Disclaimer : Tout est Rowling, je ne gagne pas d'argent pour ce texte, jcris juste pour le plaisir !

Merci donc, ma bêta Sockscranberries (précédement Alatariel Melawen), pour corriger tout ce qu'il faut, et qui va très vite ! Merci également à TWICK. Je remercie tous les lecteurs, et ceux qui osent poster des commentaires.

Enfin, je tiens m'excuser pour cette attente très longue. J'ai réussi finir l'écriture de certains projets qui vont partir en correction. J'espère vous écrire bientôt le prochain chapitre.

Bonne lecture tous !

Chapitre 17 : Une conversation avec Luna

HG

L'attaque délirante des Serdaigle se produisit dans la matinée. Un superbe centaure recréé pour l'occasion selon le modèle de Firenze qui nous regardait, bienveillant.

Je savais par le biais du Lien que le Directeur semblait s'amuser de notre imagination débordante. Eèlves et professeurs confondus.

Selon Severus : une certaine ressemblance avec la section folie Ste Mangouste.

J'étais avec Luna, cette dernière lisait un livre avec quelques illustrations, un dessin m'a interpellée :

- Luna, qu'est-ce que c'est ? ça me rappelle vaguement quelque chose.

- C'est l'un des quatre artefacts des fondateurs, ce diadème appartient Rowena Serdaigle, celle qui a fondé ma Maison. Je l'ai vu, il y a une semaine, dans la Salle-sur-Demande, je voulais cacher des objets pour les Nargols Enfin, je sais que tu ne crois pas leur existence mais...

- Je te crois Luna. Tu veux bien me montrer où tu l'avais vu ? la coupais-je.

- Oui, aucun problème. Tu devrais prévenir un Professeur, cet objet est très puissant, il doit être remis à qui de droit.

- Ne t'en fais pas pour cela. Le professeur Snape est au courant.

De fait, je venais de lui laisser un mot par le Lien. Nous nous sommes retrouvés au Septième étage, en compagnie de Severus, du professeur McGonagal et de Dumbledore. Luna passa trois fois devant le mur vide, et une porte apparut. Nous entrâmes.

La salle est vaste et remplie de bric-brac.

Dumbledore fait un geste avec sa baguette. Une petite sphère verte indique un endroit.

- Suivez-moi.

Nous marchons en silence quelques minutes. Enfin, nous nous retrouvons devant le diadème célèbre. Ce n'est pas un diadème à proprement parler, plutôt une sorte de machine étrange. Je suis en revanche certaine que c'est bel et bien un Horcruxe, tant son aura est sombre.

Dumbledore invoque une sorte de bulle épaisse qu'il fait englober en douceur l'artefact maudit. D'un geste de la main, le tout disparait.

- C'est maintenant en sureté dans mon bureau. Je le détruirais grâce l'épée de Gryffondor. Miss Granger, prévenez Harry de sa destruction. Miss Lovegood, je vous remercie d'avoir aidé un peu plus la destruction du Mal. Severus, Minerva si vous voulez bien m'accompagner et joindre vos forces pour l'Horcruxe, je vous en serais gré.

Severus me sourit et s'éloigne avec ses deux pairs.

- Viens avec moi à la Tour Gryffondor, je pense qu'Harry voudra quelques détails de ta part. J'espère que les Nargols trouveront ce que tu as caché pour eux.

- Ça ressemble à une chasse au trésor. Un petit jeu entre nous, pour nous taquiner.

- Allons ensuite voir le résultat de votre centaure, et rajoutons-lui quelques sorts. Ombrage va déguster, je le promets.

- Un véritable parasite, celle-là. Elle avait insulté ma mère en lui disant qu'elle était folle. Quant à mon père, elle s'en est prise à ses recherches, et au Chicaneur.

- Je n'étais pas au courant Luna. Je suis désolée.

