Déjà vu : Deuxième partie.

Point de vue de Bella :

Je revins de mes pensées sombres avec Alice poussant un cri de douleur. En regardant par-dessus mon épaule vers Jasper, je pouvais le voir avec un sourire satisfait. Il lui envoyait un cocktail d'émotions à la Jasper Whitlock…

Quand elle revint à elle, elle se releva et referma ses mains dans des poings. Elle avait un visage exprimant de la colère et de la trahison.

« Tu n'oserais pas me livrer à ces monstres pour ce petit malentendu quand même… » Murmura-t-elle interloquée et choquée avec de grands yeux.

Je grognais sauvagement et de façon primale dans sa direction. Personne n'appelle ma famille des monstres. Elle avait de la chance que je fusse dans les bras de mon compagnon, sinon, il y a longtemps que je serais sur cette garce égoïste.

Mon compagnon ignora mon grognement et se mit à rire bruyamment, il n'y avait aucun humour, c'était un rire maniaque et sadique.

« Oh que si je vais le faire et je vais même les aider à faire ce qu'ils veulent de toi… » Dit-il sombrement dans un ton mortel.

Alice écarquilla les yeux terrifiés. Pour m'amuser un peu plus, j'enlevai mon bouclier physique afin qu'elle puisse voir ce que moi j'avais prévu pour elle, un aperçut des conséquences de sa propre médecine…

Elle secoua la tête vigoureusement dans le déni… Elle croyait vraiment que je n'en étais pas capable, pourtant, je n'étais plus la même, je n'étais plus la fille douce et timide qui s'était déplacée à Forks pour vivre avec son père. Non cette fille n'existe plus et est bien et belle morte.

« Carlisle, si tu appelais ton vieil ami, Aro pour l'informer de la tournure de récents évènements et que nous avons une personne à lui livrer pour avoir enfreint la loi… » Proposa Peter avec un sourire en coin en connaissance de cause.

Mon second père hocha la tête et se dirigea vers son bureau avec à sa suite ma seconde mère…

« ET moi, vous n'allez pas me livrer ? » demanda soudainement Edward dans un murmure à peine audible.

« Pourquoi devrions-nous te livrer ? » demandais-je d'une toute petite voix en le regardant dans les yeux.

Il me regarda un instant, me demandant silencieusement si je n'étais pas folle. En réponse, je secouais la tête négativement.

« C'est évident ! J'ai aussi enfreint la loi en divulguant notre secret à toi, Bella… » Me dit-il de toute évidence.

« Non, tu n'as pas violé la loi. Si tu te souviens bien, j'ai découvert que toi et le reste des Cullen étiez des vampires sur mon propre. C'est après avoir entendu les vieilles légendes de Jacob que j'ai décidé sur mon propre de faire des recherches plus approfondies. Il n'y a eu aucune infraction, en plus, je suis devenu un vampire donc ça a été corrigé. Certes, je n'ai pas eu la meilleure et la plus heureuse des transformations, mais je suis tout de même un vampire, c'est le principale… En plus, la loi est que si un être humain sur notre nature, il doit soit être transformé ou tuer. Donc pas de mal a été fait… » Lui dis-je en lui souriant gentiment.

Edward me fit un doux sourire éblouissant et compréhensif. Je pense qu'il venait de comprendre que je ne lui voulais aucun mal ainsi que le fait que lui et moi serions désormais seulement de simples amis, des amis proches parce qu'il aura toujours sa place dans mon cœur au plus profond de moi.

Il vint se placer devant moi et regarda Jasper demandant ainsi la permission, celui-ci hocha la tête d'un geste sec. Jasper me relâcha à contrecœur et Edward me prit dans ses bras me serrant comme si sa vie en dépendait…

« Tu m'as manqué tellement, je suis désolé pour tout… » Murmura-t-il dans mes cheveux en inspirant l'odeur de ceux-ci.

« Tu m'as manqué aussi, Edward. Je t'aimerais toujours d'une certaine façon, tu as été mon premier amour. Mais maintenant, tu dois me laisser aller. Je suis sûr que tu vas rencontrer un jour une personne que tu aimeras tendrement et qui t'aimera en retour de la même façon pour tes défauts comme qualités… » Lui dis-je avec conviction et toute confiance à ce sujet.

Lentement, je me dégageais des bars de l'homme que j'avais tant aimé, mais au fond, en regardant Jasper, je savais qu'il fallait que moi aussi j'avance. Il était temps de construire mon éternité avec mon compagnon. Je souris tristement à Edward avant d'aller rejoindre mon compagnon et me blottir dans ses bras, les bras de l'homme qui était mon compagnon.

Pour une fraction de seconde, je baissais la garde de mon bouclier mental afin qu'Edward puisse entendre mes pensées.

« Je t'aimerais toujours, Edward et prendrai toujours soin de toi… »

Edward écarquilla les yeux de surprise en entendant ma voix dans sa tête.

« Moi aussi, je le ferais toujours… » Murmura-t-il à mon attention même si les autres pouvaient également l'entendre.

Edward sera toujours une partie de ma vie que ce soit ma vie mortelle ou immortelle. Je savais qu'à l'avenir, je ne saurais penser à Edward comme un frère, nous avions un trop grand passé ensemble que pour le considérer ainsi, il sera plus un très bon ami, un meilleur ami même, car lui et moi avons beaucoup en commun et notre amitié me tient à cœur. Je ne veux pas le perdre. Je tiens trop à lui…

Jasper resserra la prise qu'il avait sur moi et fouina mon cou pour s'assurer que j'étais bien là avec lui. Quand il l'eut fait, je le regardai dans les yeux et plaçai un petit baiser sur sa joue délicatement. Pour d'autres, ce geste ne représentait peut-être pas grand-chose, mais pour Jasper et moi, il signifiait le début de nous, ce geste était rempli de promesses pour notre avenir…

« Prends soin d'elle et rends-la heureuse, elle le mérite vraiment. Bella est une femme et une perle très rare… » Demanda Edward à Jasper doucement, mais en me regardant avec tendresse.

