Disclaimer : Tout à Rowling, sauf l'idée de cette histoire… J'emprunte les personnages et l'univers…

Tout d'abord veuillez m'excuser pour ce long, très long retard. J'ai énormément de travail à la fac, pour ma première année, et je n'ai que quelques moments de répits…

Merci aux lecteurs, et à ceux qui postent ces commentaires, cela me remonte le moral et me donne envie de continuer… Merci à Alatariel Melawen, Eilen19, justabook, &mayelle et Lasiurys. Enfin, je remercie la bêta qui a corrigé ce chapitre Alatariel Melawen ! Merci à toi du fond du cœur ! Je fais un petit coucou à Princess Yuu à qui je souhaite un bon rétablissement.

Les RARs :

Alatariel Melawen : merci pour le commentaire (et ta participation comme bêta ! !!! en espérant que la suite te plaise !!!

Eileen19 : Merci pour ton commentaire, j'espère que la suite va te plaire... Je vous promet que ça va swinguer prochainement !!! je n'en dis pas plus, je ne tiens pas à ce que le secret soit éventé ! Et surtout merci pour ta proposition... mais j'ai confié le boulot a Alatariel Melawen...

Justabook : Me revoici pour un nouveau chapitre, avec un long retard, le prochain chapitre va bientôt est tapé, et le 13eme est en cours d'écriture... Rebondissements en perspective ! Merci de continuer a lire ! Et merci pour le commentaire !

&mayelle : voilà la suite, avec un très long temps de retard... je suis absolument penaude, pitié ne me tuez pas !!! merci du commentaire !

Lasiurys : Merci de reprendre du service ! Merci pour tout ces commentaires, pondu en peu de temps, hé hé tu as un talent d'analyse assez intéressant... les Doloris... tu verras, niark, hum, je me suis fait plaisir avec l'Amortentia... Quant à Harry, simplement mal à l'aise je dirais ! Hé hé.... tu vas voir, ça risque de devenir explosif... et la tension monte... je ne dis même pas de laquelle il s'agit, tu lis tu t'en rendras aisément compte je suppose... mais merci pour tout ces commentaires... continue !

Nimidias : Bienvenue a toi, ici dans ma fic, merci pour ce commentaire ! Merci pour ta proposition, mais le poste est pris... ça me vas droit au cœur !

Elmorath : Merci pour ce commentaire, et cette proposition pour l'appel au secours, tout cela me va droit au cœur, je suis navrée le poste de bêta est repris !

Bonne lecture à tous !

Chapitre 11 : Migraine et exercices de concentration

SS

Le lendemain, une surprise maison m'attendait devant la porte de mon bureau. Drago Malefoy, appuyé avec une nonchalance – qu'il ne possédait pas – contre un mur. Ses yeux gris trahissaient un malaise qu'il éprouvait depuis quelques temps déjà, en rapport avec sa mission. Il semblait à point, je l'avais laissé mariner pour qu'il vienne m'en parler de lui-même.

- Monsieur Malefoy… Que me vaut cette cette … Visite ? l'ai-je questionné en soulevant un sourcil pile au moment où j'articulais ce dernier mot, avec ma voix froide, tranquille.

Ne dit-on pas « méfiez-vous des eaux qui dorment ? ».

Il a scruté les environs pour savoir si des oreilles malintentionnées ne trainaient pas dans les cachots. Je suis entré dans mon bureau, lui à ma suite. La porte s'est refermée derrière lui d'un sort informulé avec un Collaporta et un sortilège d'insonorisation, j'ai protégé cette conversation.

- Monsieur… Je… Parrain, aide-moi s'il te plait, a-t-il dit, les yeux rivés aux miens, étrangement fragile.

*

HG

J'étais à la bibliothèque, je faisais quelques recherches, plongée dans un livre intéressant traitant des sortilèges avancés pour faire contenir des informations à l'intérieur des objets.

Le livre devant moi, est devenu bizarre, comme s'il avait été agrandit un nombre considérable de fois. Je distinguais le grain – très fin – des pages du livre. Cette sensation dura une poignée de secondes. Au départ, je ne m'en suis pas vraiment rendue compte. Le phénomène s'est amplifié de plus en plus. J'ai secoué la tête pour me débarrasser de cette sensation pour le moins dérangeante. Un mal de crâne a commencé à poindre et à tambouriner dans mes tempes. J'ai du rejoindre mon dortoir.

