- C'est toi n'est-ce pas ?
-… Oui.

Un silence se fit. Les deux frères se faisaient face. Ils étaient dans la chambre de Kili, parce que Fili avait préféré discuter de ça ailleurs que dans le bureau impersonnel de la conseillère. Les onguents qu'il avait posé un peu plus tôt sur la peau du brun semblaient faire effet et les marques se résorbaient à vu d'œil.

- Et ça là, c'est moi ?

Kili venait de poser ses doigts sur l'un des rares succions qui couvraient la peau de Fili. Le blond frémit et lui prit la main en acquiesçant du regard. Kili eut un léger sourire.

- Pourquoi ?

Fili serra les dents et baissa les yeux à la question de Kili. Ce n'était pas « pourquoi avons nous fini ensemble tous les deux » mais bien « pourquoi me l'as tu caché ? ». Des bras qui se refermèrent autours de sa taille le surpris, mais il rendit l'étreinte de Kili, l'enlaçant à son tour et venant enfouir son museau dans le creux de son cou.

- Je suis désolé Kili.

Puis il gémit, la langue sournoise de son frère venait de tracer un sillon brulant sur son épaule, tout de suite rejoint par les dents et les lèvres du plus jeune.

« Je t'appartiens Kili, tes désirs sont des ordres, je resterai lié à toi, mais je ne te toucherai plus ».

L'archer commençait à se rappeler de plus en plus de choses. Des visions de deux corps enlacés, luisants de sueur, se mouvant l'un contre l'autre, l'un dans l'autre… Des soupirs d'extases, des murmures rauques, des cris de plaisir… Ses propres mains parcourant un corps ferme et puissant, ses doigts qui agrippaient fortement une crinière blonde.

Kili se colla à son frère et lui passa la tunique par dessus la tête.

- Attend Kili, je ne veux..

- Tait toi !

« Je ne t'ai pas laissé le choix.
- Mais bien sûr que si ! C'est moi même qui t'ai forcé la main, tu ne te rappelles pas ?
- Tu as fait ça pour moi, parce que j'en avais besoin, tu as toujours été prêt à te sacrifier pour les autres.
- T'es vraiment aussi têtu que Thorin toi des fois, c'est affligeant. »

Kili poussa son frère jusqu'à son lit sur lequel il l'allongea, puis il s'assit dessus et vint laper ses abdos, ses pectoraux et tout son abdomen qui frémissaient sensiblement.

« Oh Kili, je suis tellement désolé. Croit moi, j'aurai fini par te prendre, ce n'était qu'une question de temps, mais je ne voulais pas que ça se passe comme ça Kili, pas comme ça. »

Voyant que Fili avait agrippé les draps et qu'il cherchait à juguler le plaisir qui le prenait, Kili remonta son visage au niveau des tétons et en prit un délicatement entre ses dents, qu'il appliqua à faire rouler entre ses lèvres. Le blond poussa un petit cri rauque et son corps s'arqua.

« Fili ? Que se passe t-il ? Je peux faire quelque chose ?

- Va t'en !

La voix était rauque, hachée, assourdie par le désir.

- Je ne te laisserai pas dans cet état !

- BON DIEU KILI ! JE TE DIS DE DEGAGER ! »

- Kili, arrête ça, je ne veux pas que ça recommence.

- Je t'ai dit de te taire.

Sans douceur, le brun vint embrasser son frère, qui répondit au baiser avec la même faim que Kili. Leur langue tournèrent ensemble, leur lèvres se caressèrent et le prince héritier attrapa le nuque de Kili pour appuyer plus encore le contact.

« Tu ne me feras jamais de mal Fili, je te fais confiance, comme je l'ai toujours fait.

- Pas cette fois, pas ce soir. C'est différent, je ne vais pas me contrôler Kili, je vais te violer, et ça ne se fera pas sans douleur pour toi.

- Ca n'a aucune importance, je ne veux pas que ce soit Fa ou une autre qui s'occupe de toi, c'est à moi de le faire, et à personne d'autre, plus jamais. »

- Abandonne toi Fili, montre moi ce qu'il s'est passé, je veux me rappeler.

Kili se rappelait de tout, dans les moindres détails, mais il se dit que jamais il ne le dira à son frère, qu'il le garderait pour lui et qu'il chérirait ce souvenir sans le partager, tant que Fili ne l'auras pas accepté.

- Je ne veux pas te faire subir ça encore une fois.

Kili leva les yeux au ciel et retira sa chemise d'un geste souple.
- Laisse toi faire Fili, je vais te montrer de quoi tu es capable.

