Chapitre 19

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Castiel avait rapidement perdu la notion du temps et de l'espace.

Tout ce qui comptait était ce moment. Ce moment merveilleux, étendu dans le lit avec Dean qui l'embrassait férocement. Il ne se rappelait plus s'il avait dit quoi que ce soit, ne se rappelait plus qui entre lui et Dean avait amorcé le baiser ni qui avait fait les premiers pas vers le lit. Rien de tout cela n'avait d'importance.

Dean était sur lui. Ses mains parcouraient son corps, détachant, retirant ses vêtements tandis qu'il faisait de même avec des gestes précipités. Dean était partout autour de lui, ses cheveux contre ses paumes, son odeur, la saveur de sa bouche, son sexe dressé pointant contre lui.

Ils haletaient l'un contre l'autre. Castiel sentait son corps bouillonner, ses sens à vif, son désir débordant et il réalisa qu'il était en pleines chaleurs. Celles-ci s'étaient violemment mises en branle après presque un an d'absence.

Il brûlait. Il brûlait littéralement et l'odeur de Dean le rendait fou. Celui-ci sembla atteint de la même fièvre et l'embrassa avec fougue lui arrachant les vêtements restant de sur le corps. Castiel gémit en se cambrant, le désir allait lui faire perdre la tête. Jamais il ne s'était senti si avide, si sauvage. Si animal.

Il retira le jeans de Dean si violemment qu'il le griffa sur toute la longueur de la jambe droite. Dean ne sembla même pas le remarquer et gémit de désir en l'embrassant violemment dans le cou. Castiel releva les hanches et son sexe dur comme la pierre vint en contact avec celui de Dean et ils crièrent tous deux sous le plaisir immense qui les envahit.

Castiel écarta vivement les jambes. Son intimité était noyée de sécrétions, avide de recevoir son alpha. Dean se coucha sur lui et fit immédiatement glisser son sexe en lui. Castiel cambra violemment le dos en gémissant de bien-être et de satisfaction. Il se sentait enfin complet. Ce vide en lui, en son corps et en son âme, enfin comblé. Dean gémit fortement et il resta immobile en lui profitant lui aussi de la sensation parfaite et sensationnelle de cette réunion de leurs deux corps.

Lorsqu'il se mit à bouger, Castiel s'agrippa fortement à ses épaules en hurlant sous l'intensité du plaisir. Le sexe de Dean le massait si parfaitement, butant contre sa prostate et bougeant si merveilleusement bien contre les parois de son intimité. Son corps était électrisé de plaisir, son cœur battant fortement dans ses oreilles. Dean augmenta la force et la cadence de ses mouvements sans même que Castiel n'ait à le lui dire. Ils semblaient communiquer parfaitement par leurs simples mouvements et Castiel bougea ses hanches, son bassin en synchronisme avec Dean, le faisant pénétrer plus profondément encore, merveilleusement profondément. Il voulait garder Dean en lui à jamais. Bientôt le plaisir atteint son apogée.

Il n'en pouvait plus et tout son être lui criait de se libérer de cette pression insupportable. Il sentit la main de Dean se poser sur la base de son sexe et ses doigts s'enrouler autour de celui-ci avant d'amorcer un sublime va et vient. Il en hurla de plaisir et Dean joignit son cri au sien. Castiel sentit la base du sexe de l'alpha se gonfler, formant rapidement son nœud. Le sexe entrait et sortait rapidement de lui, le forgeant avidement et Castiel sentit son cœur s'arrêter tandis que l'orgasme le prenait violemment. Il sentit son sexe exploser et un plaisir intense se propagea de son ventre à la totalité de son corps dans une vague de plaisir aveuglante. Il sentit Dean éjaculer abondamment en lui et se sceller à son corps et il en soupira d'aise. Dean et lui étaient soudés. Exactement comme il le voulait.

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Castiel reprenait difficilement son souffle. Son corps était en nage et il sentait parfaitement le sexe de Dean toujours en lui mais il avait peur d'ouvrir les yeux et de réaliser que ça n'avait été qu'un rêve. Une main douce vint caresser tendrement sa joue et il sourit. Seul son Dean le touchait ainsi. Et il était là. Beau…Magnifique… Ses yeux verts forêt pétillants de vie et emplis d'amour.

Castiel posa une main sur le front de l'alpha.

- Dean…

Ce seul mot était empli de tant d'émotions. De la joie, de la peine, du désir, de la tendresse.

- Cass…

Ils s'embrassèrent doucement, bougeant leurs langues avec passion, se savourant l'un l'autre. Dean le regarda alors en souriant.

- Tu as toute une façon de m'accueillir bébé.

Castiel sourit timidement.

- Je… Je n'avais pas eu mes chaleurs depuis notre séparation Dean.

Dean le regarda avec surprise.

-Non ?

- Non. Choc de la séparation selon Balthazar.

