Cette fanfiction était en hiatus, voir même clairement abandonnée, mais une lectrice tardive a demandé quand serait postée la suite... Et comme j'aimais quand même bien cette fiction, que le chapitre était commencé et que notre chère Les Trois Magnifiques me l'a réclamée, je l'ai finie et la voilà ! Ca sera une fic secondaire qui passera à côté de mon projet Hunger Games. Je préviens donc avant tout que ça ne sera surement pas très régulier, c'est une écriture vraiment au fil de l'eau. Bon, bien sur, après un an et deux mois dans chapitre, je pense qu'on se doute de mes problèmes de régularité...
Un chapitre qui bouge selon moi et qui n'est pas ininteressant. Vous allez voir que parfois, être demi-dieux... C'est pas cool.
Et bien sur, je précise que le monde de Percy Jackson et ses beaux gosses ne sont malheureusement pas à moi. Tous les droits appartiennent à Rick Riordan et à son génie. Les dieux appartiennent à la mythologie grecque et aux grecs antiques, ces génis géniaux. Quand à Harry Potter et tout ce que je cite, ça appartient comme de bien entendu à J. K. Rowling. Seul Roxane m'appartient, en fait. Et je ne gagne aucune rémunération à l'écriture de cette histoire.
Chapitre 2 : Le poids de la demi-divinité
Vous connaissez Harry Potter ? Oui ? Parce que Roxane adore ce livre, c'est d'ailleurs son favori. Elle a lu tout les tomes, pleuré quand Fred Weasley était mort (ce qui était idiot, il ressemblait tellement à un Hermès avec ses vannes pourries !), crié de rage contre Bellatrix, s'était attendrie en voyant certain souvenirs de Tom Jedusor. Et il y avait un personnage qu'elle avait toujours adoré. C'était un animal plus qu'un personnage, mais elle était complètement gagate de cette créature. Il s'agissait de Buck, l'hippogriffe. Elle avait toujours rêvé d'en avoir un. Mais à bien réfléchir, le spécimen qu'elle avait face à elle ne semblait pas avoir envie d'être monté. Il semblait plutôt programmé pour, genre, la tuer.
L'hippogriffe la regardait de ses grands yeux rouges qui brillaient dans la pénombre. Il avait un bec d'oiseau maculé de sang, et Roxane n'avait pas spécialement envie de savoir à qui appartenait ce sang. Il avait un long cou couvert de plume blanches tout aussi salies du liquide rouge. Ses quatres pattes se finissaient en serre, tandis que ses ailes, marrons cette fois-ci, s'ouvrirent alors qu'il poussait un horrible cri qui aurait aussi bien pu vouloir dire « Je vais te manger » que « A l'attaque ». Roxane n'avait aucune idée de quelle traduction était la bonne, mais vu que la bête lui fonça dessus elle compris que ce n'était pas bon pour elle. Esquivant du mieux qu'elle le pu, la demi-déesse attrapa un couvercle de poubelle qui avait la bonne idée de se trouver là, et elle le brandit comme une bouclier pittoresque avec un trognon de pomme en décomposition encore accrocher dessus. Il y avait mieux, mais la fille de Déméter n'avait pas spécialement le temps de songer à trouver une arme plus appropriée. Quand le monstre lui sauta dessus, Roxane était prête à réceptionner légèrement une bête de cette taille. Mais l'inconvénient fut bien sur qu'elle se retrouva à terre, les quatre fers en l'air et l'arme de fortune éjectée bien loin d'elle. Une douleur sourde montait déjà de son bras, mais la sang-mêlée n'osait pas regarder la blessure. « Je vais bien, juste un bleu » se dit-elle. Elle savait que c'était plus grave qu'un simple bleu, mais elle n'avait pas du tout envie de se mettre à déprimer pour son bras, sa vie, ou quoi que ce soit d'autre au milieu d'un combat certes inégale. Mais quel monstre laisse une chance réelle aux demi-dieux ?
