Salut à tous,
Après cette période de non-écriture me revoilà, avec un chapitre à la clé.
Je dois remercier tous les lecteurs, et ceux qui me laissent des commentaires : ça me fait vraiment, vraiment plaisir, et me donne envie de continuer, et surtout de m'améliorer ! Je pense donc à Princess Yuu, ma 1ère bêta, et un merci à celle qui la remplace et qui rend les chapitres corrigés super rapidement : Alatariel Melawen.
Je dois aussi un grand merci à MissMad (de hpfanfiction) qui m'a vraiment poussée à réécrire, et tout ça grâce à sa fic que je vous conseille chaudement (un HGSS comme de bien entendu), et dont je suis la bêta « D'une fenêtre à l'autre » (qui se trouve sur hpfanfiction). D'ailleurs, on en a parlé, ta surprise que tu attends (avec tant d'impatience) arrive dans ce chapitre, je t'offre un personnage !!
Donc, voilà, l'arrivée d'un autre personnage, que vous allez, j'espère, adorer... Moi, j'en suis déjà dingue ^^. Et pour tout dire, Severus aussi l'adore :p.
Place aux RARs :
MP : Merci du commentaire ! Les encouragements c'est comme le chocolat : j'en redemande :D.
Eileen19 : Merci doublement à toi… Dans ta liste, tu donnes le bon animal… De toute façon, je dévoile l'animal d'Hermione dans ce chapitre ! Ah Lena… Malgré ce qu'elle nous fait, j'aime bien ce personnage… à côté de la plaque, écervelée, tête en l'air, et un peu agaçante… j'ai bien l'impression que peu de monde l'apprécie ^^. Quant à Sirius eh bien, il va effectivement en profiter… et s'en donner à cœur joie, pas envers Hermione, cela dit ! Et pour être très franche, nous apprenons dans le chapitre prochain qui est vraiment Lena, et comment elle a connu notre professeur de Potion. En outre le fameux lemon est attendu (lui aussi ?! Mazette !!) dans le prochain chapitre, si j'arrive à l'y agencer… On verra quel état d'esprit je suis à ce moment, et surtout mon inspiration à nous faire un lemon (mon premier tout de même) correct… Je ne suis même pas sure de pouvoir le coucher sur le papier, quant à passer en direct sur traitement de texte, je n'y pense même pas… Je vais en mettre du temps, je le crains…
Une petite info : pour le passage de la transformation d'Hermione, j'ai écouté en boucle « 10,000 days (Wings for Marie Part 2) » de Tool, ne vous étonnez donc pas de sa formule qui est un peu… chaotique, cette chanson m'a mise dans un drôle d'état d'esprit… Hum, ça a un effet assez particulier je dois dire…
Disclaimer : Tout est à JK Rowling, sauf Lena, et... Sevgi ^^. D'ailleurs, je ne gagne pas d'argent, je publie seulement pour mon plaisir, et pour les lecteurs...
Bonne lecture à tous !!
Chapitre 13 : Guerre ouverte à Poudlard
HG
Le livre tomba des mains d'un Sirius estomaqué.
- Pardon ?
J'ai soupiré, je n'avais pas de temps à perdre.
- Tu m'as parfaitement bien entendu.
- Merlin, on a kidnappé Mione !
Un soupir d'agacement s'est échappé de ma bouche.
- Je suppose que pour que tu viennes me demander ça à moi, l'heure est grave. Tu me fais un rapide topo ?
- Très bien. Une poupée Barbie se prend pour le calamar géant en se collant sur ses genoux, devant toute la Grande salle. Elle l'a même embrassée comme si elle se croyait tout permis. Non mais je rêve ! Il est à moi, à moi, et à moi seule. Elle le touche encore ne serait-ce qu'un milliardième de seconde et je la pulvérise !
- Mione, calme-toi, s'il te plait. Je doute fort que Servi... Pardon, Snape touche à cette femme, on sait tous que ce n'est pas un enthousiaste des relations sociales.