- Balthazar qui est ?

- Le médecin de la base.

- Oh… À ce que je constate, elles sont revenues en force.

- Oui. Tu avais des plans pour les prochains jours ?

Dean fit mine de réfléchir.

- Bah... J'avais prévu de te faire l'amour et de ne pas te lâcher une seule seconde alors je crois que ça ira. Et toi ?

- Je compte bien t'épuiser à mort.

- Quelle mort rêvée.

Ils restèrent longuement silencieux à la limite du sommeil. Leurs corps furent bientôt libérés et Dean se recroquevilla contre Castiel.

- Comment es-tu arrivé ici Dean ? Lui demanda finalement Castiel et Dean lui caressa les cheveux avant de déposer sa tête dans le creux du cou de celui-ci.

- C'est la pagaille aux U.S.A Cass. Une vraie guerre civile. .Je suis sur les routes depuis des mois à tenter de passer la frontière.

- Tout seul ? S'horrifia l'oméga et Dean sourit.

- Non. J'étais avec Bobby.

Castiel le regarda avec surprise.

- Bobby ? Il est ici ?

- Oui et… Nous n'avons pas passé la frontière seuls, nous avons amené un oméga qui était en fuite.

- Quoi ? Tu as amené au oméga avec toi ?

- Avec l'aide de Bobby. Cet homme est un débrouillard ! Il va se plaire ici !

Castiel regarda son alpha avec tendresse et passion et grimpa sur le torse de celui-ci, les jambes de chaque côté de celui-ci. Ses chaleurs revenaient en force. Dean éclata de rire en l'observant.

- Oh Cass ! Tu as un regard gourmand ! On dirait que tu vas me manger….

- Humm…. Les héros ça m'excite, Dean…. Lui dit Castiel en se passant la langue sur les lèvres.

- Ah oui ? Répondit Dean en passant ses mains sur les hanches de l'oméga.

- Hé bien moi aussi. Et à ce que j'ai entendu, tu n'es pas resté inactif. T'as drôlement été héroïque, toi aussi. Et ça me donne énormément faim aussi.

Castiel gémit de désir et attrapa la base du sexe dressé de Dean et releva le bassin pour ensuite descendre sur la hampe. Dean en ferma les yeux sous l'intensité du plaisir et Castiel le prit profondément en lui avant de relever doucement les hanches pour redescendre sensuellement sur son partenaire. Il conduisit la relation, Dean ne faisant que le tenir fermement en lui caressant les hanches de ses mains. Castiel posa une main sur la poitrine de l'alpha pour se soutenir et amorça une cadence rapide et profonde qui les fit tous deux hurler de plaisir.

- Dean ! Dean ! Tu m'as manqué…. Gémit Castiel envahi par des sensations beaucoup trop fortes pour les garder à l'intérieur de lui. Dean posa amoureusement une main sur sa joue.

- Je suis là Cass… Je suis là bébé… Tout à toi et pour toujours.

Castiel gémit fortement et se laissa tomber sur l'alpha, ses bras de chaque côté du corps de celui-ci, son bassin toujours scellé au sexe rigide en lui. Il embrassa passionnément l'alpha en le prenant vivement en lui, de plus en plus rapidement jusqu'à ce que son orgasme éclate et qu'il en morde doucement l'intérieur de la bouche de son amant tandis qu'il se répandait entre leurs abdomens. Dean mêla ses gémissements aux siens en éjaculant à son tour en lui et ils restèrent merveilleusement collés l'un à l'autre, scellés de corps et d'esprit.

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Les chaleurs de Castiel durèrent 5 jours.

5 merveilleux jours à faire l'amour avec Dean de toutes les positions possibles, à sentir celui-ci en lui, sur lui, dormant à ses côtés et toutes ces heures à n'avoir rien d'autre à faire que parler, s'embrasser, se toucher.

Ce furent les seules chaleurs dont Castiel profita, les premières qu'il accepta de bon cœur et qu'il ne détesta pas. Ces chaleurs étaient une partie de lui, de ce qu'il était et de les passer avec son partenaire était la chose la plus merveilleuse au monde. Ce n'était plus un phénomène intolérable et dégoûtant de sa nature d'oméga mais bien le phénomène naturel le plus sensationnel au monde.

Dean sortait quelque fois de la chambre pour leur apporter à manger et à boire et il annonça en riant à Castiel que tous les occupants des chambres de ce même étage avaient déménagé à des étages différents. Castiel en fut mortifié de honte et se cacha le visage dans l'oreiller en gémissant.

- Ils vont se foutre de ma gueule durant des décennies ! Se plaignit-il.

Dean vint se coller à lui par derrière en ricanant.

- Oui, probablement mais… Ils te font dire qu'ils sont contents pour toi et, un bêta dont j'ignore le nom te fait dire qu'il espère que tu ne seras plus aussi '' Grincheux'' après les parties de jambes en l'air que tu as maintenant.

