Disclaimer : Tout à Rowling, les personnages autant que l'univers... J'emprunte ces personnages, bien sur sans aucune fin lucrative !

Tout d'abord, je tiens vraiment à présenter mes excuses : je tarde vraiment à publier ces derniers chapitres... J'ai eu quelques soucis qui ne m'ont pas donné envie de taper ce chapitre. Bref, excusez moi !! Mea maxima culpa ! Et puis bien sur un grand merci aux lecteurs, et aux courageux qui postent des commentaires... Ah et puis une petite info : un lemon est envisagé pour bientôt, patience il ne reste plus qu'un ou deux chapitres...!

RARs :

Jessyka : Hé hé ! Tu chauffe dur en fait, mais c'est pas encore ça... On apprend la couleur sur ce chapitre, et ça met sur la voie... Je n'en dit pas plus, mais merci beaucoup pour ce commentaire ! J'espère que la suite sera aussi appréciée ^^.

Eileen19 : Ta réflexion est construite, il est vrai que quand je relis mes chapitres après coup, je remarque que je n'ai pas laissé beaucoup d'indices et pourtant sur un autre site un lecteur/ une lectrice a déjà trouvé... Voici une scène qui va définitivement les rapprocher, je pense, et qui annonce enfin l'arrivée d'une relation suivie... Si si !! Merci pour ton commentaire, et d'être au poste !

zaika : Voilà un commentaire qui ne laisse pas de doutes sur ton enthousiaste ! Merci pour tout ! Je continue, avec du retard !

MP : Bienvenue à toi ! Et je suis ravie que tu aime cette histoire ! Merci pour le commentaire !

Ever – Snape : De même, bienvenue à toi ! Je suis absolument... super méga contente :p que cette fic te fasse cet effet... Merci pour le commentaire !!!!

Kriistal : Hé hé hé ! Tu n'es pas bien loin non plus... Pour Hermione ! Snape... Lui va être dans de beaux draps à la fin de ce chapitre ^^. Merci pour ce commentaire.

Et enfin, je vous souhaite à tous une bonne année (bon juste deux mois en retard –' ). Bonne lecture à tous !

Chapitre 12 : Forme animale et conjectures

SS

J'étais absolument certain de la forme animale qu'allait prendre Miss Granger. Elle aurait besoin de ma présence, sans doute plus que lorsqu'elle avait appris que nous étions des inséparables. Cela me semblait si lointain, il s'était pourtant écoulé pas plus de deux mois et trois semaines.

*

HG

- Hermione !

Ça, c'est le cri de Harry quand il reçoit quelque chose d'extrêmement plaisant.

- Hermione, c'est Noël ! J'ai été exaucé !

De nouveau, ce cri. J'ai levé la tête du livre que je lisais. Un large sourire barrait son visage. Il semblait vraiment heureux.

- Que se passe-t-il ?

- Les Aurors ont attrapé Queudver ! Ce sale rat !

- La presse en parle ?

- Non, il est tenu au secret au QG de l'Ordre.

- Pourquoi la presse n'est-elle pas au courant ?

J'ai froncé les sourcils, pour tenter de comprendre...

- Disons que les Aurors en question étaient des membres de l'Ordre.

Harry m'a offert un sourire éblouissant de bonheur, de joie incrédule.

- Mais le mieux, c'est que Sirius a été innocenté, et c'est ici qu'il va vivre pour le moment, et je vais pouvoir être avec lui.

- C'est super ! Faut qu'on aille le féliciter !

Notre Trio – on avait prévenu Ron en passant – dégringola les escaliers jusqu'au Hall où l'on a retrouvé les membres de l'Ordre du Phœnix, Sirius, Dumbledore, Fudge, et une meute de journalistes.

Son odeur n'était pas très loin.