Jasper hocha la tête et croisa les yeux d'Edward dans l'affirmation et la complicité.

« Je le ferais, mon frère… Je sais que ton amour pour elle ne mourra jamais, il est éternel… Si je lui fais du mal dans quelconque manière, je t'autorise à m'en faire en retour… » Dit-il avec une expression sérieuse inscrite sur son beau visage.

« Il ne sera pas le seul à te faire du mal, ça tu peux me croire, major ! » en ajouta sombrement Peter.

« Pour moi aussi, c'est pareil ! » dirent en cœur Emmett, mon second père et la plupart du pack qui venaient de rentrer dans la maison.

Tout le monde se tut quand Paul s'avança lentement et commença à faire les cent pas avec une main tirant ses cheveux durement, un signe que je connaissais que trop bien, il était frustré, ennuyé et agacé…

« Pauli ? » demandais-je d'une voix innocente en m'avançant vers lui.

À ce surnom, Paul me regarda avec des yeux noirs, ce qui provoqua le rire des gars du pack et de Leah. Paul avait toujours détesté ce surnom, c'est pour cette raison d'ailleurs que j'avais toujours continué avec celui-ci pour le taquiner la plupart du temps. J'étais la petite sœur ennuyeuse qui savait frapper où et quand il le fallait.

« Je n'arrive pas à trouver une punition digne pour tout ce qu'il a provoqué… » Murmura-t-il toujours frustré.

Je le regardai pendant quelques minutes avant de diriger mes yeux vers Alice et Jacob puis de Jacob et Alice. Je fis ce même mouvement pendant quelques secondes. En les observant ensemble, j'eus une idée fantastique. Une idée diabolique je pourrais dire. J'étais heureuse que j'eusse remis mes boucliers pour que le lutin ne découvre pas mes plans…

Retournant mon regard vers Paul, je lui souris diaboliquement. Il m'observa avec un sourire narquois et un sourcil relevé me demandant silencieusement ce que j'avais à l'esprit et dans ma tête.

« Dis-moi une chose pour que je sois sûr Jared, comment te sens-tu quand tu es loin de Kim ? » demandais-je avec intérêt.

« Une douleur émotionnelle horrible et physique surtout dans la poitrine… Pourquoi ? » Me demanda le concerné curieux et méfiants en me jaugeant sceptiquement.

« Je suis peut-être sadique voir totalement délirante quand je propose cela, Paul, mais c'est la seule chose qui me vient à l'esprit pour être assez digne en comparaison à ce qu'ils ont fait tous les deux… Pourquoi ne pas tenir à distance Alice de Jacob pendant une certaine période ? » Proposais-je avec un sourire menaçant.

Les yeux de Paul s'illuminèrent et un sourire sombre apparu sur son visage tandis que tout le monde dans la pièce frissonnait légèrement en imaginant la douleur de ce que ça allait provoquer chez Jacob et Alice d'être séparé pour un long moment. Cette douleur que Jared a expliquée plus tôt est la même pour les vampires, pour les vampires accouplés.

« Vous ne pouvez pas faire cela. Je suis l'imprégnée de Jacob et il est l'alpha de la meute… » Hurla Alice.

« C'est là que tu as tort, suceur de sang nain… Quand Jacob a décidé de partir avec toi, il a renoncé à ses droits en tant qu'alpha légitime et a démissionné de son rôle de protecteur de la réserve de la Push. Il est désormais un loup solitaire avec aucun membre de son pack, un loup d'un autre pack. Nos règles de ne pas s'en prendre ou s'attaquer à une imprégnation ne s'adapte pas à vous deux puisque Jacob ne fait plus partie du pack… » Expliqua Paul avec un sourire heureux narquois.

Ce n'est pas un secret que Paul n'aimait pas Jacob au contraire il le déteste et maintenant il allait profiter de tout cela…

« Les Volturi seront bientôt là pour recueillir Alice… » Nous informa Carlisle.

« Dans ce cas, nous ferions mieux de partir… Embry, Seth prenez Black avec vous… » Ordonna Paul à ses membres de pack.

Tous deux hochèrent la tête avant de relever Jacob et de le trainer avec eux, retour à la réserve de la Push. J'avais pitié pour lui honnêtement, je n'avais pas envie d'être à sa place, mais tout cela ne serait pas arrivé s'il avait fait correctement son boulot et ce qu'il lui avait été demandé. Assurer ma protection…

« Quant à toi, vient à la réserve rencontré le chef des ainés, il voudra te voir. J'en suis sur… » Murmura Paul dans ma direction. À ses yeux, je pouvais voir qu'il me cachait quelque chose.

« Qui est-ce ? » demandais-je curieuse.

« Tu verras. Oh et soit dit en passant ! C'est un vampire ! » Me dit-il avec un sourire mystérieux.

Je le regardai avec confusion, mais ne dis rien cependant.

« Très bien, je viendrais quand les Volturi seront passés, mais Jasper vient avec moi en tant que mon compagnon… » L'avertis-je fermement.

Paul hocha la tête avant de me faire un clin d'œil pour ensuite sortir de la maison avec à sa suite le reste du pack.