*

SS

L'image m'a semblée bizarre comme si mon acuité visuelle avait augmenté en quelques millièmes de secondes. J'ai également secoué la tête pour m'en débarrasser, comme Miss Granger, en parfaite synchronisation. Mon filleul m'a regardé d'un drôle d'air.

- Que puis-je faire pour toi, Drago ?

- Le… Maître m'a donné une mission, il a dit que si je la menais à bien, il… m'accorderait la grâce de laisser la vie à mes parents. Seulement… Je ne peux pas… J'en suis incapable…

- Quelle est cette mission Drago ? l'ai-je questionné sans sourciller.

- Je… Je…

Ses yeux ne pouvaient pas… Ne pouvaient plus soutenir mon regard tranquille qui attendait la suite.

- Je devais…

Sa voix s'est éteinte. Je l'ai regardé avec douceur.

- Me tuer, je sais.

- Mais comment… ? Je n'ai pourtant rien laissé filtrer. Je n'en ai parlé à personne.

- Là n'est pas la question, allons voir Dumbledore, il saura sans doute quoi faire.

*

HG

La migraine s'était calmée seulement depuis quelques petites secondes que mon ouïe s'amplifia terriblement : Peeves fracassant une salle de classe désaffectée, les tables et les chaises tombant dans un pèle-mêle abasourdissant. Un peu plus loin, Flitwick expliquant un cours de sa voix nasillarde. Le grattement consciencieux, et appliqué de la plume sur le parchemin du Professeur McGonagall. Un peu plus loin, les pages des ouvrages que l'on tournait à la Bibliothèque. Le bruit feutré et souple des pattes de Miss Teigne sur le sol dallé de pierre dans le couloir du quatrième étage.

Et le silence dans le bureau du Directeur.

Il me semble même avoir entendu le battement du cœur d'une licorne dans la Forêt Interdite.

Cet effet s'est évanoui après quelques minutes intenses Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Il me fallait rendre visite à Remus… Qui fut très surprit de me voir tambouriner anxieusement à sa porte.

- Hermione ? Que se passe-t-il ? Je te sens inquiète.

Je me suis faufilée dans son appartement après qu'il se fut effacé de l'encadrement de la porte.

- Je ne sais pas ce que j'ai…

Un gémissement plaintif s'échappa de mes lèvres.

- Fichue migraine, c'est atroce. D'un coup, je me mets à voir parfaitement une page d'un livre, à tel point que j'ai distingué le grain du parchemin. Après, j'ai entendu Peeves fracasser une salle désaffectée, au sixième étage, et même Flitwick qui faisait un cours aux Serdaigle de troisième années. Je ne comprends pas…

Je fus coupée dans ma phrase par un martellement incessant et douloureux dans mon crâne

Remus me regardait fixement avec ses yeux jaunes ambrés, il semblait figé comme une statue de sel. Bientôt, il bougea, sortant de cette étrange torpeur. Il se dirigea vers la cheminée, jeta un peu de poudre de cheminette et a annoncé sa destination.

*

SS

Le loup garou est arrivé en plein dans notre conversation. Il nous a tous salué, a scruté mon élève avec méfiance.

- Monsieur le Directeur, j'ai bien peur de devoir écourter votre discussion avec Severus et monsieur Malefoy.

J'ai jaugé du regard mon collègue. Il semblait très sérieux.

- Veuillez retourner aux cachots des Serpentard, nous finirons cette discussion un peu plus tard.

Drago a rapidement acquiescé et est partit aussi sec sans rien ajouter.

- Je reviens dans quelques secondes, nous a prévenu Lupin.

Il a disparu par la cheminée pour revenir avec Miss Granger. A sa vue, la migraine que j'avais réussi à mettre de côté se rappela à mes bons souvenirs. Apparemment, elle était dans le même état que moi sinon pire, elle n'était pas habituée à une telle douleur et Remus la tenait par les épaules tout en en gardant une certaine distance.

