilité, de la crise de larmes de Castiel, de son propre désir de protéger celui-ci. De son attachement pour l'oméga et ses inquiétudes face à sa normalité en tant qu'alpha. Du site internet qu'il n'avait pas encore eu le courage de visiter. Des paroles de Castiel dans cette chambre. De la rage que ça avait créé en lui d'entendre Castiel dire tout haut les désirs interdits de Dean. De ce qu'il lui avait dit par la suite. Du regard de Castiel qui s'était mortifié devant lui. Puis de cet oméga obéissant qui lui faisait froid dans le dos.
Sam l'écouta sans rien dire et lorsqu'il eut terminé, il prit une gorgée de son café tout en regardant Dean avec sévérité :
- Qu'est-ce que tu veux au juste, Dean ?
- Quoi ?
-Je te demande ce que tu veux. Parce que j'ai l'impression que tu ne le sais pas…. Répéta calmement Sam et Dean baissa la tête.
- Je…Je sais pas Sam…Je veux Castiel comme il était !
- Pourquoi ?
- Mais…Mais bon sang parce qu'il était lui-même !
- Et tu voulais qu'il soit lui-même ?
- Mais bien sûr !
- Même si être lui-même n'était pas digne d'un oméga ?
Dean tenta de se défiler mais Sam insista :
- Je suis là pour toi Dean. Je ne suis pas là pour te juger. Pourquoi tu ne dirais pas ce que tu penses et ressens vraiment. Une fois dans ta vie !
- Je…Je veux Cass comme il était…
- Donc c'est Castiel que tu veux. Pas un oméga ?
- Je n'ai jamais voulu d'un oméga ! Se fâcha Dean et Sam hocha la tête.
-Mais tu en as un… Pourquoi tu t'inquiètes de ce qu'il ressent ?
- Il est pas heureux… Je veux que Cass soit heureux… Je sais que c'est mal mais…
- Qui a dit que c'était mal ?
- Mais… Mais tout le monde ! Un alpha se fiche de ce que ressent son oméga.
- Pas tous les alphas. Tu m'as parlé de ce site internet… A ce que je vois Plusieurs alphas en ont plus qu'assez de se faire dire ce qu'ils doivent ressentir.
- Je sais pas Sam. Comme je t'ai dit je n'ai pas eu le courage d'y aller.
- J'y suis déjà allé moi. J'ai visité plusieurs sites comme celui-là. Crois-moi, tu devrais le visiter.
- Mais…
- T'es pas tout seul Dean ! Je n'ai pas d'oméga mais tu sais ce que je pense de la façon dont l'Etat les traite ! C'est une injustice flagrante et cruelle ! Un crime contre l'humanité et nous devrons en payer le prix un jour ou l'autre ! Tu sais que ce que nous leur faisons est mal Dean ! Tout le monde le sait mais tout le monde ne décide pas de s'en soucier. C'EST MAL ! Tu le sais très bien et c'est pour cela que toi aussi, tu n'as jamais voulu d'oméga. Mais tu en as un. Et tu ne le considères pas comme inférieur à toi…Non ?
Dean soupira :
- Non.
Il savait qu'il venait d'avouer quelque chose de terrible. Quelque chose qui lui aurait valu tout le courroux des autres alphas.
- Tu apprécies Castiel en tant qu'être humain. Parce que pour toi c'est ce qu'il est.
- Je sais pas.
- Je crois que si Dean. Je crois aussi qu'il a une place très importante dans ton cœur. Je crois même que ce qu'il t'a dit dans cette chambre t'a fait peur parce que c'est ce que tu voulais, toi aussi. Prétendre que toi et Castiel étiez un couple.
- Tu vas trop loin là, Sam !
- Non. Je crois que tu aimes Castiel Dean.
- Mais voyons !
- Je le crois tout de même.
Dean soupira et baissa les yeux de honte avant d'avouer son plus terrible secret.
- J'ai… J'ai souvent une envie atroce de l'embrasser.
- Depuis longtemps ?
- Plutôt, oui…
- Et tu ne le fais pas pour quelle raison ? Parce que ça ne se fait pas ?
- Mais bien sûr que ça ne se fait pas ! Sam ! C'est grave ! Si on apprenait que j'embrasse mon oméga tu sais très bien qu'on pourrait me l'enlever.
Sam eut l'air à la fois choqué et attristé.
- Oui, je sais… Mais rien ne t'empêche de vivre ta vie comme tu le veux chez toi, Dean !
- Et si ça se savait ?
- Bienvenue dans le monde des rebelles Dean. Je pourrais croupir en prison pour des années seulement avec les pensées que j'ai à propos des omégas.
- Mais ce sont des pensées Sam. Personne ne pourrait les prouver !
- Sauf si je les mettais par écrit dans un journal étudiant.
- Quoi ? Sam !
- J'ai besoin de le faire Dean ! Je ne suis pas le genre à me taire ! Je reçois une bonne centaine de menaces de morts chaque fois mais aussi des réponses anonymes de personnes qui pensent comme moi.
- Sam ! C'est dangereux !
- Dangereux ? Tu sais ce qui est dangereux Dean ? C'est de naître oméga. D'être un petit garçon oméga à qui on apprend à se faire violer sans rien dire alors que les autres enfants jouent avec des jouets… C'est d'être un oméga qui risque de se faire lapider à mort en pleine rue sous le regard amusé des passants… D'être complètement à la merci d'un autre être humain qui peut décider de te torturer pendant des heures juste pour le plaisir… De porter un enfant et de se le faire arracher du corps puis de mourir seul, au bout de son sang et à bout de douleur.