Je les regardais partir pendant un bref moment avant de concentrer mon regard sur Alice. Celle-ci se débattait dans la poigne d'Emmett et de Peter. Je souris béatement en la voyant lutter et se tortiller pour essayer de sortir de cette situation. Je parie que ça, elle ne l'avait pas vu venir…

Une demi-heure passa quand j'entendis le son des pas distincts des Volturi. En me concentrant sur mon odorat, je constatai qu'il y avait Aro, Marcus, Caius, Jane, Alec, Renata et Dimitri comme cortège. Je regardai mon second père et hochai la tête dans sa direction pour lui indiquer qu'ils étaient en train d'arriver. Carlisle sorti de la maison avec moi à sa suite et les autres dans mon dos.

Une fois dehors, je me mis aux côtés de Carlisle avec Jasper me tenant la main, les autres étaient derrière nous. Alice était maintenant couchée sur le sol de la cour d'entrée avec Emmett assis sur elle et Peter lui retenant les bras au-dessus de sa tête dans une poigne de fer… Elle ne pouvait faire aucun mouvement, elle était en train de pleurnicher avec des yeux douloureux, la séparation d'avec Jacob devait surement commencer à avoir ses effets. Heureusement que j'avais placé mon bouclier physique sur mon compagnon afin qu'il ne ressente pas ses émotions. Je ne voulais pas qu'il éprouve la douleur de cette garce égoïste et manipulatrice…

À la fin de quelques minutes, les trois rois et leurs gardes émergèrent des arbres de leur démarche féline, je souris doucement en les voyant surtout Marcus parce qu'il était comme un grand-père pour moi…

Les Volturi s'arrêtèrent à quelques mètres d'où nous nous trouvions avec les Cullen. Aro tendit la main dans ma direction, m'incitant ainsi à aller vers lui. Je m'avançai avec Jasper à mes cotes et baissai mon bouclier mental afin qu'Aro puisse voir tout ce qui s'était déroulé depuis que j'avais quitté l'Italie.

Aro relâcha ma main de la sienne et je m'avançai vers Caius ainsi que Marcus en lâchant pour un petit moment la main de Jasper afin de prendre les leurs pour leur montrer ce que j'avais fait voir à Aro. Une fois, terminer, je e reculais et allai rejoindre le cote de mon tendre compagnon qui avait un air sombre et formel en cet instant.

Lentement, Aro se dirigea vers où se trouvait Alice et s'agenouilla pour prendre sa main. Quand il eut vu tout ce qu'il désirait, il grogna férocement dans le visage d'Alice de colère. Cela devait être assez mauvais pour qu'il perde une partie de son contrôle. Aro se releva raidement et se tint debout, il regarda Alice avant tant de dégout comme si elle était des déchets…

« Je comprends mieux pourquoi Monsieur James Hunter a voulu vous tuer dans cet asile Miss Brandon. Vous êtes vraiment déranger et malade… » Dit-il avec colère et furieusement en grondant.

En entendant les mots d'Aro, j'écarquillai les yeux. Qu'est-ce qu'avait bien pu faire Alice pour être si mauvais ?

Aro se tourna alors et marcha dans ma direction, s'arrêta net devant moi et prit une profonde inspiration essayant de garder son calme, chose qu'il n'était pas souvent pour lui.

« Je pense Mia Stella, que tu devrais voir cela… » Murmura-t-il en me tenant sa main.

Toujours en tenant la main de Jasper, je tendis mon autre main tremblante et pris la main d'Aro dans la mienne pour ensuite me concentrer en fermant brièvement les yeux afin d'entrer dans l'esprit d'Aro pour voir ce qui était aussi mal avec Alice…

Après un moment, je me dégageai de la main d'Aro comme si elle m'avait brulé, dégoutée et furieuse de ce que je venais de voir à travers Aro. Alice avait menti tout ce temps, elle se rappelait parfaitement très bien sa vie humaine. Elle avait tué ses propres sœurs. Ce n'était que des bébés. Comment une personne pouvait faire un acte aussi cruel et terrible ? Si je pouvais pleurer, je le ferais. S'attaquer à des enfants ? Quelle honte !

Alice avait réussi a manipulé un vampire qui tomba amoureux d'elle, le pire était que ce même vampire était le frère humain de James, ce vampire voulait protéger Alice de James parce que celui-ci savait qu'elle était une menace, mais James a fini par tuer son frère, malheureusement pas avant que le frère en question ne transforme Alice.

En se réveillant dans cette nouvelle vie, elle avait eu plusieurs visions et avait manipulé celles-ci pour qu'elles deviennent presque réalité.

Alice avait manipulé à la perfection les Cullen et Jasper pendant de longues années. Quand Jasper faisait un écart dans son régime alimentaire végétarien, ce n'était pas une coïncidence, c'était parce qu'Alice lui envoyait toute sa soif de sang…

Depuis ma naissance, elle avait gardé un œil sur moi. Son plan a commencé à tomber en morceaux quand j'ai décidé de venir vivre avec mon père. Ma rencontre avec Edward, le van de Tyler, la rencontre avec James et mon 18e anniversaire n'étaient pas le fruit du hasard. Elle était responsable derrière tout cela.

Mon enlèvement par Victoria et Laurent aurait pu être empêché, elle leur a dit quand agir et comment le faire… Je ne pouvais pas le croire. Comment est-il possible pour une personne de devenir une personne cruelle et sadique, elle est un vrai monstre pire que le diable lui-même.

Je me laissais retomber dans les bras de mon compagnon et commençai à sangloter incontrôlablement sans larme. J'évacuais ma douleur… Une tempête de vent se leva au-dessus de nos têtes et des gouttes de pluie commencèrent à tomber sauvagement dans un torrent sur le sol signe de ma tristesse et de ma douleur.

« Que se passe-t-il, mon frère ? » demanda Caius de sa voix glaciale.

« Il s'avère que Miss Alice Brandon a orchestré tous les malheurs qu'a vécus notre Bella… » Répondit Aro avec un ton de tristesse pour tout ce que j'avais traversé comme épreuves.

