Bon, le ton de ce chapitre est moins léger que les premiers, mais juste sur ce chapitre là hein, pas ceux qui suivront. Et d'ailleurs, on s'approche de la fin.
J'en profite pour passer une annonce: J'ai une galerie sur Dévianart où j'y pose mes dessins (quand j'y pense), il n'y rien de merveilleux et normalement ça ne devrait pas du tout vous intéressé. Mais depuis peu j'ai remis, et je remet, au propre quelques fanart qui entrent dans la catégorie durincest et Thilbo baggenshield (d'ailleurs, vous pouvez en voir en couverture de mes histoires). Fin bref, j'ai mis le lien sur mon profil. Pour l'instant il n'y en a pas beaucoup (3), mais vu le tas que j'ai, ça devrait arrivé petit à petit.
- Nilya ? Qu'est ce que tu fais là ? Je croyais que tu travaillais à l'infirmerie royale à partir d'aujourd'hui.
- C'est le cas. Et crois moi, ce n'est pas une sinécure, je n'arrive pas à comprendre comment la bécasse avant moi a fait pour tenir si longtemps à cette place, ça ne fait même pas une demi journée que j'y suis et j'en ai déjà marre. Je viens boire un coup, les neveux du roi m'ont épuisé.
- Tu les as vu ? Tous les deux ?
- Oui mon frère, le blond aussi bien que ce jeune crétin sur qui tu as craqué.
Nilya se servit une pinte et s'assit à côté de son frère qui étudiait le bilan de comptabilité de la maison. Tous deux étaient les enfants de l'un des conseillés du roi, l'un de ceux qui étaient contre l'union entre Thorin et Bilbo et aussi celle de Kili et Fili. Notamment parce qu'il caressait l'idée que son fils puisse s'unir un jour avec le jeune brun. Etant issu de l'une des familles les plus nobles d'Erebor, avec un bon capital, de bonnes valeurs guerrières et marchandes, Nihil était l'un des meilleurs partis que puisse espérer Kili.
- Arrête avec ça, je n'ai pas craqué sur lui, il est à mon gout, c'est tout.
- Tu as beau dire, je te connais bien, c'est exactement le genre de gamin que tu t'amuserais à chopper dans un coin pour lui apprendre un peu la vie, d'ailleurs, c'est étonnant que tu ne t'en sois pas encore pris à lui, c'est son rang qui te fait peur ?
- Son frère surtout.
Oui, Nihil avait déjà essayé de s'approcher avec plus ou moins de bonnes intentions de Kili et ce depuis un bon moment, déjà lorsqu'ils vivaient dans les Montagnes Bleues. Mais Fili l'avait toujours repoussé, si bien que le brun ne savait même pas qu'il existait. Nihil avait quelques années de plus que Fili, mais lors des quelques altercations qu'ils ont eu, que ce soit verbal ou physique, Fili avait su montrer une nette supériorité. Sur Nihil comme sur tous les autres nains, ou humains, qui ont montré un intérêt plus ou moins chaste pour le plus jeune.
- Il se l'est tapé…
- Pardon ?
- Fili, il s'est fait son frère, il y a trois jours.
- …. Sans blague… Tssss … Ca me fou en rogne ça : Il s'approprie son frère comme s'il lui appartenait et ne laisse personne d'autre le toucher... Alors que bon, vu la gueule qu'il a il pourrait rendre heureux bien des nains...
- Et des naines..
-… C'est pas parce que c'est un prince qu'il ne peut pas partager... Comment Kili peut-il savoir ce qu'il aime s'il ne connaît personne d'autre que cet abruti blond ?
- Et attend ce n'est pas tout, il y a de l'eau dans le gaz entre ces deux là, figures toi que Kili s'est pris un sale coup qui l'a rendu amnésique.
- Comment ça ?
- Il a tout oublié, sur au moins deux ans.
- Tout ?
- Il ne se rappel de rien et surtout : Fili ne lui a encore rien dit sur leur nouvelle relation.
- C'était peut-être juste un coup comme ça…
- Je ne crois pas, il y a vraiment truc louche. En tout cas, si tu veux te le faire, c'est le moment, un esprit amnésique, c'est très facilement manipulable et tu es bien le meilleur manipulateur et menteur que je connaisse.
Nihil ne répondit rien, il réfléchissait déjà au meilleur moyen de s'approprier le brun, de briser ce lien qui l'unissait à son frère et il avait déjà une petite idée sur la manière.
- Dit moi Nilya, serait-il possible que tu occupes Fili un moment cette après midi ? Tu le sépares de Kili en lui faisant croire que tu dois lui parler à propos de son frère, ou une bêtise du genre. Le plus longtemps possible, je m'occuperai de mon prince pendant ce temps.
- Méfie toi quand même, Fili serait capable de te tuer s'il apprend que tu as touché à Kili.
- Pas si Kili l'en empêche…
- Comment ça ?