- Arrêtes Sam ! Supplia Dean, la gorge serrée.
- J'ai entendu des histoires d'horreur Dean. Un copain à l'université a un cousin oméga, Simon, qui a porté un enfant et c'est ce qu'ils lui ont fait. L'enfant n'arrivait pas à sortir naturellement et après avoir laissé Simon souffrir pendant 26 heures ils ont finalement décidé de faire une césarienne à froid. Ils ont pris la petite et ont laissé Simon agoniser pendant 4 HEURES avant que son cœur ne lâche finalement ! Même un condamné à mort coupable de viols ou de meurtre a droit à une injection létale !
Les yeux de Sam brillaient de larmes de rage et Dean fut surpris de sentir des larmes s'écouler sur ses propres joues.
- Arrêtes Sam… S'il te plait !
- Non ! Je veux que tu saches Dean ! Que tu entendes ces histoires d'horreur qu'on ne nous dit pas lorsqu'on nous ordonne d'être de braves petits alphas ! Tu crois qu'il arrive quoi d'un oméga qui doit subir une chirurgie Dean ? Tu crois qu'un anesthésiste sera amené en salle d'opération pour l'endormir si Castiel avait besoin d'une appendicectomie ? Serais-tu capable de le regarder hurler comme un damné durant toute l'intervention en te sentant encore un brave petit alpha ?
- Sam… S'il te plait…
Cette fois Dean ne tenta même plus de retenir ses sanglots. Il n'avait jamais pleuré devant Sam. Mais il lui semblait que s'il y avait un moment pour le faire c'était bien celui-ci.
- Dean… Ces histoires d'horreur que je te raconte ne sont pas des légendes urbaines. Elles ne se sont pas passées il y a 50 ans non plus. Ça arrive Dean. Ça arrive tous les jours. Ceux qui me les ont racontées ont été des témoins de première ligne. Ils ont vu ces atrocités de leurs propres yeux et en sont restés traumatisés. Et ils me les racontent parce que je suis le seul dans leur entourage que ça intéresse. Qui s'en SOUCIE ! Les omégas n'ont pas une belle mort Dean. Je ne crois pas te l'apprendre. On les abats de sang froid, ou on les bat si violemment qu'ils en meurent. On ne les soigne pas. On les laisse mourir en couches. Et ces bordels n'offrent pas des omégas que pour les baiser. En payant un petit extra on peut s'amuser avec eux comme on le veut. Un esprit tordu peut s'amuser à les torturer pendant des heures. Aucune limite…
- Arrêtes Sam !
-Pourquoi Dean ? Castiel est un oméga et tout cela pourrait lui arriver demain matin sans que qui que ce soit ne lève le petit doigt.
- NON !
- Tu crois ?
- JE NE LAISSERAIS PERSONNE LUI FAIRE DU MAL SAM….. JAMAIS !
Sam le regarda calmement et ses yeux s'emplirent de tendresse.
- Je sais Dean.
Dean essuya rageusement ses joues souillées de larmes.
- Je déteste ce que tu viens de me raconter Sam.
- Je déteste cela aussi. Tu aurais préféré ne pas savoir ?
Dean hésita un moment puis secoua négativement la tête.
- Alors t'es prêt.
- À quoi?
- À prendre pleinement conscience Dean. T'es prêt parce que tu es un alpha et que tu as pleuré de rage et de dégoût devant les histoires que je viens de te raconter. Et que la plupart des alphas aurait haussé les épaules.
- Comment Sam ? Comment on peut être aussi cruel ?
- Par inconscience Dean. En croyant fermement que les omégas ne sont pas des êtres à part entière. Ce que nous savons être faux Dean. Parce que toi et moi on connaît Castiel. Et que Castiel est un être à part entière. Retournes vers lui Dean. Traites-le comme tu as toujours voulu le traiter et vas sur ce site internet parce que tu es prêt et que tu y trouveras toutes les réponses à tes questions.
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La semaine s'écoula rapidement et une routine s'installa immédiatement.
Castiel prit en main l'entretien de l'appartement et Dean avait toujours un repas chaud l'attendant sur la table à son retour. Castiel était silencieux, calme, attentif à ses moindres désirs. Et Dean devait fréquemment aller pleurer silencieusement dans la salle de bain.
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Les paroles de Sam l'avaient marqué et il faisait sans cesse d'horribles cauchemars où il voyait Castiel hurler de douleur dans une marre de sang. Il demeurait sans cesse figé et paralysé et Castiel hurlait, hurlait toujours et encore jusqu'à ce que Dean ne se réveille en sursaut, le cœur battant la chamade. Dans ses plus beaux rêves, Castiel finissait par se transformer en une créature dotée d'immenses ailes noires, son regard bleuté empli de colère et il s'envolait avec grâce vers les cieux d'un battement d'ailes. Et Dean le regardait s'envoler en souriant. Parce qu'on n'emprisonnait pas un être aussi merveilleux dans une cage.
Il passa la semaine à tenter de parler à Castiel, à tenter de s'amender, de se rapprocher mais Castiel resta fermé, inaccessible et mort. Dean tenta un rapprochement sexuel et Castiel lui répondit docilement jusqu'à ce que Dean caresse le corps de celui-ci et ne réalise que l'oméga n'avait aucun désir physique. Il s'était alors éloigné de lui brusquement, comme s'il commettait un viol et Castiel l'avait regardé avec tristesse. La seule émotion que Dean le voyait démontrer depuis plus d'une semaine. L'oméga lui avait alors demandé pour quelle raison il ne voulait soudainement plus le prendre et Dean l'avait regardé avec surprise.