- Gabriel ! Pesta Castiel.

- Grincheux ? Le nom est plutôt bien choisi.

- La ferme Dean ! Il m'appelle comme ça parce qu'il sait que ça me met en rogne !

- Mais t'es loin d'être grincheux maintenant non ?

- Pas lorsque je suis amplement satisfait comme je le suis à présent… Lui dit Castiel en se laissant glisser sur le dos.

- Et tes chaleurs ne sont pas terminées… Continua Dean en caressant doucement le sexe rigide de l'oméga.

- Nah…

- Alors occupons-nous de te rendre encore moins grincheux.

- Dean ! Je ne suis jamais grincheux ! Se plaignit fortement Castiel.

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Dean s'adapta rapidement à la vie de la base.

Il se lia rapidement d'amitié avec Garth et Jack et travailla avec eux sur des missions visant à libérer les États-unis. Castiel gérait toujours ses centres d'aide et avait mis sur pied, avec l'aide de Adam, d'autres organismes et des centres de transition visant à venir en aide aux omégas de différentes autres façons telles que les aider à gérer leurs avoirs. Les centres de '' l'ange'' tels qu'ils furent nommés devinrent si utiles et populaires au Canada qu'ils durent commencer à ouvrir et gérer de nouvelles succursales. Et à planifier leurs implantations au sein d'autres pays. Parce que le mouvement était international et que bientôt, la France adopta elle aussi une politique de libération des omégas, suivie de la Belgique, l'Angleterre et la Suisse.

Dean travaillait de son côté avec Sam pour élargir l'union de libération de l'ange et pour communiquer et fusionner avec d'autres groupes comme celui-ci à travers le monde et de rendre le mouvement encore plus mondial.

Selon Dean, ce n'était qu'une question de temps avant que les U.S.A capitulent. La plupart des pays de l'Europe avaient déjà libéré leurs omégas et l'Asie suivait de près mais les États-unis s'acharnait à continuer à refuser la motion et ce malgré la guerre civile qui divisait ses citoyens.

Castiel n'accompagna plus les autres combattants aux États-unis, c'était devenu beaucoup trop dangereux pour un oméga et de toute façon il ne suffisait plus à la tâche ici même avec ses organismes d'entraide.

Il arrivait à Dean de devoir quitter la base pour des jours afin d'accomplir une mission et Castiel avait sans cesse la peur immense de ne pas le voir revenir. Il lui semblait que leur lien était plus solide et puissant que jamais depuis leur réunion et l'absence de Dean le rendait malade d'inquiétude. Presque deux mois après le retour de Dean, Castiel dut retourner voir Balthazar. Dean était parti depuis 3 jours et son corps en souffrait horriblement. Castiel avait perdu l'appétit et le sommeil, avait des étourdissements inexpliqués et se sentait abattu de fatigue. Balthazar l'accueillit à son bureau avec un sourire ironique.

- Allez. Vas t'étendre sur la table d'examen avant de t'écrouler sur le sol. Pauvre idiot !

Castiel obéit en soupirant de dépit. Il savait qu'il aurait droit à un sermon pour avoir négligé sa santé.

-Alors ? Tu ressembles à un mort vivant mon petit Castiel. Tu attendais quoi pour venir me voir ? Moi qui croyait que tu avais fini de me considérer comme un croque-mitaine !

- C'est pas ça ! Je n'ai seulement pas eu le temps !

- Je sais très bien ce que tu fais de tes journées Cass. Je me demande d'ailleurs comment tu fais pour tenir encore debout ! Tu ne peux pas tout faire, idiot !

- Les omégas ont besoin d'aide et de soutien !

- Tu ne leur seras d'aucune aide si tu tombes malade !

- C'est pour ça que je suis ici ! S'exaspéra Castiel.

Balthazar posa son stéthoscope sur ses oreilles et releva le chandail de l'oméga en lui jetant un regard sévère.

- Inspire…Expire….

Castiel obéit puis se laissa palper au niveau du cou prendre sa pression et son pouls.

- Ta tension artérielle est basse.

- Je ne dors pas beaucoup.

- Tu ne manges pas beaucoup non plus à ce que je vois. Tu as la peau sur les os !

- Pourtant je mange.

-Menteur !

- Non ! Vraiment ! Je mange mes trois repas par jour même si j'ai souvent mal au cœur. Je le jure ! De toute façon je suis en couple avec un alpha hyper protecteur qui me ferait manger de force si je ne le faisais pas.

- Connaissant Dean et son inquiétude pour toi, je n'en doute pas. Parlant de Dean, j'ai cru sous-entendre entre les branches que tes chaleurs étaient revenues en même temps que lui ?

Castiel rougit légèrement.

- Oui. Elles ont été puissantes et plus longues que d'habitude mais ça fait 8 semaines de cela et elles ne sont pas revenues depuis.