La bête s'envole, et Roxane la voit charger sur elle. « C'est fini, je vais mourir ici. » Mais alors qu'elle imagine déjà le bec lui transpercer la poitrine sous les yeux de son géniteur effrayé par le peu que la Brume devait le laisser voir, une image passe devant ses yeux. Un jeune homme, peut-être de son âge, crie dans sa direction. Elle s'abaisse, et la minute plus tard, une drakaina s'effondre près d'elle, comme si elle allait la tuer la seconde d'avant mais que quelque chose l'en avait empêché. Elle se voit alors se jeter devant le jeune garçon, et se prendre de plein fouet un rayon magique qui lui était destiné. Quand elle revient à la réalité, tout lui semble plus clair. Elle doit vivre pour sauver ce garçon. Elle ne sait pas ce qu'il se passerait si elle n'était pas là ce jour-là pour prendre le rayon à sa place, mais elle sent que ce n'est pas quelque chose de cool. Alors Roxane roule sur le côté pour éviter la charge de l'animal volant. Elle arrache un tuyau et se plante face au monstre. Il est hors de question pour elle de mourir maintenant. Elle a désormais un objectif, un but. Elle doit protéger ce garçon, peu importe qui il est et ce qu'il fera dans l'avenir. Elle sait juste qu'il faut qu'elle vive jusque-là. Et pour cela, elle doit commencer par vaincre l'hippogriffe.
L'hybride entre un aigle et un cheval marche selon un schéma simple, observe la jeune fille de la Moisson. Tout d'abord, il charge à terre pour déstabiliser sa proie, puis il s'envole et charge avec la puissance de ses ailes. Il utilise ses serre à terre et son bec en l'air. Un adversaire pas si dur à vaincre, en somme. Roxane serre fort le tuyau dans ses mains. Elle ne doit pas échouer, cela signifierait la mort. Et Roxane ne doit pas mourir. Elle évite une attaque sur la droite, et porte un coup sur l'aile de ce côté. Mauvais plan. Le monstre n'apprécie pas du tout, et la demi-déesse se prend soudain un coup de griffe sur le bras déjà blessé. Elle serre les dents. Ne pas crier, être forte. Tu parles, plus facile à dire qu'à faire ! Elle porte un coup dans la patte, du plus fort qu'elle peut, mais la puissance des bras n'est pas son fort. C'est plus le truc des Arès, ça. L'hippogriffe a mal, mais pas assez. Alors Roxane tend le bras, et aussitôt une liane jaillit de sa main pour emprisonner l'animal. Elle en envoie une autre avec la main droite, lâchant par la même occasion sa barre de fer. L'animal est pris au piège. Elle sourit, victorieuse.
Mais les serres de l'hippogriffe, déjà, sont en train de tailler les lianes à porté, et le voilà bientôt libre, avec une Roxane désarmée pour cible. Il charge à nouveau malgré sa patte légèrement blessée, et la pauvre se le prend de plein fouet. Une fois de plus, la voilà qui tombe à terre, sauf qu'elle roule presque aussitôt pour éviter les serres mortelles de l'animal. Elle voudrait hurler, mais sa gorge est nouée. Et qui sait ce que verrait un humain ? Une fille embêtée par un pigeon, peut-être. Elle ne peut espérer d'aide que d'elle-même. Alors, agrippant les plumes, elle se relève et grimpe sur la bête qui se débat. Mais elle s'est préparée, et cette fois les lianes viennent faire comme des rênes. Le monstre n'est pas content, mais il n'a plus qu'à se soumettre à sa nouvelle maîtresse. Roxane l'aura finalement eu, son Buck.