- Si j'arrive à le manipuler de manière à le persuader que son frère lui veut du mal et que j'arrive à lui faire croire que j'étais son petit ami avant qu'il ne devienne amnésique, il ne permettra pas à Fili de me toucher. … Maintenant, dis moi tout ce que tu sais sur eux.
LTLTLTLTLTLT
- Mais je vous jure que je n'ai rien fait ! Il l'a signé tout seul ce papier !
- Impossible ! Thorin ne laisse jamais une liberté totale à ses conseillés.
- Très chère, si vous avez une liaison avec notre roi, ce qui expliquerait tous ces avantages qui vous tombent soudainement dessus, nous ne chercherons pas à vous embêter, au contraire, une naine telle que vous serais bien mieux vue auprès de lui que ce hobbit.
- Mais… Mais.. Mais mais.. Mais NON voyons ! rooooo. Qu'allez vous imaginer ?
- Nous vous trouvons très proche de lui pourtant… D'abords il y a cette nomination intempestive au conseil d'une gueuse sortie de nulle part…
- Ensuite, il y a toutes ces cachoteries, ne le niez pas, nous savons que vous et le roi passez du temps ensemble..
- Mais, je vous jure que nous parlons politique !
- Politique ? Voyez vous ça…
Le nain baissa la voix de manière à ce que seule la naine puisse l'entendre.
- … Depuis que vous parlez politique avec notre grand roi, allez savoir pourquoi, mais il y a beaucoup de mercenaires qui disparaissent…
- Que voulez vous que j'y fasse ?
- Nous dire pourquoi vous venez fouiner ici lorsque le conseil est clos.
- Je ne suis pas la seule à venir fouiner ici… vos plans pour mettre fin à la liaison du roi sont immondes !
- De quoi parle t-elle ? Que signifient ces cessions extra conseils ?
Quelques conseillés froncèrent les sourcils, si certains étaient prêt à tout pour détruire Bilbo, ce n'était pas le cas de tout le monde.
- Sachez messieurs, qu'il y a parmi vous des nains qui vont jusqu'à payer des mercenaires pour violer Bilbo et ainsi crier à l'adultère pour défaire le mariage de Thorin. Je me suis seulement permise de glisser au grand roi les noms de quelqu'un de ces pauvres nains, qui sont surement en train de pourrir dans les égouts de la ville à l'heure qu'il est.
- HA LA GARCE !
Finalement, la gargouille n'avait pas eu besoin de Bilbo où Thorin pour se faire détester par les membres les plus radicaux du conseil…
- Tu ne perds rien pour attendre sal..
- Cessez ce comportement belliqueux immédiatement !
- Quant à vous, avez vous des preuves de ce que vous avancez ?
- Aucune, mais maintenant, vous êtes prévenu et vous savez un peu mieux avec quel genre de nain vous travaillez.
- Vous n'avez rien à dire dans ce cas ! Nous avons notre place au conseil depuis plusieurs générations et ça ne fait même pas quelques jours que vous êtes parmi nous ! Etre conseillère ne vous donne pas l'autorisation de fabuler ainsi sur les membres les plus respectés du conseil !
- Suffit !
Balin s'était levé, ce qui fit taire les autres conseillés. Quelque chose ne tournait pas rond, ce conseil était de plus en plus pourri, mais tellement ancré que le défaire serait très compliqué. Il devait absolument avertir Thorin de cette insanité qu'il y avait ici et aussi prévenir la naine, si elle continuait de parler ainsi sans prendre de pincettes alors que peu de monde l'appréciait, elle allait se faire lyncher.
- Vous n'avez aucunement le droit d'intervenir ainsi dans la liaison de notre suzerain ! Et si vous venez à toucher un seul cheveux de Bilbo, conseillers ou pas, nobles ou pas, vous ne vous en remettrez pas !
- Sont-ce là des menaces ?
- Je répète que vous n'avez aucune preuve !
- Des preuves contre quoi ?
Tout le monde se tu et les leaders radicaux lancèrent des regards tellement menaçants que même les membres les plus loyaux à Thorin n'osèrent pas répondre à leur grand roi qui venait de pénétrer dans la salle. Il en allait de leur vie et celle de leur famille, certains étaient réellement prêts à tout. Et la délation était sévèrement réprimée, Balin lui même préféra ne rien dire devant le conseil.
- Messire ! Ils ne veulent pas avouer qu'ils se retrouvent pour mettre au point des plans pour briser votre couple !
LTLTLTLTLTLT
- Kili ? Kili mon amour tu vas bien ?
- Qu'est ce que .. ?
Un nain que Kili n'avait jamais vu et qui le regardait comme Azog regarderait un agneau lui sauta au coup et lui déposa un baiser tendre sur le front. Kili fronça les sourcils et eut le reflexe de chercher le regard de son frère, qui n'était pas là. Fili était parti quelques minutes plus tôt derrière la nouvelle infirmière et l'avait laissé seul dans ses appartements. Aucun nain n'était censé y pénétrer… Normalement.
