Disclaimer : Tout est à Rowling, déesse créatrice de l'univers d'Harry Potter ! Le concept des inséparables est en revanche à moi, j'ai créé le Manoir Malfoy sans savoir vraiment comment il est conçu donc si jamais j'ai fais des erreurs veuillez m'excuser !
Je remercie les lecteurs de leur patience, de me laisser des mots d'encouragements alors que je traîne misérablement... Je remercie ma bêta : Sockscramberries, pour les très courts délais de bétatage... ça me laisse toujours pantoise.
Bonne lecture !
Le Lien
chapitre 21 : Un tour au Manoir Malfoy
/SS/
Nous étions rassemblés au point de transplanage à Poudlard. Potter, Albus, ma compagne et moi-même. Tout le monde était silencieux. Nous allions devoir fouiller le Manoir pour trouver la Coupe de Poufsouffle, tout en évitant le maître de maison.
Nous avons transplané deux par deux. Il faisait nuit, et le Manoir était peu éclairé. D'un sort de magie noire, j'ai ouvert le portail en silence. Nous sommes entrés dans la propriété. Au niveau de la porte d'entrée, Albus a passé sa main sur la serrure en marmonnant une incantation ancienne. La porte s'est ouverte. Nous nous sommes mis en file indienne, les baguettes sorties, aux aguets.
Je suis passé le premier car je connaissais bien le Manoir, Hermione me suivait, venait ensuite Le Survivant puis Albus fermant la marche.
Le Manoir était construit sur cinq étages dont un sous sol. Les combles ne nous intéressaient pas, pas plus que les cachots. Le rez-de-chaussé était uniquement constitué de salons et de salles à manger, et de la cuisine. Au deuxième, une bibliothèque, le bureau de Lucius, les appartements des Malfoy, un boudoir de Narcissa. C'était l'étage, qui je le pensais, abritait l'artefact maléfique.
/HG/
Le Manoir semblait énorme, la décoration assez formelle. Tout me semblait de glace, comme une pièce de théâtre dont on n'a que faire. Cet endroit ne montrait qu'une facette de leur personnalité : le paraître. Ce n'était que superficiel, rien qui ne montrait leur nature profonde.
Je compris tout à coup beaucoup mieux pourquoi Drago Malfoy ne montrait pas ses sentiments ou ses émotions. Son environnement familial ne le portait pas à ce genre de choses, je devinais qu'il montrait, qu'il faisait sentir son affection par des attentions, par certains mots, certains gestes, codés au commun des mortels.
Revenant à l'instant présent, je me suis rendue compte que nous étions au deuxième étage, et que Severus était prêt à ouvrir la porte devant laquelle il s'était arrêté.
« C'est le bureau de Lucius, une porte de communication relie cette pièce à la bibliothèque. Méfie-toi de lui Hermione. » me murmura la voix de mon inséparable dans un coin de mon esprit.
/SS/
La porte a tourné sur ses gonds sans un bruit. A l'intérieur, la pièce silencieuse baignait dans le clair-obscur. Je distinguais malgré tout dans les ombres une silhouette longiligne avachie dans son fauteuil.
La lumière s'est allumée dans la pièce, faible et palote. Assis à son bureau, les joues mangées par la barbe, la coupe des cheveux blonds presque blancs et longs s'était mué en un zigzag infernal révélant des mèches plus courtes que d'autres formant un désordre sans précédent sur l'aristocrate que j'avais toujours connu tiré à quatre épingles. Il avait maigrit comme pouvait en témoigner ses joues creusées.
- Severus ? Que fais-tu là ? Me demanda-t-il en levant vers moi son regard gris délavé, vide et hanté.
- Lucius ? Que se passe-t-il ici ? Le Manoir est dans un état...
- Narcissa. Il m'a prit Narcissa. Il l'a éteinte sous mes yeux comme on souffle un nox, et je n'ai rien pu faire d'autre que regarder.
Narcissa, la gardienne de l'humanité de Lucius n'était donc plus. A présent, je comprenais mieux pourquoi j'avais ce fantôme sous les yeux.
- Que viens-tu faire ici, Severus ? Me demanda-t-il platement.
