Bonne lecture à tous !

Un petit mot à tous pour commencer : merci aux lecteurs et à ceux qui me postent des commentaires : Princess Yuu; Lasiurys, Eileen19, Alatariel Melawen... J'ai une annonce à faire et je sais pas trop comment m'y prendre... J'aimerai un (une) beta-lecteur (trice) et je sais absolument pas comment on fait... ^^ J'aimerai qu'il me dise s'il (elle) aime la suite... Enfin, ce genre de truc là... Vu que je suis nouvelle, je connais pas encore tous les rouages de la machine... Maintenant, place aux réponses...

Princess Yuu : Merci pour ton commentaire. Et...En fait, il va falloir que tu attendes un peu pour comprendre pourquoi ils sont si proches si rapidement, je vais juste te dire que c'est une caractéristique du lien, le chapitre 8 en parle de plus en plus (on y est pas, je l'avoue... mais patience : la vérité apparaît à qui sait attendre !)... Je sais que c'est rapide... J'aime pas quand ça lambine...

Lasiurys : voilà, voilà le chapitre, deux minutes papillon ! Hihi ! J'aime bien quand c'est romantique... Mais bon, je suis un peu trop sentimentale je crois... Merci pour ton commentaire... Il me va droit au cœur... En fait, la comme c'est les vacances, j'avance bien, mais après j'espère poster un chapitre par semaine... Mais je ne sais pas... Je suis un peu comment dire... J'aime bien balancer ça comme ça quand j'ai envie... Donc je peu pas trop te répondre sur ça, et ça dépendra comment aussi les idées affluent, et surtout combien de temps je mets a taper un chapitre -_-' j'ai horreur de taper un texte c'est long à souhait... Donc bon...

Eileen19 : Hum, oui ça va vite, et... Je vous donnerai une « explication » plus tard dans la fic.. En attendant désolé de te faire mariner... Par contre, pour le tutoiement, j'ai pas fait exprès, quand j'ai écrit se chapitre, j'ai changé j'ai mis juste quand il lui apprend... et comme ça lui a fait un choc... Et ben... voilà, je me suis pas vraiment posé la question, disons que... Sa tombait sous le sens, un peu... Naturel même si ça fait artificiel... Je sais pas, je fais ça au feeling... Mais bon, les explications arrivent bientôt, ou du moins le début... Patience, et merci de me lire... merci pour ton commentaire...

Alatariel Melawen : Déjà merci, pour ton commentaire, et ensuite bienvenue dans ma fic... J'espère que ça ne vas pas trop vite en état d'âme... Entre les deux protagonistes... Que dire de plus ! Ben voilà le chapitre 3 !

Disclaimer : Tous les personnages sont à Rowling...

Chapitre 3 : L'inséparable

Le week-end end était passé lentement, trop lentement à mon gout. Il fallait que j'aille discuter avec le Directeur. Je n'étais pas emballé du tout et malgré ma réticence – je sentais que Dumbledore allait encore me jouer un de ces tours pendables dont il avait le secret, mon instinct me le soufflait – je suis allé à son bureau après avoir donné le mot de passe « smarties ». Encore une de ces fameuses sucreries moldues qu'il affectionnait. Minerva McGonagall, la directrice des Gryffondors prenait le thé avec Dumbledore qui afficha un grand sourire en me voyant. Merlin me vienne en aide, je venais de me jeter dans la gueule du loup !

- Ah mon garçon ! Vous semblez avoir enfin passé une nuit correcte il y a peu.

Sous l'assaut plus que direct je me suis renfrogné. Du coin de l'œil, j'avais remarqué que Minerva semblait être intéressée par les informations que le vieux fou allait encore lâcher sur mon compte.

- Albus, vous savez parfaitement pourquoi je suis venu. Vous n'avez pas besoin de me demander comment je me porte. Ma santé importe peu. Et… Je suis au regret de vous annoncer Minerva, que cette discussion porte sur les effets secondaires que vont provoquer mes potions chez les Mangemorts.

- Bien Severus, je vous laisse. Mon caractère de Gryffondor ne peut que vous irriter quand la discussion porte sur vos chères potions.