- Tu ne me reconnais pas… ? Tu as donc vraiment oublié…
La mine du nain en face de lui s'assombrit fortement.
- Je suis Nihil, ton petit ami.
Kili écarquilla les yeux et Nihil leva la main pour lui caresser la joue. Le brun frémit, mais pas de plaisir.
- Ne me dit pas que tu ne te souviens de rien… Je t'en pris..
Le ton de l'autre nain était brisé et Kili n'était pas du tout à l'aise.
- Je.. non…
- Laisse moi te le rappeler.
Et, à la plus grande horreur du brun, Nihil lui attrapa la nuque pour l'entrainer dans un baiser exigeant. Encore une fois, un frémissement s'empara du corps de Kili, un frémissement de dégout. Immédiatement, il chercha à le repousser, mais l'autre s'accrochait à lui.
- Laisse toi faire Kili, tu adores ça normalement.
- Arrête, mon frère m'a dit que je n'avais personne.
- Bon dieu Kili, ton frère a toujours cherché à t'étouffer pour te garder à ses côtés, toi même tu passes ton temps à t'en plaindre. De quoi te souviens tu au juste ? Que t'a t-il dit ? Vous étiez en froid ces derniers temps, ça ne m'étonnerait pas qu'il ait omis certaines choses, j'en suis la preuve. Bon dieu ! Je n'arrive pas à croire qu'il ait fait ça !
- … Non.. c'est faux ! Fili n'est comme ça !
- Il ne l'était pas avant ! Mais il n'est plus le même depuis qu'il s'est fiancé.. Toi non plus tu n'es plus le même d'ailleurs. Tu n'as jamais aimé Litfari. Le fait que Fili préfère passer du temps avec lui qu'avec toi t'avais fait beaucoup de mal à l'époque et maintenant, toi et ton frère ne vous parlez plus beaucoup.
- Litfari ? Que vient faire ce connard dans cette histoire ?
- Il est le fiancé de Fili, ou plutôt, l'ex, car Fili s'est rendu compte de ses sentiments pour toi, ou plutôt de son désir, il a même essayé de te prendre par la force et tu lui en as toujours voulu pour ça. Et encore maintenant, tu lui en veux de jouer ainsi avec toi. Et puis tu m'as moi, tu m'as juré ton amour, tu n'as pas le droit de le renier ! Où est l'alliance que je t'avais offerte ?
- .. heu.. je.. non, je ne me souviens pas…
- Si Fili l'a fait disparaître, ça ira mal ! Mais je me demande... Comment es tu devenu amnésique ? Et quelles raisons t'a t-il donné pour toutes les marques que je t'ai laissées ?
-… aucune.. il..
- Aucune ? Il ne t'a rien dit ? Et tu continu de le croire malgré tout ? Lui ? Qui t'a fait tant de mal ? Et qu'en est-il de moi ? Qui t'ai soutenu, aimé, choyé…. Tu as l'intention de me balayer pour une simple amnésie ?
- Arrête !.. ce n'est pas ce que j'ai…
- Embrasse moi mon amour, montre moi que ma place est toujours aux côtés de la tienne.. ça me tuerait si notre histoire s'arrête ainsi !
Nihil s'agrippa plus encore à Kili qui ne savait que faire, la situation dans laquelle il était ressemblait à un horrible cauchemar. Au fond de lui, il ne croyait pas un mot de ce que lui disait ce nain… Du moins, il ne le voulait pas. Mais il avait l'air tellement sincère et la situation avait l'air de lui faire réellement beaucoup de mal. Kili avait besoin de remettre les choses au clair.
- Non ! Lâche moi ! Je veux d'abords parler avec Fili.
- Kili… Non ! Je t'en supplie ! Ne me fais pas ça ! Tu n'en as pas le droit ! Fili va profiter de ton état pour te mettre le grappin dessus, cela fait des mois que tu lui résistes ! Ne gâches pas tout je t'en supplie ! Si tu ne le fais pas pour moi, fais le pour toi ! Il va te briser une nouvelle fois.
-… Non ! Tais toi ! Jamais Fili ne ferait une chose pareille ! Tu mens !
- Non ! C'est la vérité, je t'en supplie ! Tu dois me croire ! Je t'aime Kili et tu m'aimes aussi, tu me le dis tous les jours, tu me l'as même rappelé ce matin…
- Lâche moi ! Je ne te crois pas ! Fili n'est pas comme tu me le décris, ce n'est pas possible ! Jamais il n'a été comme ça et jamais il ne le sera ! Et toi, je te trouve sans aucun intérêt à côté de lui ! Je ne sais pas quelle folie m'a conduit à te dire « je t'aime », si je l'ai vraiment fait, mais je suis bien content de ne pas m'en souvenir !
