Disclaimer : Tout à Rowling bien entendu, sauf l'idée du Lien. Je ne gagne pas d'argent pour cette fic, et les personnages ne m'appartiennent pas.
Tout d'abord, veuillez m'excuser pour ce retard... Enfin ce n'est plus un retard, là ça ressemble plus à une mise en veille. Bref, enfin, avec le boulot de ma formation, les examens, et la recherche de la suite, c'est un peu dur d'écrire. J'ai « profité » de ma clavicule cassée pour écrire un peu et je poste bien tardivement. Je n'aime pas laisser tout cela en plan, et j'ai bien l'intention de finir cette fic, un grand merci donc à vous qui êtes très patients.
Ensuite, un grand merci à ma Beta, et aux lecteurs plus que patients !
Info : j'ai décidé de passer à l'écriture en direct sur pc, cela aura peut être des effets sur la manière dont j'écris.
Bonne lecture !
Chapitre 22 : Retenir le temps
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L'Union allait enfin se sceller ce n'était plus qu'une question de temps. Enfin. Dumbledore surveillait Potter, et une possible connexion entre lui et le Seigneur des Ténèbres qui nous donnerait quelques détails sur son état d'esprit, déjà follement dérangé. Ma belle et ses amis étaient ensemble, ce qui me faisait ronchonner, pour la forme.
/HG/
Severus était d'une humeur changeante, à la fois maussade et impatient... Mais de quoi ? Je n'en avais aucune idée. Il ne me tenait pas au courant.
La nature de notre Lien a commencé à changer, à se solidifier en quelque sorte, bon présage selon moi, phase importante de nos relations au beau fixe même si par moment houleuse.
En effet, Harry et Ron recommençaient à faire les quatre cents coups et il me revenait le droit de les canaliser. Magnifique ! Allez faire entendre raison à deux jeunes idiots qui veulent simplement se distraire de tous les soucis qui leur pesait. Ils en avaient gros sur la patate.
Un soir, Dumbledore nous convoqua dans son bureau. Harry, Severus, Ron et moi-même. Harry avait été obligé de mettre Ron dans la confidence après un souci dans le dortoir des garçons. Ron avait été témoin de la crise qu'avait eu Harry, celui-ci nous mettait au courant.
- Il est vraiment fou de rage. Severus, je souhaite que vous restiez à couvert, d'ailleurs ce n'est même pas une requête mais un ordre, vous allez finir en pâté pour chien passé au hachoir sinon ! Il a reporté sa colère sur un mangemort bien introduit parmi ses fidèles. Il n'a même pas dit son nom. Toujours est-il qu'il doit être hors jeu pour la bataille final.
La tête me tournait, cela faisait quelques heures que je me sentais nauséeuse, une migraine carabinée implantée solidement dans le crâne. Je me suis massée les tempes en m'efforçant de ne pas serrer des dents. J'ai sentis le regard de Severus peser sur moi.
/SS/
- Albus, je crois qu'on y arrive. L'Union ce scelle, ai-je dit.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Demanda le Directeur d'une voix calme.
J'ai pris Hermione dans mes bras, ressentant une extrême solidité dans le Lien, plus que jamais. Nos mains en contact, Potter dans le bureau, cela a sans doute contribué à mettre notre Don Final à jour. Un dôme doré a recouvert l'ensemble des personnes présentes. J'ai eu la sensation d'un moment de détente, de bonheur. Inexplicable.
Le dôme s'est évanoui au bout de quelques minutes... Dumbledore a souri, et a pointé du doigt la fenêtre et le ciel assombris de la soirée.
- Dites-moi que je me trompe mais on est bien resté que quelques minutes sous ce dôme ? A demandé Hermione.
- Exact, je pense cependant que votre don est d'ordre temporel. Vous allez bien miss Granger ? A demandé le vieil homme.
- Oui, ma migraine a disparu, ne pensez-vous pas que ce don ait également des vertus curatives ?
Hermione semblait vraiment intéressée par cette perspective. Elle allait creuser ça, comme une attaque de boulimie de savoir, sans le côté maladie mentale, et autres dangerosités pour la santé.
Il y avait eu bien longtemps que je n'avais pas été aussi serein, aussi détendu. Nous sommes retournés à nos quartiers, en silence.
Nous avons échangé un câlin dans un silence qu'aucun de nous ne voulait briser. Nous nous sommes endormis en douceur, heureux d'être ensemble.
Les jours ont ensuite passé à une vitesse vertigineuse, autour de nous les élèves devenaient fébriles, attendant la probable fin du monde, la bataille finale qui ne tarderait plus à venir à présent. C'était la course contre la montre.
Chacun des camps rassemblaient leurs forces. C'était le calme avant la tempête, l'accalmie avant que ne se déchaîne la fin d'un joug sournois. Dumbledore commençait déjà à renvoyer vers leur famille les plus jeunes.