Ron et Harry se sont précipité vers Patmol, j'ai attendu patiemment. Finalement, il s'est tourné vers moi et d'humeur badine, il m'a fait un clin d'œil et m'a tendu la main, de manière fort galante. Avec un grand sourire, j'ai couru vers lui et me suis jeté dans ses bras, dont un s'est enroulé autour de ma taille, puis il a posé un bisou sur mon front. Je l'ai serré fort contre moi, dans sa chaleur, alors que la température baissait considérablement. J'ai croisé son regard noir, acéré, polaire, ses yeux en fines fentes. Animales. La ligne de sa mâchoire était très tendue, il serrait les dents.

Brusquement, il est partit dans un tourbillon de capes noires.

*

SS

L'odeur de ma propre colère m'a submergé. Ma jalousie m'a rongé les entrailles. Black et Hermione en un petit couple. La vision était intolérable. Ma rage déferla, et arrivé dans mes quartiers, je brisais tout dans mon sillage et loin de calmer ma douleur, je me transformais et quittais le château pour noyer ma peine dans la Forêt Interdite en compagnie de bien d'autres d'autres créatures.

*

HG

Un écho, au loin, me fit dresser l'oreille, inquiète. J'aurais pourtant dû être heureuse. L'Ordre du Phœnix, presque au grand complet, fêtait la liberté de Sirius.

Harry et Ron était heureux que Severus ne fut pas présent. Je me suis levée, et ai tendu l'oreille, aux aguets. Un silence étrange régnait ici, pourtant je n'en avais cure. J'avais encore, bien présente en mémoire, l'odeur qui émanait de lui lorsque j'avais pris Sirius dans mes bras. C'était son hurlement que j'entendais au loin, pas de doute. J'ai couru hors du Château, sans même entendre les exclamations de Remus, Harry ou Ron.

A la lisière de la forêt, une forme noire était maculée de boue. Severus était là sous mes yeux, las, fourbu sous sa forme animale. Un grand fauve qui m'ignora superbement et se vautra la seconde suivante sous sa forme humaine.

Une bordée de jurons et d'imprécations sont sortis de sa bouche. Je me suis approchée de lui et l'ai aidé à se relever pendant que son ton se faisait amer :

- Riez bien Miss Granger, de me voir dans cette posture pitoyable. Vous n'êtes pas prête de me revoir comme ça.

- Ça suffit Professeur ! Si vous tenez tant à ce qu'on ne vous aide pas, c'est comme vous voulez, cependant, que vous le vouliez ou non, je vais vous accompagner jusque dans vos quartiers et vous soigner. Si vous faites ne serait-ce que la moindre objection ou la moindre remarque je vous emmène chez madame Pomfresh qui sera ravie de s'occuper de vous pendant un mois. Ne me tentez pas.

*

SS

Son regard était assez explicite pour me faire comprendre qu'elle le ferait sans la moindre hésitation. J'ai serré les dents et ravalé la réplique cinglante qui me venait : je n'avais pas ma moindre envie de finir à l'infirmerie avec madame Pomfresh pour Sombral de garde.

*

RL

Un silence a plané sur le banquet. La sortie d'Hermione nous a stupéfié. J'ai remarqué que sa transformation animale avait réellement commencée : elle avait changé de forme son oreille pour qu'elle devienne celui d'un fauve. Sirius, Minerva et moi-même avions entendu le hurlement dans la Forêt Interdite. Fol Œil nous a calmé d'une phrase :

- La petite le soigne, il a pas l'air de danser de joie mais il la supporte dans son antre, je crois qu'il n'a guère le choix.

*

HG

Severus s'est trainé jusqu'à sa salle de bain pour prendre une douche, je l'ai attendu dans son salon. Quelques minutes plus tard, il est ressorti, une serviette autour des reins, les cheveux trempés et des gouttes d'eau dégoulinaient sur son torse. Quelques entailles et des bleues parsemaient son corps, du moins ce que je pouvais en voir.

Il s'est dirigé vers sa chambre, a posé quelques fioles sur la table de chevet alignées en rang d'oignons. En sentant ma présence, il s'est retourné vivement, lui attirant une grimace de douleur.

- Que voulez-vous encore ?

- Vous soigner évidement. Vous êtes couvert d'ecchymoses et de coupures.

- Ce n'est rien. Sortez d'ici.