- La Coupe de Poufsouffle.
- Ah. Qui donc est derrière toi ? Fais donc les présentations, veux-tu ?
Il venait de remarquer dans mon dos la silhouette de ma compagne.
/HG/
Je n'avais jamais vu ce Lucius Malfoy là. Il me semblait vide comme la coquille d'un Bernard l'hermitte abandonnée. Le ton de sa voix autrefois altier n'était plus qu'un faible murmure. Severus était méfiant, tout dans sa posture l'indiquait : la raideur de son maintien, son visage fermé, le regard d'onyx insondable et surtout, la prise ferme sur sa baguette.
/SS/
Sans que j'eus le temps de me mettre devant elle pour la protéger, elle s'est avancée avec un maintien que je ne lui connaissais pas, peut être en réponse à l'attitude de Lucius. Une histoire de mimétisme.
- Je suis la compagne de Severus. On m'appelle An Dro.
- Naguère Hermione Jean Granger, née de moldus.
/HG/
Son ton était lent, analytique. Étrange car j'avais le sentiment que chacun de ses mots recelait un sens particulier. Il me fixait avec des yeux gris aux reflets bleus pâles dansants furieusement.
Il s'est levé, a lentement déplié sa longue carcasse amaigrie par des nuits d'insomnie. Il a ouvert une boiserie dissimulée aux regards des profanes. Il en a sortit une petite coupe finement ouvragée, l'a posé sur son bureau et s'est assis à sa place initiale – coudes posés sur le bois du bureau, les mains jointes, doigts croisés sous le menton.
- Voici la Coupe de Poufsouffle, a-t-il dit d'un ton absent, la fixant du regard.
Severus s'est avancé d'un pas mais fut coupé par Lucius.
- Si j'étais toi, je n'avancerais pas plus loin, Severus. Si ta compagne veut la Coupe qu'elle vienne la chercher.
/SS/
Elle s'est avancée au devant de moi, jusqu'au bureau de Lucius. Le danger était énorme pour elle. L'aristocrate était impassible, une véritable statue de glace. Ils se regardaient droit dans les yeux, se scrutaient.
/HG/
Lorsque j'ai tendu la main pour prendre la Coupe, Lucius Malfoy m'a saisi le poignet vivement, j'ai entendu le sifflement mécontent de mon compagnon.
- Ramène Drago dans le chemin de la lumière, et détruis le Seigneur des Ténèbres.
Son ton était sifflant, vif comme le serpent mais rauque comme une menace.
- Je le ferai.
A ces mots, il a relâché mon poignet avec délicatesse. J'ai pris la Coupe dans mes mains.
- Severus, partez maintenant. Bellatrix, Dolohov et d'autres vont venir dans quelques minutes.
/SS/
Je me suis redressé, et tous les sens en alerte, je suis sorti de la pièce, Hermione sur mes talons. Nous avons rejoins Albus et Potter. En quelques mots lapidaires, je leur ai dit l'essentiel. J'ai entendu une porte s'ouvrir en bas et quatre personnes entrer dont les pas m'étaient familiers.
Il fallait filer au plus vite. Nous sommes passés par les escaliers de service alors que les mangemorts gravissaient les étages pour chercher Lucius.
J'étais tendu, aux aguets comme à chaque fois que je croisais ou côtoyais le danger. Avec Potter pour attirer le danger dans les parages, il ne fallait pas traîner.
Albus pressait la troupe. Ce que ma compagne avait bien compris et avançait.
/HG/
Le maintien de mon cher et tendre ne s'est détendu que lorsque nous sommes rentrés au château. J'ai donné la Coupe à Dumbledore, qui l'a détruite sous nos yeux.
Harry était un peu plus soulagé : notre entreprise avait été couronnée de succès et Voldemort pourrait être défait plus facilement.
/SS/
Il y avait bien des choses encore à faire. Tuer Nagini, détruire l'horcruxe qui sommeillait en Harry James Potter.
L'Union n'était pas encore scellée mais je me doutais bien que cela ne tarderait plus. Mes sens s'amplifiaient ces derniers temps...