- Sirius. Cette... Femme est vraiment très belle. Elle a tout pour plaire, elle possède un physique de rêve.
- Peut-être, mais toi, tu es une belle fille et tu es certainement plus intelligente que les autres.
- Merci Patmol mais... Enfin, tu comprendras quand tu la croiseras ce soir.
- Je vais te filer un coup de main, et si avec ça, Snape n'en devient pas dingue, ça sera un cas irrécupérable. Je vais le faire enrager d'avoir la plus belle fille de Poudlard à mon bras.
Il a laissé quelques secondes s'écouler, puis m'a sourit.
- Attends une minute, je reviens.
Il s'est effectivement éclipsé quelques minutes. Lorsqu'il est revenu, un grand sourire lui barrait le visage.
*
HP
Dans la Grande Salle, Dumbledore a fait une entrée remarquée. Le silence s'est répandu, il semblait vouloir annoncer quelque chose :
- Je souhaiterais vous annoncer qu'un bal sera organisé ce soir pour fêter la liberté de Sirius Black qui deviendra votre professeur de DCFM puisque monsieur Lupin a une obligation dont il m'avait fait part – obligation qui l'emmène hors de Poudlard. Jeunes gens, vous pouvez aller vous préparer.
Lorsque tous les étudiants et tous les professeurs furent sortis, le Directeur claqua deux fois dans ses mains. Il sembla être satisfait du résultat.
- Cela sera parfait...
Les portes se sont fermées derrière lui.
*
SB
Hermione était nerveuse à mes côtés. J'ai regardé mon chef d'œuvre. Sa main dans la mienne, nous avons descendu les étages jusqu'au niveau de la Grande Salle. Les élèves massés devant ses portes formaient une foule compacte. Les portes se sont ouvertes et nous avons pénétrés dans ce sanctuaire.
*
SS
Si à Gryffondor il devait y avoir une princesse, ce serait elle. Aucun doute. Sa robe rouge pourpre – grâce à des reflets - tirait sur le noir. De plus près, on remarquait des fils d'or qui la parsemaient. Le plus étonnant encore était sa coiffure. Si ses cheveux ressemblaient à une crinière de lionne, ce soir, elle évoquait plutôt celle d'une jeune femme : les anglaises lui allaient à merveille, adoucissant son visage, faisant naître en moi la terrible envie de lui caresser la joue.
*
HG
Par le biais du lien, je l'ai senti se tendre. Un sourire s'est glissé sur mes lèvres, Sirius avait visé juste. Il remarqua mon petit sourire, se pencha vers moi. Une expression tout à fait charmeuse sur le visage :
- Verdict ?
- Tu as visé juste, j'ai l'impression.
*
SS
A la vision du numéro de charme engagé par Black, un sentiment de rage profonde m'incendia. Je réussis à croiser le regard de ma tendre qui arqua un sourcil... Étrangement moqueur.
« Tu te décide enfin à me faire une crise de jalousie alors même que ta Lena est à tes côtés. Il ne faudrait pas que tu aies le beurre, l'argent du beurre, et la crémière en prime. Tu rêves mon cher. Je n'aime pas les ultimatums en règle générale mais là, c'est elle ou moi. A toi de choisir. Tu as jusque minuit ce soir pour me donner ta réponse, après quoi, je te ferais une surprise, si Harry, Ron, Sirius, Remus apprécieront, je doute que tu goûtes à cette plaisanterie. »
« Serait-ce là une menace, ma chère ? N'oublie pas que je suis à Serpentard. »
« Pas une menace, juste une promesse. Minuit, dernier carat ! »
*
HG
Sirius a du sentir que j'avais fini la discussion, et a sauté sur l'occasion.
- Tu danses ?
J'ai hoché de la tête. Il m'a prise par la taille, quelque part, j'ai senti quelque chose se tendre, ma propre crispation, la Sienne, j'ai entendu un étrange feulement, bref, chargé d'une étrange raucité, de frustration.