Elle semblait outrée que je la fasse partir si cavalièrement du bureau. Lorsque nous avons enfin été seuls, Dumbledore afficha un sourire à la fois narquois et taquin. Ses yeux pétillaient de malice.

- Un crocodile peut-être ? Non ? Bon, alors mon garçon, puis-je savoir pourquoi vous êtes ici ? Et ne me donnez pas l'excuse des potions vous l'avez déjà employée la semaine dernière.

- Je ne vais effectivement pas parler des potions. Je vais être direct. Miss Granger a été vendredi soir en retenue pour être arrivée en retard d'une heure à mon cours. Mais je suppose que vous êtes déjà au courant. J'en ai profité pour la mettre au courant, en douceur comme vous me l'aviez demandé.

- Il me semble qu'elle ne vous a pas quittée de la nuit, elle est partie le matin. Les relations professeur-élève sont… Proscrites, vous le savez pertinemment, Severus.

J'ai sentis la moutarde me monter au nez, et je sais que dans ces cas là je deviens livide.

- Je n'ai pas touché à Miss Granger. Elle a simplement dormi chez moi, il était beaucoup trop tard pour elle de rentrer à son appartement, même pour la préfète-en chef. Que viendrais donc faire une Gryffondor aux cachots ? Cela aurait attiré l'attention de certains de nos élèves, et peut-être même des futurs Mangemorts. Ma couverture aurait été vite défaite. Elle est certes restée à mon appartement mais je n'ai pas outre passé les règles Dumbledore. Je ne suis pas inconscient. Je suis simplement venu vous dire que je le lui avais annoncé.

- Et qu'avez-vous donc décidé ? me demanda-t-il soudain très sérieux.

- On se rencontrera discrètement, et on va essayer de mieux se connaître, dis-je en serrant les dents, et de nous contrôler l'un envers l'autre et de contrôler ce lien.

- Je suppose que vous savez qu'il vous faudra être extrêmement prudent, si Voldemort venait à en avoir vent…

- Merci, je ne suis pas tout à fait inconscient, ne me prenez pas pour un débutant, Albus.

Il m'accorda un de ces petits sourires dont il avait le secret, un sourire qui lui donnait l'air de tout savoir ce que nous pensions et tout ce que nous ressentions. L'agacement avait grandit jusqu'à produire chez moi un geste impulsif. J'ai tourné les talons et je suis sorti dans un bruissement de tissus en claquant la porte. J'ai croisé quelques élèves qui se sont écartés de mon chemin en voyant mon humeur. Je me suis rendu à mon laboratoire, écumant de rage.

*

- Non, non, non et non, Ronald Weasley ! Pas comme ça ! Tu dois bouger ton poignet d'un geste ferme et circulaire, pas en ovale et sèchement. C'est pour ça que tu n'arrive pas à transformer ton cochon d'Inde en gant de fourrure. On croirait qu'il t'a mordu.

Mon agacement était apparent. Depuis plus d'une heure, les garçons tentaient de transformer la pauvre bête. Dès la première fois j'ai réussis, j'ai donc aidé les garçons qui avaient de faibles résultats.

- Cela semble simple pour toi, tu ne comprends pas que d'autres peuvent avoir des problèmes ? On est pas tout des je-sais-tout-sur-tout !

Je n'ai rien pu répondre, Ron m'a blessée.

- Très bien, alors débrouillez-vous tous seuls. Tant pis si vous n'y arrivez plus. Après tout, vous n'avez pas besoin d'une miss-je-sais-tout !

Je suis sortie de la salle en claquant la porte. J'étais vraiment furieuse. Neville est venu vers moi, a posé une main sur mon épaule sans dire un mot. Il m'a sourit.

- Viens dans la Grande Salle avec tout le monde, c'est l'heure de manger, tu seras beaucoup plus calme et puis… Il faut que je te recommande un livre. Il traite de la botanique, ça devrait te plaire.

Je lui ai souris. J'ai voulu avancer en direction de la Grande Salle mais Neville faisait une drôle de tête. Je me suis retournée pour faire face à une haute silhouette, qui semblait être, elle aussi énervée, tendue. Une économie de gestes et une réputation terrible me faisait face. « Et n'oubliez pas le plus bel homme de Poudlard selon vos propres pensées » me tança la voix du professeur. Une bouffée de chaleur m'est montée au visage. Enfin, j'ai décidé de le regarder dans les yeux.