Il se déshabilla entièrement et inversa les positions pour se trouver sous son frère. Il noua ses jambes autour de la taille de celui-ci et força son bassin à s'abaisser contre le sien, puis à entamer une délicieuse friction qui les fit gémir. Aussitôt, les mains de Fili se mirent en action et vinrent caresser ses flancs, ses bras, son dos cambré, son ventre…

- Déshabille toi.

Fili obéit à l'ordre de son frère puis se plaça à nouveau entre ses jambes, le pouls emballé, le souffle court. Il en avait envie, dieu qu'il en avait envie, surtout que, cette fois-ci, les choses allaient pouvoir se passer différemment.

- Embrasse moi.

Le blond n'avait pas attendu l'injonction pour poser ses lèvres sur la peau de son frère, il ramena son visage face à celui de son frère et posa la bouche contre la sienne en reprenant ses mouvements de bassin, frottant leurs deux érections éveillées l'une contre l'autre. Kili s'arracha du baiser pour gémir fortement.

- Dit le moi.

La voix du brun était hachée et, bientôt, il ne serait plus capable d'aligner deux mots de manière cohérente.

- Je t'aime.

- Montre le moi.
- Tous les jours si tu le veux.

Et Kili laissa un petit cri de plaisir passer ses lèvres lorsqu'un doigt impétueux se fraya un passage en lui. Il cambra le dos et tenta de plus écarter les jambes pour accueillir cette intrusion. Fili embrassa son visage et lui murmura des mots tendres, amoureux, sincères et en profusion. Un deuxième doigt entra en Kili qui geignait et se tordait tant ce contact était bon. Et le plus vieux était hypnotisé par cette vision.

La première fois, la drogue et le besoin l'avaient aveuglé, il ne s'était pas rendu compte à quel point Kili était érotique et sensuel… désirable. Il laissa ses doigts caresser sa peau frémissante, le long de sa mâchoire, le coin de ses lèvres, sa gorge, son torse, son ventre puis il caressa franchement sa hanche et sa cuisse, qui se releva sous le contact.

- Oh Kili, je t'aime si tu savais.

Kili ne répondit pas, les dents serrées, son corps ondulant au rythme des doigts de Fili en lui, des gouttes de sueurs dévalant son corps, il était bien trop perdu dans les méandres du plaisir pour réussir à parler. Le blond l'embrassa et retira ses doigts et Kili gémit en anticipant ce qui allait suivre. Il en avait tellement envie. Sentir son frère en lui... Il le voulait, plus que tout. Il renversa la tête en arrière, creusa le dos en soufflant difficilement et cria légèrement alors que le sexe de son frère le pénétrait. Il senti la poigne de ce dernier sur sa hanche alors que l'autre s'était emparée de ses cheveux pour accentuer encore l'ouverture du menton et l'accès à la gorge sur laquelle étaient plantés les dents de Fili. Ils gémirent tous les deux lorsque le blond, une fois entièrement entré dans le brun, commença à se mouvoir, profondément délicieusement. Et Kili s'arrangeait pour suivre le rythme, voire même y mettre plus encore de puissance.

Leur étreinte pris en vitesse, ce qui fit crier Kili qui se perdait dans un tourbillon de passion et de plaisir. Fili ne faisait pas que se rassasier de son corps cette fois-ci, il l'honorait, chaque mouvement qu'il faisait, chaque fois qu'il le pénétrait, chaque mot qu'il lui murmurait, il le faisait non pas avec besoin, mais avec passion, avec amour. Et Kili s'en senti transporté. La première fois, Fili lui avait fait voir des étoiles et lui avait donné tellement de plaisir qu'il avait douté pouvoir revivre ça un jour. Cette fois-ci, c'était différent, non seulement le plaisir était là, aussi puissant que la première fois, mais il y avait tellement plus aujourd'hui. Ce n'était pas seulement un corps qui prenait possession du sien, c'était Fili qui lui faisait l'amour et la nuit dernière et son lot de sensations puissantes semblait bien fade à côté de ça.

Il jouit après que son frère lui eut empoigné son propre sexe pour y infliger un va et vient en rythme avec celui qu'il imposait à son corps, de plus en plus puissant. Fili succomba à l'orgasme à son tour et se laissa tomber sur son frère en le prenant dans ses bras. Ils restèrent quelques instants à profiter de l'autre, sans parler, puis:

- Tu te rappelles de tout, n'est-ce pas ?

- Suffisamment pour t'en vouloir de ne pas avoir remis ça le plus tôt possible. Je ne comprends pas ce qu'il t'est passé par la tête. C'est tellement bon.. Pourquoi n'as tu pas voulu me montrer plus tôt ce que tu valais sans aphrodisiaque? Ce n'est pas comparable, c'est tellement plus intense, tu es plus intense.