La voix de Sirius m'a sortie de mes pensées et de mes interrogations :
- Harry et Ron ont l'air d'être furibonds, tout comme Rem', il a encore du lâcher une indiscrétion sur mon compte.
- Puis-je savoir laquelle ?
Un soupir de résignation est parvenu vaguement à mon oreille.
- Comme quoi j'étais un coureur de jupons durant mes années d'études à Poudlard et que je n'ai sûrement pas changé aujourd'hui.
- Réputation usurpée ou non ?
- Je ne crois pas pour la première partie de l'affirmation, mais certainement erronée pour la seconde. Il est vrai que je suis sorti avec un grand nombre de filles, dans des classes différentes, à partir de la troisième année. Un vrai bourreau des cœurs.
- Combien de filles ?
- On ne pose pas une telle question à un gentleman. Honnêtement, je ne me souviens pas, je n'ai jamais compté.
- Quel Don Juan...
- Ne t'inquiètes pas, ce soir, je te file un coup de main : ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir Severus Snape véritablement... Furieux. Ah, voici une autre danse. Mais qu'est-ce que...?
Sirius fut coupé dans son discours par une silhouette sombre.
*
SS
En entendant les premières notes s'égrener, et voyant ma moitié et ce clébard plein de puces ralentir, j'ai saisi ma chance et embarqué ma Lionne comme un Serpentard digne de ce nom : fermement, avec le seul choix de me suivre.
« Il ne fallait pas jouer avec le feu, maintenant, je vais te rendre la monnaie de ta pièce. Un indice : sais-tu ce qu'est cette danse ? »
« Non, mais je suis sure d'être au fait bientôt. »
« Tiens donc, ma Miss-Je-Sais-Tout ne sait donc pas tout. C'est une danse de proximité, de contact, qui a fait scandale dans le monde moldu à ses débuts. Un tango. »
Soudain, j'ai collé nos deux corps. Comme pour les lier. Comme pour nous fondre l'un dans l'autre. Ses formes épousaient parfaitement les miennes.
« Je ne sais pas danser le tango. »
Sa voix était effrayée dans le lien, ce n'était qu'un murmure.
« Laisse-moi te guider, comme le souhaite la tradition, suis mes mouvements. »
Ma main a glissée jusqu'à ses reins pour rapprocher nos deux bassins l'un de l'autre. La musique a enfin entonné les bonnes notes pour commencer à se mouvoir.
*
RL
La foule s'est écartée pour laisser le couple danser sur toute la piste, sans obstacles. Ils formaient un couple rare, mais harmonieux. Ils étaient dans leur bulle et concentrés sur l'autre car le lien n'était pas encore bouclé, à l'état de brouillon instable. Leurs mouvements étaient fluides, racés, élégants, à en faire rougir un Malefoy de dépit. Severus était un excellent danseur, Hermione le suivait sans fausse note, guidée par son double. Un quelque chose dans ma bouche, sur le bout de la langue me picotait. Mes sens de loup garou avaient détecté un changement.
*
SS
Nous étions aussi proche que la bienséance Poudlardienne nous le permettait, ça ne me satisfaisait même pas. Je la voulais tout contre moi. Alors j'ai profité d'une figure audacieuse pour parvenir à mes fins. Le souffle d'Hermione s'est accéléré dans mon cou, me donnant des frissons. Ma main a glissée sous la rondeur de la fesse, rapidement, en la penchant puis la redressant sur le rythme de la musique. Il était temps que la musique se finisse : les pupilles d'Hermione étaient dilatées, presque trop. Et à travers le lien, j'ai sentis son animal émerger proprement. Nous avons dénoué l'embrazo pour nous apercevoir que la masse d'élèves et de professeurs nous regardait. J'ai croisé le regard d'Albus et ai incliné la tête de quelques centimètres. Nous nous sommes séparés, moi et ma tendre, et via le lien je l'ai prévenue :
« C'est l'heure de l'Initiation à la Nature. Retrouve-moi dans deux minutes dehors. Évite tes amis, tu pourrais les mettre en dangers. »
Le silence m'a répondu, mais j'ai sentis son accord subtil.