Se souvenant soudainement de sa présence, Roxane se tourne vers son père. Il a l'œil hagard, et il n'est pas seul. Une femme d'environ trente ans se tenait près de lui. Avec ses boucles brunes et ses yeux verts émeraude, elle ressemblait presque à une princesse antique grecque, surtout avec son air impérieux. Sans trop savoir comment, Roxane devina que c'était une ennemie pour elle. Et bien sur, son instinct ne la trompa pas, car la femme répliqua :
« Tu es plus coriace que ce que la Maîtresse avait prévu, mais ce n'est pas grave ! Elle trouvera bien un moyen ! »
Roxane sentit les poils de ses bras se relever en entendant la voix. C'était celle qui avait décidé d'annoncer sa mort ! Avant que la demi-déesse n'ai pu faire quoi que ce soit, la femme disparu comme si la terre l'avait aspirée. Le pire, c'est que Roxane sentait vraiment comme du mouvement sous ses pieds, ainsi qu'une voix qui semblait chuchoter des propos incompréhensibles à son oreille. Elle avait beau ramener ses cheveux à cet endroit, le murmure ne partait pas, et il lui glaçait les sangs. Ce fut son père qui la sortit de sa transe, s'exclamant soudainement :
« Bon sang, Roxane, ton bras ! »
La fille de Déméter jeta un coup d'œil et grimaça. Elle était profondément entaillée, et le bras avait viré à un horrible bleu qui ne lui disait rien qui vaille. Il fallait qu'elle se fasse soigner rapidement, mais le seul endroit où elle le pouvait se trouvait à Long Island, et elle-même était à Londres. Ce qui faisait très exactement 7h30 de vol. Elle n'avait pas spécialement le temps vu son bras. Roxane regarda son père, puis l'hippogriffe. Il était temps pour elle d'apprendre à faire ses propre choix. Son père ou son bras ?
« Tiens bon, P'pa, on arrive à New York ! »
Elle se sent faible, si faible... Elle a demandé à son père de lui faire un rapide garrot, mais ce n'est pas suffisant. Roxane se vide de son sang aussi sûrement que si on lui avait mis une aiguille dans le bras pour pomper. Le liquide rouge s'écoule tout doucement, mais cela fait quatre heure qu'elle survole l'Océan Atlantique à dos d'hybride mi-cheval mi-aigle. L'un comme l'autre fatigue, et le seul réellement en forme n'est autre que le père de Roxane lui-même. Mais il ne voit pas la même chose que Roxane, qui ignore exactement quelle est la réalité dans lequel son paternel vit actuellement. Elle sait juste qu'il est crispé, et qu'il ne faut pas le déranger si elle ne veut pas qu'il lui vomisse dessus. Elle se demande, parfois, comment c'est de ne pas voir à travers la Brume. Mais elle se souvient toujours que si elle ne voyait que ce que le monde magique voulait bien montrer, elle n'aurait même pas conscience que la Brume agit sur elle. Elle préfère encore voir la vérité, si tant est que le monde dans lequel elle vit est la vérité.
Elle dépose son père encore hagard à New York. Elle ne sait pas trop ce qu'il deviendra, une fois qu'elle l'aura laissé. Rentrera-t-il directement chez eux, en Arizona ? Ira-t-il se saouler dans un bar pour oublier ? Elle ne sait pas ce qu'il veut oublier, mais elle sait qu'il s'accroche désespérément à l'espoir que cela s'effacera. Et seul l'alcool peut réellement lui apporter cet oubli, certes temporaire mais Ô combien bénéfique à son égard. Roxane déteste l'alcool. Elle ne comprend pas son père qui veut oublier. Elle-même veut se souvenir de tout, chaque instant. Même les pire moments de sa vie, elle les veut gravés dans sa mémoire pour l'éternité. Oublier c'est se perdre. Oublier signifierait s'oublier, ne plus savoir qui elle est réellement. Et Roxane n'a pas envie d'oublier qui elle est. Elle veut être Roxane Eviron, fille de Déméter, demi-déesse et ado de 15 ans. Et surtout, elle veut le savoir. Oublier semble inutile à Roxane.
Quand elle arrive dans le cœur de la forêt, Roxane se heurte soudain à une barrière invisible. Non, non, au sens propre, elle se prend vraiment la barrière en pleine figure. Enfin, pas elle, mais sa monture, et Roxane a bien failli tomber. Déjà que des points noirs volent devant ses yeux, alors si en plus elle tombe, la voilà bien ! Roxane gémit, transpercée par la douleur de son bras droit. Du gauche, elle ordonne à sa monture d'avancer. Roxane ferma les yeux à demi. Pourquoi donc ne peut-elle pas passer ? Elle s'affale à moitié sur le flanc de l'hippogriffe, quand une voix raisonne dans sa tête. Roxane ouvre un peu les yeux, écoute, se souvient. Les créatures magiques ne peuvent pas passer. Elle essaie de parler à voix haute, mais ne peut que coasser d'une voix faible.