Un grognement sombre et sauvage nous fit sortir tous de notre monde, je me retournais juste à temps pour voir mon compagnon me relâcher et se déplacer vers Alice d'une démarche comme un prédateur, elle était sa proie et il n'aurait aucune clémence, ni pitié. Mon compagnon portait un sourire sinistre. Avant que je puisse aller vers lui pour lui empêcher de faire quelque chose qu'il allait peut-être regretter plus tard je fus attrapé par la taille.

J'étais forcé de rester sur place et regarder ce qui se passait devant mes yeux. Soudainement, Alice hurla de douleur en se tortillant sur le sol comme si elle avait des convulsions, ce n'était surement pas au fait de sa séparation avec Jacob qui lui faisait cet effet… En voyant cela, Peter et Emmett se relevèrent en même temps et se reculèrent de la scène, ils n'avaient pas vraiment envie de subir les foudres de mon compagnon quand il était dans cet état surtout quand il s'agissait de son côté sombre, c'était ce côté qui était en avant et il était sorti pour jouer.

Je fis une nouvelle tentative de faire un pas en avant pour essayer de le calmer, mais je fus retenu à nouveau. En regardant mes agresseurs, je constatais qu'il s'agissait de Marcus et Caius qui avaient des sourires satisfaits jusqu'aux oreilles plâtrés sur leurs visages.

« Il a besoin de venger sa compagne, c'est instinctif pour un vampire surtout un vampire possessif comme lui… » Murmura Marcus dans mon oreille m'expliquant ainsi ce qu'il se passait réellement.

J'hochai la tête à contrecœur et observa mon compagnon. J'espère juste qu'il ne le regrettera pas plus tard…

Mon compagnon s'accroupit, prit une des mains d'Alice et commença à arracher doigt par doigt pour ensuite terminer par la main puis le bras. Il fit de même avec l'autre côté…

« Comment as-tu pu penser un seul instant que tout le mal que tu as fait subir à ma compagne ne se retournerait pas contre toi ? Cela fait-il mal Alice ? » Demanda-t-il sombrement.

Alice ne répondit pas, mais hurla de douleur due non seulement au cocktail d'émotions que lui envoyait mon compagnon, mais aussi en ayant ses membres arrachés morceau par morceau. Je grimaçai quand mon compagnon laissa une longue marque sur son visage qui traversa tout son côté, il l'avait faite avec un de ses ongles recouverts de venin. Cela allait laisser une cicatrice qui n'allait jamais disparaitre, elle l'aurait comme rappel pour le reste de l'éternité enfin si elle vit aussi longtemps…

Quand on compagnon examina son travail et son œuvre, il sourit béatement, fier de lui. Il fit la même chose qu'il avait faite avec ses mains avec ses orteils, ses pieds et ses jambes. S'il continuait ainsi, il allait la bruler et ce serait une peine beaucoup trop douce pour tout ce que cette chienne manipulatrice avait provoqué et fait.

Avec un peu d'effort, je me dégageais péniblement des bras de Caius et Marcus pour ensuite aller dans la direction d'où était mon compagnon.

Je lui touchai doucement son épaule en étant tout de même prudente pour ne pas le brusquer. Il tourna vivement son attention vers moi et me regarda intensément. Quand mes yeux croisèrent les siens, j'aperçu que je n'avais pas affaire à Jasper, mais à son coté plus obscur et sauvage. Maintenant, je comprends mieux pourquoi les autres n'ont pas osé s'approcher de lui pour arrêter ses mutilations sur Alice.

« Major, arrête là où tu en es. Tu ne voudrais pas qu'elle parte d'une manière aussi douce ? » Lui demandais-je innocemment d'une voix douceâtre.

Mon compagnon me fit un sourire diabolique et carnassier en me prenant la main qui était sur son épaule et me tira contre son corps tonique pour que je sois collé tout contre lui. Je le sentis fouiner mon cou avec son nez et déposer plusieurs baisers le long de mon cou, je gémis à la sensation de ses lèvres sur ma peau. Je l'entendis rire doucement à ma réaction avant qu'il ne se dégage et me regarde droit dans les yeux. Ceux-ci étaient complètement noirs remplis de désir, de faim et de besoin, certainement pas de sang.

Je lui fis à mon tour un sourire machiavélique avant de regarder par-dessus mon épaule à Jane qui attendait avec impatience ma demande.

« Jane, amuse-toi bien… » Lui dis-je comme encouragement.

Dans ma vision périphérique, je vis les autres frémir en sachant très bien ce que le pouvoir de Jane pouvait faire pour une personne. Cette dernière regarda pendant un bref instant, Aro lui demanda, la permission. Quand celui-ci lui fit signe avec sa main, un sourire malade apparut sur son visage d'ange avant de porter ses yeux perçants sur le corps tremblant d'Alice…

« Souffrance… » Murmura Jane d'un ton froid avec un visage impassible.

La seconde suivante, Alice hurlait à l'agonie… Quant à moi, je m'assurais que mon compagnon était toujours à l'abri de tout pouvoir.

« Jane… » La ramena à l'ordre Aro en murmurant.

« Démitri, Alec, chargez-vous de Miss Brandon… » Ordonna Caius d'un ton froid et autoritaire.

Les deux Alec et Démitri vinrent prendre le corps en morceaux frémissant d'Alice.

« Aro, que comptes-tu faire d'elle ? » demandais-je avec un sourire narquois.

« Nous allons la garder pendant 20ans, c'est le même nombre d'années qu'elle a causé des préjudices à ton compagnon et à toi, le même nombre d'années qu'elle sera séparé du sien. Elle le verra certes, mais seulement une fois par mois. Alice servira les Volturi en tant qu'esclave c'est-à-dire qu'elle servira tout le monde dans le château et sera punie pour ses méfaits en subissant les capacités des membres de la garde… » Répondit sombrement Aro avec un rictus mauvais.