De par ma fonction d'espion, je me suis rapidement fondu dans la masse, que j'ai traversée sans problème. Je n'ai pas eu besoin d'attendre. Sans un mot, je me suis dirigé vers la Forêt Interdite. Arrivé à la lisière, j'ai retiré ma robe de sorcier et ma chemise noire à manches longues.
- Je te conseille d'enlever ta robe et tes chaussures, Hermione, ton animal risque de ne pas apprécier, de supporter les vêtements. Je vais les placer sous un charme de conservation. Je ne me retourne pas.
Quelques secondes plus tard, sa robe et ses chaussures ont grossis le tas de vêtements, le sort vite exécuté pour les protéger. En deux temps trois mouvements, j'ai changé de forme.
*
HG
Je distinguais un dos pâle mais musclé que la lueur de la nuit rendait spectral et soudain un animal noir, élégant était devant moi, me tournant toujours le dos. Je n'ai remarqué qu'après quelques secondes de retard que je n'avais pas froid, j'avais même plutôt chaud. Des fourmillements m'ont traversés. D'abord dans les jambes, puis ça s'est répandu un peu partout. Une voix de femme m'a parlé, mais je n'ai pas compris ses mots. J'ai fermé les yeux un court instant, puisqu'un vertige m'a pris, et lorsque je les ai rouvert, ma vision s'était éclaircie, et rapprochée du sol.
Une sorte de jappement a retenti à côté de moi. La forme devant moi a commencé à courir, je l'ai suivie. Il nous a débusqué une clairière baignée par la lueur de la lune. A partir de là, les images se sont emmêlées dans un imbroglio d'impressions et de sensations incompréhensibles. Les images se sontsuccédées à une vitesse folle. Enveloppées par l'obscurité ambiante de la Forêt Interdite.
*
SS
Sensation de chaleur brûlante à même la peau. Quelque chose me chatouille le flanc. J'ouvre un œil pour découvrir ma compagne lovée contre moi. Le draps de soie vert foncé caressant ses formes, les dessinant. Je bouge mon bras ankylosé, une douleur me transperce l'épaule. Je sombre de nouveau dans le néant.
*
HG
J'ouvre les yeux, doucement, la lumière du jour caresse la peau pâle de mon compagnon, pour l'heure, allongé sur le ventre, un bras sortant du lit. Le drap ne cache plus que la partie inférieure de son corps. Vision étrangement paradisiaque parsemée de touches de décadence. Sa respiration est calme, profonde et régulière. Son visage tourné vers moi est détendu : il paraît moins sévère, plus jeune, plus abordable aussi.
Une impulsion me prend et je pose la main au creux de ses reins, à plat. Je commence à la bouger pour le caresser, comme pour lisser le poil de la panthère noire qu'il est. Je change la pression de la main, il n'y a plus que le bout de mes doigts qui l'effleure, sous les arabesques transparentes, sa peau se couvre d'une chair de poule, et des frissons courent.
Il ouvre un œil, l'iris est toujours aussi noir. Un petit sourire indolent se glisse furtivement sur ses lèvres, me donnant l'envie – incontrôlable – de les embrasser. Sans un mot, je pose ma bouche sur la sienne. Un ronronnement émane de sa bouche, long, rauque, de bien-être et de contentement.
*
SS
A peine réveillé et déjà stimulé par une délicieuse succube, quoi de mieux pour vous faire chavirer de si bon matin ?
D'un mouvement de bassin, je la fais basculer sous mon poids. Mon torse écrase sa poitrine. Quelque chose m'échappe, je prends appuis sur mes avants bras. Grimace quand un tiraillement dans mon épaule se fait sentir.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Me demande la créature allongée sous mon corps.
- Ce n'est rien. C'est juste cette belle morsure dont tu m'as gratifié cette nuit, pour montrer à tous que tu es ma compagne.