Année par Année, les Maisons se vidaient, seuls les élèves majeurs ou émancipés qui le souhaitaient pouvaient rester, bien entendu un noyau dur de résistance prenait ses racines dans la 6e Année, il était prévu qu'ils restent dans le château, pour s'occuper des blessés, on leur enseignait les sortilèges de guérison, le maniement des baumes, et à connaître la posologie des potions de régénération.
Bien des personnes de l'Ordre virent se joindre à nous pour grossir nos rangs, bien décidés à détruire l'engeance massée à nos portes.
En face de nous, l'armée du Seigneur des Ténèbres s'était installée en grande partie, ne manquait plus que Ses fidèles. Les lumières des feux de camps brillaient dans la nuit, comme un gigantesque sapin de noël illuminé. Masqués par les arbres étranges de la Forêt Interdite, on ne pouvait encore les compter. C'était étrange que le Lord Noir eut choisit une telle disposition, une telle tactique. On se serait cru chez des Seigneurs de Guerre au moment des incursions Viking.
Bien entendu des Seigneurs de Guerre n'auraient jamais utilisé des vampires, des loups garous, ou bien des goules et des Troll, ainsi que des Géants. Pas davantage, les Nains Miniers qui n'aimaient rien de plus que s'enrichir et dormir dans des tas de gemmes et de pierres précieuses bien à l'abri dans leurs grottes.
De temps à autres, une bête poussait un cri à vous faire dresser les cheveux sur la tête. La Forêt était silencieuse, attendant le début imminent de la bataille, une des batailles les plus meurtrières du Monde Magique, exceptés celles qu'avaient mené les Gobelins dont Binns nous avait longuement bassiné alors que je n'étais moi-même qu'un étudiant.
/HG/
Severus contemplait les forces de Voldemort d'un œil bien sombre. En tant que fin tacticien, il devait probablement repérer les forces et les faiblesses du mégalomane raciste. Je ne savais pas comment dévier son attention de cette masse hostile. Il ne dormait plus guère, et le château étant presque vide, il n'avait plus besoin de passer ses nuits à faire des rondes. Il passait un temps infini devant la cheminée, assis dans son fauteuil, à fixer inlassablement les flammes qui finissaient par s'éteindre quelques longues heures plus tard. Il ne me rejoignait que très tardivement, me prenait dans ses bras, et plongeait dans un sommeil agité.
Je passais mon temps à consolider mon savoir à propos des charmes de guérisons, à parler tactiques avec Harry et Ron, cherchant le meilleur moyen pour atteindre Nagini. Neville se joignait bien souvent à nous, et nous faisait part de ses idées, de ses réflexions. Ginny était restée au château bien que Mme Weasley ne fut guère d'accord sur ce point, et ne pouvant lui faire renoncer à son projet, il était convenu qu'elle resterait avec Mme Pomfresh. Ginny s'était découvert une passion pour l'infirmerie et ses manipulations.
La pression montait comme dans une cocotte-minute, les conversations se faisaient orageuses, et les portes claquaient, faisant grincer les dents des portraits qui ronchonnaient. Des éclats de voix, des pleurs et le bruit rythmés des cents pas s'élevaient dans le château tout entier.
- Il faut que cela cesse, a grondé Severus. La guerre psychologique a commencé, il nous fait nous ronger les sangs.
Le soir était tombé et il regardait les lumières des feux dans la forêt.
- Je vais voir Albus. Je ne devrais pas en avoir pour très longtemps.
Il est partit silencieusement. L'attente devait lui porter sur les nerfs, mais il était la personne la plus capable de se maîtriser.
J'avais réfléchi aux effets de l'Union, je me doutais qu'elle avait des vertus curatives, et ajouté au décalage temporel, cela pourrait toujours nous être utile. Les vertus curatives devaient être d'ordre mentales et physiques, les tensions, les migraines, blessures, les effets seraient comme annulés selon mes prévisions.
L'attente se faisait plus longue, et bien sur la débâcle serait violente. Voldemort devait peaufiner quelques derniers plans. Et nous devrions probablement obligés d'improviser, sûr que Severus détesterait cela, une prise de risque, qui en voudrait sûrement la peine.
Il nous faudrait retenir le Temps. Et cela suffisamment pour qu'Harry vainque.
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Et voilà pour ce chapitre, je crois que vous avez le droit de me clouer au piloris pour une telle attente. Je ne suis pas très fière de moi à ce sujet. Pour vous réconforter, il ne reste plus que 3 petits chapitres à écrire (et oui je n'ai encore rien fait, pour changer) et vous aurez le fin mot de cette histoire... En attendant, je vous remercie tous de votre fidélité. Bises à toutes et à tous, et portez-vous bien d'ici là !