- Tu n'as pas envie de moi.
- Bien sûr.
-Non.
Castiel avait alors soupiré comme s'il était soudainement très vieux et très épuisé.
- Quelle importance Dean ?
Dean s'était alors retourné sur le côté, dos à Castiel et avait enfoui son visage dans l'oreiller.
- C'est important pour moi Cass. Tu me manques Castiel…
Castiel avait pleuré cette nuit-là. Silencieusement et discrètement mais Dean avait senti le matelas vibrer sous la force de ses sanglots retenus et il avait eu mal. Très mal. Encore plus mal.
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Il termina de travailler tôt le vendredi et après le souper profita d'un bon film, Castiel à ses côtés. Dean avait posé son bras autour de l'oméga et celui-ci l'avait évidemment laissé faire et Dean se remémora avec mélancolie ces soirées où Castiel se collait à lui par lui-même. Le film était intéressant mais Dean fut soudainement dégoûté et outré lorsqu'on y caractérisa un oméga. Se moquant méchamment de celui-ci, le faisant acter comme une bête à peine douée de la pensée et il se leva brusquement du divan et ferma la télévision. Il alla se cacher dans la petite chambre et ouvrit son ordinateur. Machinalement, il alla sur ses marque-page et pour la centième fois cliqua sur le site du forum de discussion. Et cette fois y entra.
Passé la première surprise, Dean se retrouva à être aussi heureux qu'un poisson dans l'eau sur ce site. Il y lut des histoires tristes à en pleurer… D'autres drôles… Il parla directement avec quelques personnes, lut des témoignages ressemblant aux histoires de Sam. Les heures s'écoulèrent, ses yeux le piquaient mais il continua à lire, à écrire, à partager.
Ces hommes, ces femmes, des alphas, des bêtas… Tous ces gens sur ce site, réunis par une seule chose : leur amour et tendresse pour un être que la société qualifiait d'animal.
Hector est mon oméga depuis 10 ans maintenant, Dean lui écrivait Christian, un homme de 40 ans. Je n'ai jamais été capable de le considérer comme autre chose que ce qu'il est vraiment : un être remarquable que j'aime de tout mon cœur. Je l'aime Dean, je l'aime d'amour et je ne peux pas vivre cet amour. La société me voit comme un monstre, une aberration. Une procédure judiciaire est présentement en cours contre moi parce que mon voisin m'a dénoncé. On va m'enlever Hector si je suis jugé coupable Dean…
- C'est affreux ! Lui écrivit Dean. Comment peut-on te condamner pour quelque chose comme cela ?
Les alphas comme moi sont dangereux pour une société aussi dictatrice Dean… Si je suis jugé coupable on m'enlèvera Hector et il sera tué. Je ne pourrai jamais survivre à cela Dean. Quelque fois j'ai envie d'en finir. De faire en sorte que moi et Hector nous endormions tranquillement. Nous pourrions aller enfin dans un endroit où lui et moi serions enfin libres.
Dean sentit sa gorge se nouer. Ses yeux le piquaient et jamais il n'avait autant pleuré que ce soir-là. Ses mains tremblèrent lorsqu'il répondit à son correspondant virtuel :
- Fais pas cela Christian. Les choses vont finir par changer. Ne désespères pas.
- Je l'espère Dean…. Mais j'ai fait une promesse à mon Hector… Je lui ai promis de jamais le laisser être enlevé par le gouvernement… Il préfère que… Que je fasse les choses moi-même… Ils le feront souffrir Dean… Ils le feront souffrir seulement pour en faire un exemple et je ne peux pas les laisser lui faire du mal…
- Je comprends.
- Et je ne le laisserai pas partir seul… Il est mon seul et unique amour… Je donnerais ma vie pour la sienne… Embrasses ton Castiel pour moi Dean.
-Je le ferai.
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En allant dans sa chambre, Dean la trouva vide.
Il s'assit sur son lit et soupira, le cœur gros. Le site avait eu raison de mettre cet avertissement. D'avertir les gens de ne pas y entrer avant d'y être préparé. Dean y avait trouvé tant de tristesse, de désolation, de cris d'injustice et d'amour à l'état pur comme il n'en avait jamais vu. Dean était loin d'être seul, des milliers d'alphas aimaient leur oméga, les chérissaient en silence, les embrassaient. En parlant avec eux, Dean avait réalisé qu'il avait depuis longtemps cessé de baiser Castiel. Il y avait longtemps qu'il lui faisait plutôt l'amour. Il l'avait toujours su. Mais ça lui faisait encore plus d'impact de le voir écrit noir sur blanc par quelqu'un d'autre. Toutes ces réalisations et ces prises de conscience lui avaient foutu un de ces maux de tête.
Il fouilla machinalement sous l'oreiller de Castiel, peut-être pour retrouver l'odeur de celui-ci, et sa main agrippa une boule de laine qu'il leva vers lui. Le mouton de Castiel. Sa peluche laide et moche que Lisa avait voulu détruire. Sa peluche qu'il serrait dans ses bras la nuit, lorsqu'il croyait que Dean ne le voyait pas. La peluche dans laquelle il s'enfouissait le visage recherchant un réconfort auquel il n'avait plus droit. Parce que Castiel était encore, d'une certaine façon, un petit garçon apeuré qui avait besoin de sa mère. Parce qu'on l'avait fait grandir trop vite. On lui avait enlevé son enfance en même temps que son droit d'être consolé, d'aller à l'école, d'avoir des amis. On l'avait brutalement arraché à son innocence pour lui apprendre à servir, à être un objet pour le plaisir des hommes, à n'être rien, plus rien. Tout ce qu'on lui avait laissé était cette peluche.