Nihil ne s'était pas du tout attendu à devoir faire face à cette confiance aveugle et bornée que vouait le plus jeune au prince blond. Il avait sincèrement pensé que le Fili étouffait le plus jeune, que celui-ci n'était pas épanouit et satisfait dans cette relation fusionelle, mais apparemment, il se trompait. Kili n'avait pas que de l'affection pour son frère, il en était carrément amoureux et ça crevait les yeux.
Mais le « je te trouve sans aucun intérêt à côté de Fili » piqua Nihil bien plus que de raison et il commençait à voir rouge : personne ne le dédaignait jamais ainsi.
Raffermissant sa prise sur le prince, il le traina à l'intérieur de la salle et verrouilla la porte. Bien décider à faire en sorte que Kili change d'avis sur son sujet.
- Arrête ça, lâche moi !
- Ho que non mon beau, tu m'as juré ton amour, tu n'as pas le droit de le renier seulement à cause de ton amnésie.
- Lâche moi, c'est un ordre de ton prince !
Mais Nihil posa une nouvelle fois ses lèvres sur celles de Kili tout en passant ses mains avides sous ses vêtements et son gout tout comme ce qu'il toucha lui plut énormément.
Si le jeune prince n'avait pas l'air d'apprécier pour l'instant, le plus vieux était certain qu'il allait finir par abdiquer et prendre du plaisir dans ses bras.
Kili lui, était très troublé, il ne pouvait pas avoir déclarer son amour à qui que ce soit, il ne pouvait tout simplement pas le croire, car son amour, il appartenait à Fili, à personne d'autre et jamais aucun événement n'aurait pu changer ça. Aucun.
Il ne croyait pas qu'il ait pu un jour s'abandonner dans les bras de ce nain, il ne croyait pas que lui et Fili puissent être en froid et il n'allait pas le croire tant que son frère ne le lui aura pas affirmer et expliquer le pourquoi de cette étrange tension entre eux, ainsi que les zones d'ombre dans son récit. Il se débâti donc, cherchant à s'échapper de la poigne de ce rustre, qui ne semblait pas enclin à vouloir le laisser partir.
- Tu as renier ton frère pour moi, si tu ne t'en souviens pas, je vais me charger de te le rappeler.
- Non..
Nihil, emporter par son désir pour le brun, profitant de la supériorité de force qu'il avait sur le frêle archer, le cloua au mur et se plaça entre ses jambe. Kili tenta de se débattre avec fougue, mais un violent coup de poing le percuta et l'étourdit quelques instants, le temps que Nihil puisse dégrafer ceinture et pantalon.
Il l'embrassa à nouveau et Kili lui mordit sauvagement la langue, se récoltant un deuxième coup sur la pommette. En réponse, le brun donna un magistral coup de tête au nain en face de lui, dont le nez cassa dans un craquement sinistre.
Ce qui eut le don d'enrager le plus vieux, qui balança son poing dans le ventre de Kili, il en gémit de douleur, avant de le clouer au mur, coinçant son corps contre le sien, épinglant ses poignets au dessus de sa tête d'une main puissante.
- Kili bon dieu, ton frère t'a pourri la vie, il est grand temps que tu l'oublies !
- Va te faire voir !
- Voyons laisse moi une chance, ça va te plaire, tu adores quand je te touche habituellement.
- Je ne veux plus que tu poses tes mains sur moi !
Faisant fi du ton menaçant qui grondait dans la voix de Kili, Nihil arracha brutalement sa tunique et laissa sa main libre parcourir le torse du jeune nain qui se tordait et ruait pour échapper à ce toucher immonde et il commençait à avoir du mal à maintenir le prince. Il décida donc, pour s'assurer son immobilité, de placer sa poigne sur sa gorge et de serrer, le privant d'air. Kili se débâti de plus belle, cherchant à libérer ses mains de la prise de son assaillant, mais très vite, le manque d'oxygène se fit sentir, sa gorge commença à s'enflammer et sa tête tournait de plus en plus. Petit à petit, son corps s'immobilisa et Nihil put même se permettre de libérer ses poignets qui vinrent tenter faiblement d'arracher la main qui lui emprisonnait le cou. Nihil relâcha un peu la pression sur la gorge du plus jeune, qui se mit à suffoquer douloureusement.
- Alors mon amour? On est calmé ?
Kili aurait voulu répliquer avec une menace, une insulte, n'importe quoi, juste répliquer pour montrer qu'il n'était pas vaincu, mais il n'arrivait pas à recouvrir la parole et le peu d'air que Nihil lui permettait s'inspirer ne suffisait pas à satisfaire ses poumons en feu, à lui donner la force de lutter. Il se rendit compte qu'il était à sa merci, que l'autre allait pouvoir abuser de son corps et qu'il n'avait aucune chance de se défendre. Il serra les dents en espérant que ça ne dure pas trop longtemps et que ça ne fasse pas trop mal. Il ferma ses yeux emplis de larmes et attendit, Fili allait arriver, ce n'était qu'une question de temps, il faisait confiance à son frère, comme il l'avait toujours fait, ce cauchemar aura une fin avant la fin.