- Que se passe-t-il ? demanda le Directeur.

- Hermione doit cette migraine par l'amplification de ses sens. La vue et l'ouïe en premier lieu.

- Severus, placez-là sous un dôme d'inconscience, me demanda Albus.

J'ai agis comme un robot, mécaniquement, et bientôt un dôme blanc mélangé à des soupçons de nacre recouvrit l'étudiante.

Remus s'est détendu et a enfin pu nous expliquer clairement de quoi il retournait.

- Sa forme animale est en train de s'affirmer, d'émerger. On va devoir la maîtriser, lui donner des exercices de pratique pour… Pour qu'elle n'explose pas. Son humeur va s'en trouver modifiée, sans doute houleuse et instable. Mais quand le processus sera terminé, elle disposera de sa forme animale comme un sorcier pourra devenir animagus.

- Comment peux-tu le savoir, en être certain, pour ne pas dire catégorique ? l'ai-je questionné.

- A la quantité de phéromones féminines qui enveloppent sa peau. Des phéromones de félin ou de fauve, l'un étant très proche de l'autre, à ce stade je ne puis en être certain. En revanche, ses phéromones… Je ne pourrais plus rester à son contact, je ne veux pas être amené à l'approcher, ma présence… Enfin, ça ne serait plus l'homme qui gouvernerait mais le loup qui est en sommeil. Severus, as-tu un animagus ?

- En effet.

J'ai donné cette réponse du bout des lèvres, mais elle n'était pas tout à fait correcte.

- Quel est-il si je puis me permettre ?

- Cela ne te regarde en rien, lui ai-je répondu d'un ton rogue.

- Un animagus peut l'aider à se maîtriser. Pourras-tu lui donner des exercices de concentration, et de maîtrise, autant théoriques que pratiques ?

- Très bien, je m'en occuperais.

Ma voix froide a retentit, je suis sortis du bureau sur ces mots, pour aller ruminer les derniers évènements.

*

AD

Deux semaines sont passées. J'avais, avec l'aide des professeurs, planifié la surveillance de deux étudiants : Monsieur Malefoy et Miss Granger. Je les regardais évoluer avec un soin presque jaloux…

*

HG

Je ne me souviens pas de ce qu'il s'est passé dans le bureau du Directeur. Il m'a semblé que je dérivais dans une sorte de sommeil duveteux, mes membres et ma migraine engourdis. J'ai juste noté que Remus m'approchait le moins possible et que lorsqu'il était dans la même pièce que moi, son cœur battait beaucoup plus rapidement. Mon ouïe s'était développée de manière spectaculaire. Il m'arrivait de temps à autre d'avoir le crâne prit dans un étau implacable.

Nous étions dans la Grande Salle, en milieu de semaine, au moment du petit déjeuner. J'étais d'une humeur massacrante du à la douleur qui affluait toujours plus à cause de cette maudite migraine. Les hiboux venaient de livrer les journaux ou les courriers dans un bruissement de plumes et de battements d'ailes vraiment bruyants. Évidement, personne n'en avait cure. Mais ce qui avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase, c'était bien les bruits répugnants, avides et certainement pas discrets de Ron. Voilà qui m'avait sérieusement coupé l'appétit et mis dans une rage folle.

Devant tout le monde, j'avais bondis hors de ma place et j'avais incendié Ron :

- Ronald Weasley, fais donc encore plus de bruits, on ne t'entend pas jusqu'en Australie ! Bon sang, tu ne peux pas cesser ces bruitages peu ragoutants ?! Franchement, tu me coupes l'appétit, et sans vouloir être méchante, même les professeurs vont en gerber !

Sur cette tirade peu digne de la Miss-Je-Sais-Tout que j'étais, je suis sortie la tête haute et l'estomac aux bords des lèvres.

*

HP

Hermione les a tous laissé comme des ronds de flancs. Un silence affligeant à régné quelques longues secondes.

A la Table des Professeurs, Dumbledore avait conservé son air malicieux, Remus était un peu abattu, McGonagall pinçait les lèvres, et Snape… Snape semblait froid.