J'ai immédiatement été plongée dans la chaleur de ses yeux noirs, un sourire à peine dessiné était accroché à ses lèvres – à peine un sourire, le coin de ses lèvres se relevant à peine. Un froncement de sourcil vint compléter le tableau. Il n'avait encore rien dit. « Soit ».

- Monsieur Londubat, Miss Granger. Tout le monde doit être arrivé à la Grande Salle et si vous n'y allez pas maintenant, je serais obligé de vous retirer des points.

- Mais pourquoi ? On a rien fait ! demanda Neville.

- Vraiment ? Pour le moment peut-être, mais si vous rôdez, c'est que vous préparez un mauvais coup, un de plus.

- Viens Neville.

J'ai avancé de quelques pas vers la Grande Salle. Neville m'a aussitôt dépassée. « Très beau scénario de machination, professeur. Severus ». Je m'étais un peu retournée et j'ai vu qu'il s'inclinait très légèrement un sourire aux lèvres. « A vos ordre miss. Il me faut bien jouer un rôle de professeur sadique… ». Nous sommes entrés à la Grande Salle, et bizarrement, notre table semblait quelque peu plus bruyante qu'à l'ordinaire. Lavande Brown et Parvati Patil semblaient s'extasier devant quelque chose. Nous sommes arrivés à table et Ginny nous a rencardés.

- Il y a un oiseau là-bas, vraiment beau. Il attend quelque chose. Va voir. Il est vraiment superbe.

Avec Neville, je me suis rapprochée. L'oiseau pépiait doucement. Il était d'une beauté à couper le souffle. Il avait plusieurs tons sur son plumage à la fois pastels et éclatants, quelques uns rosés, d'autres bleus, ou encore vert menthe l'eau. Sur ses deux pattes, l'oiseau attendait doucement comme certain que quelqu'un l'adopterait.

- Neville, c'est un inséparable ! Il est trop ! Cela doit être un mâle. Je me demande où est sa moitié.

A peine ai-je eu le temps de me taire que l'oiseau s'envola… Pour se poser sur mon épaule et ne plus me lâcher.

- Très bien… Il te faut un nom, toi. Ahagur (1).

Accompagnée par ce cadeau tombé du ciel, j'ai passé tous mes cours sans encombre. Mais le plus surprenant a été celui de potion. J'ai à peine eu le temps de m'asseoir qu'il s'était déjà envolé vers le bureau de Snape.

- Tu as bien raison mon ami, les potions te rendraient malade. Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ?! Au travail !!!

Sa voix de velours avait soudainement claqué sèchement. Le professeur conjura un perchoir et y installa l'inséparable. Le cours se passa tranquillement, les trilles de l'oiseau, les potions qui bouillonnaient, le silence, et les hurlements du professeur qui soldaient l'explosion finale du chaudron… Du duo Ron-Seamus. Un cours normal en somme.

Vers la fin du cours, Snape entama la vérification de nos potions et finit par moi et Neville, la potion était plutôt bonne. Neville avait suivit mes instructions et tout c'était bien passé. Le maître des cachots se posta près de moi.

- Londubat, je vous félicite, vous nous avez épargné une énième explosion de chaudron, et cette potion semble à peu près normale, il semble par contre que vous avez contaminé messieurs Weasley et Finnigan. Miss Granger, restez ici quelques minutes j'ai à vous parler, les autres vous pouvez partir.

La salle se vida rapidement, la marée humaine se dévida de la salle de cours.

- Hermione, comme la dernière fois, dès que tu as mangé viens à mon bureau, on ira parler un peu, mais je tacherais de ne pas te retenir.

- Pourquoi ne pas m'avoir envoyé une note. Ahagur, c'est vous n'est-ce pas ?

Il me regarda.

- Qui d'autre ? Ahagur. Celui lui va à merveille. Sa compagne sera heureuse de le revoir ce soir. Gra gal (2) sera enchantée.

Ainsi, il connaissait le gaélique.