Balthazar fronça les sourcils.

- J'aime pas ce regard Balth…. Lui dit Castiel inquiet.

- Allonges-toi, je vais t'examiner… Et pas de discussion ! Lui dit le médecin d'un ton autoritaire.

Castiel soupira de dépit et s'allongea. Balthazar baissa légèrement le pantalon de l'oméga et commença à palper son abdomen. Ses touchers se firent de plus en plus prononcés, ses doigts palpant profondément dans sa chair comme s'ils cherchaient à localiser quelque chose. Castiel en grimaça de douleur, son ventre était fragile et sensible et les touchers du médecin lui faisaient mal.

- Ouille ! Mais tu cherches quoi là ?

Balthazar retira ses mains et regarda Castiel avec un regard pénétrant.

- Mon petit Castiel…Tu n'auras pas de chaleurs avant un bon moment, mon beau.

- Pourquoi ?

- Tu vas avoir un bébé.

-Hein !

Castiel sentit son cœur sauter dans sa poitrine. Un bébé ? Il était enceint ? Lui ?

Lorsqu'il était arrivé à la base il y a plus d'un an et qu'il n'avait pas eu ses chaleurs, la possibilité d'une grossesse l'avait effleurée et il avait fait un test. Mais cette fois-ci il n'y avait pas du tout pensé.

Balthazar le laissa digérer la nouvelle.

- Tu es certain ? Demanda enfin l'oméga.

- Les grossesses chez les omégas sont facilement détectables par le toucher mais je peux aussi te faire un examen interne.

- J'y tiens pas.

- Tu devrais tout de même Cass. Ce serait plus sécuritaire.

Castiel accepta. Il voulait être certain du diagnostic et il faisait maintenant complètement confiance à Balthazar. Balthazar pratiqua donc un examen interne qui ne fut pas douloureux mais Castiel resta silencieux et angoissé. Un bébé ! Il n'avait jamais même imaginé porter un bébé un jour.

Lorsque le médecin lui annonça que l'examen était terminé et qu'il l'invita à se rhabiller, Castiel le fit rapidement et alla rejoindre son ami qui était retourné à son bureau.

-Alors ?

- Alors tu vas bien être papa. Félicitations.

- Mais comment c'est possible ?

- Tu veux que je te raconte l'histoire de papa abeille Dean et papa fleur Castiel ? Rigola Balthazar et Castiel lui jeta un regard boudeur.

- Tu peux être sérieux ? J'ai à peine 22 ans ! Les omégas ne conçoivent que vers l'âge de 40 ans ! Et pourquoi maintenant ? Je veux dire, avant que Dean et moi décidions de mettre des préservatifs durant mes chaleurs nous l'avions tout de même fait des dizaines de fois sans protection et je ne suis jamais tombé enceint ! Pourquoi là ?

- Tu as dit que tes chaleurs avaient été très fortes au retour de Dean ?

- Oui… On n'a même pas eu le temps de se saluer… Elles se sont déclenchées immédiatement.

- Syndrome du choc de séparation. Ton corps a souffert de la perte de Dean alors lorsque tes sens ont ressenti sa présence, ton corps a déclenché des chaleurs immédiatement et tout ton système reproducteur s'est mis en mode d'alerte. Devant le choc qu'avait provoqué votre séparation, ton corps à eu si peur que ça se reproduise qu'il s'est arrangé pour concevoir un enfant le plus vite possible par peur que ton partenaire ne disparaisse une nouvelle fois. Instinct de conservation de l'espèce Cass. La nature est très bien faite. Et j'imagine que vous n'aviez pas mis de condom cette fois-là ?

- Non. Ni moi ni lui n'y avions pensé.

- Alors voilà. Tu as deux mois de fait Cass. Et tout semble se dérouler à merveille sauf que tu es trop maigrichon. La petite peste te sape tous tes nutriments alors tu vas devoir manger plus.

- Je croyais que c'était un mythe de dire qu'il fallait manger pour deux ?

- Ça l'est pour les femmes enceintes, pas pour les omégas. T'es chanceux que j'ai fait des études spécialisées dans le domaine de la gestation omégale. La grossesse d'un oméga et d'une femme est différente. Ton corps dépense beaucoup plus d'énergie à porter un bébé que celui d'une femme et donc TOI, il te faut manger pour deux. Je vais aussi te prescrire des vitamines et beaucoup de fer parce que les omégas enceints font tous de l'anémie. Et n'oublies pas que la gestation est de 37 semaines et non pas 40. La petite choupinette en toi a donc moins de temps que les autres bébés pour se développer alors donnes-lui une chance et manges comme un ogre ok ?

-… Petite… Je vais avoir une petite fille ? Demanda Castiel qui malgré la cohue présente dans son cerveau saturé de nouvelles informations avait tout de même retenu ce mot. Une petite. Une petite à lui et Dean.