- Ça fait si mal que ça ? Tu pourrais te faire un baume pour faire disparaître la marque et la douleur.
- Je ne le ferais pas, ou alors tu me marquerais à chaque transformation. J'ai déjà supporté plus pénible comme douleur.
Une inspiration plus forte que les autres m'a enfin permis de savoir ce qui m'échappait.
- Pourquoi tu ne portes pas ton...?
Je n'ai pas fini ma phrase qu'elle m'a répondue.
- C'est désagréable de le porter lorsque je dors. Ça me comprime.
*
HG
Il a posé ses lèvres sur les miennes et sa langue s'est faufilée dans ma bouche pour y trouver la mienne. Un instant plus tard, il a arrêté le baiser, puis s'est levé, nu comme un ver. Une vision qui ne m'a pas gênée plus ça.
- C'est un reste de ta transformation et de mes phéromones. On devrait se dépêcher si l'on veut avoir un petit déjeuner.
- Très bien, je remonte dans ma chambre,comme ça on ira plus vite. Accio vêtements d'Hermione.
*
SS
Je me suis retourné pour la voir porter une de mes chemises noires pour seul vêtement. Vision qui m'a titillé jusque sous le jet – froid – de la douche.
Enfin, je me suis rendu à la Grande Salle. Un café noir, corsé, sans sucre ne me serait pas de trop. Dans les rangs des Gryffondor, j'ai remarqué Hermione, attablée, à parler avec ses camarades infernaux.
La porte de la Grande Salle s'est ouverte brusquement pour laisser apparaître une espèce de petit lutin aux longs cheveux noirs.
- Sévie, Sévie !!!
J'ai avalé de travers mon café brûlant en reconnaissant la voix de l'enfant. J'ai à peine eu le temps de poser la tasse sur la table et d'ouvrir les bras pour que la petite vienne me coller une sorte de poulpe.
- Sevgi... J'ai dis dans un soupir.
Lena s'est installée calmement à côté de moi, et a eu un sourire.
- Tu lui as manqué, tu sais.
Je me suis retenu de lever les yeux au ciel. Bon sang de bonne femme ! Merlin me vienne en aide, ça allait être un miracle si j'en ressortais vivant. Même Voldemort était moins coriace que cette petite, laquelle continuait de s'accrocher à moi comme une bernique collée à son rocher, et à me parler :
- … Tu m'as manqué. C'est tes élèves tout ça ? Alors, Lena a dit vrai ! Dis, dis ! Est-ce que je pourrais aller avec tes élèves ? S'il te plait ! En plus, tu m'as dis que je me débrouillais bien avec les potions. Je suis grande en plus : j'ai bientôt cinq ans !
Je l'ai hissée sur mes genoux.
- Sevgi, tu ne peux pas venir avec moi. C'est dangereux, et je ne vais pas pouvoir te garder. C'est mon travail. Il faut que tu restes avec Lena. Quand tu seras plus grande, d'accord ?
- Mais... Lena ne sera pas là cet après-midi, qui va me garder ? Je vais m'ennuyer toute seule !
J'ai reporté mon regard sur Lena :
- Puis-je savoir où tu seras cet après-midi ?
- Dans le Londres sorcier, je dois aller chez mon ami Flavio, tu sais, le célèbre couturier. Il m'a fait toute une série de vêtements. Les essayer, faire les retouches me prendra toute l'après-midi, je ne peux pas emmener Sevgi avec moi.
Et me voilà obligé de capituler... Soit mais je vais y mettre une condition ! Foi de Serptentard.
Très bien Sevgi. Tu viendras à un de mes cours. Un seul et le dernier de la journée, mais tu vas me faire le plaisir d'aller au lit faire une sieste en début d'après-midi, d'accord ?
- Oui, Sévie !
