Bonne lecture à tous !

Merci aux lecteurs, lectrices, merci à Diane, justabook, Lasiurys, zaika, Elaime, Princess Yuu, Eileen19 pour vos commentaires...

Lasiurys : Ah ah ! Tu as déjà eu ta réponse !

Princess Yuu : Merci de me dire d'enlever la typographie... J'espere que comme ça sa sera plus clair pour toi et pour les autres... En revanche, pour la vitesse (grand V) de l'évolution des sentiments, il me semble que cela fuse... Tout est comme « naturel » pour les personnages surtout pour Hermione et Severus... Dumbledore aime beaucoup avoir une longueur d'avance... Et être un peu nébuleux, il va leur apporter son aide au fur et à mesure je pense...

Eileen19 : Ah ! Ma cerise sur le gâteau, il n'est pas encore l'heure de la déguster ! Le lien... Les révélations suivront dans peu je l'espère un peu de patience ! Dumbledore est disons... Une fouine ? Vraiment, disons qu'il a du noter encore quelques observations et a du comprendre ce qu'il se tramait ! Les conséquences du lien arrivent ! Disons que Severus a déjà un mental bien développer et par soucis d'équité Hermione pourra elle aussi disons avoir ce genre de choses... Au contraire poser des questions... c'est important et pour moi cela me permet de voir où je dois insister pour que vous compreniez bien de quoi il retourne...

Excusez moi le dernier chapitre j'ai oublié de faire mon disclaimer... Les personnages sont à Rowling si elle veut bien me pardonner pour cet oubli... Je lui en saurais gré !!

Chapitre 2 : Une discussion qui dérape

POV d'Hermione :

Je m'étais levée de table. En voyant la mine interdite des garçons, je leur rappelais que j'avais écopé d'une retenue avec le professeur de potion.

- Bonne chance Mione, me souhaitèrent-ils en chœur.

J'avançais rapidement en direction des cachots, le bureau du professeur Snape était tout près. Ma nervosité augmentait d'un cran à chacun de mes pas. Je marchais de plus en plus rapidement. Arrivée en face de son bureau, je m'annonçais en cognant trois fois à la porte. « Entrez », l'injonction avait claqué sèchement.

J'ouvris la porte. Snape était à son bureau, corrigeant des copies à grand renforts de gestes rageurs connotant son mépris, l'encre rouge barbouillait les copies comme autant de blessures qu'il aurait sans doute aimé infliger aux élèves qu'il disait incapables. J'avançais de quelques pas. Le professeur était livide, ses yeux insondables, aussi noirs que l'obsidienne étaient rivés aux copies. Son nez, grand et crochu comme le bec d'un aigle surplombait une bouche fine avec la lèvre inférieure bien ourlée, c'était une bouche faite pour croquer la vie à pleines dents mais le professeur semblait dédaigner cette versatile dame aisément offensable. Ses longs cheveux noirs voletaient autour de son visage au moindre de ses gestes, ils captaient la lumière qui se reflétait sur ses cheveux noirs comme l'encre de Chine. Beau, il était beau, d'une beauté ténébreuse à couper le souffle et je ne m'en apercevais que maintenant. Le maître des cachots était enfin de compte un bel homme. Le grattement de la plume s'interrompit quelques secondes puis repartit de plus belle.

*

POV de Severus :

- Un petit moment encore, Miss. Après nous pourrons parler.

Elle avait sursauté. Elle ne devait plus se rendre compte qu'elle était venue pour cette discussion. Un peu avant, j'avais ressentis des picotements sur mon visage, signe qu'elle me dévisageait intensément. Je n'avais rien dis. Seulement, quand dans ma tête, l'écho de ses pensées avait résonné, j'avais été abasourdi. Moi, Severus Snape, le maître des cachots, un bel homme ? Avait-elle perdu les pédales ?! Ma plume s'était arrêtée le temps de quelques secondes pour repartir ensuite. Une copie plus loin, je délaissais mon travail et ma plume, puis je me levais.

- Miss, venez, allons dans mes appartements, je tiens à ce que personne ne vienne nous interrompre, on passe par la cheminée, personne ne nous verra. Suivez-moi.

Quelques instants plus tard, j'étais dans mes appartements.

*

POV d'Hermione :

Horreur et damnation, la poudre de Cheminette ! J'avais véritablement horreur de ce moyen de déplacement, j'allais encore me retrouver par terre. Quelques secondes plus tard, effectivement, je m'étais fait poussée si fort que je percutais le professeur et tombais littéralement dessus. La position était effrayante. Une miss-je-sais-tout effondré sur le plus beau des professeurs de Poudlard. Ses lèvres n'étaient pas très loin, et c'était plutôt tentant, de plus, la lueur qui brillait dangereusement dans ses yeux me montra que je n'étais pas la seule à le penser.

Je me suis relevée précipitamment, marmonnant une excuse plus que confuse. A son tour, le professeur se releva et s'épousseta sans un mot. D'une main en direction de son canapé, il m'invita à m'asseoir. Quelle embrouille allait-elle me tomber dessus ??