- Pourquoi ? Tu n'as rien fait. Pour ma mère, elle est décédée il y a longtemps. Mon père se préoccupe peu de ce qu'elle peut bien dire.

- Et il a bien raison. Mais je me méfie tout de même de son venin.

- Je comprends, rien que ce qu'elle a insinué sur Snape. C'est un homme intègre mais tourmenté malgré sa façade hostile.

Incroyable Luna avait le don de déceler ce qui paraissait le plus obscur chez mon compagnon.

On a donc filé voir Harry pour le tenir au courant, ce qui l'a un peu soulagé. Ensuite, Luna m'a emmené dans l'aile des Serdaigle, là où le centaure des élèves était hébergé. Firenze avait donné quelques conseils, un peu énigmatiques, mais qu'ils avaient suivis à la lettre et le résultat était grandiose.

Ils avaient aussi utilisé des prospectus utilisés par le Ministère pour sa propagande, ils en avaient fait des armes volantes aussi chapardeuses qu'un singe. Cette promo, chez les élèves studieux était imaginative et efficace. Flitwick serait fier d'eux à ne pas en douter.

L'escadron était prêt à prendre son envol et sa lutte anti-Ombrage. Cette espèce de crapaud obséquieux et pédant allait prendre cher, tout comme son bouffon de toutou.

L'ère des livres volants fut inaugurée : certains d'entre eux mordaient, ou bavaient. Certains lâchaient même quelques missiles en papier mâché. Mais ceux que je préférais avait la fonction de tampon encreur écrivant « FADAISES » en rouge sur le visage en s'y cramponnant, agrippé par les deux rabats qui se refermaient douloureusement.

Ombrage était bariolée des pieds à la tête. Son toutou, lui, avait quitté le navire ce matin, à la première heure. Heureuse nouvelle. Le soir venu, j'ai retrouvé mon compagnon chez lui.

- Alors, elle te plait l'imagination des Serdaigles ? J'ai demandé.

- Une bonne promo en effet. Je parie que tu es derrière tout ça, me murmura-t-il.

- Très exact. Au moins, l'assistant du crapaud s'est fait la malle. Ne reste plus que cette stupide bonne femme. Un cauchemar ambulant.

- Je sais, je te promets qu'elle partira très bientôt. Ça ne saurait tarder. Il me semble que tu es tendue, je suis un expert en massage et je t'offre mes services.

Monsieur a très clairement une idée derrière la tête. Je me doute si peu de ce que c'est.

- Je suis très exigeante, tu sais.

- Et moi, je suis passé Maître dans mon domaine.

Sa voix est rauque et je frissonne déjà d'anticipation. Sa bouche se pose sur la mienne et il commence à mordiller mes lèvres puis intensifie ses services absolument délicieux…

SS

Le lendemain, c'est la désagréable arrivée du Ministre en personne qui sonne le glas de ma patience. Le collège redevient calme. Innocent. On se croirait dans un rêve tant le changement est irréel. Hier, régnait l'anarchie, aujourd'hui, le calme plat.

Comme le toutou était partit, il fallait bien un autre parasite pour se mêler des affaires de Poudlard. Dumbledore était redevenu le vieillard sérieux et agaçant. Irrité toutefois par ces ingérences chroniques.

Le Ministre m'a convoqué dans le bureau directorial. Albus présent, Ombrage dans le sillage du politicien.

- Snape. Je dois vous poser quelques questions concernant votre relation avec Miss Granger. La Gazette a rapporté des faits troublants…

- Totalement à côté de la plaque, Fudge. Skeeter ne rapporte qu'un tissu de mensonges ineptes.

- Niez-vous que Miss Granger vous a aidé à faire redescendre le niveau de l'eau dans votre cours parce que vous étiez victimes d'une étrange crise très énigmatique.