Par Merlin, cette petite passe ses mains autour de mon cou et me fais un câlin... Devant toute la Grande Salle. Mon ouïe fine me permet d'entendre un petit rire camouflé par un toussotement. Immédiatement, mon regard se pose sur Lupin. Je serre les dents. Lui, a les yeux rieurs, et un petit sourire sur les lèvres qu'il maintient fermé pour éviter le fou rire. Enfin, avec Sevgi sur les genoux, je ne peux même pas m'autoriser à un massacre. Je sors de mes pensées pour m'apercevoir que Sevgi regarde dans la même direction que moi. Elle aussi regarde le loup garou, avec de la curiosité cependant. Que va-t-il encore m'arriver ?
Je repose Sevgi au sol, me lève, regarde autour de moi pour vérifier que personne ne me regarde. Évidement, toute la Grande Salle a les yeux rivés sur Sevgi, et accessoirement sur moi. Tant pis au point où j'en suis... Je tends donc la main au petit lutin qui la saisi avec un grand sourire digne d'un Poufsouffle - et par les boxers en soie de Salazar – avec adoration. Nous avançons vers la porte des professeurs quand Lupin m'aborde :
- Severus, je ne savais pas tu avais une fille...
- Ce n'est...
Je suis coupé en plein élan par Sevgi, qui de sa voix claire et juvénile lui répond :
- Sévie est mon amoureux !!
Le ton est décidé, presque autoritaire...
…
…
… La honte...
Bien sur il a fallu que toutes les conversations s'arrêtent à ce moment. J'entends parfaitement le sifflement suivi du grondement rageur de ma belle.
Merlin, ma compagne de panthère noire va me déchiqueter. Affronter le Mage Noir en comparaison, se révèlera être une promenade de santé à côté de la gueulante qui s'annonce...
Lena, qu'as-tu encore fait ?
*
HG
Harry et Ron discutent de la petite, qui de loin semble lui ressembler diablement. Non mais il va m'entendre lui ! Comment ose-t-il faire des infidélités dans mon dos, quand bien même elles soient passées ?!! Je ne l'accepte pas, tout simplement.
Harry est par terre, les mains sur les côtés, un fou rire interminable, inextinguible lui coupant le souffle, il se roule sur le sol, d'un côté vers l'autre et vice versa. Des larmes s'échappent deses paupières. Ron n'est pas en meilleur état que lui. Il se tient les côtes, contre le mur de la salle Commune. En larmes également.
- Qu'est-ce que vous avez tout les deux à rire. Reprenez-vous enfin !
- Et... Et tu as vu sa tête quand elle a dit : « Sévie est mon amoureux !! »... Sévie... Hoquète Harry.
Et brusquement, les voilà repartis dans un concert de rire. Insupportable. Je prends mes affaires et je les laisse, Harry tapant du poing sur le sol.
*
SS
J'emmène Sevgi dans mes appartements. Une porte de bois sombre en plus dans mes quartiers. Je la pousse, c'est sans doute la chambre de Sevgi et Salazar seul sait comment le vieux fou a rajouté cette annexe.
- Sevgi, j'ai cours, je ne vais pas pouvoir m'occuper de toi, ce matin.
- Tu vas me laisser toute seule ?
La petite a déjà les yeux – noirs – pleins de larmes. Hum... Je me sens un peu mal à l'aise. Il faut que je trouve une solution. Je n'en vois qu'une et elle ne me dit rien qui vaille, pourtant je dois m'y résoudre car je suis coincé.
- Va dans le salon, sur le canapé, et attend-moi. Je vais arranger ça.
Je vais à ma cheminée, prends une pincée de poudre de Cheminette.
- Appartements de Remus Lupin à Poudlard. Lupin ?
Je n'ai que la tête dans la cheminée, je le vois me regarder.
- Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'aurais... Besoin de toi, pour s'occuper de Sevgi. Lena n'est pas là, moi, j'ai cours, et je ne peux pas la laisser seule.
- Tu veux que je la garde...
- C'est possible ?
- Oui. Je n'ai pas cours, je ne reprends que cet après-midi.
- Bien. Il faut juste qu'elle mange, et qu'elle fasse la sieste après. Vers 14h00.