En imaginant cela, je n'avais aucune envie d'être à sa place surtout en sachant que l'une des punitions serait de se faire torturer par le don de Jane et d'être privé de sang, elle en aurait, mais une quantité minime.

Après un dernier regard et un hochement de tête venant des trois dirigeants et des gardes, les Volturi disparurent petit à petit pour émerger complètement dans les bois environnants.

Subitement après que les Volturi furent partis, je sentis des bras forts m'attraper par la taille pour que je me retrouve dans une étreinte puissante telle une jeune mariée. Avec un grognement primal, mon compagnon se mit à courir à travers la forêt pour m'emmener je ne sais où…

Notre vitesse commença à ralentir au bout d'une heure ou deux, je ne savais pas très bien où nous nous trouvions, par le paysage m'entourant et la neige sur le sol, je devinais que nous étions quelque part au Canada ou en Alaska.

Mon compagnon me déposa sur le sol neigeux, mais ne me relâcha pas pour autant ma main. Il commença à me trainer le long d'un chemin de terre recouvert de cette poudreuse blanche et froide. Au bout du sentier se trouvait un vieux chalet en bois d'un air rustique, mais très naturel. Il correspondait à mon homme.

Je ne pus observer plus longtemps parce que Jasper me tira à l'intérieur en claquant la porte avec son pied. À peine que je me fus retourné pour lui faire face qu'une paire de lèvres douce et lisse entrèrent en collision avec les miennes. Ce baiser était loin d'être lent et tendre, il était passionné et rude…

M'écartant à bout de souffle, même si je n'en avais pas besoin, je fus accueilli par un compagnon aux yeux noirs comme l'ébène où je pouvais tout de même y lire de la tendresse et de la préoccupation en plus du désir et besoin.

« Désolé pour cela, j'ai eu envie de le faire depuis que je t'ai vu dans cette petite clairière avec Rosalie, après que j'ai lâché ma bête à l'air libre que depuis des années elle fût emprisonnée dans la cage que j'avais créée… » Murmura-t-il d'une voix rauque.

« Ce n'est rien. J'ai juste été surprise, il n'y a pas de mal, ni de quoi s'inquiéter. » Répondis-je d'une voix douce en caressant l'une de ses joues dans un geste tendre avec ma main.

Comprenant ce que je disais, il hocha la tête et me sourit avec adoration.

« Je comprendrais si tu veux prendre les choses lentement… » Commença-t-il doucement afin de ne pas me brusquer.

« Non, ça va maintenant. J'ai eu quelques années pour m'habituer à cette situation et tout ce que j'ai vécu. En plus, Peter, Charlotte et Marcus m'ont tous les trois préparé au fait qu'un jour je rencontrerais mon compagnon même si je suis sûr que tous trois savaient de qui il s'agissait avant que je ne le réalise moi-même. Donc non, je n'ai pas peur à ce sujet. Je suis totalement et complètement prête pour être avec toi que ce soit mon cœur ou mon corps. » Lui dis-je confiante.

Jasper m'examina profondément pendant quelques secondes avant de se pencher lentement et prudemment vers moi pour enfin capturer ma bouche avec ses lèvres pécheresses dans un lent, mais passionné baiser.

Maintenant, il me restait plus qu'une chose à faire avant de partager mon éternité avec mon compagnon, prendre ma revanche sur Laurent, que ça allait être amusant surtout quand il allait mendier pour sa misérable existence…

Après ce jour-là où mon compagnon m'a réclamé comme la sienne, Jasper et moi nous nous sommes mis à courir dans la direction de l'Alaska quelques jours plus tard. Mon compagnon voulait un sacré morceau de Laurent, nous n'avions prévenu personne, mais en connaissant Peter comme je le fais, j'étais sûr qu'il était déjà en route à notre suite avec Charlotte à ses cotes. Ayant Peter comme créateur, j'avais un lien très spécial avec lui, très fort aussi. Un peu comme entre deux âmes sœurs, mais moins puissants. Chaque lien était différent. Celui entre Peter et moi était que nous pouvions ressentir les émotions de l'autre.

Jasper e moi arrivâmes très vite en Alaska où séjournaient les Denali. Je me tenais légèrement en retrait de mon compagnon en le rassurant que j'étais en sécurité de tout danger. Nous traversions la forêt du territoire Denali à une vitesse humaine, même si j'étais quelques en arrière de mon compagnon, je lui tenais la main. J'avais besoin de sa présence et de son toucher. C'était une expérience que je n'avais pas envie de vivre, mais je savais qu'il le fallait, pour le bien de ma santé mentale et pour mon avenir, mon éternité avec Jasper.

Jasper e regarda de par-dessus son épaule et hocha la tête vers moi. Signe que je mette mon capuchon en place. En effet, j'avais mon long manteau des Volturi sur moi pour n'alerter personne de mon identité…

Arrivés suffisamment près de la demeure des Denali, nous nous stoppâmes dans un mouvement brusque et nous attendîmes plusieurs secondes voir quelques minutes avant que nous soyons accueillis par un membre du clan.

C'est bien entendu Éléazar qui sortit avec un visage inquiet et un sourire poli.

« Jasper… » Salua-t-il poliment à mon compagnon en guise de bienvenue.

Quand il me vit, il m'examina avant de relâcher un soupir de soulagement.

« Bella… » M'accueillit-il plus joyeux.

« Éléazar… » Dis-je en hochant la tête dans sa direction.

« Que se passe-t-il ? » me demanda-t-il en voyant que Jasper n'était pas prêt à lui répondre ou à le saluer en retour.

« Te souviens-tu de mon histoire quand j'étais humaine que je t'ai raconté lors de notre rencontre ? » lui demandais-je.