Dean se leva et alla ouvrir le tiroir du bureau contenant les vêtements de Castiel et y sortit l'album photos avec des mains tremblantes.
Le voilà. Le voilà son point de non-retour. Ce moment qu'il avait toujours évité. Cette réalisation finale et totale.
La première page lui montra un nourrisson endormi dans une couverture bleue, un air de satisfaction total sur le visage et Dean sourit de tendresse.
Castiel, probablement 2 ou 3 ans, tentait de faire avancer un petit tricycle d'enfant. Il portait un t-shirt rouge et un short bleu. Ses pieds étaient nus et il était de dos au photographe, son visage tourné sur la caméra, les cheveux ébouriffés, ses grands yeux bleus emplis d'innocence et un sourire magnifique aux lèvres.
Castiel et Anna. Posant l'un à côté de l'autre, souriants.
Castiel en costume d'hiver. Un énorme foulard autour du cou, une toque et un capuchon lui masquant la moitié du visage. Et ses yeux bleus emplis de vie qui contrastait avec la blancheur de la neige.
Castiel, probablement à 8 ou 9 ans, posant fièrement dans un costume de médecin, un stéthoscope jouet dans la main pendant qu'il faisait mine d'ausculter un homme imposant qui souriait affectueusement au petit garçon aux yeux magnifiques. Le père de Castiel. Ce même père qui avait cherché à le vendre. Castiel n'allait jamais être médecin. Castiel avait perdu ce père fier et tendre. En même temps que tout le reste.
Ses yeux tombèrent sur une photo magnifique. Castiel avait été un enfant merveilleusement photogénique, le genre de petit garçon qui aurait pu passer dans les publicités et aurait probablement réussi à faire vendre n'importe quoi avec ses beaux yeux bleus et son visage angélique. La photo avait été agrandie, probablement parce que la mère de Castiel avait elle aussi remarqué la perfection de l'image. Le petit garçon avait environ 5 ans, des cheveux brun foncé, ébouriffés. Un visage blanc comme la neige et de grands yeux bleus. Il était debout, sagement posé avec ses mains joliment repliées sur une rose rouge qu'il tenait contre sa poitrine. Il portait un chandail blanc comme la neige ainsi que des pantalons de coton impeccables. Et deux grandes ailes blanches à son dos. Et un visage timidement baissé vers la fleur dans ses mains. Un ange. Un petit ange.
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Le son de ses propres sanglots le fit sursauter. Dean pleura, pleura comme il ne l'avait jamais fait. Ses larmes tombèrent sur la photo du petit ange tandis que ses mains tremblaient de douleur. Il pleura pour lui, pour Castiel. Pour ce petit ange et tous les petits anges du monde entier qui voyaient leur vie se faire déchirer sans avoir rien pu y faire. Il pleura, sanglota, s'étouffa avec ses propres larmes.
- Dean ?
Castiel se tenait à l'entrée de la chambre, le visage inquiet et dévasté.
- Dean ? Dean pourquoi tu pleures ?
Dean releva le visage sur son ange devenu grand et sanglota de plus belle.
- Je suis désolé Castiel ! Je suis désolé pour tout ce qu'on t'a fait ! Je suis désolé !
Castiel s'approcha vivement de lui et son regard se posa sur la photo. Il s'immobilisa et se mordit la lèvre inférieure.
- Dean ?
Dean tenta de se calmer tout en caressant doucement la photo de sa main. Il tomba alors soudainement sur ses genoux et enlaça violemment les jambes de Castiel en répétant encore et encore qu'il était désolé. Castiel ne tenta pas de le relever, ne tenta pas de le calmer mais resta figé, abasourdi un long moment avant de se laisser tomber à genoux à son tour, devant Dean.
Dean entoura le visage de l'oméga de ses mains, Castiel était en larmes, ses magnifiques yeux noyés de chagrin et Dean posa ses lèvres dans le creux de son oreille.
- Ne pleures pas mon ange… Pleures pas mon ange, s'il te plait !
Mais Castiel ne put faire autrement et Dean serra fortement le corps de celui-ci contre le sien.
- Je suis fatigué Dean ! Je ne sais plus ce que je suis, ce que je dois être… Je…
Dean releva le visage de l'oméga et y plongea les yeux.
- Je te veux toi Castiel ! T'es plus précieux que tout au monde mon ange.
Castiel secoua la tête en pleurant.
- Non Dean ! Je ne suis qu'un oméga…
Dean le fit soudainement taire.
Ses lèvres se posèrent sur celles de l'oméga et y restèrent un moment. Puis la réalisation de son geste lui apparut pleinement. Il avait ses lèvres sur celles de Castiel. Voilà des années qu'il en rêvait… Et voilà que ça arrivait…
Les lèvres de Castiel étaient chaudes et douces et Dean les embrassa goulûment en pressant sa bouche fortement contre celle de l'oméga. Castiel sembla figé de surprise puis ses lèvres participèrent au baiser bougeant contre celles de Dean.