- Certes pas. Pour le reste, elle n'a jamais couché avec moi pour augmenter ses notes, c'est une étudiante des plus intègres bien qu'absolument arrogante vis-à-vis de ses connaissances…

- D'ailleurs, n'allez pas croire qu'elle cherche à rejoindre Voldemort, elle est fidèle à Potter. Gryffondor jusqu'au bout des ongles !

- En êtes-vous certain ? me demande-t-il intrigué.

- Ne me prenez pas pour un imbécile Fudge. Laissez donc le Directeur s'occuper de Poudlard et cherchez plutôt à rallier un nombre de voix suffisantes pour votre prochain mandat, si tant est qu'il y en ait.

Je commence à devenir très sec et abrupte. C'est l'effet de l'agacement prolongé.

Nous sommes interrompu par l'arrivée inopinée mais bienvenue de Lena accompagnée par Sevgi qui tire sur ma robe de sorcier pour que je la prenne dans mes bras. Je m'exécute calmement.

La petite ne dit pas un mot, Lena prend la situation en main :

- Monsieur le Ministre, madame, professeurs.

Elle nous salue et commence à distraire le Ministre. Ce qui me permet de sortir de la pièce et d'aller dans mes appartements. Je me dirige droit vers la cheminée pour voir si Lupin est libre. Manque de veine, je tombe sur Black.

- Un problème, Snape ?

Il est mal à l'aise, mais reste… relativement courtois.

- Je cherche Lupin, j'aimerai qu'il garde Sevgi, le temps que je m'occupe de Fudge.

- Il est en cours, c'est la petite fille, c'est ça ? Je peux me proposer, si tu acceptes.

- Très bien.

A mon tour d'être mal à l'aise. A-t-on jamais vu un Black devenir garde chiourme ?

Je le laisse entrer. Sevgi dévisage intensément le cabot. Puis me regarde et sourit.

- Il est beau, hein Sévie ?

Je m'étrangle. Comment à quatre ans, peut-on avoir une définition de « beau » ? Encore un tour de Lena, je parie.

Black sourit, le voilà en mode bourreau des cœurs… et se transforme en chien noir, qui vient à la rencontre de ma filleule. Celle-ci fonce dessus et commence à caresser la fourrure de l'animagus.

Elle a l'air contente. Je me contente de dire à Black de faire attention, sinon je l'étripe de mes propres mains, ce à quoi il répond par un hochement de tête.

Je quitte mes quartiers pour revenir au bureau directorial… Où se trouve ma compagne.

Cette dernière est furieuse, et ne mâche pas ses mots.

- Vous êtes d'une bassesse sans nom, de croire aux mensonges de Skeeter.

- Vous êtes ignobles. Saviez-vous qu'Ombrage a en sa possession des plumes utilisant le sang de ceux qui écrivent pour que cela se grave dans leur chair ? C'est un artefact de magie noire, et interdit ici comme ailleurs. Vous pouvez utiliser du Verisaterum sur Harry pour vérifier mes dires. Monsieur le Ministre, malgré tout le respect que je dois à votre fonction, vous n'êtes qu'un imbécile, Skeeter est un animagus non enregistré, un cafard. Et je ne couche pas avec mes professeurs pour gonfler mes notes, j'utilise mes lectures et mon intellect. Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire.

Ma belle est partie comme une tornade.

- Je pense que vous devriez présenter officiellement vos excuses à Miss Granger et le professeur Snape, officiellement et personnellement, Monsieur le Ministre. Simple conseil.

La voix douce du Directeur change de la tempête rouge et or précédente.

Mon masque froid recouvre mon visage comme une armure. Je vois la grimace de Fudge, et de ce crapaud rose. On dirait qu'ils ont tout deux mangé du citron.

- Un bonbon au citron peut être ?

Et voici le retour de Dumbledore l'agaçant. Par Merlin, comment peut-on supporter un tel supérieur ?

Du bout des lèvres, le Ministre me fait ses excuses et s'en va. Je m'occupe personnellement du départ d'Ombrage…

OOOOO

Alors votre verdict après cette attente horrible ?