Je file en vitesse, laissant Sevgi avec le loup garou. Je m'occuper avec les cours, en évitant les catastrophes, devenant de plus en plus nerveux au fur et à mesure que le double cours Gryffondor / Serpentard – septième année – s'annonce.
Enfin, c'est l'heure. Je passe à mes quartiers, réveille Sevgi et la ramène à la salle de cours. Les élèves entrent, sans un bruit. Je leur tourne le dos le temps d'installer Sevgi sur le bureau et en lui recommandant le silence. Elle a déjà fait quelques potions avec moi, et commence à bien me connaître.
Je sens la tension de ma compagne qui est à côté de Londubat qui suit ce qu'elle lui demande de faire. Il semble d'ailleurs très nerveux : il sent que s'il fait ne serait-ce que la moindre chose de travers il va se faire incendier de ma part et de la sienne.
Je laisse apparaître la recette du jour : régénération sanguine. Sevgi, toujours perchée sur mon bureau, regarde les élèves aller chercher les ingrédients, et fronce les sourcils lorsqu'elle s'aperçoit qu'ils se trompent. Elle reste silencieuse tel que je lui ai demandé.
Au milieu de l'heure, j'entame mon inspection pour lister les dangers potentiels et nombreux dans la classe. Drago s'en sort bien, Londubat est trempé de sueur, au bord de l'apoplexie, Hermione serre les dents, sa potion va bien. Je reviens vers l'avant de la classe et m'aperçoit que Sevgi n'est plus sur le bureau. Je vois rouge. Un très rapide regard circulaire. Rien. Et puis, je la trouve entre Potter et Weasley, un ingrédient dans la main.
- Pouvez-vous m'expliquer ceci ?
Ma voix est froide, basse. Ils se raidissent. Ils savent qu'ils vont avoir droit à une gueulante en règles, des points en moins et une collection de retenues. Enfin, c'est sans compter l'intervention de Sevgi :
- Sévie, je leur ai simplement évité une explosion horrible. Tu m'as toujours répété qu'on ne met pas des poils de bélier noir d'Andalousie avec de la poudre d'armoise. J'ai juste voulu éviter qu'ils se blessent. Dis, tu m'en veux pas, Sévie ?
Sa lèvre inférieure tremble sous mon silence et mon regard fixe. Potter sent l'orage venir et cache Sevgi derrière lui. Comme si j'allais luis faire quelque chose !
- Non, Sevgi, tu n'as rien fait de mal. Je suis Maître de Potion, j'aurais évité la catastrophe, tu n'aurais pas du interférer dans le cours, c'est dangereux, je lui explique d'une voix douce.
Je reprends avec une voix froide :
- Messieurs Weasley et Potter, vous devez une fière chandelle à une enfant de 4 ans. J'espère que vous sentez enfin l'étendue de votre ignorance.
Je m'adresse à toute la classe :
- Entaillez-vous tous le pouce avec le couteau d'argent, trois gouttes de sang. Mettez tout ça dans des fioles, étiquetez-les à votre nom que j'évolue vos résultats, et sortez de cette classe. Exécution !
Ils filent tous comme s'ils avaient le diable aux trousses sauf ma compagne qui a une colère terrible pour moi.
- Agnès, retourne dans ta chambre. Miss Granger a quelque chose à me dire.
Elle s'en va par la cheminée. Enfin, Hermione craque :
- Severus Tobias Snape, tu vas t'expliquer immédiatement ! Hurle-t-elle.
OOOOOOOOOOOOOOO
Et voilà ! Alors comment trouvez-vous ce chapitre ??? La petite vous plait ??? Bon c'était un gros clin d'œil pour MissMad qui me motive à écrire, en plus je trouve que le prénom de la petite lui va bien au final ! (Je parle d'Agnès, Sevgi n'est qu'en vérité un surnom et on va connaître son origine dès le prochain chapitre !!). J'espère que ma petite surprise t'a plus !