- Je ne sais pas...

Fili se retira de son frère et s'allongea sur le côté, Kili grimpa aussitôt sur lui et se nicha dans le creux de son cou, ronronnant de sentir la main du blond lui caresser le creux des reins, le brulant délicieusement.

- Tu t'en veux de ne pas m'avoir aimé n'est-ce pas ? De n'avoir vu en moi qu'un corps à fourrer durant l'espace d'une nuit ? Et tu avais peur que ça recommence…

Fili regarda son frère dans les yeux, ne sachant que répondre, tout venait d'être dit.

- Même si voir cet aspect là de toi, durant cette nuit, m'a fortement troublé, je savais que tu étais drogué, je savais que tu n'aurais pas été ainsi sans l'aphrodisiaque, que ça aurait plus ressemblé à la manière dont tu as agis maintenant et dont tu agiras les prochaines fois.
- Tu as toujours eut trop confiance en moi mon frère.

Le plus jeune gloussa et vint embrasser son crétin de Fili.

- Tu m'as toujours donné raison de le faire… Mon fiancé…

Fili se figea et se souleva pour attraper l'épaule de Kili qui fronça les sourcils devant l'air soudain sérieux de son frère.

- Il faut que tu saches, le conseil ne veut pas nous voir ensemble et est actuellement en train de chercher un moyen de nous séparer, Thorin pense même qu'ils chercheront à nous marier dès qu'ils le pourront !
- Mais ils ne peuvent pas nous forcer !
- Je sais, notre oncle cherche à le dissoudre actuellement, mais nous devons nous méfier.

Kili hocha la tête puis sourit malicieusement en regardant son frère dans les yeux d'un œil aguicheur. Il s'allongea sur le dos et ouvrit les jambes dans une proposition indécente.

- Tu t'es montré très fougueux et insatiable la dernière fois, j'espère que ce n'était pas seulement dû à l'aphrodisiaque qui coulait dans tes veines…

Fili sourit en retour et répondit à l'invitation. Il se plaça entre ses jambes qu'il caressa d'une main taquine.

- Et toi, tu t'es montré bien plus résistant et endurant que je n'aurais pu l'espérer… Mais crois moi mon beau, cette nuit là, je me suis retenu.


- Cette naine est une vraie vérole ! Je ne suis pas certain que Thorin l'ait engagée seulement pour remplir ses fonctions de conseillère !

- Elle va finir par nous nuire et donner à la populace une mauvaise image de nous avec ses lois débiles.

- Concrètement, ce ne sont pas vraiment des lois débiles, en trois jours, la mortalité d'Erebor a diminuée de 2%. En trois jours seulement…
- Elle reste un fléau.

La cession du conseil quotidien était terminée, mais quelques nains s'étaient retrouvés et discutaient de leur nouveau malheur : la conseillère de la santé.

- Elle a déjà réussit à monter Thorin contre nous.
- Ils ont vraiment l'air d'être très proche tous les deux, peut être qu'elle pourrait se montrer utile.
- Dans quel sens ?
- Vous voulez dire, en tant que point faible ?
- Bien sûr, si nous menaçons le grand roi d'exécuter sa précieuse conseillère suite à une bourde qu'elle aurait faite, peut-être que celui-ci consentira à signer quelques papiers pour nous. Qu'en pensez vous ?

Beaucoup de nains approuvèrent. Il était évident que Thorin appréciait énormément la conseillère au point de reléguer un peu de pouvoir pour lui venir en aide. Mais ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire.

Ce n'était pas que Thorin en avait rien à faire de cette naine, c'était surtout que cette gargouille était tout simplement increvable. S'ils essayaient de faire ce que les efforts conjugués de Thorin, Kili, Fili et Bilbo n'avaient pas réussit, ils allaient s'en casser les dents.


Je n'étais pas censée écrire aujourd'hui, ni le reste du week-end d'ailleurs (parce que je suis ENFIN en week-end), mais il se trouve que je suis dans l'un des seul bled en France qui n'ait pas supporté le soudain déluge. (Je vis en ce moment du côté de Troyes dans l'aube si vous voulez tout savoir, en haut d'une colline sur une plaine immense et la seule route qui mène à chez moi est engloutie par les eaux, des deux côtés...). Donc tous mes plans de week end tombent à l'eau. Et à par rester chez moi et faire de l'ordi, ou alors aller me baigner si l'envie m'en prend, je n'ai rien à faire et il pleut toujours. Alors bon, je crois que le bonus de la cage aux oiseaux et que les suites de mes TROP nombreuse fics en cour vont arriver d'ici peu...