- Allongez-vous, professeur. Et souvenez-vous : encore une protestation et c'est madame Pomfresh qui s'occupe de vous.

- Merlin me vienne en aide ! Marmonna-t-il.

- Je considère que je n'ai rien entendu. Allongez-vous sur le ventre.

J'ai ouvert le pot et pris une noisette de crème dans le creux de ma main. J'ai commencé à l'étaler là où il y avait des bleus, des coupures et des hématomes.

Un quart d'heure plus tard, j'avais fini le dos mais je devais lui demander de retirer sa serviette pour m'assurer qu'il n'avait rien. Je sentais le sang dans mes joues qui devaient prendre des couleurs.

- Miss Granger, cessez ces atermoiements, je vais enlever cette serviette.

- Comment...?

- Votre odeur, et le lien...

Il a enlevé ladite serviette et je me suis occupé rapidement de la partie inférieure. La gène m'a envahie mais j'ai continué à m'occuper de lui. Enfin, il a fallu que je m'occupe du torse.

- Retournez-vous. Sur le dos.

J'avais le dos en compote. Je me suis donc mise à califourchon sur lui, au niveau du bassin, toujours recouvert de sa serviette.

J'ai massé les épaules endolories, le torse tailladé d'un peu partout jusque son ventre. La crème était assez froide au départ puis devenait tiède. Rapidement, j'eus les mains brulantes. Les cheveux de Severus avaient séchés, en vrac, de même que sa peau diaphane. Lorsqu'il a fallu qu'une fois de plus que je délace la serviette – je devais m'occuper de la hanche – j'ai reposé mon regard sur le visage de Severus, qui, les yeux clos, semblait se laisser faire. Doucement, sous l'intensité de mon regard il a ouvert des yeux dilatés, assombris et voilé par le désir.

- Il faut que tu y ailles, je ne vais pas pouvoir me maîtriser plus longtemps. Pars.

*

SS

Le feu dans mes veines m'obligeait à adopter une gestuelle lente. Je n'avais fait que murmurer ces mots, d'une voix rauque. Déjà, c'était un miracle qu'elle n'eut pas remarqué ma réaction physique. Les nerfs tendus à craquer par ce massage grisant et agréable m'avait paru encore plus intéressant lorsqu'une vue imprenable s'était offerte à moi : nous étions le weekend, et elle était à un banquet privé, donc nul besoin de la tenue règlementaire qui camouflait toutes ses rondeurs.

Malgré mon avertissement, elle s'est déplacé tout doucement de façon à se retrouver appuyée sur mes genoux. Lentement, elle a fait glisser ses mains le long de mes côtes, m'attirant un ronronnement assortit d'un feulement appréciateur. Ses mains se sont portées sur la serviette et a dégagé le pan qui la tenait en place. Elle s'est occupée de la hanche, elle était tellement appliquée qu'elle ne remarquait même pas mon érection plus que douloureuse. Ses mains chatouillaient ma hanche, à un point sensible, qui me donnait envie de hurler, heureusement, j'ai réussi à me retenir - l'entraînement avec le Lord Noir est très utile par moment.

Elle s'était occupée de la hanche la plus accessible, et pour qu'elle puisse s'occuper de l'autre, il lui faudrait ouvrir la serviette.

- Tu es consciente de ce que tu fais au moins... ai-je marmotté, un peu mal à l'aise.

Elle m'a regardé avec un sourire, a regardé la serviette et a noté la bosse bien visible. Son sourire est devenu plus ironique.

- Je n'avais même pas fait attention, et je sais ce que je fais.

Avant que je pu dire quoi que ce soit, elle m'a embrassé. Le reste s'est perdu dans la confusion. Toujours est-il que lorsqu'elle a calmé le jeu, mon entaille à la hanche cicatrisait déjà.

- Petite peste ! Le choixpeau aurait du t'envoyer directement à Serpentard !

Elle ricana et se dégagea de mes jambes. Moi, je m'étais levé pour prendre des habits propres, mais un coup d'œil en arrière m'en dissuada : mon ange était à moitié allongée sur MON lit comme alanguie. Avec une exclamation étouffée, je retournais à mon emplacement initial, tout contre elle.