*

POV de Severus :

- Aucune embrouille ne va vous tomber dessus miss.

Elle me regarda avec un drôle d'air. Surprise. Stupéfaction.

- Professeur… ?

- Ici, ça sera Severus. Simplement entre nous, quand nous sommes seuls. Savez-vous ce que sont des inséparables, Hermione ?

Elle secoua la tête. Étonnement.

- Ce sont deux personnes – de sexes opposés – qui sont liés. Par la présence, les émotions, l'esprit et très souvent par l'amour. Être des inséparables est un cas plutôt rare.

- Je… Pourquoi me parler de ceci ? Je ne comprends pas.

Un petit sourire de ma part.

- Hermione, toi et moi sommes des inséparables, annonçais-je doucement.

Elle me regarda comme si j'étais une sorte de minotaure.

- Ce… Ce n'est pas possible. Dites-moi que je rêve, c'est une blague, vous vous moquez de moi ?! s'exclama-t-elle.

Elle tournait dans tous les sens, s'agitait nerveusement. Je n'avais pas bougé d'un iota.

- Comment pouvez-vous être aussi calme ? me demanda-t-elle en s'avançant vers moi.

- Je ne l'ai appris que ce matin et curieusement, je me suis déjà fait une raison.

- Pouvez… Peux-tu éclairer ma lanterne, lorsque tu dis que l'on est lié, ça veut dire quoi ?

- Eh bien… Lorsque tu es nerveuse, je le deviens, lorsque je me mets à gueuler, tu fais de même. Je suis aussi capable de voir par tes yeux, comme par exemple quand tu as fixé la lettre ce matin avant de venir à mon cours. Ou entendre par ton biais. Vois-tu je n'ai certainement pas eu besoin que l'on m'attache pieds et mains liés pour me faire un shampooing ou m'habiller tel que je suis maintenant. Weasley et Potter n'ont aucune imagination : moi et un bouquet de roses à la main, avec une femme…

Hermione rougit un peu.

- Nous pouvons également, utiliser comme une sorte de légilimencie. Je ne pense pas être d'ailleurs, comment dire, un bel homme selon les canons de la beauté.

Hermione était littéralement devenue pivoine à cette évocation.

- Nous savons reconnaître la présence de l'autre, si tu étais devant ma porte, je le sentirais. Quand à l'amour… Ne me pose pas trop de questions sur ce sujet, je ne suis pas un expert.

Un petit sourire apparu sur mon visage. L'Amour, un sentiment fugace, éphémère, si inconstant que tout le monde traquait. Je n'attendais rien, plus rien de ce sentiment fragile comme le cristal.

- Les nouvelles fracassantes s'arrêtent là pour ce soir, ou il y a encore une deuxième couche ? me demanda-t-elle.

- C'est amplement suffisant, je trouve. J'aimerais que l'on discute. Je crois que l'on va être amené à se côtoyer plus souvent et se voir sous un autre angle. Il vaut mieux… Commencer à faire la paix, même si en cours je resterais le même.

*

POV d'Hermione :

Cette histoire était vraiment renversante et je sentais que j'allais être bonne pour Ste Mangouste. Des inséparables… Rien de mieux pour me retrouver enchaînée à mon professeur de potion. Un homme que je sentais taciturne, nerveux et… Serpentard jusqu'au bout des ongles.

Je me rassis sur le canapé, mes mains cachant et soutenant mon visage, mes coudes sur mes genoux. Désespoir, tristesse et mélancolie. Trois mots qui décrivaient mon état d'esprit. Je sentis une main frotter mon dos doucement, un torse musclé contre moi et une tentative de réconfort. Enfin, j'éclatais en sanglots que je retenais depuis une petite heure maintenant. Ma tête dans sa robe, contre son torse ferme, je fermais les yeux et passais les bras autour de lui pour le serrer contre moi à la façon d'une peluche.

*

POV de Severus :

J'attendais que sa crise de larme se finisse. Je n'étais pas doué pour le réconfort et bizarrement être contre Hermione fut plus facile que prévu, comme naturel. Enfin, lorsque la brûlure du désespoir, de sa tristesse et de cette drôle de douleur se fut éteinte dans mon cœur, je sentis la pression de ses bras se relâcher, se détendre doucement. Elle cala sa tête dans mon cou et respira à petits coups d'une façon qui m'intrigua.

- Qu'est-ce que tu fabriques ? lui demandais-je en sentant son nez frôler mon cou en me faisant frissonner.

- Je respire ton odeur. Elle… Elle est tellement enivrante.

Elle me répondit avec cette spontanéité dont je me doutais qu'elle était amplifiée par le lien.

- J'ai la forte impression que tu es en train de me corrompre… lui murmurais-je légèrement tendu, crispé.