Sentant Kili abdiquer lentement, sans lâcher sa gorge, Nihil lui écarta les jambes afin de s'y placer et le plus jeune eut une grimace de dégoût en sentant son érection se presser contre son bassin tandis qu'une main parcourait son corps avidement. Nihil lui mordit la nuque, là où Fili y avait laissé sa dernière marque et empoigna le pantalon du brun pour l'abaisser. Du moins, il aurait bien voulu, mais Kili se mit à sourire béatement et il se figea.
Le feulement mortel pousser par Fili à l'autre bout de la pièce insuffla en lui une terreur sourde.
Il n'avait pas réussit à faire croire à Kili que son frère était le méchant de l'histoire, il avait sous estimé la confiance et l'amour que le brun portait au prince héritier et il allait payer chèrement d'avoir été aveuglé par le désir alors qu'il avait enfin ce corps interdit tant désiré à porté de main. Il devait très vite trouver une solution, avant que le blond ne passe à l'attaque, sinon il ne sortira pas d'ici vivant.
- Toi. Tu t'écarte de Kili. Tout de suite.
Le grondement sinistre de Fili portait une telle promesse de mort que Nihil en eut la chaire de poule, mais ce n'était rien comparé à son regard : totalement noir. Et sa posture… elle irradiait d'une fureur redoutable difficilement contenue, une rage à l'état brute qui coulait dans ses veines et ne demandait qu'à exploser.
Personne ne touchait Kili impunément, personne ne le touchait, tout simplement.
Kili glapit et tomba au sol lorsque la poigne de Nihil lui lâcha la gorge. Et le manipulateur remarqua le corps de Fili tressaillir à cette vue, mais le blond n'amorça aucun mouvement pour se porter auprès de l'archer, il était tendu à l'extrême et entièrement concentré sur le nain qui avait osé poser la main sur son frère, un nain qui ne verra pas le soleil se coucher, ni ce soir, ni plus aucun autre jour.
Le blond attrapa la garde de son épée.
- Je t'ai dit. De t'éloigner de lui.
Nihil comprit qu'il allait mourir, là, maintenant, sitôt que Fili le jugerai suffisamment éloigner de Kili pour ne pas porter préjudice au plus jeune lorsqu'il attaquera. Il décida de jouer ses dernières cartes pour sauver sa peau.
- Tu ne crois pas que tu lui as déjà fait assez de mal ? A ton frère ? Qu'il mérite mi…
- Tait toi.
Ce n'était qu'un murmure, mais il claqua comme le tonnerre tellement la fureur contenue à l'intérieur était palpable. Et Nihil fut incapable de rajouter un mot. Des gouttes d'une sueur glacée dévalaient le long de son dos. Il vit du coin de l'œil Kili tenter de se relever et le blond faire des efforts intenses pour ne pas se jeter dessus afin de l'aider. Le brun était encore trop près de son bourreau et Fili comme Nihil savaient que si le blond faisait le moindre geste, l'usurpateur n'hésiterait pas à s'en prendre au brun pour tenir l'héritier du roi en respect. C'est pourquoi la tension s'était considérablement alourdie dans la pièce et le fils du conseiller ne cachait plus le poignard qu'il avait dans la main, il était prêt à défendre sa vie en s'en prenant à celle du plus jeune prince s'il le fallait.
Et Fili était au supplice, voir dans quel état était son frère et ne pouvoir aller le prendre dans ses bras pour le réconforter… le savoir toujours en danger, ce n'était plus de la torture, c'était bien pire, il n'y avait pas de mots pour exprimer cette douleur. Tout ce qu'il voulait, c'était trancher la tête de ce nain qui était allé bien trop loin, puis se rendre auprès de Kili pour ne plus jamais le quitter, à aucun instant, aucun, jamais.
Il se contentait de trembler de rage et de colère, attendant la moindre erreur de Nihil pour frapper, tout son corps raidi par la fureur était prêt à se propulser entre les deux nains.
- … Fili…
Le gémissement rauque qui s'échappa de la voix cassé de Kili porta un coup au cœur enragé du blond et la rage brulante laissa place à une douleur glacée. Le brun avait réussit à se relever et se maintenait contre le mur, le regard troublé.
- Kili !
Le plus vieux prince esquissa un pas paniqué vers son frère mais, immédiatement, une lame se posa sur la gorge zébrée de ce dernier, qui se contenta de trucider Nihil du regard. Il fallait être fou pour contrarier Fili ainsi alors que le blond était dans cet état. Nihil allait mourir quoiqu'il arrive, quoiqu'il fasse. Et si Fili lui laissait la vie sauve maintenant, ce qui serait plus pour ne pas créer d'histoires avec le conseil qu'autre chose, Nihil devra alors faire face à Thorin et si ça arrive, même Fili en viendra à le plaindre malgré tout.
