Disclaimer : Tout est à Rowling, je ne gagne pas d'argent pour ce texte, j'écris juste pour le plaisir !

Merci donc, à ma bêta Sockscranberries ! Merci également à TWICK… Je remercie tous les lecteurs, et ceux qui osent poster des commentaires.

Je dois vous prévenir que mes prochains chapitres à compter de celui-ci seront plus courts, vous le remarquerez facilement, pas de panique, il ne manque rien !

Bonne lecture à tous !

Chapitre 18 : La colère d'un Snape

SS

Je hais Fudge, sans doute autant qu'Ombrage et pour que cette dernière cesse de mettre son nez dans les affaires qui ne la regarde pas, je suis bien obligé de m'y coller.

Je construis consciencieusement ma défense et mon masque. Mon visage est fermé et mes yeux glacials. Si je suis silencieux, mon attitude parle pour moi. Les bras croisés sur mon torse, je suis la fureur même.

- Severus, quelque chose ne va pas ? me demande doucement Dumbledore, pas dupe une seule seconde.

- En vérité, j'ai plutôt été choqué d'apprendre que notre Ministre avait une maîtresse, ainsi que son identité. Il serait très… inconvenant que la presse et le peuple soient au courant. Il me semble que votre épouse en serait mortifiée. Aussi, je vous demande de partir d'ici, et de laisser le soin à Dumbledore de gérer cette école, ainsi que de retirer Ombrage de ce château. Sinon, je crains que vos parties de jambes en l'air avec la dame ne soient connues de tous.

Mon ton est extrêmement calme et mon aplomb parfaitement calculé. Cependant, je réussis à coincer Ombrage quand elle tente de me mettre sous Imperium. Si le Bureau Directorial est étroit, j'en connais parfaitement l'agencement.

- Ombrage, vous usez d'un sort impardonnable contre un enseignant. N'oubliez jamais que je suis un sorcier plus agile que vous. Vous n'avez aucun talent, hormis celui de la duperie, et de la sournoiserie, ainsi que le léchage de bottes. Ne recommencez jamais ce petit jeu avec moi. Mon mental est autrement plus fort que le votre, et votre Imperium serait sans effet.

Elle est tenue par un sort de ligotage végétal très efficace, ce qui ne l'empêche pas de fanfaronner pour autant.

- Mais certainement pas pour votre très chère Miss Granger, n'est ce pas ? N'oubliez pas que la jeunesse est facilement brisée, elle est si fragile. En outre, elle est dangereuse.

Un voile rouge s'abat sur mes yeux. Et d'un sort informulé, je colle sa langue au palais si discrètement que même Dumbledore ne peut s'en apercevoir. C'est un Legilimens qui s'y ajoute.

Ne tentez rien, ou j'aurais votre peau. Soyez certaine que je ne vous oublierais pas. J'ai appris bien des choses terriblement douloureuses dans ma jeunesse. En outre, nul besoin de magie. N'est-ce pas plus pratique ? Méfiez-vous Ombrage, je ne ferais qu'une bouchée de vous.

Je me retire prestement de son esprit glauque, tapissé d'un gris diabolique et dangereux, en effaçant les traces de mon passage. Cette femme n'est qu'une créature retorse et repoussante.

- Monsieur le Ministre, j'appuie Severus pour le départ immédiat et définitif d'Ombrage, en outre, nous porterons plainte pour utilisation d'un Impardonnable ainsi qu'insinuations calomnieuses. Je ne tolèrerais pas non plus votre ingérence plus longtemps dans les affaires de Poudlard. Maintenant, si vous le voulez bien, j'ai à faire.

Le Ministre est livide, Ombrage est emportée par les gardes du corps de Fudge – nouvelle loi, parait-il, pour le préserver des attentats.

Je dois partir, et Dumbledore le sait. Je me dois de prévenir Hermione contre l'éventuelle attaque de mercenaires peu scrupuleux recrutés par Ombrage.

Je rentre dans mes appartements pour y retrouver ma belle, je lui raconte les évènements.

HG

Je crois que je ne l'ai jamais vu aussi en colère qu'un quidam veuille briser ce que nous avons. Bien sur, l'entendre ressasser les derniers propos de ce crapaud perfide fait grimper un peu plus la tension qui l'habite.

Il est nerveux et se prépare à faire de belles tranchées dans son salon s'il continue d'y faire les cents pas.

Ce qui l'intrigue, je le sens bien est l'esprit de cette femme folle.

- Trop gris, trop noir et trop calme pour sembler innocent. Elle cache quelque chose. Cette femme est un monstre de froideur et de fanatisme, mêlées. Elle ne respecte rien ni personne, uniquement sa petite personne. C'est l'arrogance personnifiée. Il y a quelque chose qui cloche. Quelque chose qui est de la magie noire, ça j'en suis certain. J'en suis à me demander si elle n'est pas du côté du Seigneur des Ténèbres.

Il est agité et je sais que cette idée fait son chemin dans un coin de sa tête. Il a repris son rôle d'espion et analyse toutes les coutures de la discussion. Il passe en revue énormément de détails infimes.

Cette nuit, je m'endors très mal. J'ai un peu peur. Peur que l'on nous sépare. Qu'on m'emporte loin de lui, sans me laisser le moindre choix. Je sais aussi que bientôt, il s vont tenter de récupérer la Coupe. Il semblerait qu'elle soit chez les Malfoy. Je le convaincrais par n'importe quel argument mais je l'accompagnerais, quoi qu'il en dise.

SS

Il y a une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Et je sens cette lourdeur, j'en sens le fardeau sur mes épales. Je sens la peur d'Hermione.

Il y a plus chez cette mégère d'Ombrage qu'elle ne veut bien en montrer. Je l'ai expliqué à Dumbledore, qui d'accord avec moi.

Elle finira par se démasquer, il suffit d'être patient. Dumbledore et moi avons également longuement parlé de la Coupe, de la présence de Potter, et celle – hypothétique d'Hermione. Notre magie d'union n'est pas encore scellée, elle n'a pas fixée sa forme, elle ne devrait d'ailleurs plus tarder.

A notre reflet, nos oiseaux vont bien, signe encourageant. Et Hermione, je le sais, apprécie Sevgi. Elles ne passent que peu de temps ensemble cependant. Bien sur, Lena m'a déjà questionné une bonne dizaine de fois, et je n'ai toujours pas craqué.

Ma tendre apprécie moins Lena, leur caractère étant complètement opposés, cela ne me surprend guère. Cela viendra avec le temps.

Je secoue la tête, et regarde à nouveau les plans du Manoir Malfoy. Il est vaste, et la Coupe pourrait être partout. Pourtant, j'ai la conviction qu'elle se trouve dans le bureau de Lucius. Ce dernier est plutôt étrange ces derniers temps. Il s'est renfermé, et il n'y a plus aucune trace de Narcissa.

Il est déjà tard, il me faut me coucher si je veux être ne serait-ce qu'un minimum opérationnel pour les cours.

Hermione dort déjà, son corps est tiède et est une invitation à la débauche, mais elle aussi a besoin de sommeil.

Ces derniers jours n'ont pas été de tout repos.

C'est la rançon du pouvoir, le prix de la créativité.

Etrange, cette promo tout de même.

Absolument délectable, je corrige lorsque je me rappelle des têtes d'Ombrage et de son toutou.

OOOOOO

Voilà pour aujourd'hui ? Qu'en pensez-vous ? Honnêtement, je ne suis pas franchement satisfaite de ce chapitre, qui a été accouché dans la douleur… Laissez-moi vos impressions…