J'ai de nouveau regardé la Grande salle, Ron, à côté de moi, était penaud et n'osait plus rien avaler, le bout des oreilles cramoisies. La Salle a reprit son habituel brouhaha et j'ai reposé mon regard sur la Table des Professeurs.

Snape s'était envolé.

*

SS

L'esclandre de Miss Granger n'était pas passé inaperçue. Et malgré moi, j'avais été quelque peu amusé par le sermon de la préfète-en-chef.

Si Remus a été écrasé par l'odeur de la rage brûlante qui l'entourait, j'ai été également Appelé. Non pas par le biais du lien mais bien par l'odeur brûlante dans la composition de ses phéromones femelles ET alléchante. Il m'avait fallu toute ma maîtrise pour ne pas répondre à son Appel. Sa forme animale appelait ce qui sommeillait en moi.

Dumbledore m'a lancé un regard signifiant qu'il était temps pour elle d'apprendre à se maîtriser. J'ai rapidement et discrètement inspecté du regard la Grande salle et je suis sortit silencieusement, aussi invisible qu'un caméléon.

*

HG

Je me suis dirigée vers les cachots puisque nous devions suivre l'habituel double cours de Potion en compagnie des Serpentard. Le plus surprenant était qu'à peine arrivée à la porte de la salle de classe, elle s'ouvrit à la volée. Le Professeur Snape était devant moi, le regard très noir, intense, et la ligne fine des lèvres – qu'il pinçait – pouvait concurrencer celle de notre Directrice. A la lueur de la lumière, il semblait encore plus livide qu'à son habitude. Sa peau diaphane me tentait incroyablement, je la savais douce, très douce et tiède. Ma vue s'est améliorée et de là où j'étais, j'ai remarqué quelque chose d'inhabituel : au col là où la peau aurait du être aussi blanche que de la neige, on remarquait quelques touches rosées… Absolument divines qui auraient demandées à être embrassées ou léchées. D'ailleurs, il semblait tendu, la ligne de ses épaules le confirmait.

Brusquement, il s'effaça de la porte, me tournant le dos. J'ai cependant entrevu une lueur troublante dans ses yeux.

*

SS

Elle m'Appelait comme un forcené. Ses yeux sont devenus comme ceux des fauves en chasse : de fines fentes. Son odeur m'avait submergé dès que j'ai ouvert la porte. Terriblement tentante. Je n'avais qu'à émettre mes propres phéromones – masculines – et elle craquerait sans retour en arrière possible.

- Très bon discours que vous nous avez offert tout à l'heure Miss Granger ! ai-je ricané en tentant d'oublier l'odeur troublante qui me taraudait.

Avant de la regarder, j'ai sentis l'odeur d'une colère noire qui l'enveloppait et l'aveuglait. En bon Serpentard, j'ai abattus une des cartes de mon jeu.

« Miss Granger, il faut vraiment que je vous apprennes à vous maîtriser. Votre tempérament de Gryffondor vous perdra… »

L'odeur de la colère s'est fracassée sur le sol. Je la sentais désarmée. Ainsi qu'un peu d'agacement.

- Et bien apprenez-moi à me maîtriser… Comme un Serpentard, professeur.

- Si tel est votre désir, retrouvez-moi ce soir dans mon bureau. Dix-neuf heures. Ne soyez pas en retard. Pendant ce temps, je trouverais bien une salle libre et appropriée.

- J'ai une idée qui vous fera gagner du temps : la Salle sur Demande.

- Je ne sais pas où elle est…

- Au septième étage, mais je n'en dirais pas plus…

- Puis-je savoir le pourquoi de cette décision pour le moins… Intempestive ?

J'étais d'un calme olympien, avec cette voix froide que j'utilisais pour terroriser les élèves, cette voix annonçait la tempête.

- Franchement, professeur, pourquoi vous donnerais-je la solution alors que vous ne l'avez même pas cherchée. Cassez-y vous les dents, je ne vous mâcherais certainement pas le travail ! 19h, au septième étage, une porte en bois sombre attirera votre attention… Je vous y attendrais…

Je n'ai rien pu ajouter, la cloche sonnait la reprise des cours. J'ai réendossé mon rôle de sadique professeur, Bâtard graisseux et autres inepties pour la fin de la journée… Qui passa relativement vite, au rythme de mes hurlements et des points enlevés aux autres Maisons.