Dean perdit la tête complètement envahi de plaisir. Il mordilla amoureusement la lèvre inférieure de Castiel et celui-ci poussa un léger gémissement qui emplit l'alpha d'un vif désir. Le baiser se fit plus passionné, Dean cherchant à ouvrir la bouche de Castiel et lorsque celui-ci entrouvrit les lèvres, Dean plongea dans la bouche de celui-ci avec un grognement de plaisir. La bouche de Castiel était encore plus douce et délicieuse que dans ses rêves les plus fous. Il promena sa langue avec gourmandise, gémit lorsque la langue de Castiel se mêla à la sienne dans une danse effrénée.
Il se souvint avoir pensé, il y a de cela des années, que le jour où il embrasserait Castiel serait le jour de sa perte. Il avait eu raison. Il était maintenant complètement perdu. Et il s'en réjouissait avidement. Il embrassa Castiel comme il n'avait jamais embrassé qui que ce soit, avec désir, avec tendresse, avec passion, avec besoin. Castiel lui répondit avidement, embrassant Dean avec un désespoir et une liberté qui faisait presque mal.
Dean libéra la bouche de l'oméga, les lèvres de celui-ci étaient rouges vives sous la pression exercée et ses yeux brillaient d'envie, de besoin, de tendresse. Dean grogna et recouvrit son visage de baisers en le couchant doucement sur le lit. Castiel s'accrocha désespérément à ses vêtements, tentant de retirer son t-shirt sans toutefois délaisser sa prise sur l'alpha. Castiel semblait aussi affamé, désespéré et avide que lui. Dean s'éloigna quelques secondes pour enlever rapidement ses vêtements, si précipité qu'il les déchira presque. Castiel en profita pour se déshabiller avec des gestes fébriles et s'agrippa une nouvelle fois à Dean avec fièvre lorsque celui-ci revint sur lui.
Dean replongea sur ses lèvres, se régalant de celles-ci alors qu'il avait dû s'y abstenir durant des années. Castiel le caressait sur tout son corps, sans pudeur, sans retenue et Dean se sentit envahi d'un désir fou et intolérable. Le sexe dur de Castiel pointait contre son abdomen et son propre sexe le faisait souffrir. Il libéra les lèvres à vif de l'oméga et posa sa bouche contre son oreille en gémissant.
- Castiel… Castiel... Mon Cass, mon ange… Je te veux !
Castiel poussa un gémissement enfiévré et le repoussa brusquement et avant que Dean ne réalise ce qui arrivait, il se retrouva sur le dos, Castiel assis sur lui, ses jambes de chaque côté du corps de l'alpha et couvrait son torse de baisers. Dean caressa sensuellement les cuisses autour de lui avec un regard empli de désir. Jamais Castiel n'avait été ainsi sur lui, jamais un oméga n'aurait osé faire cela. L'interdit total était bien d'avoir un oméga amorçant la relation sexuelle. Un oméga, comme l'était Castiel sur lui.
Castiel sembla suivre le cours de ses pensées et releva lentement son torse, fixant Dean dans les yeux tandis que son autre main allait agripper la base du sexe de Dean dans sa main. Allait-il le faire ? Allait-il commettre cet autre interdit ? Dean le voulait plus que tout au monde.
- Cass… Oui Cass ! Gémit-il d'une voix suppliante.
Castiel le fixa un long moment, comme pour s'assurer que tous deux étaient prêts à cela. Dean gémit une nouvelle fois et souleva légèrement le bassin, invitant l'oméga à venir s'engouffrer sur lui et Castiel laissa échapper un gémissement de désir. Il souleva ses hanches, tenant toujours le sexe de Dean et fit doucement pénétrer son corps sur Dean. Dean en hoqueta de plaisir, Castiel se referma lentement sur lui, l'entourant de sa chaleur et sa douceur. Il posa ses mains sur les hanches de celui-ci sans y faire pression, juste pour le sentir contre lui. Castiel resta un moment immobile où tous deux reprirent leur souffle puis il releva légèrement le bassin pour ensuite redescendre avec plus de force. Dean en gémit de bonheur et ne pouvait lâcher le regard de son ange sur lui, bleu, brillant, affamé et si vivant. Si délicieusement vivant.
- Castiel… Castiel je t'aime ! Cria-t-il soudainement alors que l'oméga le prenait sensuellement en lui.
Castiel s'immobilisa sous le choc et le regarda ébahi.
Dean s'agrippa à lui comme s'il allait se noyer, le cœur battant la chamade. Puis Castiel se pencha sur lui et l'embrassa passionnément. Dean colla fermement son corps au sien tandis que Castiel poursuivit ses mouvements de va et vient sur l'alpha et Dean releva doucement les hanches pour pénétrer plus profondément en lui tandis que l'oméga lui faisait l'amour avec passion et tendresse. L'orgasme les envahit tous deux alors que leurs corps étaient étroitement soudés l'un à l'autre. Les bras de Castiel enroulés autour du cou de Dean, les bras de celui-ci contre le dos et les reins de l'oméga, leurs torses collés l'un à l'autre tandis que le sexe de Castiel frottait avidement contre leurs deux corps. Leurs bassins bougeant ensemble tandis que le sexe de Dean pénétrait langoureusement Castiel. L'oméga vint violemment entre eux, criant d'extase à quelques centimètres des lèvres de Dean tandis que ses hanches engouffrèrent violemment le sexe de celui-ci tout en voguant à travers les méandres de son orgasme. Dean attrapa les lèvres de Castiel et l'embrassa passionnément en venant avec fougue, se répandant abondamment dans son amant.
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Dean se sentit bien. Bien comme il ne l'avait jamais été.
Il se sentait libre, en paix et serein.