*

POV d'Hermione :

J'ai immédiatement ressentit sa crispation, plutôt légère, son corps semblait s'être tendu comme une corde d'arc. J'ai commencé à faire pleuvoir des baisers dans son cou et à jouer avec ses cheveux sur sa nuque, presque naturellement, sans me forcer. Lentement, il se détendit et commença lui aussi à me faire des baisers volatiles qui m'enflammaient l'esprit, aveuglant ma raison. Sa main, d'une chaleur incroyable se posa sur ma cuisse et il commença à déplacer doucement ses doigts, déclenchant chez moi des frissons, et des langues de feu aux endroits qu'il frôlait.

Enfin, sa bouche écrasa la mienne et me communiqua le coté fougueux de ses pensées. Il était plus qu'exigeant, comme lorsqu'il nous enseigne sa matière, il était indéniable que c'était un passionné.

Nous nous sommes arrêtés pour reprendre notre souffle, étonnés par la fougue de nos élans. Nous nous sommes levés et il m'a tendu la main que j'ai saisie pour nous mener dans sa chambre.

Elle était dans les tons verts et argent, Serpentard oblige. Ajouté à cela des boiseries d'une couleur sombre se mêlant harmonieusement avec l'ambiance de la pièce. Une armoire, une table de chevet, un bureau dans un coin avec des piles branlantes de livres et un lit à baldaquin. D'un geste de sa baguette, il alluma un feu crépitant, et alluma de faibles lanternes aux lueurs tamisées. Il conjura un paravent et un pyjama qu'il me tendit.

- Il est tard, le couvre-feu est déjà passé depuis longtemps. Tu ne rentreras pas à ton appartement ce soir, reste dormir ici, me dit-il avec un petit sourire.

*

POV de Severus :

Elle s'est rapidement changée. De mon coté, j'ai enfilé mon pyjama de soie noire. Il me fallait me calmer sinon j'allais lui sauter dessus. Sur ce, elle ressortit, et revint se nicher contre moi. « Merlin, vient moi en aide ! » pensais-je. Nous nous sommes mis au lit et nous nous sommes câlinés pendant de longues minutes - qui semblaient durer des siècles. Je sentais sa timidité, je n'insistais pas.

- Il nous faut dormir ma belle, lui murmurais-je.

Elle vint se coller contre moi et s'endormit rapidement. Sa chaleur contre moi était agréable. Je n'avais pas sommeil, il était encore trop tôt pour moi. Je la contemplais à loisir : ses longs cheveux bruns, indisciplinés étaient soyeux au toucher. Son petit nez surplombait une bouche bien dessinée que j'avais envie de dévorer. Ses rondeurs que je n'osais toucher sans son accord, puissais-je être vieux jeu sur ce point, j'avais quand même mes principes !

Le sommeil me rattrapa au milieu de la nuit et je me laissais emporter dans les bras de Morphée.

Hermione était devant moi, elle me murmurait quelque chose que je n'arrivais pas à entendre. Je m'approchais doucement vers elle, pour ne pas la faire fuir. Un sourire éclairait son visage. Je tendis la main qu'elle attrapa et elle vint se lover contre moi. Elle se haussa vers moi et…

Je me réveillais doucement comme sortis hors de cette douce bulle. A coté de moi, on s'agitait. Hermione murmurait quelques mots indistincts qui semblaient se cogner les uns contre les autres. Un seul mot me fut compréhensible. Elle m'appelait dans son sommeil. Bientôt, je me mis à l'embrasser dans le cou pour la réveiller en douceur. Elle cessa tranquillement de s'agiter pour émerger d'un long sommeil. Son souffle se fit moins profond, ponctué de petits soupirs. Sa main commença à se balader sur les draps pour tenter de reconnaître la texture. Allongée sur le ventre, les cheveux éparpillés autour d'elle comme une fleur grande ouverte, elle était d'une beauté à couper le souffle. Enfin, elle sortit de son long sommeil, et m'adressa un sourire de bien être. C'était le week-end et nous pouvions paresser un peu au lit, quoique ce n'était guère mon style, guère le sien non plus.

Nous nous sommes levés, habillés et nous avons prit le petit déjeuner ensemble. Dans un silence agréable. Nous profitions du temps qu'il nous restait.

Enfin, ce fut l'heure pour elle d'y aller. Mais avant, elle me serra contre elle puis passa ses bras autour de mon cou et m'embrassa. Elle eut une fervente réponse qui la fit sourire lorsque nous nous sommes séparés.

« Au revoir ma belle » lui murmurais-je au creux de son oreille.

Enfin, elle sortit furtivement dans les couloirs et s'éloigna rapidement.

*

POV d'Hermione :

Je trouvais les garçons à notre salle commune. J'étais un peu dans la lune. Passer une nuit avec mon professeur de potion changeait bien des choses et notamment le visage qu'il avait pris avec moi, adorable et attirant, malgré la nouvelle fracassante qu'il m'avait apprise. Je repensais à ses baisers. Pour me changer les idées, je nous ai mis tous les trois au travail, nous devions préparer les ASPICS.