Au repas du soir, l'arrivée fracassante de Miss Granger me fut annoncée par l'odeur forte, enivrante et piquante qui disait : « regardez moi, vous êtes tous à mes pieds… ».

Je savais que son odeur me ferait tourner la tête dans sa direction et qu'il me fallait une dose de maîtrise pour que je ne saute pas par-dessus la table et l'emporte jusque dans mes cachots pour lui faire subir milles tortures de mon choix… Absolument délicieuses.

Les regards des élèves, toutes Maisons confondues, tout âge confondu, se sont portés et sont restés plantés sur le corps de la préfète-en-chef de Gryffondor. J'avais l'impression qu'ils voulaient la déshabiller de leur regard. Elle ne s'en rendait absolument pas compte : son port de tête était haut et elle avait le regard déterminé, posé droit devant elle. C'est dans un silence presque religieux qu'elle s'est glissée à table et qu'elle a commencé à manger, sans perdre de temps. Le regard de quelques élèves planait encore sur sa personne et ma colère a menacé de déborder.

*

HG

Un quart d'heure avant le cours du professeur, je me suis demandé ce qu'il m'avait prit de lui avoir donné rendez-vous à la Salle sur Demande. J'ai rapidement diné et je me suis levée, pour quitter la salle.

SS

Pour un peu, ma fourchette m'aurait échappée des mains. De nouveau, un silence dans la Grande salle. J'ai levé les yeux. Miss Granger sortait de table… En balançant les hanches d'une manière forte appétissante, digne d'un appel à la débauche.

Une certaine chaleur m'a envahi et je me suis empressé de l'apaiser. C'est le feu dans les veines que je suis sorti de table en marmonnant quelques mots incompréhensibles.

Je me suis rendu au septième étage, là, une porte a attiré mon attention. Je me suis finalement décidé à pousser le battant.

Miss Granger me tournait le dos, je l'ai reconnue à l'odeur. Je suis entré dans la pièce et je me suis arrêté à sa hauteur.

Un lit à baldaquin aux tentures noires et pourpres nous faisait face, il me semblait absolument tentant. L'étudiante s'est retournée vers moi, embarrassée :

- Ce n'était pas ce à quoi je pensais… Excusez-moi.

Derrière moi, la porte s'est refermée, le lit a disparu au profit de tatami.

- Je vais d'abord vous demander de vous concentrer : fermez les yeux, n'écoutez que ma voix et trouvez une position dans laquelle vous vous sentez bien et qui vous semble naturelle.

Elle s'est approchée de moi et a calé sa tête contre mon torse, le visage caché par mes propres vêtements, ses cheveux me chatouillant le menton. Je me suis reculé. L'odeur tentatrice m'enivrant de plus en plus. Je craignais de ne plus pouvoir me maîtriser.

- Miss Granger, ne jouez pas avec mes nerfs, je vous prie.

- Monsieur, vous m'avez demandé de trouver une position qui me semblait naturelle, je l'ai fait… Et si vous pouviez m'encercler avec vos bras, ça serait vraiment parfait.

Sur ces mots, elle a commencé à respirer par petites touches ce qui m'intrigua.

- Mais que vous faites-vous ?

- Votre odeur est… Enivrante, monsieur… Très agréable… Ça me donne… Envie de…

- Ça suffit, Miss, un peu de retenue ! l'ai-je coupée.

- … Vous… Sauter dessus… A-t-elle terminé.

Elle avait les yeux clos, elle était dans mes bras, elle m'avouait même que mon odeur la rendait dingue, et moi, je devais lui apprendre à se maîtriser alors que je n'avais qu'une seule envie : l'emmener dans mon lit et lui faire l'amour jusqu'à ce qu'elle crie grâce. Merlin m'en voulait !