- Bah… C'est presque certain à 99% que ce sera une petite fille. Achètes du rose tout de suite, les chances d'avoir un bêta mâle sont hyper faibles et celles d'avoir un oméga encore plus. Ça va Cass ? T'es tout pâle… S'inquiéta le médecin.

- Je… C'est tout un choc.

- Toi et Dean aviez déjà parlé de cette possibilité ?

- Oui. Mais c'était clair que ce n'était pas pour tout de suite. Comment je pourrais mettre un enfant au monde dans ces conditions Balth ? C'est le pire moment !

-Le pire ou le meilleur Cass… Une nouvelle vie durant un temps de lutte comme celui là est souvent le plus beau présage qu'on puisse avoir. Mais tu peux décider de mettre fin à ta grossesse si tu veux. Ça restera entre nous.

Castiel leva les yeux vers ceux de son ami. Il se sentait si désemparé, si seul. Mais mettre fin à sa grossesse ? Sans même en avoir discuté avec Dean ? Non. Ce bébé n'était pas là au bon moment mais il était là. Et Castiel n'allait pas lui refuser la vie.

- Non. Je la garde. C'est juste que je suis mort de trouille…Tu seras là ? Tu pourras m'accoucher ? Ou me faire une césarienne ?

- Bien sûr Cass. Et je vais te suivre et te talonner tout le long de ta grossesse.

- Oh… Et Dean aussi probablement.

- Tu n'as pas fini, mon beau.

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Dean revint à la base le soir même et Castiel hésita un bon moment avant de le lui annoncer. Ils mangèrent avec les autres habitants de la base. Bobby s'était immédiatement bien adapté à la vie de l'endroit et était même de plus en plus proche d'Helen. Dean plaisantait souvent en disant qu'ils étaient tous deux si grognons qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Avec Adam et Jack déjà en couple et bientôt Bobby et Helen, Dean agaçait souvent Sam en lui demandant quand il allait lui aussi trouver l'âme sœur. Ils retournèrent à leur chambre sur le coup de 21 heures et Dean fonça immédiatement sur ses lèvres, l'embrassant avidement après ces trois jours passés l'un sans l'autre. Castiel répondit au baiser mais probablement pas de la même façon que d'habitude puisque Dean le libéra après un moment et le regarda avec inquiétude.

- Ok bébé. Si tu me disais ce qui ne va pas ?

- Je… Je ne sais pas comment te le dire, Dean.

Dean fronça les sourcils et lui caressa la joue de son pouce.

- Cass ? C'est… C'est une mauvaise nouvelle ?

- Non… Oui… Je ne sais trop… Bafouilla-t-il.

- Parles Mon ange…Tu m'inquiètes.

- Je vais avoir un bébé Dean… Notre bébé.

Castiel vit la nouvelle faire son chemin sur le visage de l'alpha. Ses yeux s'agrandirent de surprise, ses sourcils se froncèrent puis se haussèrent, sa bouche s'ouvrit et se referma immédiatement.

- Un bébé…

- Oui.

- À nous ?

- Heu…Dean ? Tu es content ou tu es fâché ? Demanda Castiel ne pouvant plus endurer ce suspense plus longtemps.

-Quoi ? Dean le regarda avec de grands yeux et avant que Castiel n'ait prévu son geste il se retrouva entouré par les bras puissants de son alpha qui le soulevèrent de terre et le firent tourner violemment.

- Si je suis content ? Je crève de joie oui ! Un bébé Cass ! Un bébé ! Hurla-t-il de bonheur si fortement que Castiel doutait qu'il ait besoin d'annoncer la nouvelle aux autres par la suite.

- Dean ! Déposes-moi je vais vomir ! Le mit en garde l'oméga qui commençait à avoir la tête qui tournait.

Dean le redéposa immédiatement et l'embrassa avec passion sur les lèvres, puis les joues, puis les paupières jusqu'à ce que Castiel le repousse en riant.

- Ok ! Tu es content. J'avais compris.

- Et toi Cass ?

- Je crois que oui… Avoua-t-il après un moment puis la question fit son chemin et il sourit plus largement.

- Non, je ne le crois pas… Je le sais… Je suis vraiment heureux…. Ajouta-t-il.

Ils fêtèrent vivement l'évènement en faisant passionnément l'amour et le lendemain la nouvelle de la grossesse de Castiel fit le tour de la base. Tout le monde se réjouissait de leur bonheur et de la pensée de voir un enfant naître d'un oméga dans un pays enfin libre.

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Les semaines s'écoulèrent puis les mois et Castiel dut bientôt abandonner l'idée de travailler sur le terrain. Il était en pleine forme et sa grossesse ne se voyait à peine même si elle était plutôt avancée mais Balthazar lui avait ordonné de diminuer ses activités et de se reposer pour les dernières semaines. Castiel profita de ces moments pour diriger les opérations des centres à distance, lire, préparer l'arrivée de l'enfant et quelque fois se reposer.