« Moi, Roxane Eviron, fille de Déméter, je t'autorise à entrer... »
Le monstre pousse un cri d'impatience, puis enfin avance. Ils passent la forêt, arrivent à la lisière. Roxane voudrait sourire, elle est chez elle. Mais elle ne se sent pas bien, affreusement mal, même. Sa tête raisonne comme si on utilisait un gong à l'intérieur, et la nausée la prend. Elle ne voit plus, du moins presque plus. L'adolescente croit entendre une voix, un cri, mais il semble si lointain qu'il est sûrement irréel. Il ne faut qu'une seconde en plus pour que Roxane sombre dans l'inconscience.
Quand Roxane se réveilla, elle avait l'impression qu'un gorille avait décidé de danser un mixte entre la macarena et Gangman Style dans sa tête, en rajoutant des pas à la Mickael Jackson au passage. Comprenez qu'elle avait un affreux mal de crâne qui lui donnait l'impression d'être à un concert de percussion. Comme si ça ne suffisait pas, elle voyait flou. Elle avait toujours eu une bonne vue, pourtant. Mais là, sa rétine ne veut pas s'adapter et elle reste là à fixer des formes en mouvement alors que des bruits de fond lui parviennent de très loin.
Roxane tenta de se redresser mais sans succès. Son cœur s'accéléra soudain. Pourquoi ne pouvait-elle bouger que son bras gauche ? Le droit était-il paralysé ? Elle veut crier son désarroi et sa peur mais seul des gargouillis sortent de sa bouche. Des larmes coulèrent sur ses joues alors qu'elle panique encore un peu plus. Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Pitié, quelqu'un pour venir lui répondre. Elle veut savoir ce qu'elle a !
Et puis des pas raisonnent, la rassurant un peu. Elle est loin de se souvenir à qui appartiennent ces pas mais elle sait qu'ils sont à quelqu'un de familiers et qu'elle apprécie. Le simple fait d'entendre cette personne approcher d'elle la rassure. Elle tente de se redresser à nouveau mais ne parvient qu'à se casser la figure et manquer de rouler du lit. Heureusement, deux bras l'étreignent et la plaque contre un torse, ce qui n'est pas pour lui déplaire aux vues des muscles dudit torse.
« Tiens-toi tranquille, Roxane. Tu n'es pas en état de trop bouger. » souffle une voix qui semble lointaine.
Roxane ferme les yeux, pleurant encore. Qu'est-ce qu'elle a donc ? Qu'on lui réponde, à la fin ! Elle veut parler mais une fois de plus seul un grognement s'échappe de ses lèvres. Un main douce passe dans ses cheveux et elle lève ses yeux à la vision floue vers la personne. Elle ne peut discerner que les cheveux blonds du garçon qui la rallonge doucement sur le lit. Elle le voit partir puis revenir avec un objet que Roxane ne parvient pas à identifier. Ce n'est que lorsqu'on lui met une paille dans la bouche qu'elle comprends : du nectar, boisson des dieux.
Elle boit doucement la boisson au goût de fraises de la colonie et de cookies comme madame Flynch lui offrait toujours chaque année à Halloween. Le goût la réconforte alors que sa vue s'améliore doucement pour redevenir nette et précise comme elle l'avait toujours été. Elle lève doucement ses yeux chocolats pour en rencontrer d'autres de la couleur du ciel. Elle reconnaît immédiatement ce regard. Son cœur s'accélère. Par tous les dieux, elle se fait soigner et chouchouter par le beau Will Solace ! Elle ne peut empêcher un sourire de fleurir sur ses lèvres à sa vue.
« Hum, ce sourire c'est parce que tu vas mieux ou parce que tu aimes être blessée ? »
Roxane rit d'une voix rocailleuse avant de lancer d'une voix qui semble venir d'une caverne :
« J'aime être blessée, tu le sais parfaitement ! »
Will s'assoit sur son lit près d'elle et pose une main sur son épaule gauche, allant remettre derrière son oreille droite une mèche de cheveux venue se mêler avec ses cils. Roxane rougit alors que son corps entier crie « Oh mes dieux ! ». Elle le sent si près et en plus il la recoiffe. C'est... Elle n'a pas les mots pour décrire ce qu'elle ressent à ce moment, à part cette impression que son cœur allait transpercer sa poitrine.