Là, bercé et enveloppé par son odeur, je fini par m'endormir.

*

HG

Cela m'avait manqué de dormir contre lui. Je m'étais donc rapidement déshabillée, je ne gardais que mon slip, tout en empruntant un t-shirt noir à mon bel endormi. Là, j'ai enfin été emportée dans les bras de Morphée.

*

HP

Je n'avais pas eu de nouvelles d'Hermione depuis des heures. Il était tard. Je décidais donc de consulter la carte des Maraudeurs. Je la trouvais, une fois de plus, avec le professeur Snape. Je lui ferais donc savoir que j'étais au courant pour eux...

*

HG

« Il est l'heure de se réveiller, ma douce... » La petite voix murmurait, chaude, caressante, douce comme du velours, sourde et rauque.

J'ai ouvert un œil puis l'autre, pour rencontrer le regard amusé, un sourcil arqué de Severus.

- La marmotte, il est temps de se lever. On est dimanche, mais je dois m'occuper de ton entraînement.

« Entraînement », rien que d'entendre ce mot, je me mettais à saliver. Mon regard couru sur le corps de Severus qui frissonna.

- pas cet entraînement-là. Ça, on s'en occupera à un autre moment. En temps voulu.

*

SS

Une teinte un peu plus colorée envahit ses joues, je m'en délectais, je n'étais néanmoins pas peu heureux qu'elle pense à cet aspect de la vie – fort délicieux...

« Fallait pas jouer à ça, ma douce. Tu comprendras plus tard... » me moquais-je.

« Je n'ai même plus le droit d'avoir des idées déplacées envers mon professeur de potions ? »

Sur cette réplique peu innocente, j'éclatais de rire.

- Debout !

*

HG

A suivi une journée fatigante pendant laquelle j'ai du apprendre à calmer mes phéromones et à utiliser ma vue et mon ouïe comme je l'entendais, ce que je réussissais plus ou moins.

*

HP

Une semaine a passé et je n'eus guère eu le temps de voir ma meilleure amie. Une sortie à pré-au-lard se profilait et je comptais bien la mettre à contribution pour lui parler.

*

HG

A la fin de cette semaine, après avoir passé chaque soir à s'entraîner, je maîtrisais mon ouïe, ma vue, le goût, l'odorat et le toucher. Ces trois derniers avaient été les plus simples à maîtriser. Ma transformation n'était encore que partielle et de moins en moins spontanée. J'arrivais à contenir mon odeur, excepté dans les cas de grande émotion.

Severus avait eu des envies de meurtres, deux fois cette semaine : j'avais éclaté de rire à une caricature de Trelawney, deux Serpentard m'ont sifflés comme l'ont siffle une belle fille dans la rue. Pas de chance pour eux, Severus n'était pas loin. Bilan des courses : Cinquante points en moins chacun et un mois de retenues avec Rusard. La deuxième fois fois, ce fut Serdaigle qui eu des pots cassés : au petit déjeuner, un Serdaigle de dernière année m'a demandé de tout go de sortir avec lui, j'étais d'humeur badine peu avant et l'odeur lui a chatouillé les narines en le croisant dans le couloir. En tout cas, il y a eu un gros blanc quand il s'est présenté devant moi, une rose pourpre à la main. J'ai cru que mon Serpentard allait s'étrangler avec son café. Au final, une vingtaine de points enlevés pour exhibitionnisme et des soirées à consacrer à Hagrid, qui allait en pleine Forêt, très tard le soir.

Enfin, ça a été le weekend, le vendredi soir, dans la Salle sur Demande, à la fin de l'entraînement, je lui ai demandé s'il allait à Pré-au-lard pour la sortie.

- Oui, je vais aller voir l'apothicaire. Il me manque quelques ingrédients. Je ne reste pas plus longtemps.

*

SS

Ce que je ne lui avais pas dit c'est que j'allais faire un tour dans un certain magasin... Pour le plaisir des yeux et j'avais une idée sur ce que je voulais trouver.