Ils avaient été passés une échographie dans un hôpital non loin car Balthazar ne possédait pas cet équipement et Dean lui avait fermement tenu la main en voyant la première image du bébé.

- Un bébé en parfaite santé… Leur annonça l'échographiste. Elle était jeune et sympathique et ne semblait porter aucun jugement sur eux. La liberté avait peut-être été accordée aux omégas mais la mentalité des gens ne changeait pas aussi rapidement. Castiel et Dean avaient eu droit à des regards noirs en circulant dans l'hôpital et ils savaient que bon nombre d'omégas avaient encore droit à de la violence physique et verbale lorsqu'ils étaient dans des endroits publics. Castiel avait monté une série de publicité visant à changer l'attitude des gens envers ces omégas qui étaient autrefois leurs esclaves mais il savait que parfois, le temps était la seule chose qui pouvait donner des résultats. L'échographiste elle les avait accueilli avec un merveilleux sourire.

- C'est une fille ? Voulut s'assurer Castiel. Il n'avait pas, en réalité, de problème à avoir un garçon mais il s'était tellement imaginé une petite fille qu'il allait probablement être légèrement déçu si ce n'était pas le cas.

- Oui, une belle petite fille.

Dean l'embrassa sur le front en jubilant de bonheur.

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Ce soir-là, ils parlèrent longuement avant de s'endormir.

- Dean… Qu'est-ce que nous allons faire maintenant ? J'adore cet endroit mais on ne pourra pas y élever notre fille. C''est une base, pas une maison.

- Sans compter qu'Helen nous la gâterait. Je l'ai déjà vu acheter des petites robes. Elle attend le moment propice pour mettre la main sur notre fille et la transformer en princesse.

- Tu ne veux pas d'une princesse ?

- J'en ferai une mécanicienne. On se bâtira une compagnie de rénovation de voitures anciennes Winchester et filles.

- Et filles au singulier ?

- Pourquoi pas ?

- C'est pas toi qui les porte mon vieux ! Se plaignit Castiel en posant une main sur son abdomen.

- Tu les portes bien. Moi j'aurais l'air d'un gros imbécile.

- C'est pas parce que mon ventre ne se voit pas beaucoup que je ne le sens pas ! Balthazar t'a expliqué que les bébés ne sont pas placés comme dans un utérus femelle et que…

- Je sais Cass et je compatis à ta peine.

- Tu parles comme si je me plaignais tout le temps ! S'irrita Castiel et Dean rigola en posant une main affectueusement sur son abdomen.

- Tu te plains seulement lorsque tu veux être chouchouté par ton petit alpha.

- Chouchouter ? Non mais tu veux que je te frappe Dean ?

-Hum… Intéressant.

- Dean !On peut revenir à notre discussion ?

-Qui était ?

- Notre avenir. J'aime cet endroit mais ce n'est pas un foyer pour Alyssa.

- Ouais, tu as raison. Ce n'est pas un foyer pour Melody.

- Hé ! Tu avais accepté pour Alyssa, sale traître !

- Me faire accepter un nom pour notre fille tout en prenant mon sexe dans ta bouche est une façon totalement malhonnête de conduire une négociation.

- Bah…Tu as dis oui tout de même.

- À deux doigts d'éjaculer. Sale petit mafioso.

- Je réussirai bien à te convaincre.

- Ça je le sais. T'es sale en affaire Cass.

- Alors on fait quoi ? On monte la chambre du bébé ici ?

- Je crois que ce serait mieux de rester ici jusqu'à la naissance Cass. Balthazar est tout proche et tu sais comme moi que les accouchements d'omégas sont sujets à complications. Une fois la petite née, on pourrait se trouver un chouette endroit pas trop loin.

- Au Canada ?

- Pourquoi pas. Tu y as le statut de réfugié politique et tu es connu et aimé ici. Et tu as tous tes centres et tes organismes.

Castiel sentit une chaleur de tendresse l'envahir pour son Dean. Il est vrai qu'il aimait cet endroit. Il y était bien, il y était accepté et aimé et il y était reconnu.

- Mais toi, Dean ?

- Bah… La mécanique y est la même. Je trouverai bien un travail. Sans compter que je suis en train de me faire une tonne de contacts et d'amis ici.

- Et tu ne t'ennuierais pas de ton pays ?

- De mon pays qui m'a arrêté ? Qui a voulu te tuer ? Qui refuse encore de libérer les omégas ? Je l'emmerde mon pays Cass ! La petite sera canadienne et c'est tant mieux !

-Attention ! Elle deviendra peut-être une fanatique de Hockey.

- Nonnnnnnnnnnn ! C'est la seule chose que je ne peux blairer ici !