« Oui, bien entendu. Comment pourrais-je oublier une telle histoire abominable ? » Répondit-il.

« Eh bien l'homme qui m'a violé fait je le crains parti de ton coven j'en ai bien peur… » L'informais-je.

Éléazar écarquilla les yeux dans l'horreur, mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit parce que suite à ma révélation, une des vitres de l'étage de la maison se brisa faisant ainsi tomber de nombreux morceaux de verre et un vampire à la peau sombre atterri sur le sol avant d'essayer de cavaler à toute hâte essayant ainsi de s'enfuir.

Avant qu'il ne puisse aller très loin cependant, Jasper accourut après lui et le plaqua au sol quelques secondes plus tard quand il l'eut attrapé. Afin d'empêcher Laurent de se débattre, Jasper mit un de ses genoux dans le dos de cet homme qui m'avait détruite et ses mains en les maintenant dans le dos de Laurent.

Éléazar regarda vers Laurent avec colère et dégout en secouant la tête incrédule se demandant sans doute comment il n'avait pas vu cela. En tournant sa tête dans ma direction, il me sourit tristement, partageant ainsi mon fardeau.

« Fais ce que tu as à faire… Cependant, autant te prévenir, Irina pourrait vouloir se venger, ils sont compagnons. Par contre, je ne suis plus si sûr qu'ils soient de vrais compagnons. » M'informa-t-il.

« Je sais. Si elle tente quoi que ce soit pour interférer avec ce problème, je n'aurais pas le choix que d'intervenir… » L'avertis-je.

« Je comprends… » Me répondit-il tristement avant de se tourner et d'entrer dans la maison rejoignant ainsi sa famille.

Une fois, Éléazar disparut, j'allai rejoindre l'endroit où se trouvait mon compagnon et Laurent. Ce dernier essayait tant bien que mal de se débattre afin de sortir de l'emprise de Jasper, mais cela était impossible puisque mon compagnon avait une prise ferme sur ce morceau de merde.

« Que voulez-vous ? » demanda Laurent en criant et en se tortillant.

« Nous allons nous amuser un peu avec toi comme tu l'as fait avec ma compagne… » Déclara mon compagnon sombrement.

« Quoi ? Je n'ai rien fait ! » Répliqua Laurent paniqué en s'agitant dans tous les sens essayant ainsi de trouver un moyen de sortir de la poigne de fer de mon compagnon, mais hélas pour lui, c'était sans succès.

C'est à ce moment-là que je me plaçai devant le corps tremblant de Laurent.

« Oh, mais quel sale menteur horrible que tu es là, Laurent ! » dis-je d'une voix faussement innocente et douce.

« Qui-Qui es-tu ? » bégaya-t-il en voyant mon long manteau noir des Volturi.

En réponse à sa question, je m'agenouillai pour que je sois à quelques centimètres de son visage. Que ça me plaisait de le voir aussi terrifier. Son visage était marqué de crainte et de peur.

« Mon nom actuel est Isabella Whitlock-Volturi, mais quand j'étais humaine, mon nom était Isabella Marie Swan… » Murmurais-je près de son oreille.

Une fois la révélation de mon identité, je baissai le capuchon de mon manteau de ma tête afin qu'il puisse voir mon visage.

Laurent écarquilla les yeux surpris et sous le choc, mais bien vite l'horreur et la terreur vinrent remplir ses yeux.

« Tu es censé être morte… » Paniqua-t-il en gigotant de plus en plus.

« C'est ce que tu aurais aimé hein ? Les rêves ne se réalisent pas toujours, cependant. » Riais-je sombrement et cruellement.

« Jasper… » Dis-je.

Aussitôt, mon homme relâcha l'emprise qu'il avait sur cette ordure. Aussi rapidement que possible, Laurent se releva d'un bond et commença à détaler à toute vitesse comme sa vie en dépendait, ce qui était le cas, craignant certainement pour sa pitoyable vie.

Cependant, il n'eut pas le temps d'aller bien loin parce qu'avec un geste de ma main, un mur de feu se dressa à quelques mètres de lui, l'empêchant de faire un pas de plus. Se retournant, Laurent observa autour de lui dans les moindres recoins s'il y avait une quelconque sortie ou issue afin de pouvoir s'échapper. En comprenant cela, j'entourais Laurent, Jasper et moi dans une cage de feu ainsi personne ne pourra ni entrer, ni sortir.

Laurent fit un pas en arrière sous le choc en voyant le mur gigantesque de feu. Il portait une expression effrayée sur son visage. Lentement, tel un chasseur, mon compagnon s'approcha vers sa proie qu'était Laurent. Avec un visage déterminé, Laurent se mit dans une position accroupie, prêt à l'attaque et à combattre pour se vie parce qu'il savait qu'elle était menacée, je pouvais le voir dans ses yeux.

« Vous ne pouvez rien faire contre moi. J'ai payé mes crimes avec les Volturi… » Annonça-t-il essayant sans doute de nous faire changer d'avis.

Jasper ria de bon cœur en réponse, amuser à ses tentatives pathétiques de sortir de cette situation, situation dans laquelle il s'était mis lui-même.

« Tu es une nuisance pour les Volturi et notre nature. Tu nous exposes à chaque fois avec tes proies. Tu laisses les corps de tes victimes à découvert. Les êtres humains se posent des questions. » Dis-je.

Je vis du coin de mon œil le reste du coven Denali sortir. Tanya me fit un sourire séduisant et ravageur. Je roulais mes yeux à ses pitreries. Je savais très bien depuis longtemps qu'elle me désirait, mais ce n'était pas quelque chose de réciproque. Irina était retenue par Kate et Garrett, ces deux-là me firent un clin d'œil complice.