J'ai vu son visage devenir triste.

- Que se passe-t-il ?

- J'aurais aimé être avec toi...dit-elle en détournant les yeux.

- Une sortie... En amoureux ?

Elle acquiesça simplement, incapable de dire un mot.

- c'est dangereux, je ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles.

J'eus un sourire. Serpentard.

- Mais je me débrouillerais pour t'enlever au nez et à la barbe de Potter et de Weasley. Parole de Serpentard. Il faut que tu rentres, tes camarades sont s'inquiéter ou encore pire : jaser.

Elle a soupiré, puis nous sommes partis.

*

HG

Je suis rentrée au dortoir des Gryffondor pour me faire questionner par Lavande et Parvati. J'étais fatiguée et absolument pas disposée à répondre à la moindre de leur question indiscrètes. Je n'avais qu'un désir : dormir.

*

SS

Le jour s'est levé. Je devais m'occuper de la sortie de ces cornichons sur pattes appelés « élèves » par ce vieux fou barbu. Je devais aussi faire quelques emplettes...

Dehors, l'air était plutôt frais, et c'est dans mes robes noires, mon écharpe de Serpentard autour du ou que j'ai supervisé la sortie à Pré-au-lard. Je me suis d'abord rendu chez l'apothicaire et j'ai expédié mes affaires en deux temps trois mouvements. Enfin, je suis passé à la fameuse boutique, en ayant changé mon allure via un charme, je ne tenais pas à ce que des potins courent sur mon cas. J'ai eu un coup de cœur quand j'ai trouvé ce dont je rêvais. J'ai réglé la note et suis sorti chercher Hermione.

*

HG

Harry me regardait bizarrement. Il a profité que Ron parle avec ses frères pour me parler.

- Hermione, je sais pour vous deux. Je suis au courant pour Snape. Je n'ai pas mis Ron dans la confidence.

- Qu'est-ce que...?

Je n'ai pu finir ma phrase.

- Je le sais depuis longtemps. Et Snape sait que je sais. Pour vous deux. Pourquoi...?

- Harry, ne répète ça à personne. Voldemort ne doit pas être au courant. Je t'aiderais pour l'Occlumentie. Severus et moi sommes des inséparables. Ça ressemble beaucoup au principe des âmes sœurs. Si l'un de nous gueule, l'autre fera pareil, nous savons où est l'autre et nous pouvons même nous parler via le lien. Je ressens sa douleur, je vois et j'entends ce qu'il entend et ce qu'il voit. Si l'un de nous meurt, l'autre ne pourra survivre. Notre état de santé est relié. Mais ce n'est pas tout, j'ai aussi une forme animale et il m'aide à la maîtriser. Une forme animale, c'est juste l'animal qui sommeille en moi qui émerge. Ça ressemble aux animagus sauf que c'est naturel. Et non, je ne sais pas encore ce que je suis.

- OK. Je comprend mieux.

- Il faut que je vous laisse. Je vais à la librairie et je vais rentrer directement ensuite. Je vais devoir m'entraîner.

- Attends, Ron vient de finir.

Ensemble, nous sommes sortis de la boutique. Les garçons parlaient, moi, j'étais silencieuse.

J'ai senti une paire de bras s'enrouler autour de moi et une main se poser sur ma bouche. L'odeur de Severus.

- j'avais dis « au nez et à la barbe », non ? Nous sommes invisibles, je nous ai soumis à un sort de désillusion. Et tant que nos peau se touchent tu n'es pas visible.

Je me suis retournée vers lui.

- Harry est au courant pour mon animal et le lien.

- J'espère qu'il se taira.

- Il le fera, je vais lui apprendre l'Occlumentie, enfin ma technique d'hypnose.

*

SS

Nous avons flâné, main dans la main, caché par nos robes de sorciers. Invisibles aux yeux des autres. Les heures ont défilées à une vitesse effarante.

Brusquement, je lui ai parlé de Drago.