Mais surtout, jamais Kili n'avait vu son frère dans cet état et lui même était un peu terrifié par l'aura ténébreuse et la rage contenue qui irradiait de son corps, bien plus par ça que par la lame qui lui menaçait la gorge. D'ailleurs, elle ne le préoccupa même pas. Maintenant que son frère était là, il ne courrait aucun danger, il le savait. Mais il restait dans une position délicate et il décida de tenter de détourner l'attention du nain qui le menaçait. Ce serait aussi l'occasion de remettre les choses au clair vis à vis de son frère.
- .. Fili, j'ai besoin de savoir, toi et moi, où en sommes nous ?
- Il va te raconter n'importe quoi pour te monter contre moi ne l'écou..
- Merci Nihil, mais je n'ai pas besoin de Fili pour te détester, c'est sa version à lui que je veux entendre maintenant.
- Kili… ? Que veux tu dire ?
- Dis moi ce que je suis pour toi. Je veux aussi savoir ce qu'il s'est passé entre toi et Litfari dernièrement, s'il s'est passé quelque chose. Comment je me suis retrouvé amnésique et si tu éprouves du désir pour moi.
Fili n'osa pas répondre immédiatement, il ne savait pas ce qu'avait bien pu raconter Nihil pour troubler ainsi son frère et il sentait que s'il ne trouvait pas les bons mots, la confiance aveugle qu'il lui vouait se fragilisera de manière irrévocable. Et Nihil qui se tenait devant risquait bien d'en rajouter une couche.
- Kili, tu ne veux pas que l'on en parle tous les deux une fois que cette histoire sera finie ?
- Ce nain affirme être mon petit ami, l'auteur de ces marques…
- C'est faux !
- Dans ce cas, qui est-ce ?
- Oui Fili, qui est-ce ? La vérité est-elle si difficile à avouer ?
Nihil sentait que le vent tournait à son avantage et qu'il allait peut-être pouvoir s'en sortir sans trop de casse. Il se permit même de poser un bras possessif sur la taille de Kili, qui se raidit dangereusement, prêt à riposter, mais qui ne dit rien, car Nihil tenait encore son poignard dans l'autre main.
Et Fili crut qu'il allait exploser devant cette vision. De rage, de colère, de douleur… Jamais il n'avait connu Kili aussi défiant, il avait toujours eu son entière confiance et devoir lui faire face ainsi était très déstabilisant.
- Kili, je t'en supplie, tu dois me croire, ce nain n'est rien pour toi, il profite de ton amnésie pour te manipuler.
- Dixit celui qui est prêt à tout pour coucher avec son frère, ça t'arrange bien, hein Fili, de le voir ainsi amnésique, maintenant qu'il est redevenu comme avant, comme le gentil toutou qu'il était, tu peux lui faire gober tout ce que tu veux, d'ailleurs, qu'est ce qui nous dit que ce n'est pas toi qui l'a frappé ou droguer pour lui faire perdre la mémoire ?
- Non c'est faux !
Fili était en train de paniquer. Maintenant, s'il disait la vérité, s'il disait que c'était lui l'auteur des marques sur le corps de son frère, cela ne faisait aucun doute que Nihil saura lui faire perdre la face vis à vis de Kili « pourquoi ne lui a tu pas dis plus tôt ? » « que cherches tu à lui cacher ?».. Il ne voulait pas lui mentir mais l'excuse de l'aphrodisiaque semblait maintenant bien mince.
- Kili, je t'en supplie, je t'expliquerai, mais tu ne dois pas le croire.
- Quel rhétorique ! Où est donc passée ta célèbre verve Fili ?
- Tait toi !
L'ordre éraillé de Kili claqua. Il avait ses yeux sereins plantés dans ceux, paniqués, de son frère. Au fond de lui, il le savait, il ne doutait pas un instant de Fili, pas un instant. Tout comme il n'avait pas prêter à un seul moment le moindre crédit aux mensonges du nain qui le tenait, du nain qui cherchait à le manipuler, à briser la confiance qu'il avait envers Fili, qui venait à l'instant de tenter de le violer et qui serait en train de le faire si son frère n'était pas intervenu. Mais il avait beau savoir, il ne reconnaissait rien, sa mémoire n'était toujours pas revenue. Et les questions qu'il avait posées à Fili en soulevèrent beaucoup d'autres, parce que le blond n'en avait répondu à aucune.
- Kili, je t'en supplie, fait moi confiance, une dernière fois, je t'en supplie, tu ne dois pas le croire, il se joue de toi, tout ce qu'il veut c'est ton corps.
- Voyons Kili, tu ne vas tout de même pas le croire ? Il te cache des choses et tu le sais, reste avec moi, je te libèrerai de son emprise.
- Kili, non, ne l'écoute pas, s'il te plait !