- Moi j'aime bien. C'est passionnant comme sport et…

- Cass ! Tu es devenu un vrai canadien bébé.

-Ouais… Je… J'aimerais bien vivre ici Dean.

- Bobby va rester et je ne crois pas que Sam retourne aux U.S.A.

- Sans compter que cette fille, Ruby, semble lui tourner autour…

- Oh ! C'est vrai ?

- Ouais. J'ai encore plus d'instinct depuis que je porte une fille.

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Castiel était terrifié face à l'accouchement. Totalement terrifié même. Il avait lu tout ce qui parlait du sujet et s'était longuement entretenu avec Balthazar. Il avait de la difficulté à concevoir que son enfant sortirait de son corps par ce passage, disons-le, plutôt malpropre. Balthazar lui avait longuement expliqué que le passage ne serait plus malpropre parce que le corps se nettoyait lui-même quelques heures avant le début du travail. Le tunnel anal se lavait et sécrétait ensuite une substance antibactérienne pour protéger le bébé et fermait son accès aux intestins jusqu'à la fin de l'accouchement. Le bébé pouvait alors sécuritairement passer dans le passage spécialement préparé pour lui. Il sécréterait également une hormone qui rendrait la peau et les muscles extraordinairement souples de sorte que, même si ce serait loin d'être une sinécure, l'accouchement n'avait rien du film d'horreur que Castiel s'était imaginé.

Il en était au tout début de sa 37ième semaine lorsqu'il sentit son corps commencer à se préparer. Il fut pris de diarrhées terribles puis son corps sécréta cette étrange substance qui ressemblait à de l'eau mais avait une légère odeur de vanille. Il n'en parla pas à Dean et se mit au lit. Il ne voulait pas que l'alpha soit sur le qui-vive toute la nuit, surtout si Castiel se trompait. Il se réveilla soudainement aux petites heures du matin aux prises avec une douleur fulgurante au ventre. Il gémit fortement et Dean s'éveilla immédiatement.

- Cass ? Cass ? Mon ange…

- Le bébé arrive Dean ! Haleta Castiel en tentant de se retenir de hurler.

Dean fut hors du lit en quelques secondes arrachant les couvertures du lit et en prenant délicatement Castiel dans ses bras.

- Ça va aller mon ange… Je t'amène voir Balthazar.

Castiel voulut parler mais une nouvelle crampe lui coupa le souffle. Bobby sortit de sa chambre au moment où Dean circulait dans le passage avec Castiel dans les bras.

- Ça y est Dean ? Demanda-t-il et Dean hocha la tête.

- Je cours prévenir le doc.

- Oui. Parfait.

Lorsqu'ils arrivèrent au cabinet, Balthazar et deux infirmières avaient déjà aménagé la pièce et Dean put poser confortablement Castiel sur le lit du petit hôpital de la base. Castiel sentit des mains partout sur lui mais rien ne lui a importait. Seule cette douleur comptait.

- Calmes-toi Cass… Tout se déroule parfaitement.

- Non ! Hurla-t-il. Je suis certain qu'elle ne va pas bien ! Ça va trop vite et ça fait trop mal.

- Je t'avais prévenu que le travail se faisait à 80% de façon indolore Cass et que ça irait vite mais que ce serait intense.

- Là-dessus tu n'as pas menti… Cria-t-il à bout de nerf en sentant la douleur augmenter d'un cran.

- Donnes-lui quelque chose ! Ordonna Dean apeuré.

- Je ne peux pas Dean ! Ça cesserait le travail. Il est trop avancé.

Castiel hurla et il sentit Dean perdre les pédale près de lui.

- Je ne veux pas qu'il souffre ! Cria-t-il fortement et Castiel dut retenir ses cris de souffrance et faire preuve de concentration pour prendre la main de l'alpha dans la sienne pour le calmer.

- Chut Dean ! Calmes-toi. Je sais que tu penses à cette fois à l'hôpital où je m'étais cassé un bras mais c'est pas pareil. J'ai mal mais je vais bien et tout le monde ici sont nos amis. Et je vais mettre notre fille au monde.

Sa phrase se termina en gémissement et il sentit Dean se rapprocher de lui et lui caresser ses cheveux noyés de sueur.

- Je t'aime Cass.

- Je t'aime aussi Dean.

- Bon. Non pas que vous n'êtes pas mignon mais est-ce qu'on la met au monde cette petite ? Les interrompit Balthazar.

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Castiel perdit la notion du temps par la suite.

La douleur était terrible en lui mais en même temps il savait qu'il tiendrait bientôt sa fille dans ses bras et l'excitation était à son comble. Il sentit le bébé descendre en lui, l'écarteler, le martyriser et il poussa de toutes ses forces pour le libérer. Une infirmière lui épongeait le front et l'aidait à contrôler sa respiration tandis qu'une autre préparait une couverture propre et que Balthazar lui criait de pousser. De pousser une toute dernière fois.