Libéré de tout le poids du monde.
Castiel était étendu sur lui, en sueur, son merveilleux corps contre le sien, son visage dans le creux de son cou.
Dean ne pouvait cesser de le toucher, de le caresser, de se repaître de son corps, de son visage, de ses lèvres. Il se sentait revivre.
- Tu le pensais Dean ? Lui demanda doucement Castiel et Dean lui embrassa la tête avant de le forcer à relever le visage vers lui. Les yeux magnifiques se posèrent sur lui, timides et inquiets.
- Je t'aime Castiel… Lui dit-il sans le quitter du regard.
- Mais Dean…
Dean posa un doigt sur les lèvres de l'oméga.
- Shhh, je m'en fiche Cass… Je me fiche de tout ce qui n'est pas toi et moi en ce moment. Tu es un oméga, je suis un alpha… Et je t'aime.
- Je t'aime aussi Dean… Lui dit Castiel avec une voix tremblante et Dean sut immédiatement qu'il ne mentait pas.
Ils s'embrassèrent avec tendresse et Castiel le regarda avec sérieux.
- Dean… Qu'est-ce que nous allons faire ?
- Je ne sais pas Cass.
- Il ne faut pas que ça se sache… Tu pourrais être arrêté.
Dean se demanda soudainement si Castiel n'avait pas, lui aussi, fait des recherches de son côté. Avait-il lui aussi consulté un forum de discussion ?
-Je le sais Cass. Mais je me fiche de ce qui pourrait m'arriver à moi. Ce qui t'arriverait serait beaucoup plus grave.
Castiel se mordit les lèvres mais ne posa aucun commentaire.
- On gardera cela pour nous. Pour le moment… Décida Dean.
- Ce qui veut dire ?
- Ce qui veut dire que pour ma part… On est un couple Cass… On tachera seulement d'être discrets en public. Puis peut-être que les choses vont changer. Peut-être qu'un jour…
Castiel posa amoureusement la paume de sa main sur sa joue et le regarda avec tendresse.
- Peut-être un jour Dean. Ça me suffit, tu sais… De savoir que tu m'aimes… Que je suis quelqu'un pour toi… Que…
Dean l'embrassa doucement puis posa ses lèvres sur le lobe de son oreille.
- Tu es plus qu'important pour moi Cass. Tu es toute ma vie. Je te veux heureux et je ferai tout ce que je peux pour que tu le sois.
Castiel se pelota contre lui, comme un petit chat et soupira d'aise.
- Je suis heureux… Là… Maintenant.
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Ce fut un week-end de rêve.
Dean et Castiel sortirent à peine du lit. Ils passèrent ces deux jours à faire l'amour, parler, manger et encore parler.
Dean se sentait libéré et enfin libre de poser toutes les questions qu'il avait toujours voulu lui poser. Castiel était contre lui, nu, la tête sur son abdomen pendant que Dean lui caressait les cheveux en le bombardant de questions.
- Et la musique ? Je sais que tu aimais Linkin Park parce que tu avais un t-shirt de ce groupe quand je t'ai clamé.
- Oh Oui ! Ce t-shirt. Je ne l'ai jamais revu tu sais ? Lui dit Castiel en relevant le visage vers lui et Dean rougit légèrement.
- Oh… Je l'ai gardé... Il est dans une boîte que je conserve.
- Pourquoi ?
- Un souvenir.
Castiel eut un petit rire.
- Alors ce n'était pas une si mauvaise journée pour toi alors ?
- Tu parles ! La pire de ma vie ! Rigola Dean. J'étais jeune et innocent et tout à coup. PAF! Je me retrouve pris pour le restant de mes jours avec un petit oméga aux yeux bleus et à la langue bien pendue !
Castiel éclata de rire et remonta son corps sur celui-ci de Dean tel un prédateur.
- Langue bien pendue ? Tu aimes pourtant ce que ma langue peut te faire, Dean !
Dean lui caressa la joue.
- Tu m'as entendu me plaindre ? J'aime TOUT ce que fait ta langue, mon ange. Même quand c'est pour dire des sottises.
- Je ne dis jamais de sottises. Du sarcasme, de l'ironie, des injures. Mais pas de sottises !
- Je te l'accorde.
Castiel l'enlaça et posa sa tête sur sa poitrine en soupirant d'aise. Ils venaient de finir de faire l'amour pour la Xième fois et Dean aurait bien recommencé si son corps ne lui hurlait pas présentement '' DE GRÂCE !''. Il caressa doucement le dos de l'oméga tendrement et sans aucune censure.
- Cass ?
- Oui Dean ?
- Qu'est-ce que tu as ressenti ce jour-là ?
Castiel releva la tête et le fixa avec ses grands yeux emplis de curiosité.
- Tu… Tu veux dire le jour où tu m'as clamé ?
- Oui… Tu veux m'en parler ?
Castiel déposa sa tête contre le corps de Dean et soupira longuement.
- J'étais terrifié.
- C'est vrai ? Lui demanda doucement Dean. Je me souviens que tu avais surtout l'air en colère. Foutrement en colère même. Tu m'impressionnais. Tu semblais si noble Cass, si pur et si colérique. Et à la fois fragile et précieux.
- C'est vrai que j'étais en colère Dean, en colère contre moi-même. Je m'étais promis de ne jamais me laisser clamer. Je ne voulais pas appartenir à un alpha Dean.
- Mais tu allais être vendu, non ?