La voix de Fili se brisa, ce n'était pas possible, il ne pouvait pas perdre la confiance de son frère, pas ainsi. Il avait envie de s'arracher la peau de son visage tellement il s'en voulait de ne pas tout lui avoir dit lorsqu'il en avait eu l'occasion. Il allait le perdre, Kili était tout pour lui et il allait le perdre. Mais une part en lui hurlait que c'était impossible, que jamais personne ne pourra venir à bout de ce lien qui les unissait, c'était impensable, surtout pas comme ça.
Le regard des deux nains était accroché au visage de Kili, qui semblait refléter des émotions contradictoires. Puis, le plus jeune prit sa décision. Il y avait une chose qu'il voulait essayer, ou vérifier. Il se tourna pour faire face à Nihil, lui empoigna le visage et posa ses lèvres sur les siennes.
Le glapissement de douleur pure que poussa Fili n'empêcha pas le brun d'approfondir le baiser. Mais, bien assez tôt, après une éternité selon Fili qui était pétrifié par l'horreur et dont le monde était en train de s'écrouler, il fit une grimace et attrapa la langue de Nihil entre ses dents.
Il serra de toutes ses forces.
Un hurlement se fit entendre alors qu'un flot de sang envahissait leur bouche et dans sa rage, Nihil propulsa son poing sur le plus jeune mais Fili lui attrapa le bras avant qu'il ne percute le visage de Kili qui fut projeté plus loin. Le blond profita de l'élan de l'autre nain pour l'attirer à lui et, brutalement, remonta son genoux. Il rencontra avec une violence barbare le ventre de Nihil. La rate explosa et le coup de tête qui suivit fracassa son crane, le réduisant instantanément à un état de légume. Le poing vengeur de l'héritier acheva l'œuvre de destruction en brisant la mâchoire sans aucun état d'âme, de toute façon, Nihil était déjà évanouit.
Fili, dans sa fureur, savait qu'ils avaient affaire à un fils de conseiller et que le tuer ne serait pas judicieux, surtout pas en ce moment. Au moins, là, même si le pauvre nains ne recouvrera pas ses esprits avant un bon bout de temps, personne ne pourra rien leur reprocher et puis bon, lorsque l'on s'en prend à un membre de la famille royale, il faut s'attendre aux répercussions. Surtout que, dans son malheur, Nihil était chanceux, il n'était tombé « que » sur Fili. Thorin n'aurait pas été plus violent, mais s'il était arrivé en même temps que le blond, lui et son neveu n'auraient pas hésité à se mettre à deux sur Nihil pour le tabasser à mort, c'aurait été plus à de la purée qu'autre chose qu'il aurait ressemblé après ça, s'il ressemblait encore à quoi que ce soit.
Fili appela immédiatement la garde pour les débarrasser du corps brisé de Nihil puis se rendit auprès de son frère, qui l'attendait, avachi contre le mur.
- Tu n'étais pas obligé d'être si violent.
- Si je n'était pas intervenu, il serait en train de te violer.
Fili rhabilla délicatement son frère qui se laissait faire. Il ragrafa son pantalon, reboucla sa ceinture et retira sa propre chemise pour en couvrir le dos du brun qui, finalement, se dit que se faire agresser avait du bon. Il était certain qu'à partir de maintenant, le blond n'allait pas le lâcher plus de quelques secondes et sera surement aux petits soins pour lui et ce, pour un bon bout de temps. Ce qui n'était pas pour lui déplaire, loin de là.
Il sentait les mains de Fili trembler pendant qu'il s'occupait de lui et se rendit compte que lui même tremblait de la tête au pied.
- Merci Fili. Merci. Je savais que tu allais arrêter ça, je savais qu'il n'avait aucune chance de me faire du mal…
Fili le prit dans ses bras et lui plaça le visage dans le creux de son cou et Kili lui rendit son étreinte désespérément, s'imprégnant de son odeur et de sa présence. Il venait vraiment de passer un sale moment et, malgré son assurance vis à vis de l'intervention de Fili, il avait eu très peur quand même. Sentir les bras de son frère autour de lui maintenant était tout ce dont il avait besoin. Ils restèrent un moment enlacés, tremblant tous les deux. De rage pour l'un, de dégout pour l'autre.
- J'ai pourtant cru que j'avais perdu ta confiance.
- Jamais… Si moi je ne te fais pas confiance, qui le fera ?
Fili resserra son étreinte puis, sans réfléchir, il posa ses lèvres sur celles de Kili. Ce geste était tellement normal pour lui… Le plus jeune gémit de douleur lorsque les doigts du blond frôlèrent sa mâchoire maltraitée. Fili se rendit compte en serrant les dents de l'état dans lequel était son frère et le prit dans ses bras sans effort pour aller non pas à l'infirmerie, mais dans le bureau de la conseillère de la santé, leur nouveau Q-G depuis peu.