- Il est de notre coté – de l'Ordre – mais méfie-toi de lui, il n'en reste pas moins un Serpentard et un sang Pur, sa mission auprès du Lord Noir était de me tuer. Il n'a pas la Marque,mais il peut être influençable, pourvu qu'on choisisse les bons mots.

- Pourquoi me parles-tu de cela ?

- Je ne sais pas. Tôt ou tard, tu aurais été au courant, autant que tu te fasses un jugement, même si tu penses que c'est un petit con prétentieux. Ce n'est qu'un masque. Il est très rusé.

- Je ferais attention. On a un entraînement ce soir ?

- Oui, je vais t'apprendre autre chose. Tu verras. Ça t'intéresseras je pense.

*

HG

Il me tenait toujours la main, enfin, il s'est arrêté, m'a regardé.

- Il va falloir que nous rentrions. Séparément.

- Je sais.

Un soupir s'est échappé de ma bouche. Ce moment de douceur se finissait... Toujours trop tôt, toujours trop vite. Il a haussé un sourcil.

- Tu n'as pas pris ton écharpe ? La nuit et le froid tombent.

En effet, la bruine commençait à me faire frissonner. Il ôta son écharpe vert et argent, bordée de noir, me la passa autour du cou, l'effleura ainsi que mon menton avec son pouce. Il sorti sa baguette et murmura quelques mots, enfin m'expliqua :

- J'ai lancé un sort pour que l'écharpe soit vue en rouge et or des Gryffondor. Il ne faudrait pas que l'on te pose des questions. Toi seule la verra dans sa couleur originale et moi-même.

Je n'avais pas envie de partir. Il l'a senti et m'a pris dans ses bras, contre son torse ferme et chaud. Je me suis haussée sur mes pointes de pieds et j'ai appliqué un baiser auquel il a répondu farouchement. Exigeant et sauvage. Nous nous sommes écartés après quelques minutes, le cœur battant.

- Va.

Ce fut le seul mot qu'il prononça. Je suis partie en direction du château. En cours de route, je n'ai pu m'empêcher de toucher mes lèvres là où celles de ma moitié s'étaient posées. J'ai fini le trajet en courant et j'ai fini dans mes appartements de Préfet-en-Chef, la tête embrumée par l'odeur de mon homme que l'écharpe distillait.

A peu près calmée, je suis descendue voir les garçons dans la Grande Salle. Un étrange spectacle se déroula sous nos yeux : une superbe blonde passa sous nos yeux et fonça sur le professeur de potion, mon tendre inséparable qui enroula ses bras autour de sa taille de guêpe. A un niveau sans équivoque, dans le bas du dos. Elle a fini par plaquer un baiser sonore sur sa joue, tout près de sa bouche et s'installa sur ses genoux comme une conquérante. J'entendis Severus :

- Lena... Mais qu'est-ce que tu fabriques ici ? D'habitude, c'est moi qui passe te voir chez toi.

A ces mots, ma jalousie fut absolument glaciale ou brulante. J'allais étrangler cette harpie qui se croyait tout permis. Severus était à MOI. Je me suis levée brusquement et je suis allée voir le Don Juan du château. Il m'aiderait.

*

SS

J'avais bien sentis une température assez bizarre. Hermione était partie en trombe. Les hostilités allaient reprendre... Et Lena ne me simplifierait pas la tache...

*

HG

J'étais à l'apart' de Patmol, j'ai ouvert la porte à la volée, et j'ai croisé Rémus qui a froncé les sourcils. Sirius était dans la bibliothèque, un livre à la main, dans un fauteuil près du feu. C'est d'une voix sans appel, franche et sans prendre de pincettes que je lui ai dit :

Sirius, j'ai besoin de ton aide. Apprends-moi à séduire un homme.

OOOOOOOooooOOOOOOOO

Alors que pensez-vous de ce chapitre ??? Et pour me faire pardonner je vous donne le titre du prochain : « Guerre ouverte à Poudlard ». Cela va encore swinguer. A votre avis Snape il reste en vie ???? lol.

N'hésitez pas à me laisser des commentaires... Et excusez moi encore pour ce très long retard...