- Oui. Je ne sais pas ce qui m'as pris de sortir ce soir-là. Des riches hommes d'affaires faisaient enchère sur moi et ça me semblait si loin, si impersonnel. J'avais presque l'impression que ça ne me concernait pas. J'étais oméga depuis mes 15 ans et je tentais de me convaincre que rien n'avait changé. Mes parents ne me regardaient plus, je n'existais plus pour mes frères. Je n'allais plus à l'école, je ne sortais plus mais… Mais il me restait ma chambre. Mon lit, les murs familiers de ma maison. Anna qui m'apportait des livres en cachette. En me forçant, je pouvais me convaincre que tout était comme avant puis…. Puis la pensée d'appartenir à un alpha, d'être sa propriété, son esclave me fichait une peur terrible ! Je m'étais toujours dit que je ne laisserais pas un alpha me clamer mais c'était de l'arrogance Dean. Aucun alpha n'a besoin de l'opinion de l'oméga. Sauf toi…
Dean resta silencieux un moment.
- Tu m'as sauvé ce soir-là, Dean. Ces gamins m'auraient probablement violé à mort. Tu m'as sauvé puis j'ai vu le désir dans tes yeux et je suis resté figé parce que je te trouvais magnifique. Si grand, si fort. Et à la fois si beau. Des yeux magnifiquement verts comme la forêt. Tu venais de me sauver et je savais que tu pouvais me détruire comme tu le voulais. Tu es venu sur moi et ton odeur m'a rendu fou. J'étais en pleines chaleurs mais je contrôlais encore mes pensées mais…Tu m'hypnotisais Dean. Puis tu m'as pris dans tes bras et j'ai eu peur comme jamais. Tu m'as entraîné chez toi comme un paquet et…
- Je suis désolé Cass. C'était plus fort que moi… Lui dit doucement Dean.
- Je sais. Je sentais que tu luttais contre toi-même. Je… Tu m'as déposé sur ce lit et tu m'as regardé avec des yeux fous de désir mais aussi avec… tendresse… Ça m'a déboussolé. Crowley ne m'avait jamais parlé de cela. Il m'avait dit que l'alpha qui me nouerait se jetterait sur moi et que même si j'étais en chaleurs, j'avais intérêt à serrer les dents parce qu'il allait me défoncer comme une bête. Je te regardais et j'avais peur mais j'avais aussi très envie que tu me prennes. Le besoin physique d'être pénétré est terrible durant les chaleurs Dean mais jusque là, j'avais passé celles-ci dans une pièce seul. Je me retrouvais à ta merci. Et tu étais si beau. Tu m'as pris presque contre ton gré, presque avec un regard désolé et je m'étais attendu à de la douleur. Même si je n'étais plus techniquement vierge. Mais j'ai ressenti un plaisir immense. C'était bon Dean. C'était à la fois si animal et si….
L'oméga chercha ses mots et Dean caressa doucement sa joue de son doigt.
- Si naturel ?
- Oui, naturel… La peur est revenue lorsque tu m'as noué. Je n'avais jamais vécu cela et j'ai eu la peur de ma vie. Je voulais fuir mais tu étais pris en moi, je me sentais impuissant et vulnérable et ça faisait mal. Mais… Mais tu m'as regardé avec tendresse et j'ai vu dans tes yeux que tu étais désolé. Tu étais d'une douceur déconcertante avec moi Dean. La deuxième fois que tu m'as noué je l'avais voulu de tout mon être. Je ne sais pas si c'est qu'une question de phéromones. Mon corps qui cherchait à t'attirer mais cette deuxième fois je t'ai violemment voulu. Et ça a été extraordinaire.
- Je me suis endormi… Se souvint Dean.
- Oui moi aussi et lorsque je me suis éveillé, mes chaleurs s'étaient atténuées pour quelque temps et j'ai pu prendre pleinement conscience de ma situation. J'étais nu et en sueur dans le lit d'un alpha étranger. J'avais été noué deux fois et étais à une fois d'être clamé à jamais. Et tu semblais si en paix Dean, si beau et calme. Tu étais l'alpha le plus mystérieux et l'alpha le plus doux et gentil qu'il m'avais été permis de voir et pourtant, j'étais apeuré Dean. Tu me semblais si libre, si pur..
- C'est aussi ce que je voyais en toi… Lui dit Dean en se remémorant ce moment.
- Quand tu es parti de la chambre et que je me suis retrouvé seul, mes chaleurs sont revenues en force et mon corps me hurlait de te séduire. Ma tête savait très bien que j'étais à deux doigts d'être clamé et je m'étais toujours promis de ne jamais l'être. Quand tu es revenu, j'ai senti que mon corps faisait tout pour t'attirer malgré moi et je voyais dans tes yeux que tu n'allais pas tenir. Je voulais et je ne voulais pas. M'abandonner à toi a été comme me jeter à l'eau. Je sentais que tu ne me prendrais pas si je ne te donnais pas le feu vert et j'ai craqué. J'ai craqué parce que je te voulais à en mourir et que… Et que merde ! Jamais je n'allais retrouver un alpha qui ATTENDE ma permission. Sans compter que la pensée de te quitter maintenant et de ne plus jamais t'avoir en moi me rendait fou. Ne plus jamais te voir, te toucher. En devenant ton oméga tu devenais un peu mon alpha non ?
- Tu parles Cass….Tu as pris possession de moi ce jour-là, et non le contraire !
Castiel sourit timidement.