Il mit l'air totalement perdu de Kili sur le compte du traumatisme qu'il venait de subir. Mais ce n'était pas le cas : Les lèvres qui venaient brièvement de gouter aux siennes…Kili les connaissaient, du moins, son corps les reconnaissait. Il savait que ce n'était pas la première fois que Fili l'embrassait. Au fond de lui, ça ne le surprenait pas. Il était loin d'être aussi naïf qu'il en avait l'air et se doutait bien que personne d'autre que Fili ne l'avait touché. Le bref baiser que venait de poser le blond sur ses lèvres remuèrent bien plus de choses en lui : sentiments, sensations... que ne l'avait faite la brusque bouche de Nihil. Il aimerait juste savoir quand et comment...
Arriver dans la salle vide, Fili dégagea le bureau couvert de fleurs et de paperasse pour y déposer Kili. Il fouilla ensuite dans les placards de leur ancienne infirmière et se procura quelques onguents médicinaux tandis que Kili retirait la chemise que Fili lui avait posée dessus. Son abdomen présentait déjà une vilaine marque violacée là où Nihil avait frappé, à l'instar de sa mâchoire et de sa pommette qui commençait à gonfler. Sa gorge le brulait toujours et il savait qu'elle devait surement être au moins aussi striée que ses poignés, qui portaient la marque des doigts de Nihil.
Fili revint et lui posa un bol dans les mains contenant une infusion au parfum envoutant. Il leva ses yeux surpris sur son frère.
- La gargouille a reçu des fleurs de Salhaïm, je me suis permis de t'en faire une tisane, ce sont tes préférée n'est-ce pas ?
Kili hocha vigoureusement la tête avec l'air d'un petit garçon un matin de noël et bu le breuvage avec délice tandis que son frère, le regard sombre, appliquait un onguent froid sur ses hématomes, se retenant de faire demi tour pour aller achever Nihil.
La tisane lui fit un bien fou, tout comme les doigts qui le massaient avec douceur. Il dû serrer les dents pour juguler un soupir de plaisir : ces cercles légers que Fili apposait sur sa peau le réchauffèrent agréablement. Il avala sa salive et ferma les yeux. Il se rappelait de plus en plus de choses, ses souvenirs revenaient en vrac, pêle-mêle, que ce soit ceux de l'aventure ou bien ceux de sa vie à Erebor. Et parmi eux, il y'en a un qui lui fit revivre un instant aux bord d'un lac, il venait de frôler la mort, il avait faillit se noyer mais c'est de la proximité des lèvres de Fili qu'il se souvenait le mieux, tout comme une impression bizarre, la même qui ne le lâchait plus lorsque son frère était à ses côtés. Mais il ne put analyser l'image.
- Mais messire ! Je n'ai pas voulu outrepasser mes droits, mais vous m'aviez dit que je pouvais faire ce que je voulais ! Je pensais bien faire !
- Oui ! Faire ce que vous voulez dans la mesure où c'est utile ! Or, promulguer des lois sans queue ni têtes qui pourrissent la vie des habitants de MON royaume et la mienne en même temps, je ne vois pas en quoi c'est.. Kili ?
Thorin, qui venait de perdre toute couleur, regardait son neveu meurtri avec un air effaré. Ses yeux glissèrent sur les hématomes de son visage, les marques sur sa gorge et ses poignets... Il remarqua la fureur qui couvait dans le corps de Fili. Et il resta pétrifié.
- Je vais bien Thorin, ne t'inquiète pas, Fili est arrivé à temps.
- A temps pour quoi au juste ? Que s'est-il passé ?
- Un nain m'a agressé, il s'est fait passé pour mon petit ami et a cherché à me manipuler.
- Il s'agit de Nihil de la maison de Nilor.
Thorin fronça les sourcils, ce conseiller faisait parti des plus véreux. Et son fils avait osé poser ses sales pattes sur son neveu... cette famille n'allait pas briller plus longtemps.
- Comment a t-il su ?
- Messire, il est le frère de la nouvelle infirmière, elle a peut-être laissé échapper quelque chose, elle est gentille, mais c'est une vraie pipelette.
- « Laisser échapper » ?
La voix de Thorin, assourdie par une colère terrible fit tomber la température de quelques dizaines de degrés dans la sale et Kili en vint à se coller un peu plus dans les bras rassurants de son frère, il connaissait une naine qui ne passera pas la nuit.
- Fili, je t'avais dit de ne pas le quitter des yeux. Le conseil est prêt à tout pour briser vos fiançailles et tu le sais pourtant !
- Je suis vraiment désolé.
Il parlait autant à Kili qu'à lui même ou Thorin. Il avait encore une fois tout fait de travers en suivant la naine qui lui avait assuré avoir un remède pour Kili.
- Comment ça briser nos fiançailles ? Quelles fiançailles? Fili et moi sommes fiancés ?
Thorin soupira et fit demi-tour, ce n'était pas à lui de parler de ça avec Kili. Il attrapa l'infirmière par les cheveux pour la tirer avec lui. Ce qui allait ensuite se passer entre les deux frères n'avait pas besoin de spectateurs.