*

HG

J'avais l'impression de baigner dans une chaleur étouffante pourtant absolument agréable. L'odeur de Snape me fascinait, me faisait perdre pied. Et dans cette brume tiède, la voix patiente et calme perça :

- Bien reprenons. Essayez d'enlever toutes ces pensées parasites. Vous vous souvenez de toutes ces migraines de cette semaine ? Ou encore quand votre vue et votre ouïe se sont amplifiées ? Votre humeur qui change très souvent ? Je vais vous apprendre à les maîtriser et bien plus encore. Vous ne savez pas ce qui vous arrive, n'est ce pas ? Dites-le ! Dites-le Miss Granger !

La voix qui me murmurait calmement quelques secondes plus tôt a enflé et s'est emparée de ce que j'étais, je suis devenue une sorte de marionnette, sans repères, sans orientation. La voix m'ordonnait de dire que je voulais me maîtriser. Et c'est les nerfs tendus à craquer, l'odeur de Snape m'enveloppant comme une bulle protectrice que j'ai exprimé mon consentement.

*

SS

J'ai été obligé de la presser, en utilisant une sorte d'hypnose sournoise. Sa forme animale l'aurait fait exploser, les dégâts – et la douleur – auraient été considérables. Au lieu de ça, j'ai commencé à la calmer, et à tester ses capacités. Parfois, le sujet était atteint par une folie irréversible lorsque sa forme animale faisait surface.

Doucement, j'ai accentué mon emprise, et je lui ai expliqué ce qui lui arrivait :

- Ta forme animale est en train de se déclarer progressivement, tout indique que tu seras à classer parmi les félins ou les fauves. Une forme animale, c'est ce qui vit en toi, ton animal t'habite, ce n'est pas encore la même chose que les animagi. Commence d'abord, par ton oui, maîtrise-la de façon à entendre certaines choses. Toute la semaine, je vous enverrais un parchemin. Pour la vue, nous verrons cela lors d'une séance particulière ici même, samedi prochain à 9h. Nous allons nous occuper des phéromones que vous émettez ces temps-ci, la transformation animale viendra d'elle-même. Ce que je vous demande en revanche, c'est de me prévenir à la moindre migraine et au moindre changement animal. Commençons avec vos réactions…

*

HG

L'exercice m'a plongé dans un flou total, je ne savais même pas trop ce que je faisais. J'étais de plus en plus attirée par l'odeur en face de moi, contre moi. J'étais fatiguée, et ma maîtrise s'effritait. Pourtant, je me souviens encore bien du moment où j'ai craqué et où je l'ai embrassé. Tout s'est emballé, j'entendais distinctement nos sangs rugir dans nos veines, nos battements de cœur affolés, et notre respiration erratique, son souffle rauque dans mon cou.

*

SS

Sans avoir besoin d'y penser, la Salle sur Demande a fait réapparaître le lit à baldaquin. Sans m'arrêter d'embrasser Hermione je nous ai fait basculer dessus. Les sens en feu, aveuglé par mon désir, ma raison en déroute, j'ai laissé mes mains et ma bouche errer sur ce corps qui s'offrait à moi. Brusquement, j'ai su qu'elle était la forme animale de la jeune femme qui se trouvait dans mes bras et qui se tordait sous mes caresses.

J'avais été suffisamment aveuglé, enivré par son odeur. Ma propre réaction ne me laissait aucun doute. Je savais ce qu'était Miss Granger. La tête relevée et les mains immobiles, j'ai enfin compris. Doucement, je me suis relevé.

*

HG

Le visage de Severus caché par ses longues mèches noires s'est éloigné de moi, m'a ramené à la réalité. La chaleur s'est changée en glace. Et une sorte de grosse pierre s'est mise à peser lourd dans ma cage thoracique. Je me suis relevée à mon tour, aux cotés du Maître des Potions.

*

SS

J'ai regardé son visage. Sa tristesse faisait écho à la mienne. Il n'était pas encore temps pour nous. J'ai approché une main et j'ai crassé sa joue, doucement, tendrement.

- Ce n'est pas encore le moment pour nous, petite Hermione.

*

HG

Sur ces mots, il est partit me laissant seule avec mes pensées semées aux quatre vents…

OOOOoooooOOOO

A votre avis qu'est ce que nous cache Snape ? Savez-vous quel est la forme animale d'Hermione ? Qu'en pensez-vous ???