- Lorsque tu m'as clamé Dean… C'était la sensation physique, mentale et spirituelle la plus intense de ma vie. Pourquoi personne ne parle de cette connexion physique Dean ? Pourquoi quand on parle du clamage, on ne parle que du lien physique qui rend un oméga la possession de l'alpha ? Il y a tellement plus ! J'ai senti que nous devenions subitement les deux parties d'une même personne. Je te ressentais en moi Dean partout. Dans chaque fibre de ton corps, ton essence, ton odeur. Un lien s'était crée en nous et je le sentais dans mon âme.
- Je l'ai senti aussi Cass. Je le sens toujours. Je ne peux pas m'éloigner de toi plus que quelques heures. Tu es partout sur moi, sous ma peau, dans mon cœur, dans mes tripes. Ton odeur m'est si familière que je te retrouverais dans n'importe quelle foule les yeux bandés. Ce lien est précieux Cass. Nous ne sommes pas les seuls à le ressentir ! Ce lien ne démontre pas une supériorité de l'alpha sur l'oméga. Je suis à toi comme tu es à moi. On se complète l'un l'autre comme l'a voulu la nature. On est des amants pour la vie parce que la nature nous a réuni ensemble. Je crois que ce lien nous garantit un compagnon pour la vie, pour se reproduire et se protéger mutuellement. Mais je ne crois pas que ce soit ce lien qui nous pousse à être amoureux. L'amour c'est toujours un choix et non pas une décision de la nature.
- Je ne sais plus quand je suis devenu amoureux de toi Dean, je crois que ça s'est fait doucement sans que je m'en aperçoive. Je suis devenu de plus en plus attaché à toi. Puis un jour j'ai réalisé que je t'aimais. Et que c'était probablement la chose la plus dangereuse et interdite qui soit.
- Moi je crois que ça s'est fait presque immédiatement… Avoua Dean.
- Même quand j'étais une peste ?
- SURTOUT quand tu étais une peste ! J'ai lutté longtemps pour ne pas me l'avouer Cass mais j'étais amoureux de toi depuis un très long moment.
Castiel soupira d'aise contre l'alpha, son souffle chaud venant le chatouiller agréablement.
- Et maintenant Dean ?
- Maintenant quoi Cass ? On est un couple non ?
- On ne peut pas ÊTRE UNE COUPLE, Dean. Tu le sais bien.
- Oui on le peut ! Il y a des tonnes d'alphas et d'omégas qui sont secrètement en couple. J'ai appris cela en allant sur un forum de discussion sur le net.
- C'est ce que tu as envie Dean ? Qu'on soit un couple ?
- Je préférerais qu'on soit libres de l'être au vu et au su de tout le monde mais puisque nous ne pouvons pas… Soyons-le en secret. A moins que tu ne le veuilles pas.
Castiel le regarda avec tendresse.
- À moins que je me trompe Dean, c'est passablement ce que nous étions non ? Un couple ? Je veux dire.
Dean l'embrassa sur les lèvres.
- Oui Cass. Il y aura seulement quelques petits changements.
- Comme ?
- Comme le fait que tu n'as plus aucune obligation envers moi. On fera semblant devant les autres mais tu es mon égal Cass. Je n'ai aucune autorité sur toi.
- Tu n'en as jamais eu ! Le nargua Castiel en souriant et Dean lui donna une petite gifle sur la fesse.
- Hé ! J'ai essayé !
- Pas très fort, on dirait !
Dean lui tira la langue et Castiel lui caressa les lèvres de sa main.
- Plus d'obligation ça veut dire quoi ? Que je peux te parler comme je le veux ? Je le faisais déjà. Qu'on va faire l'amour ? Déjà fait.
- Tu es libre de faire et de ne pas faire ce que tu veux ici Cass. Je te dirais bien d'aller à l'extérieur comme tu le veux mais c'est dangereux pour toi.
- Mais tu ne me l'interdis pas ?
- Non. J'ai rien à t'interdire mais je veux que tu fasses attention mon ange. C'est vraiment pas sécuritaire. Je vais faire une demande pour que tu ais une carte privilège bébé, tu peux attendre jusque là ?
- Mais oui Dean. De toute façon j'irais faire quoi dehors ? Je peux cacher mon numéro d'identification sans problème mais mon odeur d'oméga ne se cache pas, elle. Il suffit qu'il y ait un alpha dans les parages et je suis cuit. A moins que celui-ci se fiche de voir un oméga seul dans un lieu public et préfère se mêler de ses affaires.
- Il y en a. Mais tu ne devrais pas courir le risque. Les alphas ADORENT se mêler de ce qui ne les regardent pas !
- Oui. Je serai prudent Dean, je vais attendre cette carte.
- Je crois que c'est une bonne décision Castiel. On trouvera une solution mon ange. Et je t'amènerai avec moi dans les endroits publics que tu veux.
- Où sont autorisés les omégas.
- Il n'y a pas beaucoup d'endroits où ils ne le sont pas. La plupart des gens ne s'attendent pas à voir des omégas dans certains endroits alors personne n'a pensé leur en interdire l'accès. Ça peut jouer en notre faveur.
- Un musée Dean ! S'extasia Castiel.
- Quoi un musée ?
- J'aimerais voir un musée d'art ! J'y allais souvent avec Anna, avant.
- Beurk ! C'est ennuyeux à mort mais si c'est ce que tu veux.
-Je ferai l'oméga stupide qui te suis au pas comme un petit chien sans rien comprendre à l'art. Ça va marcher Dean.
- J'aime pas que tu fasses l'oméga stupide Cass. De toute manière tu es pourri comme acteur !
- C'est faux !
- C'est vrai !