« Ce n'est pas seulement la chasse aux humains qui est nuisible et qui nous pose problème dans ce cas-ci, mais le viol d'humaines de tout âge. Les volturi ne tolèrent pas cela, que tu chasses des humains, ça passe, car c'est notre ressource naturelle, mais que tu viol tes victimes, ça, c'est inadmissible. » Dis-je avec un sourire amusé en voyant son expression de terreur.

« Dis-moi que ce n'est pas vrai, Laurent ! » lui demanda Irina en criant hystériquement.

Laurent ne répondis pas préférant regarder à ses pieds d'un air coupable, mais je savais qu'il ne ressentait ni remord, ni culpabilité. Irina laissa entendre un long cri étrangler pour finir par un soupir. Elle lui tourna le dos en entrant dans la maison. Voyant comme elle réagissait face à Laurent et lui en allant voir d'autres femmes ainsi qu'en violant des humaines, je pouvais supposer qu'ils n'étaient pas de véritables compagnons. De vrais compagnons ne pouvaient ni rester à l'écart de l'autre, ni tromper l'autre. Carmen et Éléazar suivirent ses pas refusant de regarder cela.

Je reconcentrais mon attention vers l'homme avec qui j'allais passer le reste de mon éternité avant de regarder l'homme qui avait volé mon innocence, mais aussi ma vie et le fait que je ne reverrais jamais plus mon père, mon héros.

En voyant mes yeux bleus nuit, Laurent recula d'instinct. Je souris malicieusement dans sa direction. Oh oui ! Il allait certainement souffrir et mendier.

À pas de prédateur, je fis mon chemin vers cette créature répugnante. M'arrêtant à quelques mètres de lui, j'utilisais mon don qui était semblable à celui de Kate à part que contrairement à elle, je n'avais pas besoin de toucher la personne sur laquelle je l'utilisais.

Laurent écarquilla les yeux quand il vit de l'électricité sortir de mes doigts et recouvrant mes mains. Sans attendre plus longtemps, je lui envoyai une grosse dose vers un endroit bien précis. Je portais un sourire satisfait et malicieux. Ça allait le faire regretter de m'avoir violé. Dans ma vision périphérique, je vis Garrett ainsi que mon compagnon mettre leurs mains à cet endroit qui leur était très précieux. Laurent, quant à lui, tomba sur ses genoux à l'agonie au sol en tenant ses bijoux bien serrer dans ses mains, s'assurant ainsi qu'ils étaient toujours là et toujours bien en place.

Cet homme me regarda en suppliant d'arrêter ma torture qui commençait seulement, il n'avait donc pas compris que je ne faisais que débuter mon petit jeu. Je lui riais au ne diaboliquement. Je vis les autres frissonner en entendant le son de mon rire à part peut-être mon compagnon.

Je baissais l'une des barrières de feu de la cage et envoya Laurent voler avec le don du vent pour qu'il aille s'écraser contre plusieurs arbres. Ceux-ci tombèrent au sol à l'impact de la collision. Laurent secoua la tête remettant ses idées en place puis se releva péniblement.

Mon compagnon se précipita vers Laurent et le tira par les cheveux pour le regarder dans les yeux. Jasper le regarda froidement. Laurent quant à lui le regarda avec des yeux écarquillés de peur. Quand je me fus assuré que mon compagnon avait une bonne prise de lui, je relevai la barrière de feu, l'empêchant tout moyen de fuite.

« Dis-moi, Laurent. Qui est ton créateur ? » Demanda mon compagnon avec un visage impassible et des yeux noirs furieux.

« M-Maria… » Bégaya-t-il terrifier de Jasper.

« Vois-tu c'est la même personne qui a fait la personne que je suis maintenant. Tu connais surement le genre de torture que cette salope exerce ? N'est-ce pas ? » Questionna mon compagnon à quelques centimètres du visage de Laurent.

« O-Oui… » Dit-il en tremblant.

Avant que Jasper puisse commencer sa torture, je me mis dans une position accroupie et mes deux mains à plat sur le sol. En regardant mon compagnon, je le protégeai de mon bouclier physique et mental afin qu'il soit sur et qu'il ne ressente pas les effets de ce que j'allais faire. Rassurer de cela, je me concentrai sur l'électricité et envoya une grande vague de courant électrique à travers la terre. L'effet fut immédiat, Jasper relâcha Laurent et celui-ci retomba au sol en se tortillant de convulsions dû aux chocs électriques qui parcouraient son corps. Il tremblait violemment avec ses yeux allant à l'arrière de sa tête. Laurent hurla de douleur à l'agonie. Mon pouvoir pouvait parfois être pire que celui de Jane quand je l'utilisais de cette façon.

Jasper releva Laurent avec celui-ci toujours en frissonnant en le prenant par les cheveux. Il le relâcha finalement d'un coup sec, mais avant que Laurent puisse réagir, mon compagnon prit l'une de ses mains et la tira si fortement qu'elle s'arracha de son corps sous le coup. Laurent hurla à l'agonie. Très vite, cependant, Laurent essaya de mordre Jasper. Ce dernier ne le laissa pas faire parce qu'il l'envoya valser avec son pied à l'opposé de là où nous nous trouvions. Avant que Laurent puisse frapper de plein fouet le mur de feu, j'installais une barrière avec mon bouclier physique afin qu'il ne brule pas, ce serait bien trop facile.

Quand Laurent retomba lourdement au sol, je me précipitais très vite vers l'endroit où Laurent gisait. J'étais déçue, il ne mettait pas un combat digne de ce nom, sans l'avertir, j'extirpais son bras droit puis l'autre. Il me regarda avec douleur e souffrance. J'avais presque pitié pour lui, enfin presque.