« Ecoute, chuchote-t-il avec cette voix qu'elle trouve tellement belle, j'ai une très mauvaise nouvelle à t'annoncer. »
Aussitôt, la fille de Déméter se tend. Que se passe-t-il ? Et puis, elle se souvient qu'elle ne pouvait pas bouger le bras droit. Une peur sourde la prend et sa vue se brouille à nouveau alors que sa respiration s'accélèrent. Elle sert les poings, les renfermant sur les draps blancs du lit d'infirmerie. Et sans voir, elle sait. Elle devine ce qu'il va dire avant même qu'il ne le dise.
« Ton bras avait commencé à s'infecter. C'était trop profond, et la trop grosse perte de sang a accéléré le processus. On a du... Je suis désolé, Rox. On a dû amputer. »
La jeune fille baissa les yeux vers son bras, ou du moins ce qu'il reste de son bras. Son épaule est encore là, ainsi que six centimètres de son bras. La coupe est nette et prouve un travail minutieux. Elle le bouge doucement et le bout fait de même mais elle ressent tout de même le vide. Elle est comme un enfant qui cherche à trouver ses marques, ressentant au plus profond d'elle-même que quelque chose ne va pas et qu'il manque quelque chose d'important.
Elle se met à trembler. C'est impossible, elle ne peut pas... Elle ne peux pas avoir perdu un bras, bon sang ! Le droit en plus, celui qu'elle utilise tout le temps. Comment va-t-elle manger ? Comment va-t-elle écrire ? Comment va-t-elle simplement vivre ? Jamais elle ne pourra recommencer à s'occuper des champs avec ses frères et sœurs. Elle ne pourra plus non plus se battre dans l'arène. Elle... ne pourra plus rien faire, ou si peu de chose. Il y a tant d'activité et de métiers qu'elle n'avait jamais envisagé faire et qui désormais lui paraissent si attrayant alors qu'elle ne peut plus s'y intéresser. L'adolescente enfouit sa tête entre ses mains et éclate en larmes. Elle n'a que dix-sept ans et la voilà incapable de faire la plupart des choses qu'elle pourrait vouloir un jour faire.
Will la prend contre lui pour la consoler comme il peut. Il ne sait pas ce que cela fait, mais sa présence auprès d'elle rassure la nouvelle handicapée. Elle veut le serrer dans ses bras mais se rappelle un peu tard qu'elle ne le peut plus. Seul un des deux file dans son dos alors qu'une nouvelle fois le manque se fait ressentir, faisant un peu plus pleurer la jeune fille. Même dans un couple, un jour, ce sera différent ?!
Le fils d'Apollon lui embrassa le front en caressant doucement son dos.
« Ca va aller, Rox. Ca va aller.
-C'est tellement horrible, sanglota-elle. Je perds tant de choses d'un coup, c'est... Jamais je n'aurais pensé que ce genre de chose arriverait un jour !
-Ca arrive, malheureusement. Ce n'est jamais drôle pour personne, surtout pas pour nous. Mais nous sommes même obligés de tuer des demi-dieux qui ne peuvent pas s'en sortir. C'est... »
La voix du jeune homme se brise et c'est à elle de ne lui tapoter le dos de son bras unique.
« Je te comprends. Mais c'est malheureusement ça le danger. Certains comme moi se retrouvent amputés, et d'autres ne peuvent que mourir. »
Will hoche la tête et lui sourit un peu tristement avant de lui assurer :
« On sera là pour te soutenir, tu sais... »
La jeune fille sourit. Katie, Kayla, Rachel, Jack. Et surtout Will. Ses amis avaient toujours été là, pourquoi cela changerait-il ?
« Je sais. »
Eh oui, la vie de demi-dieux n'est pas toujours des plus sympathiques. On parle dans le livre des attaques de monstre, mais on nous montre très rarement les conséquences horribles de ces combats. Certes, des gens meurent comme Silena et Beckendorf. Certes, certains se cassent des trucs comme Pollux (ou Castor ?) dans le tome 5. Oui, certains s'en tirent toujours comme Percy. Mais pour moi, il y a aussi ceux qui s'en tirent avec horribles handicaps et traumatismes. On l'a quelque peu vu avec Chris, mais pour moi pas assez.
J'espère que vous avez aimé et à la prochaine ! :D