- Tu dis cela depuis 20 minutes ! Lui hurla Castiel hors de lui.

- Cette fois, c'est vrai.

Castiel agrippa alors la main de Dean et de l'infirmière et poussa à nouveau, sentant un liquide sortir de lui suivi d'une masse chaude. Il reprit son souffle avec peine tandis que Dean jubilait que le bébé soit sorti. Il disparut d'à ses côtés et Castiel devina que c'était pour couper le cordon ombilical.

- Elle va bien ? Haleta-t-il difficilement.

- Mais oui ! Le rassura Balthazar.

- Alors pourquoi elle ne pleure pas ? Paniqua-t-il devant le silence du bébé.

- Parce qu'elle n'est pas aussi grincheuse que son père ! Répondit Balthazar et Castiel sentit la peur le quitter. Si Balthazar plaisantait autant c'était qu'il n'avait pas à s'en faire. Il entendit soudainement un gémissement puis un cri aigu suivi d'un pleur strident de bébé.

- Bon… Content Cass ? Maintenant que tu as ce que tu veux tu passeras les prochains mois à souhaiter de tout cœur qu'elle cesse de pleurer.

- La ferme et donnes-moi mon bébé…

- Pfff, les femmes sont beaucoup plus polies après un accouchement…. Se plaignit le médecin puis Castiel vit Dean tenant une couverture dans ses bras en souriant largement. Il se pencha vers Castiel et lui mit le bébé dans les bras puis il s'assit contre son amoureux et le regarda faire connaissance avec leur fille.

Castiel regarda attentivement le poupon. Elle hurlait comme si on l'avait personnellement insulté et faisait danser ses petits poings rageurs. Ses jambes battaient l'air et son petit visage était plissé. Elle avait quelques petits cheveux bruns et un mignon petit nez.

- Bonjour…Lui dit doucement Castiel et au son de sa voix l'enfant cessa immédiatement de hurler. Elle ouvrit les yeux et sembla chercher l'auteur de la voix douce et familière. Ses yeux presque aveugles se figèrent sur le visage de son père et le poupon le regarda avec intérêt. Castiel sourit de tendresse et posa un doigt contre la paume de l'enfant qui agrippa le doigt d'une poigne ferme.

- Hola…Quelle poigne ! ….Tu feras une excellente joueuse de hockey.

- Écoutes pas ton papa, c'est un idiot ! Rigola doucement Dean.

Castiel regarda la petite fille et sentit son cœur déborder d'amour. C'était au-delà de l'amour… C'était au-delà de tout. C'était l'amour à l'état pur. Un amour éternel et inviolable. Il était père… Il était père à jamais.

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Dean était fou de sa fille et ne cessait de la prendre, de la bercer, de la cajoler.

Castiel avait accouché depuis 2 heures et oscillait entre le sommeil et l'éveil. Il venait de donner le premier biberon à l'enfant et s'apprêtait à se laisser aller à un sommeil bien mérité. Selon Balthazar, son accouchement avait été un accouchement parfait !

Maintenant qu'il était au chaud et au sec, fraîchement lavé et dorloté, Castiel était prêt à admettre que ça c'était bien passé.

On cogna à leur porte et Castiel soupira en sachant que la ronde des visites allait commencer. Dean lui donna un baiser sur le front.

- Je vais leur dire d'être bref.

- Ça va. Je comprends qu'ils veuillent voir la petite, c'est juste que j'ai hâte de dormir un peu.

Sam, Bobby, Adam et Jack entrèrent dans la chambre, une bouteille de champagne à la main.

- Il faut célébrer ! Rigola Jack en ouvrant la bouteille et en servant des verres à la chaîne. Castiel garda le sien dans sa main en fronçant les sourcils.

- Cass ! Dean….Commença Sam en levant son verre. J'ai la merveilleuse chance de vous annoncer que votre petite fille est née sous un jour extraordinaire. Les États-Unis ont enfin déclaré la libération de tous les omégas. Et les autres pays qui ne l'avaient pas fait ont suivi. C'est terminé les gars. Tous les omégas de la planète sont libres. Et c'est le jour de la naissance de ma petite nièce. Je ne peux pas être plus heureux.

Castiel était sous le choc et tendit les bras pour avoir sa fille. Dean la lui posa délicatement dans les bras et Castiel regarda le visage heureux et satisfait du bébé.

- Dean… J'ai trouvé le nom parfait pour elle.

Dean vint s'asseoir à ses côtés et le serra contre lui.

- Quoi, mon ange ?

- Faith…. Parce que sans l'espoir il n'y a pas de vie, pas d'amour, pas d'amis et pas d'enfants. Elle est ma bouée, mon espoir en des jours nouveaux à tes côtés. Mon espoir en la vie et mon espoir pour que plus jamais on sacrifie à nouveau des anges.