Décider de mettre un terme à cela au plus vite, je mis mes mains de chaque côté de sa tête, mais avant que je fasse un geste, je fus brutalement interrompu par mon compagnon venant dans ma direction avec un sourire malicieux. Il avait quelque chose en tête.

Jasper se mit au niveau de Laurent avant de lui enlever son pantalon en l'arrachant dans un geste brusque avant d'enlever avec force son sexe. Je grimaçai en sifflant légèrement imaginant vaguement ce que Laurent doit ressentir en ce moment précis. Je vis Garrett grincer des dents et se mettre derrière Kate, le plus loin possible de Jasper et de moi. Kate roula simplement les yeux aux frasques de son compagnon.

« Putain ! » s'exclama Garrett en mettant ses mains devant lui pour se protéger.

« Ça, c'est pour avoir violé la compagne ! » déclara durement mon compagnon avec un sourire moqueur en voyant Laurent dans une telle douleur. Il était impitoyable, il n'avait aucune pitié pour celui qui m'avait tant blessé et me prit une grosse partie de ma vie. Il m'avait fallu plusieurs années pour devenir la femme que j'étais aujourd'hui et cela grâce à l'aide de Peter, Charlotte, Marcus et certains des Volturi.

« Il est tout à toi, ma chérie ! » m'annonça mon compagnon fier de lui.

Je tirai d'un geste vif la tête du corps de Laurent et la laissai rouler sur le sol avant de commencer à mettre le reste du corps en morceaux en allant bien lentement afin que Laurent ressente encore plus de douleur de ce qu'il éprouvait. Rassemblant les parties du corps qui jonchaient le sol, je me dirigeai vers le milieu de la cage de feu et baissai le mur de feu puis empilèrent les restes de Laurent avant d'allumer un bucher.

Mon compagnon vint me rejoindre et me prit dans ses bras, les autres vinrent également près de nous afin d'observer le corps de Laurent s'enflammer lentement. Enfin, je m'étais vengé. Je dois être honnête, cela me procurait un peu de satisfaction. Je me sentais mieux. Je regardais à ma droite pour voir émerger Peter et Charlotte de la foret avec des yeux inquiets, je savais qu'ils avaient été dans les bois depuis un moment déjà, ils attendaient juste que j'en finisse, en plus, je suis sûr que Peter retenait Charlotte de ne pas venir. Elle était une vraie mère poule pour ces cas-là. Pour rassurer ces deux-là, je leur souris doucement. Peter hocha simplement la tête en me rendant mon sourire accompagné d'un clin d'œil.

Quelques heures plus tard, je me dirigeais vers la frontière entre la Push et Forks avec à mes cotes, mon compagnon, Charlotte et Peter. À peine sur la ligne du traité, qu'un mur de loups géants apparut devant nous ! Un loup gris argenté disparut derrière un gros buisson pour faire ensuite apparaitre Paul. Celui-ci me sourit joyeusement et impatient, hocha la tête vers Jasper, Charlotte et Peter poliment.

« Viens… » Me dit-il.

Les loups se reculèrent et inclinèrent leur tête vers le bas pour créer un chemin dans leur milieu. Je restais là estomaquer à les regarder pendant quelques secondes avant de marcher et suivre Paul, avec les loups nous suivre à nos côtés. Avec Peter, Charlotte et Jasper, nous continuâmes à marcher derrière Paul et les loups vers les falaises. Une petite maison blanche se tenait debout à l'orée des bois.

Paul e regarda avec un sourire narquois me cachant bien évidement quelque chose. Paul s'arrêta devant la porte d'entrée, frappa plusieurs fois avant d'entrer comme s'il était chez lui. Après quelques secondes, je me décidais finalement et le suivit prudemment sur mes gardes.

Un grand homme, assez robuste se tenait dos à moi observant des photos accrocher sur les murs de la maison, ces murs étaient recouverts de photos. En les fixant mieux, je réalisai qu'il s'agissait en fait de photos avec moi de quand j'étais humaine, certaine quand j'étais bébé et un petit enfant et d'autres de quand j'étais plus âgée. Mais comment les avait-il eus et qui était-il ?

En sentant sans aucun doute la présence de tout le monde dans la pièce, le vampire se retourna, dès que je le vis, c'était comme si j'étais gelé sur place, j'avais les yeux écarquillés en voyant de qui il s'agissait et la bouche grande ouverte. Aussi vite que je réalisais l'identité de la personne, ma main vola vers ma bouche et un cri de surprise en sortit.

« Papa… » Murmurais-je après plusieurs minutes à l'examiner plus précisément avant de me précipiter vers lui et sauter dans ses bras en sanglotant.

Cet homme, Charlie Swan, mon père ria de bon cœur. Si je pouvais verser des larmes, un torrent de celles-ci coulerait de mes yeux. Je ne pouvais pas le croire. Après toutes ces années, croyant que mon père était mort, il était ici, à la Push.

« Comment ? » lui chuchotais-je toujours dans ses bras.

« Un nomade. J'étais au mauvais endroit, au mauvais moment… » Répondit-il en resserrant un peu plus son étreinte.

Je me tournai et regardai Paul ainsi que les autres loups en souriant largement avec des yeux pétillants, il y avait bien longtemps que je ne m'étais plus senti aussi complète.

« Merci… » Dis-je heureuse.

Je les remerciais de ne pas l'avoir tué une fois que sa transformation avait été terminée. Paul avait sans doute pris cette décision pour moi…

Avec mon père, mon compagnon, Peter, Charlotte, ma famille de loups, les Cullen et les Volturi, j'étais enfin complète. Je pouvais être heureuse. Je sentis mon compagnon me prendre dans ses bras et serrer la main de mon père. En voyant mon père et l'homme de ma vie ainsi j'étais comblé et épanoui…

Que notre vie ensemble commence…

… FIN…