- Je connais bien d'autres choses que cette langue… Pars, les autres vont trouver ça bizarre sinon.

*

Elle est partie, Ahagur sur l'épaule. La journée allait me sembler bien longue. Elle ne semblait pas se rendre compte que j'éprouvais un besoin maladif de l'avoir à mes cotés, de savoir qu'elle allait bien. Je lui avais trouvé un inséparable pour qu'il la protège et ce malgré sa petitesse. Un inséparable cachait un véritable atout dans son jeu. C'était aussi un symbole. Par Merlin, je devenais une sorte de garde du corps, inquiet comme une poule pour sa couvée. C'était d'un ridicule… Le week-end avait été atroce, je m'étais cloîtré dans mes quartiers, dans le silence et la solitude.

*

J'attendais le soir avec impatience. Je ne savais même pas s'il me fallait le redouter ou en être contente. J'étais impatiente. Mon caractère s'en ressentait : je ne tenais plus en place en cours laissant pantois les professeurs et les élèves. Plus le temps passait et plus je me rongeais les sangs, devenant de plus en plus insupportable aux dires des autres. Peu m'importait.

Après le repas du soir, je suis allée directement vers les cachots.

*

Trois coups, j'avais sentis sa présence alors qu'elle était encore à l'autre bout du couloir. Elle est entrée sur mon injonction accompagnée par l'inséparable qui ne la quittait plus. Elle a écarquillé les yeux.

- Je vois ton aura…

Surprise de ma part qui du amplifier la sienne.

*

Elle était plutôt sombre à dominante vert émeraude égayée par des touches de rouges comme le sang. Elle semblait auréoler le professeur d'une lueur mystérieuse et sombre. Je ne comprenais pas pourquoi je pouvais le voir ainsi.

- Sans doute un des effets du lien. On y va ? me demanda-t-il.

Au moment où il disait ces mots, trois coups lents retentirent. Le professeur pria d'entrer la personne par un ordre d'un ton froid.

Drago Malefoy entra en me lançant un long regard chargé de dégout et de mépris.

- Que puis-je faire pour vous Drago ? demanda le maître des potions.

- Cela concerne une certaine affaire qui est personnelle.

- Miss Granger, veuillez sortir et m'attendre, nous examinerons ce sujet plus tard, articula Snape avec humeur.

Je suis sortie et j'ai patienté durant une vingtaine de minutes. Malefoy sortit bientôt un sourire malveillant suspendu sur ses lèvres pales. « Entre » me souffla la voix de mon inséparable. Je m'exécutais. Ahagur était toujours perché sur mon épaule. Snape me tendit la main sans un mot, je l'ai saisie et il utilisa la poudre de Cheminette en me serrant contre lui sans doute pour ne pas que je me fasse éjecter par la cheminée. Apparemment le stratagème réussit. Seul Ahagur fut légèrement ennuyé : son plumage éclatant s'était mué en couleurs foncées par la suie. La perruche partit roucouler près de sa belle sur un perchoir. Severus avait un petit sourire narquois causé par les trilles de l'oiseau qui semblait être indigné.

- Ne te moque pas de cet oiseau, je suis absolument certaine que tu serais indigné, offensé et presque furieux pour cette… Hum, perte d'éclat… En particulier auprès de ta belle, lui murmurais-je taquine.

- Tu protèges déjà cet avorton d'oiseau ? Regarde-le, il me tourne le dos, hautain et offensé, drapé dans sa dignité. Sa belle semble pourtant être toujours ravie de l'avoir auprès de lui. Je suis le directeur de la maison de Serpentard et une perte de prestige est une blessure à notre orgueil. Vous les Gryffondors, vous vous jetez la bataille avec courage. Vous adorez protéger la veuve et l'orphelin…

- Gnagnagna… ! le taquinais-je.

Le professeur se mua en une sorte de prédateur à la grâce féline. Il me captura dans ses bras, me colla par terre et commença à me chatouiller avec ce large sourire joueur, un rien sadique et sur de lui.

- Tu triches Severus !

- Tu en es sur ? me demanda-t-il avec son sourire taquin.

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(1) : Ahagur, du gaélique : mon amour.

(2) : Gra gal : bel amour.